Les parapluies japonais « kyowagasa »

February 13, 2017

par Miwa Wakamatsu et Haruna Suehiro

 Autrefois, à Kyoto, ancienne capitale du Japon, les habitants étaient très exigeants envers la mode. Ainsi, Kyoto a développé un accessoire de mode d’une beauté particulière, fabriqué avec des matières coûteuses et distinguées, un parapluie appelé « kyowagasa » (prononcé « kyowagassa ») .

 

parapluies « kyo wagasa »

parapluies « kyowagasa »

1. Présentation des parapluies « kyowagasa »

Le parapluie « wagasa » est un parapluie à l’ancienne, originaire de Chine. Le caractère chinois de « wa 和 » veut dire « japonais » et « gasa 傘 », « parapluie ». Le kanji de « kyo 京 » est le « kyo » de Kyoto, ainsi le parapluie « kyowagasa » est un parapluie typique de Kyoto. En japonais, on l’écrit « 京和傘 ». Il est arrivé au Japon de la Corée, en 552, pour servir d’accessoire pendant des cérémonies bouddhistes. A ce moment-là, on l’appelait « kinugasa » et on ne le fermait jamais. D’abord, on l’a utilisé comme une ombrelle ou un talisman, et il était un symbole d’autorité dans la noblesse. Les gens du peuple avaient eux aussi « leur parapluie », un chapeau en forme de cône appelé « sugegasa » et une sorte d’imperméable appelée « mino ». A l’époque Edo (de 1603 à 1867), le parapluie, réservé aux riches, a commencé à être utilisé par tout le monde. On peut le voir dans des peintures de cette époque. Puis, il est passé d’objet quotidien à accessoire principal de mode. Les fabriquants de parapluies l’ont donc fait plus beau. Dans beaucoup de tableaux, on retrouve des personnes peintes portant des vêtements élégants et une jolie ombrelle. Cet objet a beaucoup changé suivant les différentes époques et maintenant c’est un bel objet d’art japonais. On l’utilise souvent dans des danses traditionnelles japonaises et pendant la cérémonie du thé. A Kyoto, ville la plus traditionnelle du Japon, le parapluie « wagasa » y est utilisé depuis plus longtemps que partout ailleurs au Japon. Maintenant, il y a trois types de parapluies typiques « kyowagasa ».

2. Les trois types de parapluies « kyowagasa »

Il y a tout d’abord, le parapluie appelé « bangasa 番傘 ». C’est un parapluie pour les hommes. Sa décoration est très simple et son manche est un peu gros et lourd.

parapluie « bangasa »

parapluie « bangasa »

 

Ensuite, il y a le parapluie nommé « habutae ». Ses kanji « 羽二重 » se traduisent littéralement par « double plume » parce que sa toile est fabriquée avec deux matières légères : du papier japonais et de la soie. Il est plus solide et il est fait avec des fils aux couleurs vives entre le manche et les baleines. On l’utilise quand on va à une fête ou un festival et que l’on porte des vêtements traditionnels.

parapluie « habutae »

parapluie « habutae »

 

Enfin, il y a le parapluie que l’on appelle « janomegasa 蛇の目傘 ». Le terme « janome » veut dire les yeux de serpent parce que l’on peut voir ce motif quand on le regarde depuis le haut.

parapluie « janomegasa »

parapluie « janomegasa »

3. Fabrication du parapluie « kyowagasa »

Ce parapluie est fait avec du papier typiquement japonais, du bambou, du bois, de la laque, de l’huile de lin, du tanin du fruit le plaquemine (ou kaki) et de tapioca. On utilise des matières de bonne qualité. Il y a un artisan pour chaque matière, par exemple on trouve le spécialiste de la structure des baleines, celui du papier japonais, etc. La durée de fabrication est différente selon la taille et la décoration de l’objet. Cela peut varier de quelques semaines à un mois ou plus. Il y a plus de quatre-vingt étapes différentes dans sa fabrication qui nécessitent des techniques spécialisées.

4. Les différences entre un parapluie moderne et un parapluie traditionnel

Il y a beaucoup de différences entre les deux, bien sûr, tout d’abord leur origine mais il y a aussi quatre autres grandes différences. La première différence est la structure des baleines.

  • Dans le parapluie moderne : la toile est à l’extérieur et les baleines sont à l’intérieur, donc on est souvent mouillé quand on le ferme. De plus, le nombre de baleines va de huit à douze.
  • En ce qui concerne le parapluie traditionnel japonais, ses baleines sont à l’extérieur et sa toile est à l’intérieur. Il y en a de 30 à 70. Comme la toile est huilée, elle est solide.

La deuxième différence est la matière.

  • Pour le premier, la matière utilisée est artificielle. Elle est fabriquée en polyester et en acier.
  • Les parapluies japonais sont fait en matière naturelle comme le bambou et le bois.

La troisième différence est le moyen de le tenir quand il est fermé.

  • On tient le parapluie moderne par sa canne.
  • On tient le parapluie « kyowagasa » par le bout du parapluie.

La quatrième différence est le prix.

  • Bien sûr, il y a des prix différents, plus ou moins chers, mais un parapluie moderne va coûter au plus 10 000 yens (moins de 100 euros).
  • En général, un parapluie traditionnel japonais peut coûter entre 10 000 et 20 000 yens (entre 90 et 200 euros). C’est très cher.

