Le Village du cinéma

March 16, 2018

par Hikaru NAKAZONO

 

Les Japonais aiment beaucoup le cinéma et surtout les films historiques qui parlent de l’histoire de leur pays d’avant l’ère Meiji, avant 1868. Un des lieux de tournage de films se trouve à Kyoto. Il s’appelle Toei Uzumasa Eigamura, littéralement « Le village du cinéma de Toei Uzumasa ». Je vais vous le présenter.

 

Ce parc à thème a été créé en 1975. Il y a de nombreuses attractions, de spectacles et autres curiosités. On peut se faire prendre en photo portant une tenue d’époque. Les enfants peuvent faire l’expérience d’une scène de leur héros sous des effets spéciaux comme dans les séries télévisées japonaises pour enfants. Pendant la visite, on peut également assister à un tournage en direct.

Je vais vous présenter avec plus de détails plusieurs attractions du Village du cinéma.

La première attraction s’appelle Open Set. Ce sont plusieurs rues reconstituées, grandeur réelle, d’une ville de l’époque Edo (1600~1867). C’est en plein air et ces rues deviennent des décors pour les tournages des films historiques.

Quand un film ou une série télévisée est tourné ici, on peut y assister. Les jours de tournage sont publiés sur la page internet du parc Eigamura, la veille du tournage.

    

                                                      les rues-décors « Open Set »

 

La deuxième attraction s’appelle Kamen Rider×Super Sentai Hero Land. On peut voir des grandes figurines représentant chaque héros, et leur histoire. Bien sûr, on peut se prendre en photo devant les figurines.

 

 les figurines de Kamen Rider                           les figurines de Super Sentai

 

Dans Le village du cinéma, se trouve une galerie d’exposition qui s’appelle Toei Anime gallery. Elle expose des objets représentatifs de la production d’animations Toei Anime comme par exemple, des affiches, des dessins sur papier Celluloïd sur lequel on a peint à la main les différentes étapes des dessins animés. Toei Anime a une longue histoire depuis 1956 dans le monde de l’animation japonaise, et beaucoup de gens sont fascinés par ses dessins animés.

     

                                  la salle d’exposition Toei Anime gallery

 

Il y a une autre galerie qui s’appelle Super Sentai×Kamen Rider Kyoto Roke gallery. Elle expose des photos de tournage de Super Sentai et Kamen Rider prises au village du cinéma.

 

Il y a une troisième salle d’exposition qui s’appelle Eiga Bunka kan (映画文化館). On peut y voir des objets qui ont appartenu à des acteurs défunts, ainsi que d’autres objets liés au monde du cinéma, comme des affiches ou du matériel ancien de cinéma.

        

 des affiches de cinéma                              des vieilles caméras

 

On peut se promener dans un lieu qui s’appelle Mito Komon Manyu no Yakata. Manyu (漫遊). On peut y voir des affiches aussi et des accessoires qui ont servi dans des scènes de la série dramatique japonaise Mito Komon. On peut aussi en acheter.

 

Un autre endroit intéressant s’appelle Kaodashi Kanban. On trouve des panneaux de bois où sont dessinés des personnages de héros grandeur nature mais sans le visage. On se place derrière le panneau, on met son propre visage dans le trou et on peut se prendre en photo. Ainsi, on devient soi-même un héros ou une héroïne.

    

                                       les panneaux de bois Kaodashi Kanban

 

Un endroit spécial est consacré à la célèbre chanteuse et actrice Hibari Misora. Elle était très dynamique et souriante. Elle est décédée à 52 ans en 1989. Cet endroit s’appelle Kyoto Uzumasa Misora Hibari za. On y voit des posters, des costumes et divers accessoires de cette grande artiste.

    les costumes de Hibari Misora

 

Ensuite, je vais vous présenter les attractions et les spectacles qui sont populaires auprès des enfants.

D’abord, l’attraction Katana de Go. On porte un sabre et on devient un participant actif. Le sabre n’est pas un vrai bien sûr donc, on peut laisser les enfants participer à cette acticité de sabre. Le prix pour y participer est pour les plus de 13 ans, 500 yens (environ 4 euros), et pour les enfants à partir de 3 ans, 400 yens (environ 3 euros).

l’attraction de Katana de Go

 

Et puis, voici une autre attraction qui s’appelle Laser Mission Dasshutsu no Shiro. Il y a des obstacles à franchir et on doit éviter des rayons laser jusqu’à la sortie du château. L’entrée pour y participer pour les plus de 13 ans est de 500 yens, et pour les enfants à partir de 3 ans, 400 yens.

       

         l’attraction de Dasshutsu no Shiro

 

Une autre attraction appelée Ninja no Toride est très populaire aussi. On doit s’échapper d’un bâtiment haut de 3 étages. Dans ce bâtiment aussi, il y a plusieurs obstacles à franchir, ils sont simplement physiques ou plus difficiles à franchir si on ne réfléchit pas. On en choisit qu’une seule voie. Pour participer, cela coûte 500 yens, et pour les enfants à partir de 3 ans, 400 yens.

Et puis il y a le spectacle (gratuit) qui s’appelle Totsugeki Ninja show Sasuke. C’est un spectacle de sons et lumières en 3D. Deux espions ninja de l’époque féodale, Sasuke Sarutobi et Hanzō Hattori mènent un combat.

    

 le spectacle Totsugeki Ninja show Sasuke

On peut aussi voir le spectacle Chanbara Tuji Shinan. C’est un combat d’épée, dans les rues de l’Open set que l’on peut voir de très près. C’est impressionnant. On peut, après le combat, en faire l’expérience nous aussi ! Ce spectacle aussi est gratuit !

