Le festival KYOTOGRAPHIE

January 31, 2019

Kensuke Matsuda, Shumpei Sawa, Daisuke Mizuma

 

Nous allons vous présenter le festival international appelé KYOTOGRAPHIE. C’est un festival de photographies qui se tient chaque année depuis 2013, dans des temples, des musées ou des usines désaffectées.

Cette année, il a eu lieu du 14 avril au 13 mai. Un seul billet d’entrée suffit pour tous les lieux d’exposition. Il coute 4000 yens. Pour les étudiants, c’est 3 000 yens.

C’est une initiative de Lucille REYBOZ, photographe et Yusuke NAKANISHI. Nous avons rencontré les deux organisateurs et leur avons posé des questions.
Ils ont pensé à cette exposition un peu particulière pour mettre en valeur les nombreux artistes qui ont du talent, mais qui n’ont pas toujours la chance de pouvoir exposer. Ils ont pensé que c’était dommage et ont organisé cette fête de la photo.

Mais pourquoi à Kyoto ?
Ils nous ont parlé de leurs voyages dans différents pays avant d’arriver à Kyoto. Ils ont été attirés par l’atmosphère d’un quartier de Kyoto quand ils sont arrivés et ont eu l’idée de faire quelque chose de spécial.
Beaucoup d’étrangers viennent visiter Kyoto parce qu’ils sont attirés par la culture japonaise, la peinture, l’architecture. Le festival Kyotographie diffère d’une exposition classique.

Quelles sortes de photos sont exposées pendant cet évènement ?
Nous allons vous présenter quelques expositions avec des exemples. Toutes ces photos ont été présentées à l’exposition KYOTOGRAHIE 2018.

 

une photo de Jean-Paul Goude

 

Ce sont des oeuvres du photographe Jean-Paul Goude.
Il n’y a pas seulement des photos, il y a aussi des objets exposés. On peut les voir au musée de la culture Kyoto Bunka Hakubutsukan. C’est un espace original. C’est super.

 

une autre oeuvre de Jean-Paul Goude

 

Lorsque nous sommes entrés dans la pièce d’exposition, l’atmosphère nous a subjugués et nous avons été très impressionnés.

Voici maintenant des oeuvres de Masahisa FUKASE. C’est un photographe japonais qui est décédé en 2012 mais ses œuvres continuent de vivre.
On pense qu’il aurait été ravi de voir cela. Alors qu’il utilise des choses de la vie quotidienne, comme par exemple des images de chats, de vêtements, ses sujets interrogent et aspirent à des doutes universels :「Ce qui est moi」,「Qu’est-ce qu’une photo ?」.

 

des photos de Masahisa Fukase

 

Les dernières photos appelées Drowing World ont été prises par Gideon Mendel. Il a essayé de saisir le portrait de personnes qui ont souffert par des catastrophes.
Depuis ces dernières années, il y a de plus en plus de grandes catastrophes dans beaucoup de pays qui touchent les populations et qui en souffrent. Il veut qu’on s’interroge en regardant ses photos. Par exemple sur les dangers du réchauffement de la planète. Elles sont exposés dans une usine désaffectée.

 

des photos de Gideon Mendel

Ce sont les oeuvres que nous avons vu à KYOTOGRAPHIE. Nous aimerions encourager les personnes qui ne seraient pas intéressées à cette forme d’art à participer à cet évènement. Quand ce festival aura lieu l’année prochaine, allez-y !

Il existe de nombreux autres endroits à Kyoto où on peut être touchés par différents arts traditionnels ou plus modernes de la culture japonaise ou étrangère. Grâce à des festivals comme celui-ci, nous espérons nous ouvrir plus au monde entier.

Le café-restaurant Musubi café

                                              Himawari Hayashi et Yukiko Minami

 

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entrée du café-restaurant Musubi café

 

Nous sommes allées à Arashiyama, à l’ouest de Kyoto. Nous avons découvert un joli café que nous voulons vous recommander, le café-restaurant Musubi café. L’atmosphère y est calme et reposante. Ce café se trouve près de la gare Hankyu Arashiyama.

Voici deux plats du menu que nous avons testés. Les deux plats sont composés de poulet frit et de riz délicieux.

– Le premier, avec du riz au lait de soja. Ce plat est très goûteux et très moelleux dans la bouche !

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    riz au lait de soja

– Le deuxième, une soupe miso avec des légumes et du riz complet. C’est bien assaisonné et c’est délicieux. En plus, c’est très bon pour la santé. C’est un plat simple et avec juste la bonne quantité.

