Les maisons appelées kyomachiya

January 30, 2014

Ayaka Takeuchi
 
Les maisons appelées kyomachiya, « kyo (京) » pour Kyoto et « machi ya (町屋) » pour maisons, sont des maisons traditionnelles japonaises à double fonction : de logement et de commerce. Ces maisons datent d’avant 1950 et sont construites en bois avec des techniques traditionnelles définies par la ville de Kyoto. On peut trouver des machiya partout au Japon mais les kyomachiya sont propres à Kyoto comme leur nom l’indique. Elles sont très populaires grâce à leur nombre (47735 d’après une enquête réalisée par la ville de Kyoto en 2010) et par la beauté de leur style.

 Ces maisons traditionnelles se distinguent par des fenêtres de couleur foncée dans les tons rouges (bengarakoushi) et une plus petite (mushikomado) semblable à la cage d’un petit animal, protégées par des barreaux en bambou (inuyarai) (voir ci-dessous sur les photos).

une maison kyomachiya

bengarakoushi

 

mushikomado

inuyarai

 

On peut voir ces barreaux en bambou le long de certaines rues très traditionnelles. Ils servent à protéger les bâtisses de la pluie ou des animaux.

Ce sont des maisons avec un étage pour la plupart mais on trouve également des maisons de plein pied ou avec deux étages.

De nos jours, beaucoup de machiya ont été transformées en restaurant de cuisines diverses ou en café.

un restaurant de ramen

(Des ramens, ce sont des nouilles chinoises dans un bol de soupe, très aimées par les Japonais.)

Dans ce restaurant de ramen situé dans une kyomachiya, dans la soupe, on trouve des abats de bœuf ! C’est très nouveau donc, ce restaurant est très populaire.

exemple de plat de nouilles

Si vous venez à Kyoto, allez manger dans une kyomachiya ! Vous verrez, ce sont des endroits très charmants !

La lecture en automne à Kyoto

Kaori Morita et Takuma Hirooka

Au Japon, il y a 4 saisons : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. Les Japonais prennent plaisir à jouir de chaque saison. Ils ont des images pour chaque saison. Par exemple, pour le printemps, ce sont les fleurs des cerisiers, pour l’été, des images de festivals, de kimono léger (yukata), de feux d’artifice, pour l’hiver, des images d’enfants qui jouent dans la neige et enfin pour l’automne, des images de magnifiques feuillages d’automne. L’automne est surtout pour nous, la saison qui convient pour faire quelque chose passionnément parce que c’est une saison agréable. Il y a beaucoup d’autres images pour se représenter l’automne. Par exemple, l’art ou le sport d’automne, les récoltes, etc. Nous voudrions choisir l’image ” la lecture d’automne”. Ainsi nous allons vous présenter des lieux pour une bonne lecture à Kyoto ! Il existe des librairies originales à Kyoto. Nous allons vous en présenter deux et un musée.

《KEIBUNSHA (ichijouji) 恵文社 (一乗寺店)》

façade de la librairie KEIBUNSHA

Cette librairie se trouve au nord-est de la ville de Kyoto, dans un quartier résidentiel tranquille. Vous pouvez ainsi profiter d’un endroit typique de Kyoto. L’architecture extérieure du magasin est jolie et coquette un peu comme en Europe, mais son intérieur est comme une maison japonaise. On peut se relaxer dans ce cadre calme, et c’est grand. On trouve beaucoup de livres joliment disposés dans le magasin. Il y a des livres japonais, par exemple, des romans, des mangas mais aussi des magazines, etc. Mais on y trouve également des livres étrangers du monde entier. On peut voir des livres de photo, de mode ou d’art. Il y a aussi quelques objets comme de jolis ustensiles de ménage, des CDs, des vêtements… Ainsi vous serez contents de votre visite !

