L’enseigne Yo-jiya

June 17, 2018

 

Kaori KIDO

Momoka SHIBA

 

 

L’enseigne Yo-jiya est spécialisée dans les produits de beauté. Elle porte un nom bien original. En japonais, « yōji » veut dire « cure-dent (« ya » signifie magasin).

 

Histoire des boutiques Yo-jiya 

 Cette enseigne a été fondée à l’époque Taishō (1912-1926). Mais pourquoi elle a été appelée Yo-jiya, le magasin des cure-dent ?

un cure-dent japonais

 

À cette époque, il y a eu une prise de conscience de la santé de la bouche. Le fondateur de ce cure-dent, Shigeo Kuneida, a commencé à faire et à commercialiser des brosses à dents. En 1916, l’année 5 de l’Ère Taishō au Japon, il a ouvert un magasin spécialisé en brosses à dents.

Les gens appelaient encore une brosse à dents, « un cure-dent ». C’est pourquoi, ce magasin spécialisé en brosses à dents a été appelé « yōji ya » par les clients.

 

 
L’enseigne des magasins Yo-jiya représente un visage féminin au dos d’un miroir de poche. Ce type de visage n’est pas un modèle spécifique mais le fondateur a imaginé une jeune femme de Kyoto, une femme regardant dans un petit miroir en pensant qu’elle veut être belle. Ce dessin évoque pour son créateur le sens du beau.

le petit miroir symbole des magasins Yo-jiya

 

Clients des boutiques Yo-jiya

Dans les boutiques Yo-jiya, on trouve des produits de maquillage comme par exemple, du rouge à lèvres ou du fond de teint mais aussi des produits de beauté comme du parfum, du shampoing ou de la crème pour le corps. On y trouve aussi des brosses à cheveux, des petits miroirs comme celui de l’enseigne, du savon etc.

La clientèle est principalement féminine, de tous âges, des jeunes filles aux dames plus âgées. Des hommes viennent chercher un cadeau pour leur femme ou amies. Il y a également de nombreux clients étrangers.

 

Depuis peu, on trouve des cafés-restaurants à l’enseigne Yo-jiya.

 

Cafés-restaurants Yo-jiya Cafe

Le premier café-restaurant Yo-jiya Cafe a ouvert à Arashiyama, à l’ouest de Kyoto. Depuis, on en trouve aussi à la gare de Kyoto, à Gion, près de la gare de Kawaramachi des trains Hankyu mais aussi près du temple d’argent, le temple Ginkaku ji, au nord-est de Kyoto.

 

le café Yo-jiya Cafe de Gion

le café Yo-jiya Cafe de la gare de Kyoto

 

☆Menus de Yo-jiya Cafe

Il y a toutes sortes de menus dans les cafés-restaurants Yo-jiya Cafe, des plats aux desserts. Par exemple, au déjeuner, on peut manger des plats populaires comme des pâtes, des pizzas, des sandwiches  et comme dessert, des gâteaux, des crêpes, des parfaits de parfums divers et un dessert traditionnel appelé zenzaï (à base de haricots rouges et de riz bouilli). Les boissons et les desserts à base de thé vert matcha sont très populaires.

Les cafés aussi sont très demandés parce qu’on dessine l’enseigne Yo-jiya sur la mousse du café. C’est très joli !

 

des cafés originaux à Yo-jiya Cafe

 

On peut acheter des produits de la marque Yo-jiya dans ces cafés-restaurants, comme des assiettes, des tasses ou des verres. On peut aussi trouver de la papeterie comme des étuis à stylos, des stylos, des pochettes avec le dessin de la marque. On peut les acheter sur Internet aussi. Ce sont des souvenirs très populaires.

 

Vous aussi, allez dans une boutique de l’enseigne Yo-jiya, et allez vous restaurer dans un café-restaurant Yo-ji ya Cafe ! Nous vous souhaitons un bon séjour à Kyoto !

 

 

 

 

 

Le Village du cinéma

par Hikaru NAKAZONO

 

Les Japonais aiment beaucoup le cinéma et surtout les films historiques qui parlent de l’histoire de leur pays d’avant l’ère Meiji, avant 1868. Un des lieux de tournage de films se trouve à Kyoto. Il s’appelle Toei Uzumasa Eigamura, littéralement « Le village du cinéma de Toei Uzumasa ». Je vais vous le présenter.

 

Ce parc à thème a été créé en 1975. Il y a de nombreuses attractions, de spectacles et autres curiosités. On peut se faire prendre en photo portant une tenue d’époque. Les enfants peuvent faire l’expérience d’une scène de leur héros sous des effets spéciaux comme dans les séries télévisées japonaises pour enfants. Pendant la visite, on peut également assister à un tournage en direct.

Je vais vous présenter avec plus de détails plusieurs attractions du Village du cinéma.

La première attraction s’appelle Open Set. Ce sont plusieurs rues reconstituées, grandeur réelle, d’une ville de l’époque Edo (1600~1867). C’est en plein air et ces rues deviennent des décors pour les tournages des films historiques.

Quand un film ou une série télévisée est tourné ici, on peut y assister. Les jours de tournage sont publiés sur la page internet du parc Eigamura, la veille du tournage.

    

                                                      les rues-décors « Open Set »

 

La deuxième attraction s’appelle Kamen Rider×Super Sentai Hero Land. On peut voir des grandes figurines représentant chaque héros, et leur histoire. Bien sûr, on peut se prendre en photo devant les figurines.

 

 les figurines de Kamen Rider                           les figurines de Super Sentai

 

Dans Le village du cinéma, se trouve une galerie d’exposition qui s’appelle Toei Anime gallery. Elle expose des objets représentatifs de la production d’animations Toei Anime comme par exemple, des affiches, des dessins sur papier Celluloïd sur lequel on a peint à la main les différentes étapes des dessins animés. Toei Anime a une longue histoire depuis 1956 dans le monde de l’animation japonaise, et beaucoup de gens sont fascinés par ses dessins animés.

