Des friperies à Kyoto

January 31, 2019

Daisuke Mizuma, Kensuke Matsuda, Shumpei Sawa

 

Nous allons vous présenter un pan de la vie moderne à Kyoto, des boutiques de vêtements d’occasion.

Il y a beaucoup de friperies au Japon maintenant. Nous avons essayé d’en trouver des originales et nous allons vous présenter leurs caractéristiques et l’ambiance que l’on trouve dans ces boutiques.

En général, on trouve dans ces friperies une majorité de pièces uniques dont beaucoup viennent d’Amérique, de toutes les tailles, en bon ou mauvais état, mais très bon marché. C’est tout le charme des friperies.

Le plaisir est de regarder chaque vêtement, chercher sa taille et essayer de trouver un trésor si possible en bon état.

 

Voici quelques friperies.

la friperieKYOTO JAM à Kawaramachi

C’est une chaine de friperies  qui comprend sept magasins, localisés à Osaka et à Kyoto. C’est la plus grande friperie que nous allos vous présenter. Il y a beaucoup de vêtements – jeans, blousons, T-shirts etc. – mais aussi des chaussures dont certaines en cuir. On trouve une grande variété de produits, pour tous les gouts.

 

des rayons de chaussures

Quand nous y sommes allés, il y avait beaucoup d’étrangers.

au magasin《HARAJUKU CHICAGO》KYOTO

à Teramachi dori

Vous, les touristes, vous vous demandez peut-être aussi si on peut trouver des kimonos d’occasion bon marché à Kyoto, eh bien oui, il existe de nombreux endroits où c’est possible.

La chaine de friperie Chicago est la plus populaire. Parmi tous les rayons de vêtements, la plus grande attraction est le rayon kimono au deuxième étage (= 1er étage en France). Cette chaine est celle qui offre le plus grand choix de kimonos, un choix d’environ 5 000 pièces.

Vous pouvez ainsi découvrir la culture japonaise au travers de vieux vêtements.

des kimonos Vintage

le magasin《Small Change》KYOTO à Teramachi dori

Les grandes friperies se trouvent principalement à Tokyo et seulement à Kyoto pour l’ouest du Japon. Il y a quatre magasins, à Tokyo, à Nagoya, à Fukuoka et à Kyoto.

On trouve des vêtements vintages pour hommes et pour femmes. Ce magasin est particulièrement riche aussi en accessoires. Par exemple, des sacs, des chapeaux, des lunettes de soleil. Il y a beaucoup de vêtements uniques et pratiques, donc vous pouvez trouver votre bonheur.

On trouve toutes sortes de clients dans les friperies, des étudiants bien sûr, des jeunes filles et garçons et également des touristes étrangers.

 

Nous aimerions que même les gens qui ne se sont pas intéressés par les vêtements d’occasion prennent plaisir à se rendre dans les friperies à Kyoto et pourquoi pas, trouver un vêtement original. Nous vous recommandons fortement d’aller y faire un tour pendant votre séjour au Japon.

Le Centre commercial Kyoto Family

Ryosuke Miyazono, Kiyonari Sakamoto, Tadami Terada

 

 

À Kyoto, on ne visite souvent que les endroits touristiques comme les temples, les sanctuaires ou les musées. Nous allons vous emmener dans un lieu de vie de tous les jours où on voit des Japonais et non pas des touristes. Cet endroit se trouve à l’ouest de Kyoto et il est appelé « Kyoto Family ».

 

Kyoto Family est un centre commercial créé en 1982, par Takuya Okada, PDG de « Diamond Family ». Ce groupe a pour philosophie d’adapter la ville aux familles. Ainsi, le nom « Kyoto Family » a été formé sur le même modèle que le groupe dont il dépend. Il y a également à Nara, le centre commercial « Nara Family ». Maintenant, ils appartiennent à l’enseigne AEON, une grande société de distribution japonaise dirigée par Motoya Okada.

 

Le centre commercial Kyoto Family a deux grandes entrées : la principale, sur l’avenue Shijō-dori et l’autre, côté ouest, sur la rue Kadonoōji-dori. Il y en a une plus petite côté est.

 

entrée principale, avenue Shijō-dori

entrée ouest, rue Kadonoōji-dori

 

Ce centre commercial ressemble un peu à Monoprix en France. On y trouve aussi beaucoup de magasins divers à l’intérieur qui vendent des articles pas chers.

Nous allons vous présenter un peu plus en détail le centre commercial Kyoto Family.

Au premier étage (= rez de chaussée en France), il y a un grand supermarché fréquenté surtout par les familles du quartier. C’est l’espace le plus important de ce centre commercial. Côté entrée Shijō, on trouve un magasin de vêtements de la célèbre marque UNIQLO. Il y a également, un fleuriste et un magasin qui vend des articles ménagers. 

Au deuxième étage (= 1er étage en France), il y a un magasin de la chaine Daiso « tout à 100 yens » (attention + la taxe de 8%) qui vend la plupart des articles nécessaires à la vie quotidienne. On trouve également plusieurs boutiques de vêtements et un grand magasin de produits électroniques de la chaine EDION.

Le troisième étage ( = 2e étage en France) est un endroit pour faire une pause. On trouve une aire de jeux électroniques, de jeux-vidéo mais aussi la librairie Iwagaki shoten pour grand public, ainsi qu’un café, un MacDo, mais aussi d’autres restaurants de cuisine japonaise, un restaurant de nouilles chinoises (ramen).  À Kyoto Family, on peut manger à partir de 6 euros  (800 yens) environ.

Il y a aussi des magasins plus originaux au deuxième étage comme, un magasin qui vend des jeux de cartes,  un magasin de meubles, une bijouterie, etc. Il y a aussi un centre de massages et un assureur. Et tout cela reste bon marché.