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du riz complet, du poulet pané et un bol de soupe miso

 

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carte des desserts

 

Le gâteau, en haut à gauche sur le menu des desserts, est un gâteau au chocolat avec une pâte faite à base de soja et avec un chocolat doux. On utilise un cacao très parfumé. Le gâteau voisin, sur la droite, est un gâteau à base de thé vert matcha que l’on utilise pendant la cérémonie du thé traditionnelle et c’est aussi à base de soja. Et le troisième à droite sur la carte, c’est une tarte aux noix. Elles sont un peu dures sous la dent et elles sentent bon.

Ci-dessous, on voit les gâteaux appelés « namayatsuhashi ».

 

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le gâteaux « namayatsuhashi »

Ce sont des gâteaux typiques de Kyoto. La pâte est à base de « mochi ». C’est du riz cuit à la vapeur et passé au pilon. Les gâteaux sont saupoudrés d’une fine farine de soja sucrée. La poudre jaune est de la poudre de « kinako ». C’est souvent utilisé dans la confection de desserts traditionnels. C’est doux au goût … et c’est bon !

On peut déguster aussi des parfaits au café, aux haricots rouges, avec des petites boulettes de riz « mochi » appelée « shiratama ». Il y a aussi du lait sucré appelé « zenzai » à base de soja, avec des légumes secs cuits dans du sucre.

Comme boisson, on a le choix entre du thé vert matcha, du thé vert torréfié ou à base de « kinako ».

Détails pratiques :

Heures d’ouverture du café-restaurant / En semaine, ouvert de 10h jusqu’à 22h, le dimanche, jusqu’à 20h. Fermé le mardi.

Prix des plats /Déjeuner, environ 1 000 yens.  Dîner, de 1 000 à 2 000 yens.

Comment y aller ?Avec le train Hankyu, descendre à Katsura et changez de train en direction de Arashiyama. Descendez à la gare Arashiyama. 

 

Nous vous recommandons ce café ! Vous pourrez y déguster de délicieux plats très bons pour la santé !

Des friperies à Kyoto

Daisuke Mizuma, Kensuke Matsuda, Shumpei Sawa

 

Nous allons vous présenter un pan de la vie moderne à Kyoto, des boutiques de vêtements d’occasion.

Il y a beaucoup de friperies au Japon maintenant. Nous avons essayé d’en trouver des originales et nous allons vous présenter leurs caractéristiques et l’ambiance que l’on trouve dans ces boutiques.

En général, on trouve dans ces friperies une majorité de pièces uniques dont beaucoup viennent d’Amérique, de toutes les tailles, en bon ou mauvais état, mais très bon marché. C’est tout le charme des friperies.

Le plaisir est de regarder chaque vêtement, chercher sa taille et essayer de trouver un trésor si possible en bon état.

 

Voici quelques friperies.

la friperieKYOTO JAM à Kawaramachi

C’est une chaine de friperies  qui comprend sept magasins, localisés à Osaka et à Kyoto. C’est la plus grande friperie que nous allos vous présenter. Il y a beaucoup de vêtements – jeans, blousons, T-shirts etc. – mais aussi des chaussures dont certaines en cuir. On trouve une grande variété de produits, pour tous les gouts.

 

des rayons de chaussures

Quand nous y sommes allés, il y avait beaucoup d’étrangers.

au magasin《HARAJUKU CHICAGO》KYOTO

à Teramachi dori

Vous, les touristes, vous vous demandez peut-être aussi si on peut trouver des kimonos d’occasion bon marché à Kyoto, eh bien oui, il existe de nombreux endroits où c’est possible.

La chaine de friperie Chicago est la plus populaire. Parmi tous les rayons de vêtements, la plus grande attraction est le rayon kimono au deuxième étage (= 1er étage en France). Cette chaine est celle qui offre le plus grand choix de kimonos, un choix d’environ 5 000 pièces.

Vous pouvez ainsi découvrir la culture japonaise au travers de vieux vêtements.

des kimonos Vintage

le magasin《Small Change》KYOTO à Teramachi dori

Les grandes friperies se trouvent principalement à Tokyo et seulement à Kyoto pour l’ouest du Japon. Il y a quatre magasins, à Tokyo, à Nagoya, à Fukuoka et à Kyoto.

On trouve des vêtements vintages pour hommes et pour femmes. Ce magasin est particulièrement riche aussi en accessoires. Par exemple, des sacs, des chapeaux, des lunettes de soleil. Il y a beaucoup de vêtements uniques et pratiques, donc vous pouvez trouver votre bonheur.