 

parapluies «kyo wagasa» fermés

parapluies « kyo wagasa » fermés

5. Où peut-on acheter un parapluie japonais traditionnel ?

A Kyoto, le magasin de parapluies Hiyoshiya est très populaire. Il a été fondé à la fin de l’époque Edo. C’est une maison ancienne qui fabrique et restaure les parapluies utilisés aux Fêtes de Gion et de Aoi. Ce sont deux des plus célèbres fêtes à Kyoto. La fête de Gion a été créée pour conjurer les maladies et toutes sortes de mésaventures. Elle a lieu chaque année pendant le mois de juillet. La fête d’Aoi est connue comme une fête plus élégante et plus ancienne. Chaque année, des habitants de Kyoto défilent en costume traditionnel de l’époque Heian (de 794 à 1192). Elle a lieu le 5 mai. On peut acheter un parapluie fait sur mesure pour cette occasion.

magasin Hiyoshiya

le magasin Hiyoshiya

Ce magasin se trouve au centre de la ville de Kyoto. Pour y aller, il faut prendre le bus numéro 9 de la gare de Kyoto ou le bus numéro 12 de l’arrêt Shijokawaramachi et descendre à l’arrêt Horikawateranouchi. Et puis, il faut marcher environ 2 minutes. Comme nous, allez admirer les jolis parapluies traditionnels de ce magasin !! De plus, les employés sont très gentils.

6. Les produits dérivés

Aujourd’hui, on trouve plusieurs produits dérivés du parapluie « wagasa ». Ce sont des produits très attirants sous plusieurs aspects. Bien sûr, comme les parapluies, ils sont pratiques, et pour beaucoup, ils ont gardés les baleines. Par exemple, la lampe et les lustres « wagasa ». Ils sont faits avec les mêmes matières que celles des parapluies et la lumière transparaît à travers le papier japonais. Si on utilise le papier avec plusieurs couleurs, on peut les mettre dans beaucoup d’endroits différents. C’est très élégant et original.

 

lampe « wagasa »

lampe « wagasa »

Les lampes, particulièrement, fascinent beaucoup de monde. Elles changent l’ambiance d’une pièce et la rendent plus chic.

 

lustres « wagasa » d’intérieur

lustres « wagasa » d’intérieur

lustres « wagasa »

lustres « wagasa »

 

Ensuite, le panier de fruits. Il est très rare. Il est fabriqué à partir de la structure des parapluies traditionnels, par conséquent, on peut le fermer comme un parapluie !

panier de fruits

panier de fruits

 

On peut l’utiliser en décoration pendant un repas de noces par exemple. Tout comme les petits parapluies de décoration, colorés et petits car ils sont fabriqués comme objets de décoration. Si vous voulez célébrer un mariage de style japonais, vous pouvez utiliser ces petits parapluies. C’est très mignon.

petits parapluies de décoration

petits parapluies de décoration

 

Si vous vous intéressez aux parapluies traditionnels japonais, offrez-vous en un comme cadeau-souvenir de votre voyage à Kyoto !

De belles vues sur la ville de Kyoto et ses environs

Yuka Tanaka

À Kyoto, il y a beaucoup de choses traditionnelles japonaises à voir et à faire comme la visite de temples par exemple. Vous connaissez certainement le Temple d’or (Kinkakuji), le Temple Kiyomizu dera perché sur ses pilotis de bois ? Et si on se promène dans le centre de Kyoto, on peut y admirer de vieilles maisons typiquement japonaises.

Je vais vous présenter trois endroits avec une belle vue sur la ville de Kyoto.

La première vue : depuis le temple Kiyomizu dera. Le temple est très connu auprès des étrangers et des Japonais. Beaucoup de touristes viennent visiter ce temple. On grimpe une petite côte pour arriver jusqu’à l’entrée du temple. La visite coûte 400 yens (200 yens pour les écoliers et collégiens).

 

haruaki

paysage de  printemps                                         illuminations d’automne

Après seulement 10 minutes de marche, on peut y découvrir une vue magnifique sur la ville de Kyoto. A chaque saison, le paysage change et il est toujours très beau. Pour aller au temple Kyomizu dera, de la gare de Kyoto, il faut prendre les bus N°100 ou N°206 et descendre à l’arrêt Gojōsaka.

La deuxième vue : depuis Shōgunzuka. Cet endroit se trouve près du temple Shōrenin. A l’’époque Nagaoka (784-793), la capitale du Japon s’appelait Nagaokakyō. A cette époque, il y avait beaucoup d’assassinats et de catastrophes naturelles. L’empereur Kanmu pensait que cette capitale était sujette à une malédiction donc il a pensé qu’il fallait changer d’endroit. Ainsi, après avoir découvert la magnifique vue sur Kyoto, il a fait installer la nouvelle capitale sur la montagne, près de  Shōgunzuka. Autrefois, les Japonais croyaient plus à la théorie du Feng shui (art millénaire d’origine chinoise ayant comme but d’harmoniser l’énergie environnementale) et ce paysage est idéal pour le Feng shui. Puis, la capitale s’est appelée Heian et ensuite Kyoto. Maintenant, à cet endroit, il y a un grand observatoire. On peut voir un très beau paysage surtout la nuit, il est particulièrement magnifique !