                                                                                            

          

            un combat Chanbara

 

Au Village du cinéma, il y a non seulement des attractions et des spectacles, mais aussi la possibilité de porter des vêtements de samuraï ou de geisha (artiste femme portant un magnifique kimono dont le rôle était de distraire les convives des grandes réceptions).

 

Il y a deux studios pour se costumer :

  • le premier est le studio Otegaru Funso.

On peut revêtir un costume de samuraï ou un kimono de geisha sans se maquiller. Cela prend entre 15 à 20 minutes seulement et on nous prend une photo en tenue. Cela coûte 4 500 yens (environ 34 euros). Il y a 11 costumes différents pour les adultes et 8 pour les enfants.

          

                 le studio Otegaru Funso

 

  • le deuxième studio s’appelle Honkaku Funso. Si vous voulez un costume plus authentique de samuraï, c’est dans ce studio qu’il faut aller. C’est un peu long parce qu’on nous maquille et on nous met une perruque. Il faut presqu’une heure pour être costumé. On peut prendre une photo, et puis marcher dans les rues du village du cinéma aussi. Pour les adultes, cela coûte entre 8 500 et 16 000 yens (environ 120 euros) et pour les enfants, cela coûte 8 500 yens (environ 63 euros). Il y a 26 sortes de costumes pour les adultes et 6 pour les enfants. C’est populaire, en particulier auprès des étrangers.

    

                                                    le studio Honkaku Funso

 

Si vous avez faim pendant la visite, il y a 9 restaurants dans le Village du cinéma. On peut y manger de la cuisine japonaise, chinoise mais aussi occidentale.

 

Le Village du cinéma se trouve à l’ouest de Kyoto. On peut y aller en train, depuis la gare de Kyoto, avec la ligne JR Sagano en direction de Arashiyama jusqu’à la gare Uzumasa, et puis à pied pendant 5 minutes.

Le prix du billet d’entrée au Village du cinéma est de 2 200 yens (17 euros), pour les adultes, 1 300 yens (10 euros) pour les lycéens et les collégiens et 1 100 yens (9 euros) pour les enfants de plus de 3 ans.

 

Je pense que le Village du cinéma est une bonne destination de visite, parce qu’on peut voir comment on fait du cinéma et on peut savourer l’atmosphère d’un tournage de film historique. Les enfants peuvent s’y amuser beaucoup mais aussi les adultes. Si vous vous intéressez aux films historiques, au cinéma, je vous recommande d’aller au Village du cinéma à Kyoto.

Le Musée du kaléidoscope

Tadami Terada et Ai Miyake

 

Kyoto est une ville très touristique où l’on peut apprécier et apprendre l’art traditionnel typiquement japonais comme les arts de la laque, de l’éventail, du papier japonais « washi », des poupées japonaises, du bambou, du kimono ou de la cérémonie du thé mais aussi l’art du cinéma, de la poterie et du tissage. Il y a de nombreux musées où l’on peut admirer tous ces arts et d’autres aussi.

Nous allons vous présenter le musée du kaléidoscope de Kyoto qui s’appelle «Kyoto mangekyo Museum » ; en anglais « Kaleidoscope Museum of Kyoto », « mangekyo » (se prononce « mannguékyo ») et signifie en japonais, « kaléidoscope ».

Ce musée est situé au centre de la ville de Kyoto, dans le quartier de Karasuma-oike dans la rue Anekoji, Il a été créé en 2004.

 

entrée du musée

Il y a beaucoup de types de kaléidoscopes dans ce musée, 300 kaléidoscopes différents et on peut en admirer et toucher environ 50. Les expositions sont renouvelées à chaque saison. En voici quelques exemples :

  • un kaléidoscope en maquette représentant le pont « Togetsukyo », le célèbre pont situé à Arashiyama, à l’ouest de Kyoto, avec en fond, un diorama.
 
kaléidoscope en forme de pont et diorama (dessin de Ai Miyake)

Le kaléidoscope est sur trois pilotis du pont et on voit sous le pont.

  • des kaléidoscopes en forme de vase en terre (kyoyaki) qui mesurent un mètre de haut ! Quand on regarde dans le vase, on peut voir une lumière aux couleurs vives.
 en forme de vase (dessin de Ai Miyake)

 

  • Un kaléidoscope en forme de boîte à musique  : on peut regarder dans le kaléidoscope en écoutant de la musique très belle. Le kaléidoscope est dans la boîte. On tourne la manivelle qu’il y a sur le côté pour actionner le kaléidoscope et pour avoir la musique. On met les yeux à gauche (sur la photo).

en forme de boîte à musique (dessin de Ai Miyake)
  • Un kaléidoscope en forme de projection kaléidoscopique. La vue dans le kaléidoscope est projetée en grand, sur un mur qui devient un grand écran. Il y a une projection une fois toutes les heures. C’est fantastique.

   une projection kaléidoscopique (dessin de Tadami Terada)
  • Un kaléidoscope en forme de Maiko et il s’appelle « Maiko 2003». Une Maiko est une jeune apprentie Geisha. Le kaléidoscope est dans ses yeux.

  Maiko 2003 (dessin Ai Miyake)

On tourne le peigne «kanzashi » richement décoré qui se trouve dans ses cheveux. C’est un peigne typique qui orne la coiffure japonaise traditionnelle.

Jusqu’à la fin février, on peut admirer des kaléidoscopes en forme de Pavillon d’or et de Tour de Kyoto. Les kaléidoscopes sont faits par des artisans japonais.

Mais attention, on ne peut pas prendre de photos pour ne pas abîmer les objets.

Dans ce musée, il y a une boutique de souvenirs. On peut acheter des kaléidoscopes et on en trouve en porte-clefs aussi. On peut en faire soi-même également. On achète le kit pour 520 yens (4 euros environ) et on nous aide à le monter. Il y a un café-restaurant à côté de la boutique. On peut déjeuner ou manger des gâteaux. On peut parler avec les employés du musée. Ils sont très gentils.