On trouve toutes sortes de clients dans les friperies, des étudiants bien sûr, des jeunes filles et garçons et également des touristes étrangers.

 

Nous aimerions que même les gens qui ne se sont pas intéressés par les vêtements d’occasion prennent plaisir à se rendre dans les friperies à Kyoto et pourquoi pas, trouver un vêtement original. Nous vous recommandons fortement d’aller y faire un tour pendant votre séjour au Japon.

Le Centre commercial Kyoto Family

Ryosuke Miyazono, Kiyonari Sakamoto, Tadami Terada

 

 

À Kyoto, on ne visite souvent que les endroits touristiques comme les temples, les sanctuaires ou les musées. Nous allons vous emmener dans un lieu de vie de tous les jours où on voit des Japonais et non pas des touristes. Cet endroit se trouve à l’ouest de Kyoto et il est appelé « Kyoto Family ».

 

Kyoto Family est un centre commercial créé en 1982, par Takuya Okada, PDG de « Diamond Family ». Ce groupe a pour philosophie d’adapter la ville aux familles. Ainsi, le nom « Kyoto Family » a été formé sur le même modèle que le groupe dont il dépend. Il y a également à Nara, le centre commercial « Nara Family ». Maintenant, ils appartiennent à l’enseigne AEON, une grande société de distribution japonaise dirigée par Motoya Okada.

 

Le centre commercial Kyoto Family a deux grandes entrées : la principale, sur l’avenue Shijō-dori et l’autre, côté ouest, sur la rue Kadonoōji-dori. Il y en a une plus petite côté est.

 

entrée principale, avenue Shijō-dori

entrée ouest, rue Kadonoōji-dori

 

Ce centre commercial ressemble un peu à Monoprix en France. On y trouve aussi beaucoup de magasins divers à l’intérieur qui vendent des articles pas chers.

Nous allons vous présenter un peu plus en détail le centre commercial Kyoto Family.

Au premier étage (= rez de chaussée en France), il y a un grand supermarché fréquenté surtout par les familles du quartier. C’est l’espace le plus important de ce centre commercial. Côté entrée Shijō, on trouve un magasin de vêtements de la célèbre marque UNIQLO. Il y a également, un fleuriste et un magasin qui vend des articles ménagers. 

Au deuxième étage (= 1er étage en France), il y a un magasin de la chaine Daiso « tout à 100 yens » (attention + la taxe de 8%) qui vend la plupart des articles nécessaires à la vie quotidienne. On trouve également plusieurs boutiques de vêtements et un grand magasin de produits électroniques de la chaine EDION.

Le troisième étage ( = 2e étage en France) est un endroit pour faire une pause. On trouve une aire de jeux électroniques, de jeux-vidéo mais aussi la librairie Iwagaki shoten pour grand public, ainsi qu’un café, un MacDo, mais aussi d’autres restaurants de cuisine japonaise, un restaurant de nouilles chinoises (ramen).  À Kyoto Family, on peut manger à partir de 6 euros  (800 yens) environ.

Il y a aussi des magasins plus originaux au deuxième étage comme, un magasin qui vend des jeux de cartes,  un magasin de meubles, une bijouterie, etc. Il y a aussi un centre de massages et un assureur. Et tout cela reste bon marché.

 

Plusieurs évènements plus ou moins festifs ont lieu dans le Centre commercial Kyoto Family toute l’année par exemple, au moment des fêtes de fin d’année comme Halloween et Noël. C’est très populaire auprès des enfants.

 

des décorations extérieures pour les fêtes de fin d’année

 

Qu’y a-t-il aux alentours du centre commercial Kyoto Family ?

Le centre commercial est entouré de plusieurs boutiques et de grandes chaines de restaurants telles que Kurazushi, une chaine de restaurants de sushis, Mister Donuts, un magasin de beignets, McDonald’s, un fastfood MacDo. Il y a aussi une agence de la Banque de Kyoto sur l’avenue Shijō-dori. L’Université des études étrangères de Kyoto, notre université, se trouve à proximité également. Beaucoup d’étudiants y vont pour déjeuner, faire leurs courses ou du shopping.

 

Devant l’entrée principale, il y a des arrêts de bus qui peuvent vous emmener au Centre-ville ou à Arashiyama (avec le bus numéro 28 par exemple), le lieu touristique le plus populaire de l’ouest de Kyoto.