     

                                  la salle d’exposition Toei Anime gallery

 

Il y a une autre galerie qui s’appelle Super Sentai×Kamen Rider Kyoto Roke gallery. Elle expose des photos de tournage de Super Sentai et Kamen Rider prises au village du cinéma.

 

Il y a une troisième salle d’exposition qui s’appelle Eiga Bunka kan (映画文化館). On peut y voir des objets qui ont appartenu à des acteurs défunts, ainsi que d’autres objets liés au monde du cinéma, comme des affiches ou du matériel ancien de cinéma.

        

 des affiches de cinéma                              des vieilles caméras

 

On peut se promener dans un lieu qui s’appelle Mito Komon Manyu no Yakata. Manyu (漫遊). On peut y voir des affiches aussi et des accessoires qui ont servi dans des scènes de la série dramatique japonaise Mito Komon. On peut aussi en acheter.

 

Un autre endroit intéressant s’appelle Kaodashi Kanban. On trouve des panneaux de bois où sont dessinés des personnages de héros grandeur nature mais sans le visage. On se place derrière le panneau, on met son propre visage dans le trou et on peut se prendre en photo. Ainsi, on devient soi-même un héros ou une héroïne.

    

                                       les panneaux de bois Kaodashi Kanban

 

Un endroit spécial est consacré à la célèbre chanteuse et actrice Hibari Misora. Elle était très dynamique et souriante. Elle est décédée à 52 ans en 1989. Cet endroit s’appelle Kyoto Uzumasa Misora Hibari za. On y voit des posters, des costumes et divers accessoires de cette grande artiste.

    les costumes de Hibari Misora

 

Ensuite, je vais vous présenter les attractions et les spectacles qui sont populaires auprès des enfants.

D’abord, l’attraction Katana de Go. On porte un sabre et on devient un participant actif. Le sabre n’est pas un vrai bien sûr donc, on peut laisser les enfants participer à cette acticité de sabre. Le prix pour y participer est pour les plus de 13 ans, 500 yens (environ 4 euros), et pour les enfants à partir de 3 ans, 400 yens (environ 3 euros).

l’attraction de Katana de Go

 

Et puis, voici une autre attraction qui s’appelle Laser Mission Dasshutsu no Shiro. Il y a des obstacles à franchir et on doit éviter des rayons laser jusqu’à la sortie du château. L’entrée pour y participer pour les plus de 13 ans est de 500 yens, et pour les enfants à partir de 3 ans, 400 yens.

       

         l’attraction de Dasshutsu no Shiro

 

Une autre attraction appelée Ninja no Toride est très populaire aussi. On doit s’échapper d’un bâtiment haut de 3 étages. Dans ce bâtiment aussi, il y a plusieurs obstacles à franchir, ils sont simplement physiques ou plus difficiles à franchir si on ne réfléchit pas. On en choisit qu’une seule voie. Pour participer, cela coûte 500 yens, et pour les enfants à partir de 3 ans, 400 yens.

Et puis il y a le spectacle (gratuit) qui s’appelle Totsugeki Ninja show Sasuke. C’est un spectacle de sons et lumières en 3D. Deux espions ninja de l’époque féodale, Sasuke Sarutobi et Hanzō Hattori mènent un combat.

    

 le spectacle Totsugeki Ninja show Sasuke

On peut aussi voir le spectacle Chanbara Tuji Shinan. C’est un combat d’épée, dans les rues de l’Open set que l’on peut voir de très près. C’est impressionnant. On peut, après le combat, en faire l’expérience nous aussi ! Ce spectacle aussi est gratuit !

                                                                                            

          

            un combat Chanbara

 

Au Village du cinéma, il y a non seulement des attractions et des spectacles, mais aussi la possibilité de porter des vêtements de samuraï ou de geisha (artiste femme portant un magnifique kimono dont le rôle était de distraire les convives des grandes réceptions).

 

Il y a deux studios pour se costumer :

  • le premier est le studio Otegaru Funso.

On peut revêtir un costume de samuraï ou un kimono de geisha sans se maquiller. Cela prend entre 15 à 20 minutes seulement et on nous prend une photo en tenue. Cela coûte 4 500 yens (environ 34 euros). Il y a 11 costumes différents pour les adultes et 8 pour les enfants.

          

                 le studio Otegaru Funso

 

  • le deuxième studio s’appelle Honkaku Funso. Si vous voulez un costume plus authentique de samuraï, c’est dans ce studio qu’il faut aller. C’est un peu long parce qu’on nous maquille et on nous met une perruque. Il faut presqu’une heure pour être costumé. On peut prendre une photo, et puis marcher dans les rues du village du cinéma aussi. Pour les adultes, cela coûte entre 8 500 et 16 000 yens (environ 120 euros) et pour les enfants, cela coûte 8 500 yens (environ 63 euros). Il y a 26 sortes de costumes pour les adultes et 6 pour les enfants. C’est populaire, en particulier auprès des étrangers.

    

                                                    le studio Honkaku Funso

 

Si vous avez faim pendant la visite, il y a 9 restaurants dans le Village du cinéma. On peut y manger de la cuisine japonaise, chinoise mais aussi occidentale.

 

Le Village du cinéma se trouve à l’ouest de Kyoto. On peut y aller en train, depuis la gare de Kyoto, avec la ligne JR Sagano en direction de Arashiyama jusqu’à la gare Uzumasa, et puis à pied pendant 5 minutes.

Le prix du billet d’entrée au Village du cinéma est de 2 200 yens (17 euros), pour les adultes, 1 300 yens (10 euros) pour les lycéens et les collégiens et 1 100 yens (9 euros) pour les enfants de plus de 3 ans.

 

Je pense que le Village du cinéma est une bonne destination de visite, parce qu’on peut voir comment on fait du cinéma et on peut savourer l’atmosphère d’un tournage de film historique. Les enfants peuvent s’y amuser beaucoup mais aussi les adultes. Si vous vous intéressez aux films historiques, au cinéma, je vous recommande d’aller au Village du cinéma à Kyoto.