 

Accès au musée :

En métro : avec la ligne Karasuma (la ligne nord-sud) ou avec la ligne Tōzai (la ligne est-ouest), descendre à la gare de Karasumaoike, sorties 3-1 ou 3-2. Puis il faut marcher 3 minutes en direction de l’est.

En train Hankyu, descendre à la gare Hankyu Karasuma, sorties 18, 21 ou 22. Puis, marcher 10 minutes en direction du nord-est.

En bus de ville de Kyoto (les bus verts) si vous êtes près de la gare de Sanjo-Keihan : prendre la ligne 15 ou 51 et descendre à Karasumaoike. Mais on pense que le métro est mieux parce que c’est plus rapide et moins cher. Depuis la gare de Kyoto, le ticket de métro coûte 210 yens et il faut 5 minutes pour y aller.

Tarifs d’entrée au musée

tarif adulte, à partir de 16 ans : 300 yens (environ 2 euros)
tarifs collégien et enfant de plus de 5 ans : 200 yens (1 euro 50), pour les plus jeunes, c’est gratuit.
Ce musée ouvre du mardi au dimanche, de 10h à 18h.

 

Si vous vous intéressez aux kaléidoscopes ou aux musées un peu originaux, allez dans ce musée !! C’est un endroit intéressant à visiter à Kyoto et de plus, ce n’est pas cher et on peut admirer beaucoup de kaléidoscopes différents et très spéciaux. On vous recommande cette visite !

Le théâtre GEAR

Towa Nishioka, Junya Nishioka, Suguru Miyazaki

 

Quand vous imaginez Kyoto, probablement, vous pensez à la ville historique avec ses temples bouddhistes, shinto, aux personnes portant un kimono où à la ville ancienne. Nous allons vous présenter quelque chose de plus moderne.

Depuis environ 3 ans, une représentation théâtrale avec une technique de pointe est de plus en plus populaire à Kyoto. Elle s’appelle “GEAR”.  « GEAR » est un mot anglais, qui signifie « rouages ». Ce théâtre un peu spécial se trouve dans un immeuble qui s’appelle 1928 situé au carrefour de San jo dori et Teramachi dori dans la rue Gokō-machi près de la gare Karasuma-Oike.

                                                                                    1928

À l’origine, l’immeuble 1928 a été créé pour un journal en 1928, d’où son nom, mais en 1999, il a été rénové et depuis 2012, il abrite Le bâtiment Art Complex ainsi que trois cafés-restaurants, les « Café Indépendant », « Radio Café » et « Café Chocolat ».

En entrant, on ressent l’atmosphère d’une usine. C’est une petite salle de théâtre avec seulement cent places. Ce théâtre s’appelle « GEAR », en raison de ses rouages qui se déroulent et s’harmonisent entre eux.

Les personnages, 4 ou 5, jouent des rôles de robots qui travaillent dans une usine. Un autre personnage joue le rôle d’une poupée qui est fabriquée dans l’usine.

Voici le début de la pièce : un jour que les robots travaillent comme d’habitude, il y a une soudaine panne d’électricité. Ensuite, on voit une poupée qui ressent un sentiment humain, et ressuscite les robots mais ….. pour la suite de l’histoire, il faut aller voir sur place !

                                                               la scène du théâtre GEAR

Ensuite, nous allons parler des comédiens. Pendant la pièce, on peut voir plusieurs sortes d’arts : du mime, de la break dance, de la prestidigitation, et de la jonglerie. Chaque comédien jouant le rôle d’un robot porte un costume de couleur différente. Le robot rouge est expert en mime, le jaune, en break dance, le bleu, en prestidigitation, et le vert en jongleur. Certains, d’entre eux, sont de vrais champions du monde dans leur art. Par exemple, le jongleur a un record du monde Guinness.

Il y a deux particularités dans cette pièce :

  • L’une est que les comédiens n’utilisent aucune parole. Comme ils s’expriment seulement avec les mouvements de leur corps, les enfants et les gens qui ne comprennent pas le japonais peuvent s’amuser aussi et tout comprendre.
  • L’autre particularité est une mise en scène élaborée avec des techniques très modernes et perfectionnées comme un spectacle de sons et lumières, projeté par ordinateur sur un objet, avec une lumière laser qui peut montrer jusqu’à 16 millions de couleurs.

Ce théâtre joue la même représentation depuis 2012, 5 jours par semaine, deux fois par jour. La durée de la séance est de 1 heure et demie, sans entracte.

La salle est divisée en trois espaces et le prix de la place change suivant le lieu : devant, 4 200 yens (environ 30 euros), au milieu, 3 700 yens (environ 28 euros), au fond, 2 700 yens (environ 20 euros). On peut acheter les tickets sur place ou sur Internet.

Pour y aller, on vous conseille de prendre le métro jusqu’à la gare de Karasuma-Oike (pour les deux lignes). Il faut 10 minutes à pied de la gare de Karasuma-Oike jusqu’au théâtre.

 

Le théâtre GEAR est apprécié par beaucoup de monde. Faites votre possible pour y aller vous aussi !

La Tour de Kyoto

 

Umon Naiki – Mizuho Taniguchi

 

 

Kyoto est la ville la plus traditionnelle du Japon avec ses nombreux temples et sanctuaires. Mais nous allons vous présenter un monument très moderne : la Tour de Kyoto.

 

                                                                   La Tour de Kyoto

 

Elle se trouve au sud de Kyoto en face de la gare de Kyoto. Elle a été construite en avril 1959 et rénovée en 2016. Elle mesure 131 mètres et c’est la construction la plus haute de la ville de Kyoto. On y trouve beaucoup de boutiques.