 

Comment se rendre au centre commercial Kyoto Family :

  • à pied, de la gare de Saiin des trains Hankyu, (dix minutes),
  • en bus de la gare de Kyoto, descendre à l’arrêt Kadonoōji,
  • en métro, depuis la station de métro Uzumasatenjingawa, puis, à pied ou prendre les bus 8, 27, 27 spécial, 71 spécial, 80 ou 84.

Évidemment, on peut y aller en voiture. Il y a environ 600 places de parking appartenant au centre commercial.

 

Le centre commercial Kyoto Family est entouré de plusieurs universités, donc on peut voir aussi, en plus des familles du quartier, des étudiants et des employés des bureaux y aller pour faire leurs courses ou manger dans les différents restaurants. Quelques étudiants y font même un petit travail.

À Kyoto Family, on trouve tout ce dont on a besoin pour la vie de tous les jours. Nous vous recommandons d’y aller vous aussi, vous pourrez ainsi y observer la vie quotidienne japonaise.

Les jeunes filles MAIKO

 

Kisara Tanaka

Daiki Higashiyama

 

Une « Maiko » est une jeune fille apprentie Geiko (Geisha). C’est une artiste. Elle chante des chansons traditionnelles que seules ces artistes chantent. Elle danse également des danses très difficiles, très élégantes, appelées « Maï ».

Elle est populaire à la fois auprès des Japonais et des étrangers. Récemment, il semble qu’il y ait plus d’occasions d’en apercevoir. On aimerait que plus de touristes étrangers connaissent un peu mieux le monde de ces jeunes filles donc nous allons vous le présenter.

 

 une jeune Maiko

 

Le travail d’une Maiko consiste à accueillir et distraire les clients des restaurants que l’on nomme OCHAYA. Elle ne reçoit pas de salaire, seulement des pourboires qu’elle redonne à la personne qui s’occupe d’elle, souvent une ancienne Geiko.

Les Maiko sont apparues il y a 300 ans durant l’époque Edo, vers 1700. On dit que ça a commencé dans un salon de thé à Kyoto. Elles offraient du thé et des gâteaux aux voyageurs et aux visiteurs des temples. Cependant, après plusieurs années, elles ont commencé à offrir de l’alcool et des repas tout en dansant et en minant des scènes de Nō, théâtre traditionnel dont les acteurs sont uniquement des hommes.

Il y a des critères stricts pour devenir Maiko : mesurer moins de 1,60 m, être mince et jolie. De plus, pour être une artiste accomplie, une Maiko doit suivre un apprentissage artistique. Cet apprentissage se fait de 16 ans à 20 ans.

Elles apprennent les traditions de Kyoto, son dialecte et à bien s’exprimer. Elles habitent dans une maison appelée OKIYA avec d’autres Maiko qui sont leurs aînées. La patronne de la maison, une ancienne Geiko, est appelée OKAMISAN. Elles vivent ensemble et sont toute la journée ensemble. Elles n’ont pas de temps libre pour elles. Ce sont des jeunes filles qui viennent de tout le Japon.

Après leurs leçons de chant, de danse, leur patronne les envoie dans les restaurants Ochaya qui les ont sollicitées. Elles dansent, chantent, servent et divertissent les clients.

 

jeunes filles portant des kimonos

 

Lorsqu’elles sortent, elles portent un magnifique kimono mais elles ne peuvent pas s’habiller seules. Elles sont donc aidées par leurs aînées. Puis elles sont maquillées et coiffées par des professionnels.

C’est difficile d’entrer dans un endroit où il y a des Maiko.

entrée, un peu cachée, d’un OCHAYA

 

On ne peut pas entrer la première fois sans une invitation. En général, cela se passe entre connaissances : un client donne une invitation à une de ses connaissances qui ainsi pourra entrer dans un restaurant Ochaya. Les clients règlent leurs notes à chaque fin de mois. Ce sont donc des clients riches comme des médecins, des patrons d’entreprises, etc… mais maintenant il y a des endroits où on peut entrer sans invitation. Nous vous recommandons d’y aller pour voir des Maiko. On peut en voir à Gion. Mais hélas, ça coute très cher, au minimum 35 000 yens(environ 280 euros). On y est déjà allé une fois. C’est cher mais amusant.
Gion est un quartier, à l’est de Kyoto, où habitent beaucoup de Maiko.

 rue typique de Gion

 

Et si vous voulez vous aussi, porter un kimono comme les Maiko, on trouve également dans ce quartier des magasins de location de kimonos. On peut réserver par Internet ou par téléphone, en japonais ou en anglais. On n’a besoin de rien. On choisit un kimono qui nous plait et quelqu’un nous habille et on nous maquille aussi. Un photographe nous prend en photo dans un studio. Seulement après on peut sortir à Gion ou visiter un temple, en kimono. La location coute un peu cher, environ 8 000 yens(environ 70 euros) pour une heure. Louer un kimono seulement, ce n’est pas trop cher, mais si vous choisissez en plus le forfait maquillage et séance photo, cela coute plus cher.