 

Plusieurs évènements plus ou moins festifs ont lieu dans le Centre commercial Kyoto Family toute l’année par exemple, au moment des fêtes de fin d’année comme Halloween et Noël. C’est très populaire auprès des enfants.

 

des décorations extérieures pour les fêtes de fin d’année

 

Qu’y a-t-il aux alentours du centre commercial Kyoto Family ?

Le centre commercial est entouré de plusieurs boutiques et de grandes chaines de restaurants telles que Kurazushi, une chaine de restaurants de sushis, Mister Donuts, un magasin de beignets, McDonald’s, un fastfood MacDo. Il y a aussi une agence de la Banque de Kyoto sur l’avenue Shijō-dori. L’Université des études étrangères de Kyoto, notre université, se trouve à proximité également. Beaucoup d’étudiants y vont pour déjeuner, faire leurs courses ou du shopping.

 

Devant l’entrée principale, il y a des arrêts de bus qui peuvent vous emmener au Centre-ville ou à Arashiyama (avec le bus numéro 28 par exemple), le lieu touristique le plus populaire de l’ouest de Kyoto.

 

Comment se rendre au centre commercial Kyoto Family :

  • à pied, de la gare de Saiin des trains Hankyu, (dix minutes),
  • en bus de la gare de Kyoto, descendre à l’arrêt Kadonoōji,
  • en métro, depuis la station de métro Uzumasatenjingawa, puis, à pied ou prendre les bus 8, 27, 27 spécial, 71 spécial, 80 ou 84.

Évidemment, on peut y aller en voiture. Il y a environ 600 places de parking appartenant au centre commercial.

 

Le centre commercial Kyoto Family est entouré de plusieurs universités, donc on peut voir aussi, en plus des familles du quartier, des étudiants et des employés des bureaux y aller pour faire leurs courses ou manger dans les différents restaurants. Quelques étudiants y font même un petit travail.

À Kyoto Family, on trouve tout ce dont on a besoin pour la vie de tous les jours. Nous vous recommandons d’y aller vous aussi, vous pourrez ainsi y observer la vie quotidienne japonaise.

Le Village du cinéma

par Hikaru NAKAZONO

 

Les Japonais aiment beaucoup le cinéma et surtout les films historiques qui parlent de l’histoire de leur pays d’avant l’ère Meiji, avant 1868. Un des lieux de tournage de films se trouve à Kyoto. Il s’appelle Toei Uzumasa Eigamura, littéralement « Le village du cinéma de Toei Uzumasa ». Je vais vous le présenter.

 

Ce parc à thème a été créé en 1975. Il y a de nombreuses attractions, de spectacles et autres curiosités. On peut se faire prendre en photo portant une tenue d’époque. Les enfants peuvent faire l’expérience d’une scène de leur héros sous des effets spéciaux comme dans les séries télévisées japonaises pour enfants. Pendant la visite, on peut également assister à un tournage en direct.

Je vais vous présenter avec plus de détails plusieurs attractions du Village du cinéma.

La première attraction s’appelle Open Set. Ce sont plusieurs rues reconstituées, grandeur réelle, d’une ville de l’époque Edo (1600~1867). C’est en plein air et ces rues deviennent des décors pour les tournages des films historiques.

Quand un film ou une série télévisée est tourné ici, on peut y assister. Les jours de tournage sont publiés sur la page internet du parc Eigamura, la veille du tournage.

    

                                                      les rues-décors « Open Set »

 

La deuxième attraction s’appelle Kamen Rider×Super Sentai Hero Land. On peut voir des grandes figurines représentant chaque héros, et leur histoire. Bien sûr, on peut se prendre en photo devant les figurines.

 

 les figurines de Kamen Rider                           les figurines de Super Sentai

 

Dans Le village du cinéma, se trouve une galerie d’exposition qui s’appelle Toei Anime gallery. Elle expose des objets représentatifs de la production d’animations Toei Anime comme par exemple, des affiches, des dessins sur papier Celluloïd sur lequel on a peint à la main les différentes étapes des dessins animés. Toei Anime a une longue histoire depuis 1956 dans le monde de l’animation japonaise, et beaucoup de gens sont fascinés par ses dessins animés.

     

                                  la salle d’exposition Toei Anime gallery

 

Il y a une autre galerie qui s’appelle Super Sentai×Kamen Rider Kyoto Roke gallery. Elle expose des photos de tournage de Super Sentai et Kamen Rider prises au village du cinéma.

 

Il y a une troisième salle d’exposition qui s’appelle Eiga Bunka kan (映画文化館). On peut y voir des objets qui ont appartenu à des acteurs défunts, ainsi que d’autres objets liés au monde du cinéma, comme des affiches ou du matériel ancien de cinéma.

        

 des affiches de cinéma                              des vieilles caméras

 

On peut se promener dans un lieu qui s’appelle Mito Komon Manyu no Yakata. Manyu (漫遊). On peut y voir des affiches aussi et des accessoires qui ont servi dans des scènes de la série dramatique japonaise Mito Komon. On peut aussi en acheter.

 

Un autre endroit intéressant s’appelle Kaodashi Kanban. On trouve des panneaux de bois où sont dessinés des personnages de héros grandeur nature mais sans le visage. On se place derrière le panneau, on met son propre visage dans le trou et on peut se prendre en photo. Ainsi, on devient soi-même un héros ou une héroïne.

    

                                       les panneaux de bois Kaodashi Kanban

 

Un endroit spécial est consacré à la célèbre chanteuse et actrice Hibari Misora. Elle était très dynamique et souriante. Elle est décédée à 52 ans en 1989. Cet endroit s’appelle Kyoto Uzumasa Misora Hibari za. On y voit des posters, des costumes et divers accessoires de cette grande artiste.

    les costumes de Hibari Misora

 

Ensuite, je vais vous présenter les attractions et les spectacles qui sont populaires auprès des enfants.