Le Pavillon d’or Kinkakuji

Junya Nishioka, Suguru Miyazaki, Towa Nishioka

 

 

Kyoto est une ville historique et traditionnelle. Aujourd’hui, c’est une ville très touristique avec beaucoup d’endroits à visiter comme les temples, les jardins, les musées ou autres curiosités typiques.

 

Nous allons vous présenter un temple qui est très célèbre à Kyoto : le Pavillon d’or, en japonais « Kinkaku ji », « 金閣寺 » . « kin » veut dire « or », « kaku », les bâtiments des nobles, et « ji » signifie « temple ». Le pavillon d’or fait partie du temple Rokuon ji.

Il est situé dans l’arrondissement de Kita-ku au nord de la ville de Kyoto. Il a été inscrit au Patrimoine mondial en 1994. Comme son nom l’indique, il est recouvert de feuilles d’or à l’extérieur et à l’intérieur. Aux alentours du Pavillon d’or, il y a un grand jardin et plusieurs étangs.

Le Pavillon d’or

Historique

Au Japon , chaque temple dépend d’une secte. Le Pavillon d’or est rattaché à la secte bouddhiste « Rinzai shu ».

Plan du site du temple Rokuon ji

Ce temple a été édifié en 1397 par Yoshimitsu Ashikaga, un général de l’ époque de Muromachi (1338 -1573). À l’origine, c’était sa résidence et il voulait ainsi montrer sa richesse. À sa mort, en 1408, le Pavillon d’or est devenu un temple suivant les vœux de son testament. Sa construction avait coûté une centaine de millions de yens.

En 1950, tout a été détruit dans un incendie criminel mais il a été reconstruit en 1955. Après quelques années, les feuilles d’or se sont décollées à cause du soleil et des pluies.

De 1986 à 1987, on a restauré à grande échelle le Pavillon d’or. Sa restauration a coûté 740 millions de yens. Aujourd’hui, le Pavillon d’or est protégé par une laque plus résistante.

Aux alentours du Pavillon d’or, on peut y admirer également un étang, une cascade et une grande cloche. Selon une enquête conduite par le centre de recherche sur le tourisme à Kyoto, sur la fréquentation des touristes étrangers, en 2015, le Pavillon d’or est le deuxième site touristique le plus visité et le plus populaire à Kyoto, le premier site étant le sanctuaire Fushimi-inari.

La petite source près du Pavillon d’or

À la sortie du temple Kinkaku ji, il y a quelques magasins de souvenirs. On peut y acheter des amulettes, du thé, du saké ou des gâteaux japonais. Il y a aussi une maison de thé ancienne qui s’appelle « Fudo-Gamacha Sho» (不動釜茶所) . C’est un lieu de repos où l’on peut se restaurer.

Aux alentours du temple, il y a d’autres magasins de souvenirs.Toute l’année, de nombreux touristes y viennent pour y admirer les différentes saisons. Nous, nous vous conseillons d’y aller surtout en automne et en hiver : le temple et le jardin sont magnifiques.

On peut aller au Pavillon d’or, en bus pour 230 yens ( environ 2 euros). Il faut 50 minutes de la gare de Kyoto, et on descend à l’arrêt Kinkakujimichimae qui est le plus proche du temple. Le ticket d’entrée pour les plus de 13 ans est de 400 yens, pour les enfants de moins de 12 ans, 300 yens.

 

Le Pavillon d’or Kinkakuji est un des sites touristiques les plus célèbres à Kyoto. Il est situé dans un beau paysage où l’or constraste avec le vert de la nature. Quand nous avons visité le Pavillon d’or, il y avait beaucoup de monde. Ce jour-là, il y avait beaucoup d’élèves en voyage scolaire et de nombreux touristes étrangers. C’est un temple unique avec beaucoup de charme. Nous sommes fiers d’avoir ce magnifique temple à Kyoto.

 

 

 

Le temple Kiyomizu dera

Tomoko Ito – Ami Ishimaru

 

Kyoto, ancienne capitale, est restée très traditionnelle et compte de nombreux temples bouddhistes et shinto. Nous vous présentons le temple bouddhiste Kiyomizu dera.

Le temple de Kiyomizu dera a été construit en 778 à la demande de Sakanoue Tamuramaro un shogun de l’époque.

Le temple Kiyomizu dera est enregistré au Patrimoine culturel mondial depuis décembre 1994.

 

Il y a deux raisons principales pour nous de vous recommander d’aller visiter le temple Kiyomizu dera.

Tout d’abord, le plus important, c’est un endroit très beau. Le paysage varie en fonction des saisons, comme on peut le voir sur les photos ci-dessous.

Le temple,

  • au printemps, avec les cerisiers en fleurs,

  • en été, avec beaucoup de verdure,

  • en automne et en hiver avec les feuillages d’automne et la neige,

  • au temps des illuminations de nuit, en bleu et en rouge.

 

Il est magnifique n’est-ce pas ?

 

Et ensuite, dans ce temple, se trouve un endroit intéressant. C’est non seulement très beau mais aussi amusant. C’est un petit temple appelé le temple Jishu qui se trouve dans le temple Kiyomizu dera.

                                                            entrée du temple Jishu

C’est le temple dédié à l’amour. Dans ce temple, au milieu de l’allée centrale, il y a deux grosses pierres l’une en face de l’autre (photo ci-dessous) qui représentent l’amour entre deux personnes. Entre les deux pierres, il y a un intervalle de 10 mètres. Pour savoir si les deux personnes vont s’aimer, les yeux fermés, elles doivent chacune rejoindre l’autre d’une pierre à l’autre. Si elles se rencontrent, leur amour deviendra réalité. C’est très amusant.

                                                            allée centrale avec les pierres

Il y a beaucoup de boutiques de souvenirs sur le chemin qui mène au temple Kiyomizu dera et beaucoup de restaurants. C’est très joli !