 

devenir une Maiko le temps d’une photo

 

Si vous venez à Kyoto, et si comme nous, vous vous intéressez aux Maiko, essayez de passer un bon moment en kimono pour ressentir un peu de la culture traditionnelle japonaise. On ne peut voir des Maiko qu’au Japon et surtout à Kyoto et spécialement dans le quartier de Gion.

Le temple Shōju in

   par Nozomi SASAKI, Natsumi SHIBA, Takuma TSUKUDA

 

Le temple Shōju in est un temple de religion bouddhiste, situé à Uji, au sud-est de Kyoto. Il a été construit il y a environ 800 ans, mais depuis il a été détruit par deux incendies dans les périodes Sengoku (1467-1615) et Edo (1603-1867) et ce qui restait a été reconstruit en 1596.

 

            entrée du temple Shōju in

 

Aujourd’hui, Le temple Shōju in est connu pour la pièce dans laquelle il y a une fenêtre en forme de cœur, appelée « inomemado » (猪目窓). Le kanji de « inome 猪目 » veut dire « les yeux de sanglier » et  « mado 窓 » veut dire « fenêtre ».

Dans cette pièce, on peut admirer le paysage des quatre saisons depuis cette fenêtre à la forme originale, et également s’y asseoir le temps d’une photo.

                                 la fenêtre « inomemado »

 

≪Inome≫ est un motif qui a la forme d’un cœur, appelé « inome », On y voit aussi les yeux d’un sanglier. Ce modèle existe aussi à la période Kofun, (350-708) , l’une des plus anciennes.

Ce motif de décoration a été utilisé dans les temples et les sanctuaires, il y a environ 1 400 ans. On dit que « le coeur invite le bonheur et rejette le mal».

On se rend dans le temple Shōju in pour avoir de la chance en argent, en amour et dans son mariage. On peut même demander un office privé, c’est gratuit. C’est possible de 8h30 à 16h, tous les jours, de novembre à mars mais on doit acheter un billet d’entrée au temple. Cela coute 400 yens. Le prêtre explique l’origine du temple tout en offrant du thé de Uji.

Uji est un peu loin de la ville de Kyoto mais on peut s’y rendre facilement. Beaucoup de monde visite cet endroit. Comme cette année 2019 est une année du sanglier dans l’astrologie chinoise, il y aura peut-être plus de touristes que d’habitude.

Du 1er juillet au 18 septembre, il y a le festival de clochettes de verre. Durant tout l’été, deux milles petites clochettes sont suspendues dans l’enceinte du temple et c’est un vrai festival de sons éoliens qui se déroule dans une ambiance décontractée. Leurs sons cristallins nous aident à supporter les fortes chaleurs estivales humides et étouffantes.

        du thé de Uji

           le festival des clochettes d’été

 

Pour y aller, depuis la gare Keihan à Uji, la gare JR Uji ou la gare Kintetsu Shintanabe, il faut prendre un bus Keihan et descendre à l’arrêt de bus Okuyama, puis 10 minutes à pied environ.

 

Comme Uji est le berceau du thé vert japonais vous pourrez en profiter pour voir des champs de thé. Il n’y a pas d’autres attractions touristiques autour de ce temple, mais un grand nombre de personnes vient pour les paysages typiques et l’attraction de la fenêtre originale en forme de coeur. Il est en train de devenir un lieu prisé.

Vous aussi, choisissez votre saison pour venir l’admirer par la jolie fenêtre du temple Shōju in tout en buvant le bon thé de Uji.

Les feuillages d’automne à Kyoto

Mao ABE

Chigusa KANAI

Il y a quatre saisons au Japon : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. On les appelle « shiki » en japonais. Il y a aussi une saison des pluies juste avant l’été. Chaque saison est très attrayante. Parmi les Japonais, il y a beaucoup de gens qui aiment l’automne.