D’abord, l’attraction Katana de Go. On porte un sabre et on devient un participant actif. Le sabre n’est pas un vrai bien sûr donc, on peut laisser les enfants participer à cette acticité de sabre. Le prix pour y participer est pour les plus de 13 ans, 500 yens (environ 4 euros), et pour les enfants à partir de 3 ans, 400 yens (environ 3 euros).

l’attraction de Katana de Go

 

Et puis, voici une autre attraction qui s’appelle Laser Mission Dasshutsu no Shiro. Il y a des obstacles à franchir et on doit éviter des rayons laser jusqu’à la sortie du château. L’entrée pour y participer pour les plus de 13 ans est de 500 yens, et pour les enfants à partir de 3 ans, 400 yens.

       

         l’attraction de Dasshutsu no Shiro

 

Une autre attraction appelée Ninja no Toride est très populaire aussi. On doit s’échapper d’un bâtiment haut de 3 étages. Dans ce bâtiment aussi, il y a plusieurs obstacles à franchir, ils sont simplement physiques ou plus difficiles à franchir si on ne réfléchit pas. On en choisit qu’une seule voie. Pour participer, cela coûte 500 yens, et pour les enfants à partir de 3 ans, 400 yens.

Et puis il y a le spectacle (gratuit) qui s’appelle Totsugeki Ninja show Sasuke. C’est un spectacle de sons et lumières en 3D. Deux espions ninja de l’époque féodale, Sasuke Sarutobi et Hanzō Hattori mènent un combat.

    

 le spectacle Totsugeki Ninja show Sasuke

On peut aussi voir le spectacle Chanbara Tuji Shinan. C’est un combat d’épée, dans les rues de l’Open set que l’on peut voir de très près. C’est impressionnant. On peut, après le combat, en faire l’expérience nous aussi ! Ce spectacle aussi est gratuit !

                                                                                            

          

            un combat Chanbara

 

Au Village du cinéma, il y a non seulement des attractions et des spectacles, mais aussi la possibilité de porter des vêtements de samuraï ou de geisha (artiste femme portant un magnifique kimono dont le rôle était de distraire les convives des grandes réceptions).

 

Il y a deux studios pour se costumer :

  • le premier est le studio Otegaru Funso.

On peut revêtir un costume de samuraï ou un kimono de geisha sans se maquiller. Cela prend entre 15 à 20 minutes seulement et on nous prend une photo en tenue. Cela coûte 4 500 yens (environ 34 euros). Il y a 11 costumes différents pour les adultes et 8 pour les enfants.

          

                 le studio Otegaru Funso

 

  • le deuxième studio s’appelle Honkaku Funso. Si vous voulez un costume plus authentique de samuraï, c’est dans ce studio qu’il faut aller. C’est un peu long parce qu’on nous maquille et on nous met une perruque. Il faut presqu’une heure pour être costumé. On peut prendre une photo, et puis marcher dans les rues du village du cinéma aussi. Pour les adultes, cela coûte entre 8 500 et 16 000 yens (environ 120 euros) et pour les enfants, cela coûte 8 500 yens (environ 63 euros). Il y a 26 sortes de costumes pour les adultes et 6 pour les enfants. C’est populaire, en particulier auprès des étrangers.

    

                                                    le studio Honkaku Funso

 

Si vous avez faim pendant la visite, il y a 9 restaurants dans le Village du cinéma. On peut y manger de la cuisine japonaise, chinoise mais aussi occidentale.

 

Le Village du cinéma se trouve à l’ouest de Kyoto. On peut y aller en train, depuis la gare de Kyoto, avec la ligne JR Sagano en direction de Arashiyama jusqu’à la gare Uzumasa, et puis à pied pendant 5 minutes.

Le prix du billet d’entrée au Village du cinéma est de 2 200 yens (17 euros), pour les adultes, 1 300 yens (10 euros) pour les lycéens et les collégiens et 1 100 yens (9 euros) pour les enfants de plus de 3 ans.

 

Je pense que le Village du cinéma est une bonne destination de visite, parce qu’on peut voir comment on fait du cinéma et on peut savourer l’atmosphère d’un tournage de film historique. Les enfants peuvent s’y amuser beaucoup mais aussi les adultes. Si vous vous intéressez aux films historiques, au cinéma, je vous recommande d’aller au Village du cinéma à Kyoto.

Le théâtre GEAR

Towa Nishioka, Junya Nishioka, Suguru Miyazaki

 

Quand vous imaginez Kyoto, probablement, vous pensez à la ville historique avec ses temples bouddhistes, shinto, aux personnes portant un kimono où à la ville ancienne. Nous allons vous présenter quelque chose de plus moderne.

Depuis environ 3 ans, une représentation théâtrale avec une technique de pointe est de plus en plus populaire à Kyoto. Elle s’appelle “GEAR”.  « GEAR » est un mot anglais, qui signifie « rouages ». Ce théâtre un peu spécial se trouve dans un immeuble qui s’appelle 1928 situé au carrefour de San jo dori et Teramachi dori dans la rue Gokō-machi près de la gare Karasuma-Oike.

                                                                                    1928

À l’origine, l’immeuble 1928 a été créé pour un journal en 1928, d’où son nom, mais en 1999, il a été rénové et depuis 2012, il abrite Le bâtiment Art Complex ainsi que trois cafés-restaurants, les « Café Indépendant », « Radio Café » et « Café Chocolat ».

En entrant, on ressent l’atmosphère d’une usine. C’est une petite salle de théâtre avec seulement cent places. Ce théâtre s’appelle « GEAR », en raison de ses rouages qui se déroulent et s’harmonisent entre eux.

Les personnages, 4 ou 5, jouent des rôles de robots qui travaillent dans une usine. Un autre personnage joue le rôle d’une poupée qui est fabriquée dans l’usine.

Voici le début de la pièce : un jour que les robots travaillent comme d’habitude, il y a une soudaine panne d’électricité. Ensuite, on voit une poupée qui ressent un sentiment humain, et ressuscite les robots mais ….. pour la suite de l’histoire, il faut aller voir sur place !