façade illuminée le soir

《GAKE-SHOBOU ガケ書房》

façade de GAKE-SHOBOU

Cette librairie est située au nord-est de la ville de Kyoto. Elle se trouve aussi dans un quartier résidentiel mais est facile à trouver car sa devanture se remarque. Sa caractéristique est un grand panneau et une voiture qui dépasse du mur (photo cci-dessus). Elle est un peu petite mais il y a beaucoup de genres de livres différents. De plus, il y a aussi des CDs, des DVDs, des T-shirts et des ustensiles de ménage (ici aussi !). Les articles, choisis spécialement par le libraire lui-même, sont originaux. Il organise des petites expositions quelquefois. Vous pourrez passer un bon moment rien qu’à regarder.

même façade, la nuit

《Musée International du Manga de Kyoto》

entrée du musée

Ici, ce n’est pas une librairie, c’est un musée : le musée du manga.

enseigne du musée

Ce musée contient environ trois cent mille bandes dessinées : des anciennes au plus actuelles. Elles sont destinées à tout public. Dans le musée, on peut lire. Il y a un grand jardin devant le musée et on peut s’installer là pour lire librement. Il y a beaucoup de chaises et de place pour lire ou boire un café. Vous pourrez passer du temps agréablement. Bien-sûr, il y a un lieu d’exposition de mangas. Ce musée montre aussi des mangas en langue étrangère …… il y a aussi des mangas en français ! Si vous vous intéressez aux bandes dessinées japonaises, nous vous conseillons d’y aller à tout prix !

Nous venons de vous présenter trois endroits originaux à Kyoto pour satisfaire votre plaisir de lire. Alors, est-ce que nous vous avons donné envie de trouver un livre spécial pour vous, à Kyoto ? Réalisez votre plaisir de la lecture en admirant les feuillages d’automne à Kyoto.

Informations pratiques:

 

– KEIBUNSHA(ichijouji)

Adresse : 10 Ichijôjiharaitono-cho, Sakyo-ku, Kyoto-shi, 606-8184

Pour y aller : de la gare de Kyoto, avec les bus vertsde Kyoto, ligne 206. Descendez à l’arrêt Takano. Ou de la gare de Kawaramachi, avec l’autobus vert de Kyoto, ligne 31. Descendez à l’arrêt Ichijoujitakatsukicho.

Téléphone : 075-711-5919

 

– GAKE-SHOBOU

Adresse : 33 Kitashirakawashimobetto-cho, Sakyo-ku, Kyoto-shi, 606-8286

Pour y aller : de la gare de Kyoto, avec les bus verts de Kyoto, ligne 5 ou 204. Descendez à l’arrêt Kitakawakoumae.

Téléphone : 075-724-0071

 

– Musée International du Manga de Kyoto

Adresse : Karasuma-Oike, Nakagyo-ku, Kyoto-shi, 604-0846

Pour y aller : en métro, de la gare de Kyoto, avec la ligne Karasuma. Descendez à la station Karasumaoike.

Téléphone : 075-254-7414

Le ragondin

par Rina KAGAWA et Kyoko IMAI

Le ragondin ou le castor des marais est un mammifère originaire d’Amérique du sud. Au Japon, on utilise le mot espagnol «nutria». Dès 1905, on peut en voir au zoo de Ueno (à Tôkyô).

 

un ragondin ou castor des marais

 

Autrefois, il était élevé pour sa fourrure pour les uniformes militaires, puis, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il a été relâché en pleine nature, c’est pourquoi on peut en voir dans différentes régions au Japon. On trouve aujourd’hui des castors des marais dans le Japon de l’ouest comme à Kyôto par exemple. Il y a de plus en plus de ragondins dans le nord et au centre de la préfecture de Kyôto depuis quelque temps.

Caractéristiques de cet animal

Le ragondin ressemble à une grande souris avec des petites oreilles et des petits yeux. Il a des griffes pointues et ses pattes sont palmées. Il mesure environ soixante centimètres et a une queue de quarante centimètres de long. Il pèse en moyenne entre quatre et cinq kilos. Son corps est de couleur brune grisâtre et sa queue est noire.