Quand on parle de l’automne au Japon, on parle de « Nourriture d’automne » « Lecture d’automne», « Art d’automne ». On pense à des nourritures concrètes comme les châtaignes, les pommes, le poisson chinchard et d’autres plus abstraites, culturelles toutes aussi délicieuses, on pense à de beaux paysages tout cela sous des températures douces, agréables et faciles à vivre.
Nous allons vous faire partager cette magnifique saison.

 

Nourriture d’automne

Lecture d’automne
Art d’automne

 

À Kyoto, il y a un grand nombre d’arbres d’espèces différentes à feuilles caduques. On peut voir des cerisiers, des érables, des hêtres et des ginkgos. En automne, tous ces arbres rougissent ou jaunissent avant l’arrivée de l‘hiver.

On peut voir très distinctement deux couleurs dans les feuillages d’automne : le rouge et le jaune.

des feuilles d’érables rouges

des feuilles de gingkos jaunes

 

Les arbres dont les feuilles deviennent rouges sont pour beaucoup, les érables et les cerisiers. Le gingko est célèbre pour ses feuilles jaunes. C’est à Hokkaido, l’ile la plus au nord, que l’ont peut voir les premières feuilles d’automne.

La couleur des feuilles d’automne est différente chaque année, même, aux mêmes endroits.
Il faut trois conditions pour avoir de belles couleurs :
– la première, un beau temps pendant la journée,
– la deuxième, des pluies modérées et de l’humidité,
– la troisième, une différence de température entre le jour et la nuit.
On peut en ajouter une, peu de typhons pour ne pas que les feuilles soient endommagées.

Nous allons vous présenter deux beaux endroits où les feuillages d’automne sont souvent magnifiques.

Le premier est le temple Shuonan ikkyu ji. Il est situé à Kyōtanabe, au sud de la ville de Kyoto. C’est à 40 minutes en train de la gare de Kyoto, avec la ligne Kintetsu jusqu’à la gare de Shintanabe puis à 20 minutes à pied en direction de l’ouest. Bien que ce soit un peu loin, c’est un bel endroit pour admirer de beaux feuillages d’automne. Le meilleur moment pour les voir va de la mi-novembre à la fin novembre. Les érables rouges sont impressionnants. Situé à la périphérie de Kyoto, c’est un endroit où vous pourrez vous promener en prenant votre temps.

 


le temple Shuonan ikkyu ji

 

Le deuxième endroit que nous voulons vous présenter, c’est le temple Nanzen ji. Il y a environ 300 érables dans le parc du temple. Les feuilles rougissent également de la mi-novembre à la fin du mois de novembre. Ils sont très beaux. Pour y aller, on peut prendre le métro (ligne Tōzai) et descendre à la station Keage. Après il faut 10 minutes à pied, direction nord.

 

l’aqueduc près du temple Nanzen ji 

le parc du temple Nanzen ji

 

Après les fortes chaleurs de l’été, l’automne au Japon est une saison très agréable. C’est une très belle saison et à Kyoto, il y a beaucoup de touristes en automne. De nombreux sanctuaires et temples offrent des illuminations spéciales pour admirer cette saison.
De plus, en automne, il y a beaucoup de fêtes et jours fériés comme le Jour de l’équinoxe d’automne, la Fête du sport, le Jour de la culture. De cette façon, les Japonais profitent pleinement de l’automne grâce à ces nombreux évènements, en dégustant une cuisine délicieuse dans un climat agréable.

Pouvez-vous un peu mieux imaginer les splendeurs de l’automne au Japon ? Essayez à tout prix de venir admirer les feuillages d’automne à Kyoto !! Vous serez vous aussi, enchantés !

Les nouveaux desserts au matcha

par Natsumi Shiba, Takuma Tsukuda, Nozomi Sasaki

 

Aimez-vous le thé matcha (ou macha) ? Le thé matcha est venu de Chine il y a environ 800 ans. À cette époque-là, nous le buvions comme un remède.

C’est pendant la deuxième moitié du XVIe siècle que Sen no Rikyu, le maitre d’une école de l’art de la cérémonie du thé, a introduit le thé matcha au Japon. Aujourd’hui, les Japonais boivent rarement du thé matcha sauf pendant une cérémonie du thé traditionnelle ou lors d’une visite dans un temple. Le gout est un peu amer.

 

poudre de thé matcha

 

Au Japon, ces dernières années, on trouve de plus en plus de cafés appelés « café matcha ». Savez -vous qu’on peut manger des pâtisseries au gout matcha ?