                                                               la scène du théâtre GEAR

Ensuite, nous allons parler des comédiens. Pendant la pièce, on peut voir plusieurs sortes d’arts : du mime, de la break dance, de la prestidigitation, et de la jonglerie. Chaque comédien jouant le rôle d’un robot porte un costume de couleur différente. Le robot rouge est expert en mime, le jaune, en break dance, le bleu, en prestidigitation, et le vert en jongleur. Certains, d’entre eux, sont de vrais champions du monde dans leur art. Par exemple, le jongleur a un record du monde Guinness.

Il y a deux particularités dans cette pièce :

  • L’une est que les comédiens n’utilisent aucune parole. Comme ils s’expriment seulement avec les mouvements de leur corps, les enfants et les gens qui ne comprennent pas le japonais peuvent s’amuser aussi et tout comprendre.
  • L’autre particularité est une mise en scène élaborée avec des techniques très modernes et perfectionnées comme un spectacle de sons et lumières, projeté par ordinateur sur un objet, avec une lumière laser qui peut montrer jusqu’à 16 millions de couleurs.

Ce théâtre joue la même représentation depuis 2012, 5 jours par semaine, deux fois par jour. La durée de la séance est de 1 heure et demie, sans entracte.

La salle est divisée en trois espaces et le prix de la place change suivant le lieu : devant, 4 200 yens (environ 30 euros), au milieu, 3 700 yens (environ 28 euros), au fond, 2 700 yens (environ 20 euros). On peut acheter les tickets sur place ou sur Internet.

Pour y aller, on vous conseille de prendre le métro jusqu’à la gare de Karasuma-Oike (pour les deux lignes). Il faut 10 minutes à pied de la gare de Karasuma-Oike jusqu’au théâtre.

 

Le théâtre GEAR est apprécié par beaucoup de monde. Faites votre possible pour y aller vous aussi !

La Tour de Kyoto

 

Umon Naiki – Mizuho Taniguchi

 

 

Kyoto est la ville la plus traditionnelle du Japon avec ses nombreux temples et sanctuaires. Mais nous allons vous présenter un monument très moderne : la Tour de Kyoto.

 

                                                                   La Tour de Kyoto

 

Elle se trouve au sud de Kyoto en face de la gare de Kyoto. Elle a été construite en avril 1959 et rénovée en 2016. Elle mesure 131 mètres et c’est la construction la plus haute de la ville de Kyoto. On y trouve beaucoup de boutiques.

                                                               Des magasins de souvenirs

Au rez-de-chaussée par exemple, se trouvent des magasins de souvenirs divers. On peut y acheter des souvenirs originaux de Kyoto, des gâteaux typiquement japonais mais aussi des produits de beauté de Kyoto.

                                                               Des restaurants au sous-sol

Au sous-sol, on peut manger et boire. Il y a dix-neuf restaurants.

Au premier étage, on peut expérimenter la culture japonaise. On peut faire des sushi (boulettes de riz vinaigré avec une tranche de poisson cru ou de fruits de mer au dessus) et des objets de l’art traditionnel.

Nous allons vous présenter le magasin AKANEYA qui vend des objets traditionnels.

                                                       Le magasin AKANEYA (あかね屋)

Une caractéristique spéciale de ce magasin est que l’on peut décorer soi-même l’objet que l’on a choisi comme par exemple, un verre, une tasse, un éventail ou une clochette en verre, objet japonais typique de l’été. On la suspend près d’une fenêtre et on dit que le son de la clochette bougeant au gré du vent apporte une sensation de fraicheur !

 

                                                               Des clochettes en verre

 

                                                         Des objets que l’on peut décorer

 

Cela coute 13 euros (1 620 yens) pour la tasse et le verre. Décorer une clochette en verre ou un éventail coute 19 euros (2 500 yens). Attention, si l’objet a besoin d’une cuisson, pour fixer les couleurs par exemple, on ne peut pas le rapporter le même jour. On peut aussi faire des bracelets en pierre.

Au deuxième étage, il y a deux restaurants avec vue sur la la ville de Kyoto. On peut louer un kimono, le vêtement traditionnel japonais et le porter.

Ce qui est très important pour les touristes, c’est l’office du tourisme. Il se trouve au deuxième étage aussi.

Au troisième étage il y a des bureaux.

Du quatrième étage au huitième étage se trouve l’hôtel « Tower hotel ».

Au neuvième et dixième étage, il y a un restaurant d’où l’on a une vue panoramique de Kyoto.

Au onzième étage, il y a des ascenseurs pour se rendre sur la terrasse. De là, on peut voir aussi tout Kyoto et surtout l’architecture de la gare de Kyoto qui est très belle, mais aussi, divers temples célèbres, par exemple le temple Kiyomizu, le temple Toji et d’autres encore. Il y a une très belle vue. Le soir, les lumières de la ville de Kyoto sont belles et fantastiques.

 

                                                              L’entrée de la Tour de Kyoto

 

Récemment, le nombre d’attractions touristiques dans la Tour de Kyoto a augmenté. Il y a aussi de plus en plus de touristes à Kyoto. La Tour de Kyoto est l’endoit idéal pour découvvrir un peu de la culture japonaise et aussi pour la faire connaitre. On peut y aller très facilement car elle est juste en face de la gare de Kyoto. Il y a aussi beaucoup d’hôtels près de la Tour de Kyoto et on peut aller visiter, à environ sept minutes à pied, le temple Higashihongan ji.

 

Nous aimons beaucoup la Tour de Kyoto parce qu’il y a beaucoup de choses à voir, à faire et à déguster ! Nous vous conseillons de la visiter dès le premier jour de votre arrivée à Kyoto, et pourquoi pas descendre à l’hôtel de la tour. Pendant votre séjour à Kyoto, portez aussi un kimono ! C’est une expérience unique.