 

la rivière Kamo sous le pont Demachi (au nord de Kyôto)

 

Mode de vie et habitat

Les ragondins sont des animaux nocturnes à l’origine, mais on peut en voir souvent dans les champs durant la journée. Ils vivent au bord des rivières dans des lieux calmes avec beaucoup de nature. Ils mangent les feuilles des plantes des bords de l’eau. Ils vivent dans un terrier et se reproduisent dans les marais et les rivières calmes. Ils n’ont pas d’ennemis naturels donc leur nombre est en train d’augmenter. Ils sont bons nageurs et peuvent rester sous l’eau pendant cinq minutes. Ils restent principalement au bord de l’eau, dans la terre avec un étroit champ d’action.

Reproduction

Il n’y a pas de saison des amours déterminée. Une femelle a entre deux à six petits, deux ou trois fois par an. La gestation dure environ cent trente jours (2 mois et demi). Les petits, élevés par la mère, deviennent adultes à partir de six à sept mois.

A Kyôto

On trouve des ragondins dans le nord et le centre de Kyôto. Il y a une grande augumentation de leur nombre au centre de la ville notamment près des rivières Kamo et Katsura.

Le ragondin est d’un caractère doux qui peut s’attacher à l’homme, donc il n’ a pas peur des humains mais on les capture aujourd’hui car depuis ces dernières années ils font beaucoup de dégâts. C’est un grand problème pour la ville de Kyôto qui s’occupe de ce fléau avec l’aide des collectivités locales.

Dommages causés par les castors des marais

1.Dans l’agriculture : les ragondins anéantissent les récoltes des bords des rivières. Par exemple, ils mangent le riz et détruisent les champs de légumes comme les champs de carottes, de patates douces, de choux etc… Les dégâts causés coûtent l’équivalent de 100 000 euros environ par an. Les fermiers sont accablés. A cause du grand nombre de ragondins, les agriculteurs sont obligés de rentrer leurs récoltes plus tôt. De plus, ils doivent installer des clôtures autour des terres cultivées.

2.Dans l’écosystème : les ragondins mangent les plantes aquatiques et les coquillages bivalves (dobugai en japonais) autour des rivières donc détruisent l’équilibre de l’écosystème indigène.

Règles à Kyôto

Il ne faut pas les nourrir. Les castors des marais font leurs terriers dans les lieux abandonnés donc chaque terrain doit être cultivé et il faut supprimer les endroits où des ragondins pourraient se cacher.

La presse écrite et les journaux télévisés en parlent beaucoup ces temps-ci, donc les touristes et les habitants des régions concernées peuvent les voir. On peut aussi aller sur ce site internet pour plus d’informations : http://www.pref.kyoto.jp/gairai/data/d01_09.html

 

Les encens de Kyôto

Seika Kitade et Hiroki Ikeda

Il y a beaucoup de temples bouddhistes et de sanctuaires shinto au Japon en général et à Kyôto en particulier. Ainsi, il y a plusieurs endroits au Japon où on fabrique de l’encens, mais les encens de Kyôto sont les plus populaires au Japon. L’encens est fabriqué au Japon, mais généralement, les ingrédients pour sa fabrication viennent de l’étranger. Vous verrez beaucoup d’encens de Kyôto, de toutes sortes, dans les boutiques de souvenirs. L’encens joue un rôle très important pendant les cérémonies religieuses comme aux funérailles par exemple. On l’applique aussi pour purifier certaines parties du corps et également pour parfumer les vêtements.
Nous allons vous présenter la boutique d’une marque d’encens célèbre qui s’appelle Shoyeido (松栄堂).

la boutique principale de Shoyeido

Au 2ème étage (= 1er en France) de cette boutique, on peut voir la fabrication de l’encens et ses composants. C’est totalement gratuit. On peut y assister du lundi au vendredi de 10 heures à 12 heures et de 13 heures 30 à 15 heures (dix personnes maximum). Mais, faites attention parce qu’il faut réserver une semaine à l’avance en téléphonant entre 8 heures et 15 heures. On peut le faire en anglais mais malheureusement, c’est impossible en français.