 

Détails pratiques :

Accès :

La gare la plus proche du temple est la gare de Kawaramachi de la ligne des trains Hankyu et de là, on peut y aller avec le bus 207 direction Kiyomizudera.

Tarifs d’entrée :

– adulte, 400 yens (environ 3 euros)

enfant jusqu’au lycée, 200 yens (environ 1 euro 5)

Horaire d’ouverture :

Le temple est ouvert tous les jours de 18 heures à 21 heures.

 

 

Si vous venez à Kyoto, allez absolument au temple Kiyomizu dera et regardez les beaux paysages depuis le temple qui sont comme des peintures pour les yeux.

Le Musée du kaléidoscope

Tadami Terada et Ai Miyake

 

Kyoto est une ville très touristique où l’on peut apprécier et apprendre l’art traditionnel typiquement japonais comme les arts de la laque, de l’éventail, du papier japonais « washi », des poupées japonaises, du bambou, du kimono ou de la cérémonie du thé mais aussi l’art du cinéma, de la poterie et du tissage. Il y a de nombreux musées où l’on peut admirer tous ces arts et d’autres aussi.

Nous allons vous présenter le musée du kaléidoscope de Kyoto qui s’appelle «Kyoto mangekyo Museum » ; en anglais « Kaleidoscope Museum of Kyoto », « mangekyo » (se prononce « mannguékyo ») et signifie en japonais, « kaléidoscope ».

Ce musée est situé au centre de la ville de Kyoto, dans le quartier de Karasuma-oike dans la rue Anekoji, Il a été créé en 2004.

 

entrée du musée

Il y a beaucoup de types de kaléidoscopes dans ce musée, 300 kaléidoscopes différents et on peut en admirer et toucher environ 50. Les expositions sont renouvelées à chaque saison. En voici quelques exemples :

  • un kaléidoscope en maquette représentant le pont « Togetsukyo », le célèbre pont situé à Arashiyama, à l’ouest de Kyoto, avec en fond, un diorama.
 
kaléidoscope en forme de pont et diorama (dessin de Ai Miyake)

Le kaléidoscope est sur trois pilotis du pont et on voit sous le pont.

  • des kaléidoscopes en forme de vase en terre (kyoyaki) qui mesurent un mètre de haut ! Quand on regarde dans le vase, on peut voir une lumière aux couleurs vives.
 en forme de vase (dessin de Ai Miyake)

 

  • Un kaléidoscope en forme de boîte à musique  : on peut regarder dans le kaléidoscope en écoutant de la musique très belle. Le kaléidoscope est dans la boîte. On tourne la manivelle qu’il y a sur le côté pour actionner le kaléidoscope et pour avoir la musique. On met les yeux à gauche (sur la photo).

en forme de boîte à musique (dessin de Ai Miyake)
  • Un kaléidoscope en forme de projection kaléidoscopique. La vue dans le kaléidoscope est projetée en grand, sur un mur qui devient un grand écran. Il y a une projection une fois toutes les heures. C’est fantastique.

   une projection kaléidoscopique (dessin de Tadami Terada)
  • Un kaléidoscope en forme de Maiko et il s’appelle « Maiko 2003». Une Maiko est une jeune apprentie Geisha. Le kaléidoscope est dans ses yeux.

  Maiko 2003 (dessin Ai Miyake)

On tourne le peigne «kanzashi » richement décoré qui se trouve dans ses cheveux. C’est un peigne typique qui orne la coiffure japonaise traditionnelle.

Jusqu’à la fin février, on peut admirer des kaléidoscopes en forme de Pavillon d’or et de Tour de Kyoto. Les kaléidoscopes sont faits par des artisans japonais.

Mais attention, on ne peut pas prendre de photos pour ne pas abîmer les objets.

Dans ce musée, il y a une boutique de souvenirs. On peut acheter des kaléidoscopes et on en trouve en porte-clefs aussi. On peut en faire soi-même également. On achète le kit pour 520 yens (4 euros environ) et on nous aide à le monter. Il y a un café-restaurant à côté de la boutique. On peut déjeuner ou manger des gâteaux. On peut parler avec les employés du musée. Ils sont très gentils.

 

Accès au musée :

En métro : avec la ligne Karasuma (la ligne nord-sud) ou avec la ligne Tōzai (la ligne est-ouest), descendre à la gare de Karasumaoike, sorties 3-1 ou 3-2. Puis il faut marcher 3 minutes en direction de l’est.

En train Hankyu, descendre à la gare Hankyu Karasuma, sorties 18, 21 ou 22. Puis, marcher 10 minutes en direction du nord-est.

En bus de ville de Kyoto (les bus verts) si vous êtes près de la gare de Sanjo-Keihan : prendre la ligne 15 ou 51 et descendre à Karasumaoike. Mais on pense que le métro est mieux parce que c’est plus rapide et moins cher. Depuis la gare de Kyoto, le ticket de métro coûte 210 yens et il faut 5 minutes pour y aller.

Tarifs d’entrée au musée

tarif adulte, à partir de 16 ans : 300 yens (environ 2 euros)
tarifs collégien et enfant de plus de 5 ans : 200 yens (1 euro 50), pour les plus jeunes, c’est gratuit.
Ce musée ouvre du mardi au dimanche, de 10h à 18h.

 

Si vous vous intéressez aux kaléidoscopes ou aux musées un peu originaux, allez dans ce musée !! C’est un endroit intéressant à visiter à Kyoto et de plus, ce n’est pas cher et on peut admirer beaucoup de kaléidoscopes différents et très spéciaux. On vous recommande cette visite !

Le musée du train de Kyōto

par Sonoko Watanabe et Mizuho Fukuda

 

Dans le monde entier, les trains fascinent depuis leur création. Si on aime les trains, au Japon, comme il y a beaucoup de types de trains différents, c’est très intéressant.