Les pickles de Kyoto

Kaori Kido – Momoka Shiba

 
Kyoto est une ville très connue pour ces temples, ses traditions mais est-ce que vous connaissez ses spécialités culinaires ? Vous connaissez peut-être le célèbre thé vert matcha, ou ses gâteaux de riz collant traditionnels !

Nous allons vous présenter les pickles de Kyoto. Ils sont célèbres au Japon. Il y a beaucoup de sortes différentes. Ils sont faits avec de bons légumes de Kyoto et avec une méthode traditionnelle.
 

des pickles de radis japonais

 

caractéristiques

Les pickles sont de bons aliments pour la santé. On dit qu’il faut manger beaucoup de légumes pour avoir une bonne santé ! Mais il est difficile de manger beaucoup de légumes crus. De plus, les légumes cuits perdent leurs vitamines contrairement aux pickles qui les conservent.
 

historique

Kyoto est loin de la mer, donc autrefois, il n’y avait pas de poisson ni de fruit de mer, ainsi la culture des légumes s’est développée. De plus, pour conserver les aliments longtemps, s’est répandu la méthode de fermentation des aliments, ce qui a donné naissance aux pickles.
Au Japon, l’aliment principal est le riz blanc, au goût simple qui convient bien avec celui, plus relevé, des pickles.
 

< Comment faire des pickles ? >

C’est très courant et très facile de faire des pickles à la maison. Chaque mère possède sa propre méthode qu’elle enseigne à ses filles. Il y a beaucoup de genres de pickles, mais la plupart des pickles de Kyoto utilisent la méthode de la saumure pour garder le goût de chaque légume.
Voici comment faire.
Les pickles appelés senmaizuke (千枚漬け) à base de navet.
 des navets

  1. Peler un navet et garder seulement la meilleure partie du légume.
  2. Le couper en tranches fines. Un navet donne environ 30 tranches d’une épaisseur de 2 mm environ.
  3. Les étaler dans un récipient de façon égale. Ce travail est important pour obtenir un même goût pour chaque tranche.
  4. Conserver le navet dans du sel. Il est important que 70 à 80% du goût soit déterminé par cette opération. Ajouter un peu de sucre (60g) et de vinaigre (120cc) dans le navet.
  5. Mettre un couvercle sur le récipient et attendre un jour. On peut les manger dès le lendemain. Ils doivent être consommés dans la semaine et gardés au réfrigérateur.

 

 

genres de pickles

Il y a beaucoup de genres de pickles. En voici quelques exemples : les pickles appelés shibazuke (柴漬け)faits avec des concombres, les pickles avec les feuilles de navet, appelés suguki (すぐき), les pickles de citrouille, en japonais « kabocha », appelés kabochazuke(かぼちゃ漬け)et les pickles faits avec une sorte de pomme de terre de montagne, appelé yamaimozuke (山芋漬け).
 

des sachets de pickles de Kyoto

 
Un paquet de pickles comme sur la photo ci-dessus, coute environ 500 yens (environ 4 euros).
On mange généralement des pickles pour accompagner le riz blanc. On en mange à presque tous les repas. Souvent on trouve des pickles dans les bentoboîte de repas à emporter pour manger à l’extérieur) que l’on achète dans le commerce. On peut acheter des pickles dans les magasins de souvenirs et dans les supermarchés.
Bien sûr, on trouve des pickles dans les autres régions du Japon avec des gouts un peu différents. Par exemple, à Okinawa, c’est une ile au sud du Japon, on trouve des pickles faits avec des goyaves(ゴーヤ)

des pickles de Kyoto

le jaune, du chou chinois   le violet, de l’aubergine

le rose, du radis blanc japonais macéré dans l’ aromate shiso       

le vert, du concombre

 
Les pickles de Kyoto sont très bons et on peut les faire soi-même ! Vous aussi, essayer les pickles de Kyoto et faites – en aussi. C’est très facile !
 

 

Les parapluies japonais « kyowagasa »

par Miwa Wakamatsu et Haruna Suehiro

 Autrefois, à Kyoto, ancienne capitale du Japon, les habitants étaient très exigeants envers la mode. Ainsi, Kyoto a développé un accessoire de mode d’une beauté particulière, fabriqué avec des matières coûteuses et distinguées, un parapluie appelé « kyowagasa » (prononcé « kyowagassa ») .

 

parapluies « kyo wagasa »

parapluies « kyowagasa »

1. Présentation des parapluies « kyowagasa »

Le parapluie « wagasa » est un parapluie à l’ancienne, originaire de Chine. Le caractère chinois de « wa 和 » veut dire « japonais » et « gasa 傘 », « parapluie ». Le kanji de « kyo 京 » est le « kyo » de Kyoto, ainsi le parapluie « kyowagasa » est un parapluie typique de Kyoto. En japonais, on l’écrit « 京和傘 ». Il est arrivé au Japon de la Corée, en 552, pour servir d’accessoire pendant des cérémonies bouddhistes. A ce moment-là, on l’appelait « kinugasa » et on ne le fermait jamais. D’abord, on l’a utilisé comme une ombrelle ou un talisman, et il était un symbole d’autorité dans la noblesse. Les gens du peuple avaient eux aussi « leur parapluie », un chapeau en forme de cône appelé « sugegasa » et une sorte d’imperméable appelée « mino ». A l’époque Edo (de 1603 à 1867), le parapluie, réservé aux riches, a commencé à être utilisé par tout le monde. On peut le voir dans des peintures de cette époque. Puis, il est passé d’objet quotidien à accessoire principal de mode. Les fabriquants de parapluies l’ont donc fait plus beau. Dans beaucoup de tableaux, on retrouve des personnes peintes portant des vêtements élégants et une jolie ombrelle. Cet objet a beaucoup changé suivant les différentes époques et maintenant c’est un bel objet d’art japonais. On l’utilise souvent dans des danses traditionnelles japonaises et pendant la cérémonie du thé. A Kyoto, ville la plus traditionnelle du Japon, le parapluie « wagasa » y est utilisé depuis plus longtemps que partout ailleurs au Japon. Maintenant, il y a trois types de parapluies typiques « kyowagasa ».