 

shougunnzuka

         Vue sur la Tour de Kyoto et la ville

Pour y aller depuis la gare de Kyoto, il y a deux façons : la première, on prend un taxi et on y arrive en 20 minutes environ. C’est très simple mais c’ est un peu cher. La deuxième façon est de prendre un bus et de descendre à l’arrêt Jingūdō. Ensuite, il faut prendre une navette qui coûte 100 yens, pour aller jusqu’à Shōgunzuka.    

La dernière vue est celle de Oeyama, la montagne de Oe. Si vous allez à cet endroit, je vous recommande d’y allez en automne. Tôt le matin, la vue sur les nuages est absolument magnifique !

 

                        oeyama1oeyama

                                                Vue sur la ville depuis la montagne Oeyama, en automne

Pendant les autres saisons, la vue est très belle aussi. Au printemps, on peut admirer les cerisiers en fleurs. Il y a un temple shinto dans cette montagne, c’est le sanctuaire Onitake inari. Pour aller à Oeyama, de la gare de Kyoto, il faut prendre un train de la ligne JR et descendre à la gare Oe. Et après on prend un bus et on descend à l’arrêt Yamanoie. Ensuite, il faut marcher environ une heure. C’est loin donc on peut prendre un taxi ou louer une voiture, mais ça coûte environ 6000 yens, c’est un peu cher !! On peut voir les montagnes au nord de Kyoto et la ville de Fukuchiyama.

Si vous venez au Japon, vous pourrez admirer de magnifiques vues sur Kyoto et ses environs qui n’ont pas changées depuis des siècles !!

 

 

 

 

 

Le papier « kurotaniwashi »

Yuka Tanaka et Mako Okuda

On appelle « washi », le papier traditionnel japonais, et le papier « kurotaniwashi » est le papier fabriqué dans la ville de Kurotani qui lui a donné son nom. Elle est située au sud-est de la préfecture de Kyoto. Le papier « kurotaniwashi » fait partie du patrimoine culturel immatériel de Kyoto depuis le 15 avril 1983.

Le papier traditionnel japonais, si mince soit-il, est résistant parce que les fibres qui le composent sont plus longues que celles d’ un papier ordinaire.

Il y a 800 ans, durant la période Kamakura (1185-1334), l’histoire de ce papier a commencé. Un soldat vaincu a commencé à en fabriquer pour pouvoir survivre et faire vivre sa famille. Il l’utilisait principalement pour fabriquer des objets. Mais dès la période Edo (1603-1867), la fabrication de ce papier s’est développée dans l’industrie traditionnelle. On l’utilisait pour envelopper les kimonos, ce que l’on fait encore aujourd’hui. De nos jours, par exemple, on peut trouver aussi des cartes faites avec du papier traditionnel comme sur la photo ci-dessous.

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La façon de fabriquer ce papier suit 5 procédés : le premier procédé consiste à piétiner dans la rivière l’écorce des arbres pour les adoucir. Ensuite, on fait bouillir la pâte obtenue, puis on la bat pour dénouer les fibres. Enfin, on la laisse reposer dans un état sirupeux et enfin on la filtre. Après cela, on fait sècher le papier. L’arbre utilisé s’appelle « kōzo ». Cet arbre a besoin de deux ans pour grandir et on exploite seulement 5% de l’arbre, et le reste est utilisé pour diverses choses mais principalement pour la fabrication des baguettes jetables comme celles que l’on trouve dans les paniers-repas (bento) que l’on peut acheter partout.

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le papier sèche

Le nombre de jeunes qui veulent devenir artisans dans le papier traditionnel «kurotaniwashi» diminue chaque année. On essaie de renouveler les utilisations de ce papier pour garder cet artisanat actif. Par exemple, pour faire connaître ce papier auprès des jeunes, les écoliers de la ville de Ayabeshi font eux-mêmes le papier qui servira à leur diplôme.

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un enfant en train de faire le papier pour son diplôme

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un diplôme de fin d’étude d’école primaire de la ville de Ayabeshi

On peut faire également soi-même du papier traditionnel « kurotaniwashi » au centre culturel Kurotaniwashi kaikan qui se trouve à Ayabe, dans la préfecture de Kyoto. Pour y aller, de la gare de Kyoto, il faut prendre un train JR de la ligne San-in en direction de l’ouest et descendre à la gare Ayabe et puis prendre le bus Ayabasu et descendre à l’arrêt Kurotaniwashikaikanmae. Il faut environ 2 heures pour y aller de la gare de Kyoto et le billet de train coûte 1 420 yens. L’atelier coûte 700 yens  et il faut réserver une semaine avant. Cette expérience est très populaire auprès des touristes étrangers et auprès des touristes japonais aussi. C’est un peu loin mais c’est une bonne expérience à faire.

A Kyoto, il existe une université appelée Kyoto dentō kōgei daigaku. On peut étudier divers artisanats traditionnels japonais et étrangers comme par exemple, les techniques du dessin ou différentes techniques japonaises. Cette école comprend onze départements, dont celui de la fabrication du papier artisanal, un département céramique, un département sculpture spécialisé dans la fabrication des statues de bouddha, etc. En novembre 2010, l’école a conclu un partenariat avec L’Ecole Boulle à Paris (Ecole Supérieure, Lycée des Métiers d’art, de l’Architecture intérieure et du Design) et chaque année, des étudiants japonais vont en France pour étudier divers arts artisanaux français.