Depuis le 29 avril 2016, un nouveau musée est apparu  à Kyōto : le Musée du Train. On peut y admirer beaucoup de trains à vapeur et d’autres plus modernes.

entrée du musée

gare de triage du musée des trains à vapeur

Entre le hall d’entrée et le bâtiment principal, il y a une promenade de 100 mètres, faite sur le modèle d’un quai avec des vrais trains mais qui ne sont plus utilisés aujourd’hui.

On y vend des boîtes-repas (bentō) à emporter et que l’on peut aussi manger dans une voiture-restaurant ancienne. Les « bentō  » qui se vendent seulement dans les gares, partout au Japon, sont appelés « ekiben 駅弁 » : « eki 駅 » signifie « gare » et « ben 弁 » est le premier kanji de « bentō ». Le contenu du « bentō » est une spécialité de la région traversée. Les boites-repas vendues dans ce musée sont des « ekiben » anciens.

 

ancienne voiture-restaurant

Rez-de-chaussée

rez-de-chaussée du musée

Au rez-de-chaussée du bâtiment principal – attention, au Japon, les étages sont décalés, le rez-de-chaussée en France est le 1er étage au Japon – on présente l’histoire des trains, le système du chemin de fer japonais et aussi des modèles d’anciens trains. Le premier train au Japon a roulé entre Shimbashi (à Tōkyō) et Yokohama.

La locomotive du shinkansen (l’équivalent du TGV en France) est très populaire auprès des enfants. Le mot « shin 新 » signifie « nouveau », « kan 幹 » signifie « coffre » ou « principal », et « sen 線 » signifie « ligne ». Le premier shinkansen, le type 0 (zéro) a commencé à rouler en 1964. On a fait ce train rapide pour les Jeux Olympiques de Tokyo de 1964.

De Tōkyō en direction du sud, Nagoya, Kyōto, Ōsaka etc., les numéros des shinkansen sont : 0, 100, 300, 500, 700, N 700, N700 A, N700-7 000, N700-8 000, et un des derniers shinkansen, celui qui va jusqu’à Kyūshū, 800.

De Tōkyō au nord du Japon, les numéros sont : 200, 400, E1, E2, E3, E4, E5, E6, E7 et W7.

Tous les shinkansen sont principalement blancs plus une couleur mais c’est surtout le design du train qui change.

 

locomotive d’un shinkansen

Sur la photo ci-dessus, pour les amoureux des trains, c’est le shinkansen de type 500. Il a commencé a rouler en 1997. Il y a presque toujours des parents ici, qui prennent leurs enfants en photo devant ce train à grande vitesse.

1er étage

 

1er étage du musée

Au 1er étage, au milieu, il y a un grand vide et on peut admirer les trains vus d’en haut.

 

trains vus depuis le 1er étage

 

À cet étage, on présente le système du transport des marchandises en train, et les biens culturels où l’on parle et voit des trains, comme les chansons, les films, les jeux (maquettes etc), les livres, etc.

On peut voir aussi un contrôle des billets transparent ainsi on voit le cheminement du ticket qui se déplace très lentement. C’est très intéressant.

 

un contrôle des billets transparent

 

Il y a aussi une grande salle où l’on peut voir des dioramas, une énorme maquette de trains et également un restaurant. Dans ce restaurant, les plats portent un nom de train. On peut manger pour environ 1 000 yens (environ 8 euros).

 

maquette de train et diorama

Il y a des simulateurs de conduite du shinkansen et d’autres trains aussi. Comme c’est le coin le plus populaire dans le musée, il y a un système de loterie pour pouvoir y jouer.

 

simulateurs et uniformes pour les enfants

2e étage

vues du 2e étage du musée

 

Au plafond du 1er étage, il y a une passerelle en verre en forme de voitures de shinkansen. Si vous allez au 2e étage en empruntant ces passerelles, vous pourrez voir le rez-de-chaussée.

 

 

passerelle en forme de shinkansen

vue de la passerelle du 2e étage

Au 2e étage, côté sud, il y a un grand toit en terrasse. Depuis cette terrasse, on peut voir des trains aussi, des trains en circulation parce que le musée est juste à côté de la gare de Kyōto qui est la plus grande gare de Kyōto.

 

un shinkansen et un train rapide en circulation vus depuis la terrasse

Si vous avez de la chance, vous verrez plusieurs trains différents en même temps.

Normalement, on ne peut pas entrer dans les trains dans ce musée, sauf plusieurs trains sur la promenade. Dans le musée, il y a beaucoup de trains qui ne roulent plus actuellement, donc ils doivent être bien conservés.

Autrefois au Japon, il n’y avait qu’une seule compagnie de chemin de fer, la compagnie JNR (Nihon Kokuyū Tetsudō ou en anglais Japan National Railways) mais aujourd’hui, il y a la ligne principale JR mais aussi beaucoup d’autres lignes importantes comme par exemple dans le Kansaï, Hankyū, Keihan, Kintestu.

Il y a beaucoup de lignes de trains, et prendre le train est très populaire ici. On prend le train pour aller au travail, pour aller à l’école ou à l’université, pour sortir, etc. Le train est un peu cher (bien sûr, ça dépend des lignes ou des entreprises du chemin de fer) .

 

Au Japon, il y a beaucoup de gens qui aiment les trains. On les appelle les « tetsudō-fan 鉄道ファン ». Le mot « tetsudō 鉄道 » signifie « chemin de fer » et « fan ファン » signifie « fan ». On les appelle aussi « tetsu-ota 鉄オタ » : « ota オタ » signifie « otaku オタク (Ça veut dire « fan » mais dans un sens un peu obsessionnel. ».

Le musée du train de Kyōto se trouve près du carrefour de la rue Shitchijō dōri et de la rue Ōmiya dōri à côté de la gare de Kyōto. On peut aller au musée en bus depuis la gare de Kyōto, c’est tout près. Il faut 10 minutes environ.