2. Les trois types de parapluies « kyowagasa »

Il y a tout d’abord, le parapluie appelé « bangasa 番傘 ». C’est un parapluie pour les hommes. Sa décoration est très simple et son manche est un peu gros et lourd.

parapluie « bangasa »

parapluie « bangasa »

 

Ensuite, il y a le parapluie nommé « habutae ». Ses kanji « 羽二重 » se traduisent littéralement par « double plume » parce que sa toile est fabriquée avec deux matières légères : du papier japonais et de la soie. Il est plus solide et il est fait avec des fils aux couleurs vives entre le manche et les baleines. On l’utilise quand on va à une fête ou un festival et que l’on porte des vêtements traditionnels.

parapluie « habutae »

parapluie « habutae »

 

Enfin, il y a le parapluie que l’on appelle « janomegasa 蛇の目傘 ». Le terme « janome » veut dire les yeux de serpent parce que l’on peut voir ce motif quand on le regarde depuis le haut.

parapluie « janomegasa »

parapluie « janomegasa »

3. Fabrication du parapluie « kyowagasa »

Ce parapluie est fait avec du papier typiquement japonais, du bambou, du bois, de la laque, de l’huile de lin, du tanin du fruit le plaquemine (ou kaki) et de tapioca. On utilise des matières de bonne qualité. Il y a un artisan pour chaque matière, par exemple on trouve le spécialiste de la structure des baleines, celui du papier japonais, etc. La durée de fabrication est différente selon la taille et la décoration de l’objet. Cela peut varier de quelques semaines à un mois ou plus. Il y a plus de quatre-vingt étapes différentes dans sa fabrication qui nécessitent des techniques spécialisées.

4. Les différences entre un parapluie moderne et un parapluie traditionnel

Il y a beaucoup de différences entre les deux, bien sûr, tout d’abord leur origine mais il y a aussi quatre autres grandes différences. La première différence est la structure des baleines.

  • Dans le parapluie moderne : la toile est à l’extérieur et les baleines sont à l’intérieur, donc on est souvent mouillé quand on le ferme. De plus, le nombre de baleines va de huit à douze.
  • En ce qui concerne le parapluie traditionnel japonais, ses baleines sont à l’extérieur et sa toile est à l’intérieur. Il y en a de 30 à 70. Comme la toile est huilée, elle est solide.

La deuxième différence est la matière.

  • Pour le premier, la matière utilisée est artificielle. Elle est fabriquée en polyester et en acier.
  • Les parapluies japonais sont fait en matière naturelle comme le bambou et le bois.

La troisième différence est le moyen de le tenir quand il est fermé.

  • On tient le parapluie moderne par sa canne.
  • On tient le parapluie « kyowagasa » par le bout du parapluie.

La quatrième différence est le prix.

  • Bien sûr, il y a des prix différents, plus ou moins chers, mais un parapluie moderne va coûter au plus 10 000 yens (moins de 100 euros).
  • En général, un parapluie traditionnel japonais peut coûter entre 10 000 et 20 000 yens (entre 90 et 200 euros). C’est très cher.

 

parapluies «kyo wagasa» fermés

parapluies « kyo wagasa » fermés

5. Où peut-on acheter un parapluie japonais traditionnel ?

A Kyoto, le magasin de parapluies Hiyoshiya est très populaire. Il a été fondé à la fin de l’époque Edo. C’est une maison ancienne qui fabrique et restaure les parapluies utilisés aux Fêtes de Gion et de Aoi. Ce sont deux des plus célèbres fêtes à Kyoto. La fête de Gion a été créée pour conjurer les maladies et toutes sortes de mésaventures. Elle a lieu chaque année pendant le mois de juillet. La fête d’Aoi est connue comme une fête plus élégante et plus ancienne. Chaque année, des habitants de Kyoto défilent en costume traditionnel de l’époque Heian (de 794 à 1192). Elle a lieu le 5 mai. On peut acheter un parapluie fait sur mesure pour cette occasion.

magasin Hiyoshiya

le magasin Hiyoshiya

Ce magasin se trouve au centre de la ville de Kyoto. Pour y aller, il faut prendre le bus numéro 9 de la gare de Kyoto ou le bus numéro 12 de l’arrêt Shijokawaramachi et descendre à l’arrêt Horikawateranouchi. Et puis, il faut marcher environ 2 minutes. Comme nous, allez admirer les jolis parapluies traditionnels de ce magasin !! De plus, les employés sont très gentils.

6. Les produits dérivés

Aujourd’hui, on trouve plusieurs produits dérivés du parapluie « wagasa ». Ce sont des produits très attirants sous plusieurs aspects. Bien sûr, comme les parapluies, ils sont pratiques, et pour beaucoup, ils ont gardés les baleines. Par exemple, la lampe et les lustres « wagasa ». Ils sont faits avec les mêmes matières que celles des parapluies et la lumière transparaît à travers le papier japonais. Si on utilise le papier avec plusieurs couleurs, on peut les mettre dans beaucoup d’endroits différents. C’est très élégant et original.

 

lampe « wagasa »

lampe « wagasa »

Les lampes, particulièrement, fascinent beaucoup de monde. Elles changent l’ambiance d’une pièce et la rendent plus chic.