                                                               Des magasins de souvenirs

Au rez-de-chaussée par exemple, se trouvent des magasins de souvenirs divers. On peut y acheter des souvenirs originaux de Kyoto, des gâteaux typiquement japonais mais aussi des produits de beauté de Kyoto.

                                                               Des restaurants au sous-sol

Au sous-sol, on peut manger et boire. Il y a dix-neuf restaurants.

Au premier étage, on peut expérimenter la culture japonaise. On peut faire des sushi (boulettes de riz vinaigré avec une tranche de poisson cru ou de fruits de mer au dessus) et des objets de l’art traditionnel.

Nous allons vous présenter le magasin AKANEYA qui vend des objets traditionnels.

                                                       Le magasin AKANEYA (あかね屋)

Une caractéristique spéciale de ce magasin est que l’on peut décorer soi-même l’objet que l’on a choisi comme par exemple, un verre, une tasse, un éventail ou une clochette en verre, objet japonais typique de l’été. On la suspend près d’une fenêtre et on dit que le son de la clochette bougeant au gré du vent apporte une sensation de fraicheur !

 

                                                               Des clochettes en verre

 

                                                         Des objets que l’on peut décorer

 

Cela coute 13 euros (1 620 yens) pour la tasse et le verre. Décorer une clochette en verre ou un éventail coute 19 euros (2 500 yens). Attention, si l’objet a besoin d’une cuisson, pour fixer les couleurs par exemple, on ne peut pas le rapporter le même jour. On peut aussi faire des bracelets en pierre.

Au deuxième étage, il y a deux restaurants avec vue sur la la ville de Kyoto. On peut louer un kimono, le vêtement traditionnel japonais et le porter.

Ce qui est très important pour les touristes, c’est l’office du tourisme. Il se trouve au deuxième étage aussi.

Au troisième étage il y a des bureaux.

Du quatrième étage au huitième étage se trouve l’hôtel « Tower hotel ».

Au neuvième et dixième étage, il y a un restaurant d’où l’on a une vue panoramique de Kyoto.

Au onzième étage, il y a des ascenseurs pour se rendre sur la terrasse. De là, on peut voir aussi tout Kyoto et surtout l’architecture de la gare de Kyoto qui est très belle, mais aussi, divers temples célèbres, par exemple le temple Kiyomizu, le temple Toji et d’autres encore. Il y a une très belle vue. Le soir, les lumières de la ville de Kyoto sont belles et fantastiques.

 

                                                              L’entrée de la Tour de Kyoto

 

Récemment, le nombre d’attractions touristiques dans la Tour de Kyoto a augmenté. Il y a aussi de plus en plus de touristes à Kyoto. La Tour de Kyoto est l’endoit idéal pour découvvrir un peu de la culture japonaise et aussi pour la faire connaitre. On peut y aller très facilement car elle est juste en face de la gare de Kyoto. Il y a aussi beaucoup d’hôtels près de la Tour de Kyoto et on peut aller visiter, à environ sept minutes à pied, le temple Higashihongan ji.

 

Nous aimons beaucoup la Tour de Kyoto parce qu’il y a beaucoup de choses à voir, à faire et à déguster ! Nous vous conseillons de la visiter dès le premier jour de votre arrivée à Kyoto, et pourquoi pas descendre à l’hôtel de la tour. Pendant votre séjour à Kyoto, portez aussi un kimono ! C’est une expérience unique.

Les légumes Kyōyasai de Kyoto

Shiori Imaya – Ayaka Takeda

 

 

Connaissez-vous les légumes appelés kyōyasai (se prononce kyōyassaï )?

Le kanji «kyo 京» est celui de Kyoto et «yasai 野菜 » signifie «légumes». Ce sont des légumes de la ville de Kyoto et récoltés dans la ville de Kyoto.

Il y a beaucoup de légumes kyōyasai, par exemple le radis japonais de Shogoin, le navet shogoinkabu, la carotte kintokininjin, etc.

Nous allons vous en présenter trois : les légumes appelés kamonasu, kujōnegi et manganzitōgarashi.

 

le légume appelé kamonasu ≪賀茂ナス≫

C’est une aubergine : ≪kamo 賀茂≫ est le nom du lieu de récolte dans Kyoto et ≪nasu なす≫ veut dire aubergine en japonais. C’est un légume typique parmi les légumes de Kyoto. Il est rond et de couleur violet foncé. Il apparait dès 1684 dans la littérature mais on ne connait pas sa vraie origine. Il est récolté de mai jusqu’à aout. Cette aubergine est toujours utilisée dans la cuisine de Kyoto l’été.

 

                                                                 des aubergines de Kyoto

 

le légume appelé kujōnegi 九条ネギ

C’est un poireau : ≪kujyo 九条≫ est le nom du lieu de récolte dans Kyoto et ≪negi ネギ≫ signifie poireau en japonais. C’est le légume le plus ancien importé de Chine, il y a 1300 ans. De la plantation traditionnelle jusqu’à la récolte, cela prend environ 1 an et 2 mois. C’est très long. Il a un gout sucré. On dit que la partie blanche de ce poireau combat les bactéries. Au Japon, il y a une vieille coutume : quand une personne a attrapé un rhume, elle enroule ce légume autour de son cou pour se soigner et guérir plus vite du coup de froid.

                                                                          des poireaux de Kyoto

 

le légume appelé manganzi tōgarashi 万願寺とうがらし

C’est un piment : ≪Manganzi 万願寺≫ est le nom de l’arrondissement de Kyoto d’où viennent ces légumes et ≪tōgarashiとうがらし≫ veut dire piment en japonais.

Le piment manganzitōgarashi est récolté de début de mai à fin septembre. À la différence d’un piment classique, il n’est pas piquant. Il est long, environ 15 centimètres. Sa chair est épaisse, douce et facile à manger parce qu’il y a moins de grains à l’intérieur. On l’appelle aussi le roi du piment.