Le musée est ouvert tous les jours sauf les mercredis, les 1er, 9 et 16 janvier, et le 19 décembre. Les heures d’ouverture sont de 10h à 17h30. Le ticket d’entrée est de 1 200 yens pour les adultes, de 1 000 yens pour les étudiants et les lycéens, de 500 yens pour les collégiens et les élèves de l’école primaire et de 200 yens pour les enfants qui ont plus de 3 ans.

 

Quand on pense à Kyōto, on pense toujours à la ville traditionnelle et historique avec ses nombreux temples bouddhistes et shinto, mais c’est aussi une ville stratégique pour les transports des personnes et des marchandises en train. Si vous venez à Kyōto, visitez ce magnifique musée !

Le temple Mibu dera

par  Hikaru NAKAZONO

Kyoto est la ville la plus traditionnelle du Japon avec ses nombreux temples comme le temple Kiyomizu dera, le Pavillon d’or, le Temple d’argent, et beaucoup d’autres moins connus ! Je vais vous présenter le temple bouddhiste Mibu dera.

 

Le temple Mibu dera a été construit en 991 par un moine bouddhiste nommé Kaiken qui venait du Temple Mii à Shiga à côté de Kyoto.

le temple Mibu dera

À l’origine, il s’appelait Jizo in (地蔵院 ), nom donné par l’empereur Shirakawa en 1080. Ce temple dépend de la secte bouddhiste japonaise appelée Risshu. En 1259, un grand incendie va le détruire mais il va être reconstruit par Tairano Masahira, une personne du peuple.

On va prier dans ce temple pour sa santé, pour la réussite d’ examens ou l’obtention d’un bon travail. Moi, par exemple, quand j’étais en troisième au collège, j’y suis allée pour prier à la réussite de mon examen d’entrée au lycée et … je l’ai réussi !

Dans le temple Mibu dera, il y a plusieurs bâtiments, dont celui du temple Mibugawa Inari do. Le dieu de ce temple s’appelle Mibugawa Daimyoshin ou Inari Myoshin, c’est le dieu des récoltes. On va prier pour avoir de bonnes récoltes.

Il y a également la tour Sentaibutsutō. Cette tour a été construite en 1988. Il y a 1 000 statues d’Amitābha et de jizō, (le protecteur des enfants et des voyageurs), de l’époque Muromachi (1392~1573) installées en cône.

     

                la tour Sentaibutsutō                                les statues des «jizō», 

En 1300, Dogyo, un moine bouddhiste a créé un genre de spectacle comique en un acte, appelé kyōgen, généralement joué sur la même scène que les pièces de théâtre Nō. Ce genre s’appelle Mibu Onenfutsu kyōgen. C’est différent des spectacles comiques en général. Les acteurs jouent silencieusement avec un orchestre traditionnel accompagnant les pièces de Nō, aux sons d’une cloche, d’une flûte et d’un tambour (hayashi), en portant un masque.

Tous les printemps, en avril et mai, il y a la fête appelée Mibu Onenfutsukaï dans ce temple. Le premier spectacle a eu lieu en 1300, et puis pendant plus de 700 ans, sans interruption. Ce spectacle a lieu également en février et en octobre. En 1976, il a été enregistré Propriété culturelle folklorique immatérielle.

Mais le temple Mibu dera est sutout connu pour son histoire. A la fin de l’époque Edo (1603~1867), une organisation de défense appelée Shinsen gumi, composée de samouraïs, était chargée de surveiller les anti-shogounaux. Puis, en 1868, ce groupe a combattu dans la bataille Boshin senso contre les membres du nouveau gouvernement de l’époque.

Le groupe Shinsen gumi est très populaire et vraiment célèbre auprès des Japonais, en particulier, les fondateurs du groupe Isami Kondo et Kamo Serizawa, mais aussi, Toshizo Hijikata et Soji Okita.

 

       

       Isami KONDO                               Toshizo HIJIKATA

 

Soji OKITA

Les personnes qui ont essayé de renverser le shogounat pour établir un nouveau pouvoir politique se sont rassemblés à Kyoto et ont causé une grande agitation. Alors, des anciens samouraïs y sont allés pour maintenir l’ordre public. Et puis, ils ont été sous la protection de Katamori Matsudaïra.

                          

  Katamori MATSUDAIRA                                  Kamo SERIZAWA

Sur le côté est du temple (le bâtiment appelé Mibu duka), se trouve une statue de Isami Kondo et les tombes de Kamo Serizawa et des autres membres du groupe armé Shinsen gumi. Pour les voir, il faut un ticket d’entrée de 200 yens (1euro 50).

le buste de Isami KONDO

On peut visiter la résidence Yagi où se réunissait le groupe et on peut écouter le récit historique du groupe Shinsen gumi (en japonais seulement). L’entrée coûte 1 000 yens (7 euros 50).

 

la résidence Yagi

Dans le temple Mibu dera, en plus des seize spectacles de kyōgen, chaque année, il y a plusieurs autres évènements.

  • En janvier, se tient une réunion appelée « Shoshue », Des moines bouddhistes viennent expliquer les enseignements du bouddhisme. C’est ouvert à tous.
  • En février, il y a la fête appelée « Setsubunkai yakuyoke daihoe ». On prie pour ne pas avoir de malheur et pour la bonne fortune.
  • En mars et en septembre, il y a la fête appelée « Higane hōyō ». On enseigne et on écoute un texte bouddhique (« higan »), qui nous est personnellement destiné.
  • En avril, il y a la fête appelée « Hanamatsuri ». On célèbre la naissance de Cakyamuni, le fondateur du bouddhisme en Inde.
  • En juillet il y a également une cérémonie pour honorer l’âme des membres de Shinsen gumi, Cette cérémonie est gratuite.
  • Du 10 au 16 août, a lieu la fête appelée « Manto kuyoue ». On illumine les mille statues du temple pour célébrer les esprits de nos ancêtres.
  • La nuit du 31 décembre, on peut assister à la fête bouddhiste « Joya no kanetsuki » pour fêter l’arrivée de la nouvelle année. On fait sonner la grande cloche 108 fois. On dit que c’est le nombre de nos désirs pendant une année. Tout le monde est invité à faire sonner une fois la cloche du temple.