 

lustres « wagasa » d’intérieur

lustres « wagasa » d’intérieur

lustres « wagasa »

lustres « wagasa »

 

Ensuite, le panier de fruits. Il est très rare. Il est fabriqué à partir de la structure des parapluies traditionnels, par conséquent, on peut le fermer comme un parapluie !

panier de fruits

panier de fruits

 

On peut l’utiliser en décoration pendant un repas de noces par exemple. Tout comme les petits parapluies de décoration, colorés et petits car ils sont fabriqués comme objets de décoration. Si vous voulez célébrer un mariage de style japonais, vous pouvez utiliser ces petits parapluies. C’est très mignon.

petits parapluies de décoration

petits parapluies de décoration

 

Si vous vous intéressez aux parapluies traditionnels japonais, offrez-vous en un comme cadeau-souvenir de votre voyage à Kyoto !

De belles vues sur la ville de Kyoto et ses environs

Yuka Tanaka

À Kyoto, il y a beaucoup de choses traditionnelles japonaises à voir et à faire comme la visite de temples par exemple. Vous connaissez certainement le Temple d’or (Kinkakuji), le Temple Kiyomizu dera perché sur ses pilotis de bois ? Et si on se promène dans le centre de Kyoto, on peut y admirer de vieilles maisons typiquement japonaises.

Je vais vous présenter trois endroits avec une belle vue sur la ville de Kyoto.

La première vue : depuis le temple Kiyomizu dera. Le temple est très connu auprès des étrangers et des Japonais. Beaucoup de touristes viennent visiter ce temple. On grimpe une petite côte pour arriver jusqu’à l’entrée du temple. La visite coûte 400 yens (200 yens pour les écoliers et collégiens).

 

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paysage de  printemps                                         illuminations d’automne

Après seulement 10 minutes de marche, on peut y découvrir une vue magnifique sur la ville de Kyoto. A chaque saison, le paysage change et il est toujours très beau. Pour aller au temple Kyomizu dera, de la gare de Kyoto, il faut prendre les bus N°100 ou N°206 et descendre à l’arrêt Gojōsaka.

La deuxième vue : depuis Shōgunzuka. Cet endroit se trouve près du temple Shōrenin. A l’’époque Nagaoka (784-793), la capitale du Japon s’appelait Nagaokakyō. A cette époque, il y avait beaucoup d’assassinats et de catastrophes naturelles. L’empereur Kanmu pensait que cette capitale était sujette à une malédiction donc il a pensé qu’il fallait changer d’endroit. Ainsi, après avoir découvert la magnifique vue sur Kyoto, il a fait installer la nouvelle capitale sur la montagne, près de  Shōgunzuka. Autrefois, les Japonais croyaient plus à la théorie du Feng shui (art millénaire d’origine chinoise ayant comme but d’harmoniser l’énergie environnementale) et ce paysage est idéal pour le Feng shui. Puis, la capitale s’est appelée Heian et ensuite Kyoto. Maintenant, à cet endroit, il y a un grand observatoire. On peut voir un très beau paysage surtout la nuit, il est particulièrement magnifique !

 

shougunnzuka

         Vue sur la Tour de Kyoto et la ville

Pour y aller depuis la gare de Kyoto, il y a deux façons : la première, on prend un taxi et on y arrive en 20 minutes environ. C’est très simple mais c’ est un peu cher. La deuxième façon est de prendre un bus et de descendre à l’arrêt Jingūdō. Ensuite, il faut prendre une navette qui coûte 100 yens, pour aller jusqu’à Shōgunzuka.    

La dernière vue est celle de Oeyama, la montagne de Oe. Si vous allez à cet endroit, je vous recommande d’y allez en automne. Tôt le matin, la vue sur les nuages est absolument magnifique !

 

                        oeyama1oeyama

                                                Vue sur la ville depuis la montagne Oeyama, en automne

Pendant les autres saisons, la vue est très belle aussi. Au printemps, on peut admirer les cerisiers en fleurs. Il y a un temple shinto dans cette montagne, c’est le sanctuaire Onitake inari. Pour aller à Oeyama, de la gare de Kyoto, il faut prendre un train de la ligne JR et descendre à la gare Oe. Et après on prend un bus et on descend à l’arrêt Yamanoie. Ensuite, il faut marcher environ une heure. C’est loin donc on peut prendre un taxi ou louer une voiture, mais ça coûte environ 6000 yens, c’est un peu cher !! On peut voir les montagnes au nord de Kyoto et la ville de Fukuchiyama.

Si vous venez au Japon, vous pourrez admirer de magnifiques vues sur Kyoto et ses environs qui n’ont pas changées depuis des siècles !!

 

 

 

 

 

Le papier « kurotaniwashi »

Yuka Tanaka et Mako Okuda

On appelle « washi », le papier traditionnel japonais, et le papier « kurotaniwashi » est le papier fabriqué dans la ville de Kurotani qui lui a donné son nom. Elle est située au sud-est de la préfecture de Kyoto. Le papier « kurotaniwashi » fait partie du patrimoine culturel immatériel de Kyoto depuis le 15 avril 1983.

Le papier traditionnel japonais, si mince soit-il, est résistant parce que les fibres qui le composent sont plus longues que celles d’ un papier ordinaire.

Il y a 800 ans, durant la période Kamakura (1185-1334), l’histoire de ce papier a commencé. Un soldat vaincu a commencé à en fabriquer pour pouvoir survivre et faire vivre sa famille. Il l’utilisait principalement pour fabriquer des objets. Mais dès la période Edo (1603-1867), la fabrication de ce papier s’est développée dans l’industrie traditionnelle. On l’utilisait pour envelopper les kimonos, ce que l’on fait encore aujourd’hui. De nos jours, par exemple, on peut trouver aussi des cartes faites avec du papier traditionnel comme sur la photo ci-dessous.

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La façon de fabriquer ce papier suit 5 procédés : le premier procédé consiste à piétiner dans la rivière l’écorce des arbres pour les adoucir. Ensuite, on fait bouillir la pâte obtenue, puis on la bat pour dénouer les fibres. Enfin, on la laisse reposer dans un état sirupeux et enfin on la filtre. Après cela, on fait sècher le papier. L’arbre utilisé s’appelle « kōzo ». Cet arbre a besoin de deux ans pour grandir et on exploite seulement 5% de l’arbre, et le reste est utilisé pour diverses choses mais principalement pour la fabrication des baguettes jetables comme celles que l’on trouve dans les paniers-repas (bento) que l’on peut acheter partout.