La cuisine japonaise est populaire dans le monde entier pour son côté sain. En même temps, l’attrait du thé vert japonais « nihoncha » et du thé matcha commence à être reconnu dans le monde entier grâce à des marques américaines comme Häagen-Daz dès les années 90 avec les crèmes glacées et Starbucks avec le café matcha frappuccino, les crêpes au matcha, le café mélangé à du matcha (2001), etc.

On peut acheter de plus en plus de douceurs au gout matcha comme par exemple des gâteaux, du chocolat, de la glace, ou des choux à la crème dans les supermarchés ou les supérettes pour 300 yens (2 euros) environ. Les glaces au matcha sont très populaires sur les lieux touristiques.

Il y a beaucoup de cafés et salons de thé qui proposent des pâtisseries au matcha à Kyoto. Nous allons vous en présenter un.

  entrée du café Gion- Kitagawahanbei

 

Nous allons vous présenter le café Gion Kitagawahanbei où on peut déguster des desserts au matcha avec du thé. Bien sûr, les gâteaux au matcha et le thé sont délicieux et c’est comme un endroit secret donc nous vous recommandons d’y aller tôt.

 

une sorte « de café gourmand au matcha »  chez Gion Kitagawahannbei

(2600 yens (environ 20 euros).

Ce café est ouvert de 11h à 22h (mais le mardi de 11h à 18h). Le menu en soirée est différent du menu de midi.

Pour y aller, depuis la gare de Kyoto, en bus, il faut descendre à l’arrêt de bus Shijo-Kawaramachi, et marcher en direction du sanctuaire shinto Yasaka jinja pendant environ 10 minutes.

 

Si vous vous venez à Kyoto, goutez les desserts au matcha parce que Kyoto est l’endroit le plus célèbre au Japon pour le thé matcha !

Découvrez le gout authentique de ce thé vert spécial et en plus à Kyoto !

Le café-restaurant SARASA Nishijin

Umon NAIKI

Mizuho TANIGUCHI

Nous allons vous présenter le café-restaurant SARASA Nishijin (さらさ西陣). C’est un café-restaurant situé près des temples Kenkun jinja et Daitoku ji, au nord de la ville de Kyoto.

Aujourd’hui, il y a 6 cafés-restaurants qui ont le nom de SARASA et  le café-restaurant SARASA Nishijin est le deuxième café de la marque SARASA. Il a ouvert en 2000. Le premier a ouvert en 1984 et se trouvait à Tomino-Koji Sanjo, au centre-ville de Kyoto et a été déplacé, il y a 20 ans, à Kayuukoji, près de la gare des trains Hankyu Kawaramachi.

Le sens de SARASA vient du nom d’un tissu traditionnel indien que l’on trouve maintenant partout dans le monde.

entrée du café-restaurant SARASA Nishijin

 

Le café-restaurant que nous vous présentons ouvre de midi (on peut déjeuner jusqu’à 15 heures) à 23 heures (22 heures pour les commandes) presque tous les jours. Les sortes de plats de ce café-restaurant sont internationales. Pour le déjeuner, ils servent des plats japonais, chinois, européens, etc, et pour le dîner, ils servent des plats originaux et uniques à ce café-restaurant. En général, les plats coutent à partir de 1000 yens (environ 8 euros) et les boissons, 500 yens (environ 4 euros).

     une serveuse préparant un café

 

Mais ce n’est pas le seul charme de cet endroit ! La particularité de SARASA Nishijin est qu’il se trouve dans un ancien bain public, le bain public Fujinomori Onsen. Ce bain a été ouvert jusqu’en 1998. Comme ce bâtiment n’a pas beaucoup changé à l’intérieur, on peut y voir encore le carrelage des murs de l’ancien bain et l’extérieur présente l’aspect d’un modèle d’architecture de temple.

Aujourd’hui, comme les Japonais utilisent de moins en moins les bains publics (les logements modernes ont maintenant une salle de bain), on assiste à des réutilisations originales des anciens bains de la ville.

vue sur la façade extérieure du café-restaurant

 

le plafond très original du café-restaurant

 

Le café-restaurant SARASA Nishijin a été utilisé comme décor de cinéma dans le film japonais « Boku wa asu kinō no kimi to dēto suru » qui veut dire littéralement « demain, j’ai un rendez-vous avec toi qui était hier ». Mais malgré cela, il n’est pas beaucoup fréquenté peut-être parce qu’il est mal situé donc pas facile à trouver.