Voici quelques exemples d’ingrédients qui rentrent dans la fabrication des encens de Kyôto :

・Le «santal» (byakudan en japonais) : on le trouve en Inde, en Indonésie et en Malaisie. En anglais, on l’appelle aussi «sandalwood».

・Le «jinko»: c’est la résine qui apparaît dans le bois d’agar quand l’arbre a été blessé ou coupé. On en trouve principalement en Asie, dans la péninsule indochinoise au Vietnam, au Laos et au Cambodge et en Indonésie.

・Le «kyara»: est le plus précieux des «jinko». Son odeur est forte. Dans le passé, on en trouvait assez facilement au Vietnam, mais de nos jours, son extraction est rare donc il est très précieux.

Et puis, il y a beaucoup d’autres ingrédients pas faciles à extraire du fait qu’ils sont naturels. Généralement, ils proviennent de Chine, d’Inde et d’Asie du Sud-Est comme la cannelle, le girofle, et le curcuma qui sont très populaires.

ll y a beaucoup de sortes d’encens. En voici quelques exemples ci-dessous.

divers encens japonais

On trouve des encens en forme de spirale, de bâtonnet  et de cône comme sur la photo ci-dessus.

・L’encens en spirale appelé «uzumaki» a un temps de combustion très long donc il est utilisé dans une grande pièce, ou un espace avec beaucoup de passages.

・Le bâton d’encens appelé «senko» est le plus connu.
・L’encens en forme de cône a une base plus grande donc le parfum s’étend plus fortement et rapidement.
*Il existe aussi des encens japonais qui parfument naturellement, sans combustion. Ils sont intégrés dans des petits objets : dans une petite pochette parfumée (en japonais «nioibukuro» («nioi» pour odeur et «bukuro» pour sac ou pochette).

des petites pochettes parfumées

On utilise ces pochettes pour parfumer les vêtements mais aussi comme un insecticide, pour personnaliser son sac ou on les porte simplement pour s’apaiser.

Voici d’autres types d’encens japonais :

Un morceau de bois aromatique : on l’utilise pour apprécier les senteurs délicates du bois. En japonais, «humer l’encens» se dit littéralement «écouter l’encens».

L’encens pétri «neriko» : c’est le plus vieil encens. Il est fait avec du miel et de la chair de prunes japonaises.

l’encens pétri appelé neriko

L’encens pressé : en forme de fleurs de cerisier ou de feuilles d’érables rouges qui sont des symboles de saison au Japon.

On met ces sortes d’encens sur des cendres chaudes pour qu’ils diffusent leur parfum.

 

l'encens en forme de fleurs et de feuilles d'arbre

 

 

la combustion sur des cendres chaudes

Comment aller dans cette boutique d’encens ?

Depuis la gare de Kyôto, prendre le métro en direction de Kokusaikaikan, au nord de Kyôto, et descendre à la station Marutamachi (丸太町), sortie 7. Aller en direction de la rue Nijo, au sud. Cette boutique se trouve à 3 minutes à pied de la station sur la gauche. Le ticket de métro coûte 250 yens.
Adresse : 604-0857 Kyôto-shi, Nakagyo-ku, Karasuma-dori, Nijo-agaru

Numéro de téléphone : 075-212-5591

On vous recommande cette boutique et surtout n’oubliez pas de rapporter dans vos souvenirs de Kyôto, de l’encens japonais, pour parfumer votre voyage.

Les encens de Kyôto

de Seika Kitade et de Hiroki Ikeda

 

Il y a beaucoup de temples bouddhistes et de sanctuaires shinto au Japon en général et à Kyôto en particulier. L’encens joue un rôle très important pendant les cérémonies religieuses ; aux funérailles, par exemple. Ainsi, il y a plusieurs endroits au Japon où on fait de l’ encens, mais les encens de Kyôto sont les plus populaires au Japon. On le disperse aussi sur nos corps pour repousser les mauvais esprits. L’encens est fabriqué au Japon, mais généralement, les produits pour sa fabrication viennent de l’étranger.