Le piment tanganzitōgarashi a beaucoup de vertus. Par exemple, il favorise une bonne circulation du sang, il contient beaucoup de fibres et il est riche en vitamine C. On peut le manger cru, mais on le fait habituellement revenir à la poêle.

                                                                    les piments de Kyoto

Ces légumes font partie des ingrédients de la cuisine traditionnelle de Kyoto. On peut les acheter dans n’importe quel supermarché. Ils sont plus chers que les autres légumes parce qu’ils ont une valeur en plus due à la rareté et ils sont bio.

 

Si vous venez à Kyoto, goûtez aux légumes kyōyasai si l’occasion se présente.

Les bonbons kompeito

Mao ABE – Chigusa KANAI

Est-ce que vous connaissez les bonbons appelés kompeito ? Ce sont de minuscules bonbons, aux couleurs vives, ronds avec du relief, faits à base de sucre seulement.

  des bonbons kompeito

boites de bonbons kompeito de différents parfums

Ils ont été introduits au Japon, à Nagasaki plus exactement, à partir du XVIe siècle, par le Portugal. Le mot “kompeito” vient du mot portugais “confeito”, “confetti” en français qui rappelle la forme de ces bonbons.

Au début de XVII e siècle, ils sont arrivés à Kyoto et chez les plus fortunés, on les offrait en cadeau. Chez les nobles, les gens de la cour, les samouraïs, c’était une friandise précieuse, et c’est à partir du XVIII e siècle que tout le monde a pu gouter à ces bonbons.

Aujourd’hui, on les offre lors de cérémonies comme un mariage ou une naissance et on les mange aussi comme un bonbon normal. On les trouve dans les supérettes et supermarchés. Une petite boite coute à peu près deux cents yens, environ 2 euros.

des bonbons kompeito, gout pastèque

À Kyoto, il y a un magasin qui a comme spécialité ce bonbon. Il est célèbre. Il est situé à Hyakumanben au nord-est de Kyoto. Il faut environ 30 minutes de la gare de Kyoto au magasin. Il s’appelle Ryokujuanshimizu.

la maison Ryokujuanshimizu 

Dans ce magasin, on trouve 60 sortes de bonbons kompeito. Voici par exemple quelques parfums proposés : fraise, pastèque (les pastèques sont cultivées hors sol et murissent emballées individuellement), citrouille, banane, pomme, cannelle, citron. Les parfums changent à chaque saison. Mais pendant toute l’année, on peut acheter des bonbons gouts banane, citron, pomme, cannelle et d’autres parfums encore.

Il y a plusieurs recettes pour faire ces bonbons. Ce qui change principalement dans la façon de faire, sont la température et le temps de cuisson. Seulement un confiseur professionnel peut faire des bonbons kompeito. On ne peut pas en faire soi-même.

Les bonbons kompeito sont des bonbons très mignons. Ils sont bons. Tout le monde aime ces bonbons. Ils sont parfaits pour un cadeau. Si vous venez à Kyoto, goûtez à ces confiseries originales et offrez-en en souvenir de votre voyage à Kyoto !

Les pickles de Kyoto

Kaori Kido – Momoka Shiba

 
Kyoto est une ville très connue pour ces temples, ses traditions mais est-ce que vous connaissez ses spécialités culinaires ? Vous connaissez peut-être le célèbre thé vert matcha, ou ses gâteaux de riz collant traditionnels !

Nous allons vous présenter les pickles de Kyoto. Ils sont célèbres au Japon. Il y a beaucoup de sortes différentes. Ils sont faits avec de bons légumes de Kyoto et avec une méthode traditionnelle.
 

des pickles de radis japonais

 

caractéristiques

Les pickles sont de bons aliments pour la santé. On dit qu’il faut manger beaucoup de légumes pour avoir une bonne santé ! Mais il est difficile de manger beaucoup de légumes crus. De plus, les légumes cuits perdent leurs vitamines contrairement aux pickles qui les conservent.
 

historique

Kyoto est loin de la mer, donc autrefois, il n’y avait pas de poisson ni de fruit de mer, ainsi la culture des légumes s’est développée. De plus, pour conserver les aliments longtemps, s’est répandu la méthode de fermentation des aliments, ce qui a donné naissance aux pickles.
Au Japon, l’aliment principal est le riz blanc, au goût simple qui convient bien avec celui, plus relevé, des pickles.
 

< Comment faire des pickles ? >

C’est très courant et très facile de faire des pickles à la maison. Chaque mère possède sa propre méthode qu’elle enseigne à ses filles. Il y a beaucoup de genres de pickles, mais la plupart des pickles de Kyoto utilisent la méthode de la saumure pour garder le goût de chaque légume.
Voici comment faire.
Les pickles appelés senmaizuke (千枚漬け) à base de navet.
 des navets

  1. Peler un navet et garder seulement la meilleure partie du légume.
  2. Le couper en tranches fines. Un navet donne environ 30 tranches d’une épaisseur de 2 mm environ.
  3. Les étaler dans un récipient de façon égale. Ce travail est important pour obtenir un même goût pour chaque tranche.
  4. Conserver le navet dans du sel. Il est important que 70 à 80% du goût soit déterminé par cette opération. Ajouter un peu de sucre (60g) et de vinaigre (120cc) dans le navet.
  5. Mettre un couvercle sur le récipient et attendre un jour. On peut les manger dès le lendemain. Ils doivent être consommés dans la semaine et gardés au réfrigérateur.