Le temple Mibu dera se trouve au centre de Kyoto près de Shi jo Omiya. On peut y aller depuis la gare de Kyoto avec le bus numéro 28, direction Arashiyama, et descendre à l’arrêt Mibuderamichi, puis on marche 3 minutes jusqu’au temple.

 

Ce temple est moins connu par les touristes donc c’est calme et c’est très bien. On peut y apprendre l’histoire et la culture japonaises. Je vous recommande cette visite.

La gelée « warabimochi »

Ayaka Okuno – Junko Oyama

 

Kyoto, ancienne capitale du Japon, a gardé beaucoup de délicieuses traditions culinaires. Nous allons vous présenter un dessert en forme de gelée. Connaissez-vous la gelée appelée « warabimochi » ? C’est très populaire au Japon. C’est doux et sucré. Nous en mangeons souvent en été. Comme beaucoup de desserts japonais, c’est fait à base de riz.

 

un paquet de gelée « warabimochi » acheté dans un supermarché

À l’époque Heian (794-1185), l’empereur Godaigo aimait beaucoup cette douceur appelée « warabimochi ». Puis, à l’époque Muromachi (1336-1573), la cérémonie du thé est devenue très populaire, ainsi, on buvait le thé accompagné de cette gelée.

Autrefois, elle était vendue dans la rue par des marchands ambulants qui cherchaient les clients en criant :「la gelée « warabimochi » est très bonne ! Acheter de la gelée !」 Aujourd’hui, on n’en voit plus, mais on comprend que c’était très populaire.

La gelée est faite à partir d’une sorte de fougère, de sucre et d’eau. Autrefois, on la faisait soi-même mais aujourd’hui tout le monde l’achète toute prête. Aujourd’hui comme la farine de fougère est très chère, on utilise plus souvent l’amidon de la patate douce. En général, on mange la gelée « warabimochi », saupoudrée de farine de soja « kinako » ou recouverte d’un sirop de sucre noir.

 

la gelée « warabimochi »

 

On peut en acheter partout, dans tous les supermarchés et supérettes mais on en trouve peu en hiver car c’est un produit de l’été. Une barquette de gelée coûte environ 100 yens. Cette gelée ne coûte même pas 1 euro ! Quand on achète la gelée, il y a toujours un sachet de poudre « kinako » avec et il faut la consommer dans la journée. On mange ce dessert au goûter en général avec un thé.

Nous pensons qu’il n’y a aucun Japonais qui n’a jamais mangé de gelée « warabimochi » ! C’est très bon. Nous vous recommandons de goûter à cette douceur !

L’éventail « Kyo-sensu »

Momoka Shiba – Kaori Kido

 

L’artisanat traditionnel japonais et notamment l’artisanat issu de Kyoto jouit depuis longtemps d’une grande popularité dans le monde grâce à sa réputation de haute qualité. Nous allons vous présenter l’éventail, un produit de l’artisanat japonais.

un éventail classique

 

☆L’éventail

En japonais, « éventail » se dit « sensu » et le préfixe « kyo » correspond au kanji « kyo » de Kyoto : 京扇子. L’éventail est un accessoire traditionnel japonais typique.

 

☆Qu’est-ce qu’on appelle un éventail « kyo-sensu » exactement ?

L’éventail « kyo-sensu » est né à Kyoto et date de l’époque Heian (794-1185). Encore aujourd’hui, il est fait d’une façon artisanale. C’était un accessoire réservé aux nobles de la cour impériale à l’époque Heian. Après l’époque Edo (1603-1867), tout le monde a pu utiliser un éventail, plus seulement les personnes fortunées. Puis, ils ont été commercialisés dans toutes les régions du Japon. L’éventail « kyo-sensu » est robuste et élégant. Aujourd’hui, 90% de la production des éventails japonais est un produit de Kyoto.

 

Le plus souvent, l’éventail est en forme de demi-cercle mais il y a d’autres formes, par exemple en forme de cœur ou en forme du Mont Fuji pour les plus originaux ! C’est très léger, donc facile et pratique à transporter quand on sort. Maintenant, dans les magasins, on en trouve de beaucoup de couleurs différentes et plus modernes.

un éventail en forme de coeur

 

un éventail en forme du Mont Fuji

 

☆Son utilisation

Autrefois, les Japonais utilisaient un éventail uniquement pendant des cérémonies officielles comme une cérémonie de mariage où pendant une pièce comique mimée (Rakugo), les comédiens s’en servaient pour jouer, etc.

Quand il fait chaud, bien sûr, on l’utilise et on peut en faire un soi-même.

 

☆Comment faire un éventail de Kyoto « kyo-sensu » ?

Voici un petit mode d’emploi :

1 – coller deux feuilles de papier japonais washi «和紙» ensemble,

2 – faire sécher et couper selon la forme voulue,

3 – plier en faisant des plis réguliers,

4 – percer un trou entre les deux feuilles de papier,

5 – souffler dans les trous,

6 – mettre une tige de bambou entre les deux feuilles de papier et c’est fini !!

les matériaux pour un « éventail maison »

 

Aujourd’hui, nous utilisons tous les jours un éventail pendant les grandes chaleurs de l’été. On peut en trouver entre 1 000 et 8 000 yens (de 10 à 60 euros). Tout le monde en utilise un, des adultes aux enfants, hommes et femmes.

On trouve quelques boutiques spécialisées à la vente d’éventails à Kyoto.

un magasin d’éventails « kyo-sensu »

 

À Kyoto, il reste encore quelques artisans qui font des éventails « kyo-sensu » mais cependant, le manque de successeurs est un problème pour l’avenir.