Au Japon, malheureusement, le nombre de personnes qui connaît et qui apprend les métiers d’art diminue. C’est important de garder vivant et de transmettre le patrimoine artisanal aux générations futures et pourquoi pas à la postérité !

L’encens japonais

Momoyo Takeda

 

Depuis longtemps, l’encens est très familier auprès des Japonais. On dit que l’encens est venu de la Chine et de l’Asie du Sud-Est avec le bouddhisme en l’An 538 environ. En ce temps-là, l’encens était utilisé pendant les cérémonies religieuses, par exemple, pour purifier son coeur, son corps ou pour exorciser les esprits maléfiques. Mais aujourd’hui, on l’emploie de plus en plus, dans la vie quotidienne, plus simplement comme antimite ou pour masquer les mauvaises odeurs.

En l’an 800 environ, les nobles mettaient du parfum dans leurs vêtements, dans les pièces de la maison ou plus romantique, dans les lettres. On le comprend dans le livre appelé Le Dit du Genji, oeuvre de la littérature japonaise du Xème siècle pendant l’Ere Heian.

Je pense que l’encens montre la beauté délicate de la culture japonaise.

Aujourd’hui, il y a beaucoup de types d’encens. On peut trouver des formes et des parfums différents. Je suis allée dans la plus vieille maison d’encens de Kyoto,  Syōeidō (松栄堂), pour faire moi-même ma propre pochette parfumée et un signet à base d’encens.

Je vais vous expliquer comment faire :

1. D’abord, on  choisit dix morceaux d’encens en forme de pétale (photos 1 et 2). Il y a sept sortes de parfums différents : lavande, cannelle, et 5 autres parfums à base d’ épices plus rares. On peut choisir le même parfum pour tous ou des parfums différents. Chaque pochette est originale. Il y a beaucoup de combinaisons possibles.

お香

photo 1

お香2

photo 2

 

2. On met tous les pétales que l’on a choisis dans un bol-mortier et on les écrase avec un pilon (photo 3). Ensuite, on met une petite cuiller de ce mélange sur un petit bout de papier et on le colle pour le fermer (photo 4). Notre signet d’encens est fini.

 

お香3

photo 3

お香4
photo 4 : fabrication du signet

 

On choisi une jolie enveloppe en papier japonais et un ruban, proposés par le magasin (photo 5), et on met le reste du mélange dans cette enveloppe. Notre sachet d’encens est maintenant terminé (photo 6).

 

お香5

photo 5

お香6

photo 6 : pochette parfumée avec de l’encens

 

Je pense que cette expérience n’est pas très difficile et ne prend pas beaucoup de temps, seulement 30 minutes. Je vous recommande de la faire si vous aimez les encens originaux. Ça coûte 1 296 yens.

 

La maison Syōeidō comprend 4 magasins à Kyoto et j’ai fait cette expérience dans le magasin de Arashiyama au nord-ouest de Kyoto, en face de la gare Arashiyama (ligne du tramway appelé Randen) et à côté du temple Tenryu ji. Si vous voulez faire la même expérience dans ce magasin, il vaut mieux réserver, parce que le nombre des participants est limité à seulement 8 personnes et il n’y a que 5 groupes : à 10h10, à 11h30, à 13h, à 14h30 et à 16h.

Si vous venez à Kyoto et si vous aimez l’encens, faites la même expérience. Vous allez approcher la culture japonaise en créant votre propre souvenir et de plus, vous rapporterez une odeur du Japon, une odeur typiquement japonaise.

 

 

 

 

 

 

 

参考文献:お線香の考古学‐暮らしに根付くお線香の香り‐  鳥毛逸平

Les maisons appelées kyomachiya

Ayaka Takeuchi
 
Les maisons appelées kyomachiya, « kyo (京) » pour Kyoto et « machi ya (町屋) » pour maisons, sont des maisons traditionnelles japonaises à double fonction : de logement et de commerce. Ces maisons datent d’avant 1950 et sont construites en bois avec des techniques traditionnelles définies par la ville de Kyoto. On peut trouver des machiya partout au Japon mais les kyomachiya sont propres à Kyoto comme leur nom l’indique. Elles sont très populaires grâce à leur nombre (47735 d’après une enquête réalisée par la ville de Kyoto en 2010) et par la beauté de leur style.

 Ces maisons traditionnelles se distinguent par des fenêtres de couleur foncée dans les tons rouges (bengarakoushi) et une plus petite (mushikomado) semblable à la cage d’un petit animal, protégées par des barreaux en bambou (inuyarai) (voir ci-dessous sur les photos).

une maison kyomachiya

bengarakoushi

 

mushikomado

inuyarai

 

On peut voir ces barreaux en bambou le long de certaines rues très traditionnelles. Ils servent à protéger les bâtisses de la pluie ou des animaux.

Ce sont des maisons avec un étage pour la plupart mais on trouve également des maisons de plein pied ou avec deux étages.

De nos jours, beaucoup de machiya ont été transformées en restaurant de cuisines diverses ou en café.

un restaurant de ramen

(Des ramens, ce sont des nouilles chinoises dans un bol de soupe, très aimées par les Japonais.)

Dans ce restaurant de ramen situé dans une kyomachiya, dans la soupe, on trouve des abats de bœuf ! C’est très nouveau donc, ce restaurant est très populaire.

exemple de plat de nouilles

Si vous venez à Kyoto, allez manger dans une kyomachiya ! Vous verrez, ce sont des endroits très charmants !