 

 

genres de pickles

Il y a beaucoup de genres de pickles. En voici quelques exemples : les pickles appelés shibazuke (柴漬け)faits avec des concombres, les pickles avec les feuilles de navet, appelés suguki (すぐき), les pickles de citrouille, en japonais « kabocha », appelés kabochazuke(かぼちゃ漬け)et les pickles faits avec une sorte de pomme de terre de montagne, appelé yamaimozuke (山芋漬け).
 

des sachets de pickles de Kyoto

 
Un paquet de pickles comme sur la photo ci-dessus, coute environ 500 yens (environ 4 euros).
On mange généralement des pickles pour accompagner le riz blanc. On en mange à presque tous les repas. Souvent on trouve des pickles dans les bentoboîte de repas à emporter pour manger à l’extérieur) que l’on achète dans le commerce. On peut acheter des pickles dans les magasins de souvenirs et dans les supermarchés.
Bien sûr, on trouve des pickles dans les autres régions du Japon avec des gouts un peu différents. Par exemple, à Okinawa, c’est une ile au sud du Japon, on trouve des pickles faits avec des goyaves(ゴーヤ)

des pickles de Kyoto

le jaune, du chou chinois   le violet, de l’aubergine

le rose, du radis blanc japonais macéré dans l’ aromate shiso       

le vert, du concombre

 
Les pickles de Kyoto sont très bons et on peut les faire soi-même ! Vous aussi, essayer les pickles de Kyoto et faites – en aussi. C’est très facile !
 

 

Les parapluies japonais « kyowagasa »

par Miwa Wakamatsu et Haruna Suehiro

 Autrefois, à Kyoto, ancienne capitale du Japon, les habitants étaient très exigeants envers la mode. Ainsi, Kyoto a développé un accessoire de mode d’une beauté particulière, fabriqué avec des matières coûteuses et distinguées, un parapluie appelé « kyowagasa » (prononcé « kyowagassa ») .

 

parapluies « kyo wagasa »

parapluies « kyowagasa »

1. Présentation des parapluies « kyowagasa »

Le parapluie « wagasa » est un parapluie à l’ancienne, originaire de Chine. Le caractère chinois de « wa 和 » veut dire « japonais » et « gasa 傘 », « parapluie ». Le kanji de « kyo 京 » est le « kyo » de Kyoto, ainsi le parapluie « kyowagasa » est un parapluie typique de Kyoto. En japonais, on l’écrit « 京和傘 ». Il est arrivé au Japon de la Corée, en 552, pour servir d’accessoire pendant des cérémonies bouddhistes. A ce moment-là, on l’appelait « kinugasa » et on ne le fermait jamais. D’abord, on l’a utilisé comme une ombrelle ou un talisman, et il était un symbole d’autorité dans la noblesse. Les gens du peuple avaient eux aussi « leur parapluie », un chapeau en forme de cône appelé « sugegasa » et une sorte d’imperméable appelée « mino ». A l’époque Edo (de 1603 à 1867), le parapluie, réservé aux riches, a commencé à être utilisé par tout le monde. On peut le voir dans des peintures de cette époque. Puis, il est passé d’objet quotidien à accessoire principal de mode. Les fabriquants de parapluies l’ont donc fait plus beau. Dans beaucoup de tableaux, on retrouve des personnes peintes portant des vêtements élégants et une jolie ombrelle. Cet objet a beaucoup changé suivant les différentes époques et maintenant c’est un bel objet d’art japonais. On l’utilise souvent dans des danses traditionnelles japonaises et pendant la cérémonie du thé. A Kyoto, ville la plus traditionnelle du Japon, le parapluie « wagasa » y est utilisé depuis plus longtemps que partout ailleurs au Japon. Maintenant, il y a trois types de parapluies typiques « kyowagasa ».

2. Les trois types de parapluies « kyowagasa »

Il y a tout d’abord, le parapluie appelé « bangasa 番傘 ». C’est un parapluie pour les hommes. Sa décoration est très simple et son manche est un peu gros et lourd.

parapluie « bangasa »

parapluie « bangasa »

 

Ensuite, il y a le parapluie nommé « habutae ». Ses kanji « 羽二重 » se traduisent littéralement par « double plume » parce que sa toile est fabriquée avec deux matières légères : du papier japonais et de la soie. Il est plus solide et il est fait avec des fils aux couleurs vives entre le manche et les baleines. On l’utilise quand on va à une fête ou un festival et que l’on porte des vêtements traditionnels.

parapluie « habutae »

parapluie « habutae »

 

Enfin, il y a le parapluie que l’on appelle « janomegasa 蛇の目傘 ». Le terme « janome » veut dire les yeux de serpent parce que l’on peut voir ce motif quand on le regarde depuis le haut.

parapluie « janomegasa »

parapluie « janomegasa »

3. Fabrication du parapluie « kyowagasa »

Ce parapluie est fait avec du papier typiquement japonais, du bambou, du bois, de la laque, de l’huile de lin, du tanin du fruit le plaquemine (ou kaki) et de tapioca. On utilise des matières de bonne qualité. Il y a un artisan pour chaque matière, par exemple on trouve le spécialiste de la structure des baleines, celui du papier japonais, etc. La durée de fabrication est différente selon la taille et la décoration de l’objet. Cela peut varier de quelques semaines à un mois ou plus. Il y a plus de quatre-vingt étapes différentes dans sa fabrication qui nécessitent des techniques spécialisées.

4. Les différences entre un parapluie moderne et un parapluie traditionnel

Il y a beaucoup de différences entre les deux, bien sûr, tout d’abord leur origine mais il y a aussi quatre autres grandes différences. La première différence est la structure des baleines.

  • Dans le parapluie moderne : la toile est à l’extérieur et les baleines sont à l’intérieur, donc on est souvent mouillé quand on le ferme. De plus, le nombre de baleines va de huit à douze.
  • En ce qui concerne le parapluie traditionnel japonais, ses baleines sont à l’extérieur et sa toile est à l’intérieur. Il y en a de 30 à 70. Comme la toile est huilée, elle est solide.

La deuxième différence est la matière.