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le papier sèche

Le nombre de jeunes qui veulent devenir artisans dans le papier traditionnel «kurotaniwashi» diminue chaque année. On essaie de renouveler les utilisations de ce papier pour garder cet artisanat actif. Par exemple, pour faire connaître ce papier auprès des jeunes, les écoliers de la ville de Ayabeshi font eux-mêmes le papier qui servira à leur diplôme.

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un enfant en train de faire le papier pour son diplôme

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un diplôme de fin d’étude d’école primaire de la ville de Ayabeshi

On peut faire également soi-même du papier traditionnel « kurotaniwashi » au centre culturel Kurotaniwashi kaikan qui se trouve à Ayabe, dans la préfecture de Kyoto. Pour y aller, de la gare de Kyoto, il faut prendre un train JR de la ligne San-in en direction de l’ouest et descendre à la gare Ayabe et puis prendre le bus Ayabasu et descendre à l’arrêt Kurotaniwashikaikanmae. Il faut environ 2 heures pour y aller de la gare de Kyoto et le billet de train coûte 1 420 yens. L’atelier coûte 700 yens  et il faut réserver une semaine avant. Cette expérience est très populaire auprès des touristes étrangers et auprès des touristes japonais aussi. C’est un peu loin mais c’est une bonne expérience à faire.

A Kyoto, il existe une université appelée Kyoto dentō kōgei daigaku. On peut étudier divers artisanats traditionnels japonais et étrangers comme par exemple, les techniques du dessin ou différentes techniques japonaises. Cette école comprend onze départements, dont celui de la fabrication du papier artisanal, un département céramique, un département sculpture spécialisé dans la fabrication des statues de bouddha, etc. En novembre 2010, l’école a conclu un partenariat avec L’Ecole Boulle à Paris (Ecole Supérieure, Lycée des Métiers d’art, de l’Architecture intérieure et du Design) et chaque année, des étudiants japonais vont en France pour étudier divers arts artisanaux français.

Au Japon, malheureusement, le nombre de personnes qui connaît et qui apprend les métiers d’art diminue. C’est important de garder vivant et de transmettre le patrimoine artisanal aux générations futures et pourquoi pas à la postérité !

L’encens japonais

Momoyo Takeda

 

Depuis longtemps, l’encens est très familier auprès des Japonais. On dit que l’encens est venu de la Chine et de l’Asie du Sud-Est avec le bouddhisme en l’An 538 environ. En ce temps-là, l’encens était utilisé pendant les cérémonies religieuses, par exemple, pour purifier son coeur, son corps ou pour exorciser les esprits maléfiques. Mais aujourd’hui, on l’emploie de plus en plus, dans la vie quotidienne, plus simplement comme antimite ou pour masquer les mauvaises odeurs.

En l’an 800 environ, les nobles mettaient du parfum dans leurs vêtements, dans les pièces de la maison ou plus romantique, dans les lettres. On le comprend dans le livre appelé Le Dit du Genji, oeuvre de la littérature japonaise du Xème siècle pendant l’Ere Heian.

Je pense que l’encens montre la beauté délicate de la culture japonaise.

Aujourd’hui, il y a beaucoup de types d’encens. On peut trouver des formes et des parfums différents. Je suis allée dans la plus vieille maison d’encens de Kyoto,  Syōeidō (松栄堂), pour faire moi-même ma propre pochette parfumée et un signet à base d’encens.

Je vais vous expliquer comment faire :

1. D’abord, on  choisit dix morceaux d’encens en forme de pétale (photos 1 et 2). Il y a sept sortes de parfums différents : lavande, cannelle, et 5 autres parfums à base d’ épices plus rares. On peut choisir le même parfum pour tous ou des parfums différents. Chaque pochette est originale. Il y a beaucoup de combinaisons possibles.

お香

photo 1

お香2

photo 2

 

2. On met tous les pétales que l’on a choisis dans un bol-mortier et on les écrase avec un pilon (photo 3). Ensuite, on met une petite cuiller de ce mélange sur un petit bout de papier et on le colle pour le fermer (photo 4). Notre signet d’encens est fini.

 

お香3

photo 3

お香4
photo 4 : fabrication du signet

 

On choisi une jolie enveloppe en papier japonais et un ruban, proposés par le magasin (photo 5), et on met le reste du mélange dans cette enveloppe. Notre sachet d’encens est maintenant terminé (photo 6).

 

お香5

photo 5

お香6

photo 6 : pochette parfumée avec de l’encens

 

Je pense que cette expérience n’est pas très difficile et ne prend pas beaucoup de temps, seulement 30 minutes. Je vous recommande de la faire si vous aimez les encens originaux. Ça coûte 1 296 yens.

 

La maison Syōeidō comprend 4 magasins à Kyoto et j’ai fait cette expérience dans le magasin de Arashiyama au nord-ouest de Kyoto, en face de la gare Arashiyama (ligne du tramway appelé Randen) et à côté du temple Tenryu ji. Si vous voulez faire la même expérience dans ce magasin, il vaut mieux réserver, parce que le nombre des participants est limité à seulement 8 personnes et il n’y a que 5 groupes : à 10h10, à 11h30, à 13h, à 14h30 et à 16h.

Si vous venez à Kyoto et si vous aimez l’encens, faites la même expérience. Vous allez approcher la culture japonaise en créant votre propre souvenir et de plus, vous rapporterez une odeur du Japon, une odeur typiquement japonaise.

 

 

 

 

 

 

 

参考文献:お線香の考古学‐暮らしに根付くお線香の香り‐  鳥毛逸平