La lecture en automne à Kyoto

Kaori Morita et Takuma Hirooka

Au Japon, il y a 4 saisons : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. Les Japonais prennent plaisir à jouir de chaque saison. Ils ont des images pour chaque saison. Par exemple, pour le printemps, ce sont les fleurs des cerisiers, pour l’été, des images de festivals, de kimono léger (yukata), de feux d’artifice, pour l’hiver, des images d’enfants qui jouent dans la neige et enfin pour l’automne, des images de magnifiques feuillages d’automne. L’automne est surtout pour nous, la saison qui convient pour faire quelque chose passionnément parce que c’est une saison agréable. Il y a beaucoup d’autres images pour se représenter l’automne. Par exemple, l’art ou le sport d’automne, les récoltes, etc. Nous voudrions choisir l’image ” la lecture d’automne”. Ainsi nous allons vous présenter des lieux pour une bonne lecture à Kyoto ! Il existe des librairies originales à Kyoto. Nous allons vous en présenter deux et un musée.

《KEIBUNSHA (ichijouji) 恵文社 (一乗寺店)》

façade de la librairie KEIBUNSHA

Cette librairie se trouve au nord-est de la ville de Kyoto, dans un quartier résidentiel tranquille. Vous pouvez ainsi profiter d’un endroit typique de Kyoto. L’architecture extérieure du magasin est jolie et coquette un peu comme en Europe, mais son intérieur est comme une maison japonaise. On peut se relaxer dans ce cadre calme, et c’est grand. On trouve beaucoup de livres joliment disposés dans le magasin. Il y a des livres japonais, par exemple, des romans, des mangas mais aussi des magazines, etc. Mais on y trouve également des livres étrangers du monde entier. On peut voir des livres de photo, de mode ou d’art. Il y a aussi quelques objets comme de jolis ustensiles de ménage, des CDs, des vêtements… Ainsi vous serez contents de votre visite !

façade illuminée le soir

《GAKE-SHOBOU ガケ書房》

façade de GAKE-SHOBOU

Cette librairie est située au nord-est de la ville de Kyoto. Elle se trouve aussi dans un quartier résidentiel mais est facile à trouver car sa devanture se remarque. Sa caractéristique est un grand panneau et une voiture qui dépasse du mur (photo cci-dessus). Elle est un peu petite mais il y a beaucoup de genres de livres différents. De plus, il y a aussi des CDs, des DVDs, des T-shirts et des ustensiles de ménage (ici aussi !). Les articles, choisis spécialement par le libraire lui-même, sont originaux. Il organise des petites expositions quelquefois. Vous pourrez passer un bon moment rien qu’à regarder.

même façade, la nuit

《Musée International du Manga de Kyoto》

entrée du musée

Ici, ce n’est pas une librairie, c’est un musée : le musée du manga.

enseigne du musée

Ce musée contient environ trois cent mille bandes dessinées : des anciennes au plus actuelles. Elles sont destinées à tout public. Dans le musée, on peut lire. Il y a un grand jardin devant le musée et on peut s’installer là pour lire librement. Il y a beaucoup de chaises et de place pour lire ou boire un café. Vous pourrez passer du temps agréablement. Bien-sûr, il y a un lieu d’exposition de mangas. Ce musée montre aussi des mangas en langue étrangère …… il y a aussi des mangas en français ! Si vous vous intéressez aux bandes dessinées japonaises, nous vous conseillons d’y aller à tout prix !

Nous venons de vous présenter trois endroits originaux à Kyoto pour satisfaire votre plaisir de lire. Alors, est-ce que nous vous avons donné envie de trouver un livre spécial pour vous, à Kyoto ? Réalisez votre plaisir de la lecture en admirant les feuillages d’automne à Kyoto.

Informations pratiques:

 

– KEIBUNSHA(ichijouji)

Adresse : 10 Ichijôjiharaitono-cho, Sakyo-ku, Kyoto-shi, 606-8184

Pour y aller : de la gare de Kyoto, avec les bus vertsde Kyoto, ligne 206. Descendez à l’arrêt Takano. Ou de la gare de Kawaramachi, avec l’autobus vert de Kyoto, ligne 31. Descendez à l’arrêt Ichijoujitakatsukicho.

Téléphone : 075-711-5919

 

– GAKE-SHOBOU

Adresse : 33 Kitashirakawashimobetto-cho, Sakyo-ku, Kyoto-shi, 606-8286

Pour y aller : de la gare de Kyoto, avec les bus verts de Kyoto, ligne 5 ou 204. Descendez à l’arrêt Kitakawakoumae.

Téléphone : 075-724-0071

 

– Musée International du Manga de Kyoto

Adresse : Karasuma-Oike, Nakagyo-ku, Kyoto-shi, 604-0846

Pour y aller : en métro, de la gare de Kyoto, avec la ligne Karasuma. Descendez à la station Karasumaoike.

Téléphone : 075-254-7414

Le ragondin

par Rina KAGAWA et Kyoko IMAI

Le ragondin ou le castor des marais est un mammifère originaire d’Amérique du sud. Au Japon, on utilise le mot espagnol «nutria». Dès 1905, on peut en voir au zoo de Ueno (à Tôkyô).