  • Pour le premier, la matière utilisée est artificielle. Elle est fabriquée en polyester et en acier.
  • Les parapluies japonais sont fait en matière naturelle comme le bambou et le bois.

La troisième différence est le moyen de le tenir quand il est fermé.

  • On tient le parapluie moderne par sa canne.
  • On tient le parapluie « kyowagasa » par le bout du parapluie.

La quatrième différence est le prix.

  • Bien sûr, il y a des prix différents, plus ou moins chers, mais un parapluie moderne va coûter au plus 10 000 yens (moins de 100 euros).
  • En général, un parapluie traditionnel japonais peut coûter entre 10 000 et 20 000 yens (entre 90 et 200 euros). C’est très cher.

 

parapluies «kyo wagasa» fermés

parapluies « kyo wagasa » fermés

5. Où peut-on acheter un parapluie japonais traditionnel ?

A Kyoto, le magasin de parapluies Hiyoshiya est très populaire. Il a été fondé à la fin de l’époque Edo. C’est une maison ancienne qui fabrique et restaure les parapluies utilisés aux Fêtes de Gion et de Aoi. Ce sont deux des plus célèbres fêtes à Kyoto. La fête de Gion a été créée pour conjurer les maladies et toutes sortes de mésaventures. Elle a lieu chaque année pendant le mois de juillet. La fête d’Aoi est connue comme une fête plus élégante et plus ancienne. Chaque année, des habitants de Kyoto défilent en costume traditionnel de l’époque Heian (de 794 à 1192). Elle a lieu le 5 mai. On peut acheter un parapluie fait sur mesure pour cette occasion.

magasin Hiyoshiya

le magasin Hiyoshiya

Ce magasin se trouve au centre de la ville de Kyoto. Pour y aller, il faut prendre le bus numéro 9 de la gare de Kyoto ou le bus numéro 12 de l’arrêt Shijokawaramachi et descendre à l’arrêt Horikawateranouchi. Et puis, il faut marcher environ 2 minutes. Comme nous, allez admirer les jolis parapluies traditionnels de ce magasin !! De plus, les employés sont très gentils.

6. Les produits dérivés

Aujourd’hui, on trouve plusieurs produits dérivés du parapluie « wagasa ». Ce sont des produits très attirants sous plusieurs aspects. Bien sûr, comme les parapluies, ils sont pratiques, et pour beaucoup, ils ont gardés les baleines. Par exemple, la lampe et les lustres « wagasa ». Ils sont faits avec les mêmes matières que celles des parapluies et la lumière transparaît à travers le papier japonais. Si on utilise le papier avec plusieurs couleurs, on peut les mettre dans beaucoup d’endroits différents. C’est très élégant et original.

 

lampe « wagasa »

lampe « wagasa »

Les lampes, particulièrement, fascinent beaucoup de monde. Elles changent l’ambiance d’une pièce et la rendent plus chic.

 

lustres « wagasa » d’intérieur

lustres « wagasa » d’intérieur

lustres « wagasa »

lustres « wagasa »

 

Ensuite, le panier de fruits. Il est très rare. Il est fabriqué à partir de la structure des parapluies traditionnels, par conséquent, on peut le fermer comme un parapluie !

panier de fruits

panier de fruits

 

On peut l’utiliser en décoration pendant un repas de noces par exemple. Tout comme les petits parapluies de décoration, colorés et petits car ils sont fabriqués comme objets de décoration. Si vous voulez célébrer un mariage de style japonais, vous pouvez utiliser ces petits parapluies. C’est très mignon.

petits parapluies de décoration

petits parapluies de décoration

 

Si vous vous intéressez aux parapluies traditionnels japonais, offrez-vous en un comme cadeau-souvenir de votre voyage à Kyoto !

De belles vues sur la ville de Kyoto et ses environs

Yuka Tanaka

À Kyoto, il y a beaucoup de choses traditionnelles japonaises à voir et à faire comme la visite de temples par exemple. Vous connaissez certainement le Temple d’or (Kinkakuji), le Temple Kiyomizu dera perché sur ses pilotis de bois ? Et si on se promène dans le centre de Kyoto, on peut y admirer de vieilles maisons typiquement japonaises.

Je vais vous présenter trois endroits avec une belle vue sur la ville de Kyoto.

La première vue : depuis le temple Kiyomizu dera. Le temple est très connu auprès des étrangers et des Japonais. Beaucoup de touristes viennent visiter ce temple. On grimpe une petite côte pour arriver jusqu’à l’entrée du temple. La visite coûte 400 yens (200 yens pour les écoliers et collégiens).

 

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paysage de  printemps                                         illuminations d’automne

Après seulement 10 minutes de marche, on peut y découvrir une vue magnifique sur la ville de Kyoto. A chaque saison, le paysage change et il est toujours très beau. Pour aller au temple Kyomizu dera, de la gare de Kyoto, il faut prendre les bus N°100 ou N°206 et descendre à l’arrêt Gojōsaka.

La deuxième vue : depuis Shōgunzuka. Cet endroit se trouve près du temple Shōrenin. A l’’époque Nagaoka (784-793), la capitale du Japon s’appelait Nagaokakyō. A cette époque, il y avait beaucoup d’assassinats et de catastrophes naturelles. L’empereur Kanmu pensait que cette capitale était sujette à une malédiction donc il a pensé qu’il fallait changer d’endroit. Ainsi, après avoir découvert la magnifique vue sur Kyoto, il a fait installer la nouvelle capitale sur la montagne, près de  Shōgunzuka. Autrefois, les Japonais croyaient plus à la théorie du Feng shui (art millénaire d’origine chinoise ayant comme but d’harmoniser l’énergie environnementale) et ce paysage est idéal pour le Feng shui. Puis, la capitale s’est appelée Heian et ensuite Kyoto. Maintenant, à cet endroit, il y a un grand observatoire. On peut voir un très beau paysage surtout la nuit, il est particulièrement magnifique !