On peut s’y rendre en 30 minutes en bus, de la gare de Kyoto. Il faut prendre le bus numéro 9 ou 205 et descendre à 乾隆校前 « Kenryukōmae » ou大徳寺前 « Daitokujimae ». Après il faut marcher environ 10 minutes.

Dans ce quartier, il y a d’autres restaurants et aussi des maisons, donc c’est un quartier calme et sympa. On peut sentir le charme de Kyoto.

Dans ce café-restaurant, peut y trouver toutes sortes de clients, des jeunes, des couples et parfois des étrangers. Nous vous conseillons d’y aller car son atmosphère est très nostalgique, calme et charmante. De plus, on peut y rester longtemps comme pour le bain.

vue des céramiques de l’ancien bain, et de confortables fauteuils

 

les murs vestiges du bain qui cloisonnaient les salles pour hommes et pour femmes

 

Nous voulions vous présenter ce café-restaurant parce que c’est un de nos cafés préférés bien sûr et en plus, il est vraiment agréable pour passer du temps pour réfléchir, même seul.e, ou pour parler tranquillement avec des amis. C’est un endroit calme car il n’y a pas trop de clients comme dans d’autres lieux publics à Kyoto. On vous conseille d’y aller pour vous plonger confortablement dans l’atmosphère du Japon des années 90. Ce café-restaurant SARASA Nishijin vaut le détour même s’il est loin.

 

La boulangerie KiKi

par Kiyonari Sakamoto, Ryosuke Miyazono et Tadami Terada

 

Est-ce que vous connaissez la boulangerie qui s’appelle KiKi à Kyoto ? Elle est située au Nord-ouest de la ville, près du temple Ninna ji.  Il faut environ 6 minutes à pied pour y aller de la gare Utano du tramway de la ligne Keifuku (en direction de Arashiyama). Cette boulangerie a 9 ans. Autrefois, elle se trouvait près de la gare de Saiin (les trains Hankyū), au centre-ouest de la ville de Kyoto.

 

La boulangerie est un peu difficile à trouver car elle est située dans un sous-sol, mais l’intérieur et l’extérieur sont très clairs et très modernes.

 l’entrée de la boulangerie

 

  dans la boulangerie

 

Elle ouvre de 8 heures jusqu’à 20 heures tous les jours sauf le lundi. Il semble que le boulanger se lève avant 4 heures pour préparer son pain.

La boulangerie KiKi est très populaire parce qu’on y trouve des pains très variés mais aussi et surtout, des pains originaux et uniques.

Aujourd’hui, les pains les plus populaires sont le pain de mie, la tarte aux pommes et le pain appelé « shishamo-pan », qui est un pain fourré d’un poisson entier.

 

                                          le pain appelé « shishamo-pan »

 

Le pain au lotus est aussi très populaire auprès des jeunes femmes car il a peu de calories.

Voici d’autres exemples de pains originaux :

  • Le pain « anchyobiori-bu no furansupan », avec des anchois et des olives. Il coute environ 1,4 euro.
  • Le pain « ichijiku to howaitochoko », avec des figues et du chocolat blanc. Il coute environ 1,2 euro.

à droite sur la photo, le pain « ichijiku to howaitochoko »

et à gauche, le pain « anchyobiori-bu no furansupan »

 

  • La brioche « mitsuringo to kibizatō », aux pommes trempées dans du miel avec de la cassonade. Elle coute environ 1,3 euro.

Il y en a d’autres tous aussi originaux.

Nous avons demandé au propriétaire de cette boulangerie, comment il trouvait de nouvelles sortes de pain. Il nous a expliqué qu’il a travaillé dans une entreprise de restauration (Le Saint-Marc) à Osaka, puis, a été apprenti dans la boulangerie FRIANDISE à Kyoto et c’est de ses expériences qu’il a beaucoup appris. Il s’inspire de recettes de cuisine française et italienne.

Il nous a dit que ce n’était pas toujours facile de réussir, qu’il réussissait une fois sur dix seulement. Mais il nous a dit aussi que c’était très important de toujours essayer. Maintenant, ses pains plaisent à ses clients.

De plus, il tient à faire des pains moelleux. Normalement, le pain français est dur, mais il veut le faire plus mou car il pense également que le toucher est aussi important. Il veut que son pain ait un beau son comme les tourtes. Mais pour lui, ce qui compte le plus, c’est le gout du pain et peu importe où on le produit !

 

La boulangerie KIKI produit beaucoup de pains rares, allez vous aussi, gouter à ses pains originaux !