 

un ragondin ou castor des marais

 

Autrefois, il était élevé pour sa fourrure pour les uniformes militaires, puis, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il a été relâché en pleine nature, c’est pourquoi on peut en voir dans différentes régions au Japon. On trouve aujourd’hui des castors des marais dans le Japon de l’ouest comme à Kyôto par exemple. Il y a de plus en plus de ragondins dans le nord et au centre de la préfecture de Kyôto depuis quelque temps.

Caractéristiques de cet animal

Le ragondin ressemble à une grande souris avec des petites oreilles et des petits yeux. Il a des griffes pointues et ses pattes sont palmées. Il mesure environ soixante centimètres et a une queue de quarante centimètres de long. Il pèse en moyenne entre quatre et cinq kilos. Son corps est de couleur brune grisâtre et sa queue est noire.

 

la rivière Kamo sous le pont Demachi (au nord de Kyôto)

 

Mode de vie et habitat

Les ragondins sont des animaux nocturnes à l’origine, mais on peut en voir souvent dans les champs durant la journée. Ils vivent au bord des rivières dans des lieux calmes avec beaucoup de nature. Ils mangent les feuilles des plantes des bords de l’eau. Ils vivent dans un terrier et se reproduisent dans les marais et les rivières calmes. Ils n’ont pas d’ennemis naturels donc leur nombre est en train d’augmenter. Ils sont bons nageurs et peuvent rester sous l’eau pendant cinq minutes. Ils restent principalement au bord de l’eau, dans la terre avec un étroit champ d’action.

Reproduction

Il n’y a pas de saison des amours déterminée. Une femelle a entre deux à six petits, deux ou trois fois par an. La gestation dure environ cent trente jours (2 mois et demi). Les petits, élevés par la mère, deviennent adultes à partir de six à sept mois.

A Kyôto

On trouve des ragondins dans le nord et le centre de Kyôto. Il y a une grande augumentation de leur nombre au centre de la ville notamment près des rivières Kamo et Katsura.

Le ragondin est d’un caractère doux qui peut s’attacher à l’homme, donc il n’ a pas peur des humains mais on les capture aujourd’hui car depuis ces dernières années ils font beaucoup de dégâts. C’est un grand problème pour la ville de Kyôto qui s’occupe de ce fléau avec l’aide des collectivités locales.

Dommages causés par les castors des marais

1.Dans l’agriculture : les ragondins anéantissent les récoltes des bords des rivières. Par exemple, ils mangent le riz et détruisent les champs de légumes comme les champs de carottes, de patates douces, de choux etc… Les dégâts causés coûtent l’équivalent de 100 000 euros environ par an. Les fermiers sont accablés. A cause du grand nombre de ragondins, les agriculteurs sont obligés de rentrer leurs récoltes plus tôt. De plus, ils doivent installer des clôtures autour des terres cultivées.

2.Dans l’écosystème : les ragondins mangent les plantes aquatiques et les coquillages bivalves (dobugai en japonais) autour des rivières donc détruisent l’équilibre de l’écosystème indigène.

Règles à Kyôto

Il ne faut pas les nourrir. Les castors des marais font leurs terriers dans les lieux abandonnés donc chaque terrain doit être cultivé et il faut supprimer les endroits où des ragondins pourraient se cacher.

La presse écrite et les journaux télévisés en parlent beaucoup ces temps-ci, donc les touristes et les habitants des régions concernées peuvent les voir. On peut aussi aller sur ce site internet pour plus d’informations : http://www.pref.kyoto.jp/gairai/data/d01_09.html

 

Les encens de Kyôto

Seika Kitade et Hiroki Ikeda

Il y a beaucoup de temples bouddhistes et de sanctuaires shinto au Japon en général et à Kyôto en particulier. Ainsi, il y a plusieurs endroits au Japon où on fabrique de l’encens, mais les encens de Kyôto sont les plus populaires au Japon. L’encens est fabriqué au Japon, mais généralement, les ingrédients pour sa fabrication viennent de l’étranger. Vous verrez beaucoup d’encens de Kyôto, de toutes sortes, dans les boutiques de souvenirs. L’encens joue un rôle très important pendant les cérémonies religieuses comme aux funérailles par exemple. On l’applique aussi pour purifier certaines parties du corps et également pour parfumer les vêtements.
Nous allons vous présenter la boutique d’une marque d’encens célèbre qui s’appelle Shoyeido (松栄堂).

la boutique principale de Shoyeido

Au 2ème étage (= 1er en France) de cette boutique, on peut voir la fabrication de l’encens et ses composants. C’est totalement gratuit. On peut y assister du lundi au vendredi de 10 heures à 12 heures et de 13 heures 30 à 15 heures (dix personnes maximum). Mais, faites attention parce qu’il faut réserver une semaine à l’avance en téléphonant entre 8 heures et 15 heures. On peut le faire en anglais mais malheureusement, c’est impossible en français.

Voici quelques exemples d’ingrédients qui rentrent dans la fabrication des encens de Kyôto :

・Le «santal» (byakudan en japonais) : on le trouve en Inde, en Indonésie et en Malaisie. En anglais, on l’appelle aussi «sandalwood».

・Le «jinko»: c’est la résine qui apparaît dans le bois d’agar quand l’arbre a été blessé ou coupé. On en trouve principalement en Asie, dans la péninsule indochinoise au Vietnam, au Laos et au Cambodge et en Indonésie.

・Le «kyara»: est le plus précieux des «jinko». Son odeur est forte. Dans le passé, on en trouvait assez facilement au Vietnam, mais de nos jours, son extraction est rare donc il est très précieux.