 

shougunnzuka

         Vue sur la Tour de Kyoto et la ville

Pour y aller depuis la gare de Kyoto, il y a deux façons : la première, on prend un taxi et on y arrive en 20 minutes environ. C’est très simple mais c’ est un peu cher. La deuxième façon est de prendre un bus et de descendre à l’arrêt Jingūdō. Ensuite, il faut prendre une navette qui coûte 100 yens, pour aller jusqu’à Shōgunzuka.    

La dernière vue est celle de Oeyama, la montagne de Oe. Si vous allez à cet endroit, je vous recommande d’y allez en automne. Tôt le matin, la vue sur les nuages est absolument magnifique !

 

                        oeyama1oeyama

                                                Vue sur la ville depuis la montagne Oeyama, en automne

Pendant les autres saisons, la vue est très belle aussi. Au printemps, on peut admirer les cerisiers en fleurs. Il y a un temple shinto dans cette montagne, c’est le sanctuaire Onitake inari. Pour aller à Oeyama, de la gare de Kyoto, il faut prendre un train de la ligne JR et descendre à la gare Oe. Et après on prend un bus et on descend à l’arrêt Yamanoie. Ensuite, il faut marcher environ une heure. C’est loin donc on peut prendre un taxi ou louer une voiture, mais ça coûte environ 6000 yens, c’est un peu cher !! On peut voir les montagnes au nord de Kyoto et la ville de Fukuchiyama.

Si vous venez au Japon, vous pourrez admirer de magnifiques vues sur Kyoto et ses environs qui n’ont pas changées depuis des siècles !!

 

 

 

 

 

Le papier « kurotaniwashi »

Yuka Tanaka et Mako Okuda

On appelle « washi », le papier traditionnel japonais, et le papier « kurotaniwashi » est le papier fabriqué dans la ville de Kurotani qui lui a donné son nom. Elle est située au sud-est de la préfecture de Kyoto. Le papier « kurotaniwashi » fait partie du patrimoine culturel immatériel de Kyoto depuis le 15 avril 1983.

Le papier traditionnel japonais, si mince soit-il, est résistant parce que les fibres qui le composent sont plus longues que celles d’ un papier ordinaire.

Il y a 800 ans, durant la période Kamakura (1185-1334), l’histoire de ce papier a commencé. Un soldat vaincu a commencé à en fabriquer pour pouvoir survivre et faire vivre sa famille. Il l’utilisait principalement pour fabriquer des objets. Mais dès la période Edo (1603-1867), la fabrication de ce papier s’est développée dans l’industrie traditionnelle. On l’utilisait pour envelopper les kimonos, ce que l’on fait encore aujourd’hui. De nos jours, par exemple, on peut trouver aussi des cartes faites avec du papier traditionnel comme sur la photo ci-dessous.

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La façon de fabriquer ce papier suit 5 procédés : le premier procédé consiste à piétiner dans la rivière l’écorce des arbres pour les adoucir. Ensuite, on fait bouillir la pâte obtenue, puis on la bat pour dénouer les fibres. Enfin, on la laisse reposer dans un état sirupeux et enfin on la filtre. Après cela, on fait sècher le papier. L’arbre utilisé s’appelle « kōzo ». Cet arbre a besoin de deux ans pour grandir et on exploite seulement 5% de l’arbre, et le reste est utilisé pour diverses choses mais principalement pour la fabrication des baguettes jetables comme celles que l’on trouve dans les paniers-repas (bento) que l’on peut acheter partout.

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le papier sèche

Le nombre de jeunes qui veulent devenir artisans dans le papier traditionnel «kurotaniwashi» diminue chaque année. On essaie de renouveler les utilisations de ce papier pour garder cet artisanat actif. Par exemple, pour faire connaître ce papier auprès des jeunes, les écoliers de la ville de Ayabeshi font eux-mêmes le papier qui servira à leur diplôme.

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un enfant en train de faire le papier pour son diplôme

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un diplôme de fin d’étude d’école primaire de la ville de Ayabeshi

On peut faire également soi-même du papier traditionnel « kurotaniwashi » au centre culturel Kurotaniwashi kaikan qui se trouve à Ayabe, dans la préfecture de Kyoto. Pour y aller, de la gare de Kyoto, il faut prendre un train JR de la ligne San-in en direction de l’ouest et descendre à la gare Ayabe et puis prendre le bus Ayabasu et descendre à l’arrêt Kurotaniwashikaikanmae. Il faut environ 2 heures pour y aller de la gare de Kyoto et le billet de train coûte 1 420 yens. L’atelier coûte 700 yens  et il faut réserver une semaine avant. Cette expérience est très populaire auprès des touristes étrangers et auprès des touristes japonais aussi. C’est un peu loin mais c’est une bonne expérience à faire.

A Kyoto, il existe une université appelée Kyoto dentō kōgei daigaku. On peut étudier divers artisanats traditionnels japonais et étrangers comme par exemple, les techniques du dessin ou différentes techniques japonaises. Cette école comprend onze départements, dont celui de la fabrication du papier artisanal, un département céramique, un département sculpture spécialisé dans la fabrication des statues de bouddha, etc. En novembre 2010, l’école a conclu un partenariat avec L’Ecole Boulle à Paris (Ecole Supérieure, Lycée des Métiers d’art, de l’Architecture intérieure et du Design) et chaque année, des étudiants japonais vont en France pour étudier divers arts artisanaux français.

Au Japon, malheureusement, le nombre de personnes qui connaît et qui apprend les métiers d’art diminue. C’est important de garder vivant et de transmettre le patrimoine artisanal aux générations futures et pourquoi pas à la postérité !