 

Si vous voulez acheter un éventail « Kyo-sensu », vous pouvez en trouver dans tous les magasins de souvenirs, à Kyoto. Bien sûr, on trouve aussi des éventails faits en Chine pour 100 yens mais ce n’est pas un produit typique de Kyoto ! C’est dommage ! Si vous venez à Kyoto, acheter un éventail fait sur place, c’est une bonne idée de cadeau-souvenir !!

La poterie «kyōyaki »

par Mizuho Fukuda et Sonoko Watanabe

 

Au Japon, la poterie est une vieille tradition. Ainsi, il y a plusieurs poteries de styles différents. À Kyōto aussi, il y a une culture de la poterie.

 

Le mot «kyōyaki 京焼 » est le nom générique des poteries de Kyoto, celles qui sont produites à partir de la fin du XVIe siècle. Le premier kanji est celui de Kyōto et «yaki » signifie « cuisson ». Par la suite, un nouveau style de poterie appelée « kiyomizuyaki 清水焼 » est apparu, et est devenu le nom le plus utilisé pour les poteries de Kyōto. Autrefois, il y avait un énorme marché de la poterie venant de partout au Japon.

À la fin du XVIe siècle, la vogue de la cérémonie du thé à Kyōto a eu pour effet la naissance de la poterie kyōtoïte. Cette poterie était offerte aux membres du palais de l’empereur, aux seigneurs féodaux, aux experts de la cérémonie du thé, et aux bonzes des temples bouddhistes.

Au XVIIe siècle, il y avait de nombreux experts des poteries «kyōyaki » ou « kiyomizuyaki », et aujourd’hui encore, ces poteries représentent une part de l’artisanat traditionnel de Kyōto.

Voilà un vase de style traditionnel de la poterie « kyōyaki ».

La poterie «kyōyaki » se caractérise par la diversité de ses couleurs et de ses styles. Autrefois, les potiers vivaient à la campagne et utilisaient la terre de leur région pour faire de la poterie. Mais la poterie «kyōyaki » était différente. Comme elle vient de Kyōto, on ne trouvait pas de terre utilisable pour la poterie. Ainsi, les potiers l’importaient d’autres régions à des prix bas, et l’adaptaient à leurs techniques.

Les potiers kyōtoïtes faisaient des porcelaines aussi qui sont également appelées «kyōyaki ».

Sur les photos ci-dessus, nous pouvons voir deux styles très différents de poterie «kyōyaki ».

 

À Kyōto, il y a une école de poterie, et aujourd’hui encore, il existe des jeunes potiers et potières qui font ce style de poterie mais avec de nouveaux design.

Voici par exemple, ci-dessus, une photo d’ œuvres d’une jeune potière.

Depuis la naissance de la poterie kyōtoïte, les potiers de «kyōyaki » ont reconverti une partie de leur maison en atelier. Il n’y avait pas d’espace pour construire des ateliers avec des grands fours à poterie dans Kyōto.

Les potiers travaillaient toujours à la main et ainsi, leurs productions coûtaient plus cher. Un bol pour le thé coûte environ 2 500 yens (environ 20 euros), et un bol que l’on utilise pendant une cérémonie du thé coûte environ 10 000 yens. Les prix sont très différents. Cela peut aller de 5 000 à 300 000 yens environ.

Comme les potiers de «kyōyaki » ont leur atelier à la maison, ces ateliers ont des petits fours et sont privés donc on ne peut pas les voir.

Mais si cela vous intéresse, près du carrefour de la rue Gojō dori et de la rue Higashi-ōji dori, se trouve le Musée commémoratif de Kanjirō Kawaï 河井寛次郎記念館. On peut visiter sa magnifique maison-atelier et ses fours. Il a fait beaucoup de poteries « kyōyaki ». Il est décédé en 1966 à l’âge de 76 ans et après, son habitation avec son atelier ont été reconvertis en musée. Le musée est ouvert tous les jours sauf le lundi, à la mi-août, et autour des fêtes de fin d’année. Les heures d’ouverture sont de 10h à 17h. Le ticket d’entrée est un peu cher (1 000 yens ) mais c’est magnifique.

Il y a environ 300 maisons de potiers qui font de la poterie «kyōyaki ». Il y a beaucoup de maisons célèbres, par exemple, pour le style traditionnel, il y a la maison Raku Kitchizaemon 樂 吉左衛門 ou la famille Raku 樂家, et Eïraku Zengorō 永楽 善五郎. Près du temple Kiyomizu dera清水寺, il y a la maison Miura Chikusen 三浦 竹泉.

Voilà quelques œuvres de ces potiers célèbres.

Il y a un autre musée, le Musée Raku 樂美術館 près du carrefour de la rue Ichijō dori et de la rue Horikawa dori. Le musée est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10h à 16h30. Dans le musée, il y a des œuvres de la famille Raku 樂家 et des documents historiques sur cette famille. La poterie Rakuyaki existe depuis environ 450 ans.

 

Chaque année, du 7 au 10 août, à l’extrême est de la rue Gojō dori, il y a un festival de la poterie. Ce festival a commencé au début du XXe siècle. L’origine de ce festival vient des potiers kyōtoïtes qui vendaient, à prix bas, les produits qu’ils n’avaient pas pu vendre dans leur magasin. Maintenant, beaucoup de jeunes potiers viennent de partout au Japon pour présenter et vendre leurs œuvres.

 

Aujourd’hui, les styles de poterie «kyōyaki » sont vraiment divers.

Voilà les poteries « kyōyaki » vendues au magasin «Seïgadō Tōen 清雅堂陶苑 ».

 

Le magasin Seïgadō Tōen où on vend les poteries des photos ci-dessus, se trouve dans la rue Matsubara, très proche du temple Kiyomizu dera.

 

Chaque maison et chaque potier a son propre style, et les couleurs sont différentes selon les maisons. Si vous venez à Kyōto, visitez les boutiques de poterie « kyōyaki » ou « kiyomizuyaki ». Beaucoup se trouvent près du temple Kiyomizu dera. Vous trouverez sûrement un bol, une tasse ou une jolie assiette à votre goût à rapporter en souvenir de Kyōto !