Et puis, il y a beaucoup d’autres ingrédients pas faciles à extraire du fait qu’ils sont naturels. Généralement, ils proviennent de Chine, d’Inde et d’Asie du Sud-Est comme la cannelle, le girofle, et le curcuma qui sont très populaires.

ll y a beaucoup de sortes d’encens. En voici quelques exemples ci-dessous.

divers encens japonais

On trouve des encens en forme de spirale, de bâtonnet  et de cône comme sur la photo ci-dessus.

・L’encens en spirale appelé «uzumaki» a un temps de combustion très long donc il est utilisé dans une grande pièce, ou un espace avec beaucoup de passages.

・Le bâton d’encens appelé «senko» est le plus connu.
・L’encens en forme de cône a une base plus grande donc le parfum s’étend plus fortement et rapidement.
*Il existe aussi des encens japonais qui parfument naturellement, sans combustion. Ils sont intégrés dans des petits objets : dans une petite pochette parfumée (en japonais «nioibukuro» («nioi» pour odeur et «bukuro» pour sac ou pochette).

des petites pochettes parfumées

On utilise ces pochettes pour parfumer les vêtements mais aussi comme un insecticide, pour personnaliser son sac ou on les porte simplement pour s’apaiser.

Voici d’autres types d’encens japonais :

Un morceau de bois aromatique : on l’utilise pour apprécier les senteurs délicates du bois. En japonais, «humer l’encens» se dit littéralement «écouter l’encens».

L’encens pétri «neriko» : c’est le plus vieil encens. Il est fait avec du miel et de la chair de prunes japonaises.

l’encens pétri appelé neriko

L’encens pressé : en forme de fleurs de cerisier ou de feuilles d’érables rouges qui sont des symboles de saison au Japon.

On met ces sortes d’encens sur des cendres chaudes pour qu’ils diffusent leur parfum.

 

l'encens en forme de fleurs et de feuilles d'arbre

 

 

la combustion sur des cendres chaudes

Comment aller dans cette boutique d’encens ?

Depuis la gare de Kyôto, prendre le métro en direction de Kokusaikaikan, au nord de Kyôto, et descendre à la station Marutamachi (丸太町), sortie 7. Aller en direction de la rue Nijo, au sud. Cette boutique se trouve à 3 minutes à pied de la station sur la gauche. Le ticket de métro coûte 250 yens.
Adresse : 604-0857 Kyôto-shi, Nakagyo-ku, Karasuma-dori, Nijo-agaru

Numéro de téléphone : 075-212-5591

On vous recommande cette boutique et surtout n’oubliez pas de rapporter dans vos souvenirs de Kyôto, de l’encens japonais, pour parfumer votre voyage.

Les encens de Kyôto

de Seika Kitade et de Hiroki Ikeda

 

Il y a beaucoup de temples bouddhistes et de sanctuaires shinto au Japon en général et à Kyôto en particulier. L’encens joue un rôle très important pendant les cérémonies religieuses ; aux funérailles, par exemple. Ainsi, il y a plusieurs endroits au Japon où on fait de l’ encens, mais les encens de Kyôto sont les plus populaires au Japon. On le disperse aussi sur nos corps pour repousser les mauvais esprits. L’encens est fabriqué au Japon, mais généralement, les produits pour sa fabrication viennent de l’étranger.

Vous verrez ainsi, beaucoup d’encens de Kyôto, de toutes sortes, dans les boutiques de souvenirs à Kyôto.

Nous allons vous présenter une boutique célèbre qui s’appelle «Shoyeido松栄堂».

 

boutique « Shoyeido 松栄堂»

 

Dans cette boutique, on peut voir la fabrication de l’encens et ses composants. C’est totalement gratuit. On peut y assister du lundi au vendredi de dix heures à douze heures et de treize heures trente à quinze heures (dix personnes maximum). Mais, faites attention parce qu’il faut réserver une semaine à l’avance en téléphonant entre huit heures et quinze heures. On peut le faire en anglais mais malheureusement, c’est impossible en français.

Voici quelques exemples de composants qui rentrent dans la fabrication des encens de Kyôto :

・le «santal» (byakudan en japonais) : on le trouve en Inde, en Indonésie et en Malaisie. En anglais, on dit aussi “sandalwood”.

・le «jinko» : c’est la résine qui apparaît dans le bois quand l’arbre se fissure et se flétrit.

On en produit principalement dans les forêts en Asie, dans la péninsule indochinoise au Vietnam, au Laos et au Cambodge et en Indonésie.

・le «kyara» : il est produit comme le «jinko» mais il est très spécial parce que l’odeur est plus forte que le «jinko». Dans le passé, il était produit au Vietnam, mais de nos jours, son extraction est rare donc il est encore plus précieux.

Et puis, il y a beaucoup d’aromates naturels pas faciles à extraire du fait qu’ils sont naturels. Généralement, ils proviennent de Chine, d’Inde et d’Asie du Sud-Est comme la cannelle, le girofle, et le curcuma qui sont très populaires.

En voici quelques exemples ci-dessous. Il y a beaucoup de sortes d’encens japonais.

 

3 formes principales de l'encens japonais

On trouve des encens en forme de cône, de bâtonnet et de spirale pour leurs formes les plus répandues.

・Le bâtonnet d’encens appelé senkou est le plus connu. Sa forme haute favorise l’étendue du parfum de l’encens.

・L’encens en forme de cône, ensui a une base plus grande donc le parfum s’étend plus fortement.

・Enfin, l’encens en spirale appelé uzumaki a un temps de combustion très long donc il est utilisé dans une grande pièce bien aérée.

Il existe aussi des encens japonais qui parfument naturellement, sans combustion. Ils sont mis dans des petits objets, comme par exemple, dans une petite pochette parfumée (en japonais nioibukuro («nioi» pour odeur et «bukuro» pour sac ou pochette).

 

minuscules pochettes parfumées avec de l'encens

 

On utilse ces pochettes pour parfumer les vêtements, comme un insecticide, comme objet de décoration de sac ou on les porte simplement pour s’apaiser.

Voici plusieurs types d’encens japonais :

1. Un morceau de bois aromatique : on l’utilise pour sentir les senteurs délicates. En japonais, «humer une odeur d’encens» se dit «écouter une odeur d’encens».

2.   L’encens pétri : c’est le plus vieil encens. Il est fait avec du miel et des prunes japonaises.

 

encens pétri en boulettes

 

3. L’encens moulé : en forme de fleurs de cerisier ou de feuilles d’érables rouges qui sont des symboles de saison au Japon. On met ces sortes d’encens sur des cendres chaudes pour qu’ils se consument.

 

 

encens moulé en forme de fleurs et de feuilles

 

encens sur des cendres chaudes

 

Comment aller dans cette boutique d’encens ?

Depuis la gare de Kyôto, prendre le métro en direction de Kokusaikaikan, au nord de Kyôto, et descendre à la station Marutamachi (丸太町), sortie 7.  Allez en direction de la rue Nijo, au sud. Cette boutique se trouve à 3 minutes à pied de la station, sur votre gauche. Le ticket de métro vous coûtera 250 yens.

Adresse : 604-0857 Kyôto-shi, Nakagyo-ku, Karasuma-dori, Nijo-agaru    Téléphone : 075-212-5591

 

On vous recommande cette boutique et surtout n’oubliez pas de rapporter dans vos souvenirs de Kyôto, de l’encens japonais, pour parfumer votre voyage.

 

 

 

Le centre des arts de Kyôto : Kyoto Art Center

par Kazuki OHTAKI

 

Connaissez-vous le centre Kyoto Art Center ?

entrée principale de Kyoto Art Center

entrée principale de Kyoto Art Center

Ce centre des arts est né en avril 2000 à Kyôto. Le bâtiment était autrefois une école primaire. Dans le centre-ville de Kyôto, le nombre des enfants a diminué progressivement, et pour cette raison, l’école a été fermée et transformée en un centre d’art. De nos jours, le Kyoto Art Center est un endroit pour apprendre et voir du théâtre de , kyôgen, du rakugo, du théâtre plus occidental et plus contemporain aussi. Et il y a aussi des ateliers de travail. Certains ateliers sont ouverts à tout le monde même aux enfants et aux étrangers qui habitent au Japon. Surtout, dans le domaine de la culture traditionnelle japonaise, il y a des ateliers pour tout le monde. Il y a souvent des expositions artistiques, des cérémonies du thé et on peut entendre toutes sortes de musique comme par exemple des concerts de rock ou de musique orientale. Les spectacles de danse sont populaires. Comme au Japon, il y a souvent une distance entre l’art et les gens, ce centre veut au contraire les rapprocher. Donc, il y a beaucoup de raisons, très diverses d’y venir.

Qui a-t-il d’autre dans le centre Kyoto Art Center ?

Il y a une bibliothèque spécialisée sur les arts.

bibliothéque des arts

bibliothèque de Kyoto Art Center

Il y a aussi une salle de documentation regroupant toutes les informations sur les différents spectacles proposés et les ateliers de travail.

salle de documentation

salle de documentation

On trouve également une salle de repos et un terrain de sport que les gens du quartier utilisent de temps en temps.

terrain de sport utilisé par les joueurs de tennis

terrain de sport utilisé par les joueurs de tennis

De plus, dans ce centre des arts, il y a un petit restaurant ouvert à tout le monde.

petit restaurant du centre

petit restaurant du centre

Je vous recommande d’y aller pendant votre séjour à Kyôto. C’est ouvert tous les jours sauf au début et à la fin de l’année, de 10h à 22h. L’entrée est libre. Si cela vous intéresse, visitez le site : http://www.kac.or.jp/

Où se trouve le centre d’art Kyoto Art Center ?

plan de Kyoto Art Center

plan de de Kyôto : Kyoto Art Center

 

Kyoto Art Center est situé au centre ville, au sud et pas très loin du château Nijô et du palais impérial. Je pense que pour y aller facilement, c’est mieux de prendre le métro.

Kyoto Art Center
*Adresse : Takoyakushi kudaru yamabushiyama-machi 546-2, Muromachi-dôri, Nakagyô-ku, Kyôto
* Accès : 5 minutes à pied de la station de métro ou de la gare des trains Hankyû : ShijoKarasuma
* Tél. : 075-213-1000  en japonais et en anglais

 

Ce centre des arts est utile pour tout le monde. Dans ce centre, il y a les arts traditionnels de Kyôto mais aussi une présence de la culture de Kyôto plus moderne : on dit que ce centre est la porte de la vraie Kyôto.