Vous verrez ainsi, beaucoup d’encens de Kyôto, de toutes sortes, dans les boutiques de souvenirs à Kyôto.

Nous allons vous présenter une boutique célèbre qui s’appelle «Shoyeido松栄堂».

 

boutique « Shoyeido 松栄堂»

 

Dans cette boutique, on peut voir la fabrication de l’encens et ses composants. C’est totalement gratuit. On peut y assister du lundi au vendredi de dix heures à douze heures et de treize heures trente à quinze heures (dix personnes maximum). Mais, faites attention parce qu’il faut réserver une semaine à l’avance en téléphonant entre huit heures et quinze heures. On peut le faire en anglais mais malheureusement, c’est impossible en français.

Voici quelques exemples de composants qui rentrent dans la fabrication des encens de Kyôto :

・le «santal» (byakudan en japonais) : on le trouve en Inde, en Indonésie et en Malaisie. En anglais, on dit aussi “sandalwood”.

・le «jinko» : c’est la résine qui apparaît dans le bois quand l’arbre se fissure et se flétrit.

On en produit principalement dans les forêts en Asie, dans la péninsule indochinoise au Vietnam, au Laos et au Cambodge et en Indonésie.

・le «kyara» : il est produit comme le «jinko» mais il est très spécial parce que l’odeur est plus forte que le «jinko». Dans le passé, il était produit au Vietnam, mais de nos jours, son extraction est rare donc il est encore plus précieux.

Et puis, il y a beaucoup d’aromates naturels pas faciles à extraire du fait qu’ils sont naturels. Généralement, ils proviennent de Chine, d’Inde et d’Asie du Sud-Est comme la cannelle, le girofle, et le curcuma qui sont très populaires.

En voici quelques exemples ci-dessous. Il y a beaucoup de sortes d’encens japonais.

 

3 formes principales de l'encens japonais

On trouve des encens en forme de cône, de bâtonnet et de spirale pour leurs formes les plus répandues.

・Le bâtonnet d’encens appelé senkou est le plus connu. Sa forme haute favorise l’étendue du parfum de l’encens.

・L’encens en forme de cône, ensui a une base plus grande donc le parfum s’étend plus fortement.

・Enfin, l’encens en spirale appelé uzumaki a un temps de combustion très long donc il est utilisé dans une grande pièce bien aérée.

Il existe aussi des encens japonais qui parfument naturellement, sans combustion. Ils sont mis dans des petits objets, comme par exemple, dans une petite pochette parfumée (en japonais nioibukuro («nioi» pour odeur et «bukuro» pour sac ou pochette).

 

minuscules pochettes parfumées avec de l'encens

 

On utilse ces pochettes pour parfumer les vêtements, comme un insecticide, comme objet de décoration de sac ou on les porte simplement pour s’apaiser.

Voici plusieurs types d’encens japonais :

1. Un morceau de bois aromatique : on l’utilise pour sentir les senteurs délicates. En japonais, «humer une odeur d’encens» se dit «écouter une odeur d’encens».

2.   L’encens pétri : c’est le plus vieil encens. Il est fait avec du miel et des prunes japonaises.

 

encens pétri en boulettes

 

3. L’encens moulé : en forme de fleurs de cerisier ou de feuilles d’érables rouges qui sont des symboles de saison au Japon. On met ces sortes d’encens sur des cendres chaudes pour qu’ils se consument.

 

 

encens moulé en forme de fleurs et de feuilles

 

encens sur des cendres chaudes

 

Comment aller dans cette boutique d’encens ?

Depuis la gare de Kyôto, prendre le métro en direction de Kokusaikaikan, au nord de Kyôto, et descendre à la station Marutamachi (丸太町), sortie 7.  Allez en direction de la rue Nijo, au sud. Cette boutique se trouve à 3 minutes à pied de la station, sur votre gauche. Le ticket de métro vous coûtera 250 yens.

Adresse : 604-0857 Kyôto-shi, Nakagyo-ku, Karasuma-dori, Nijo-agaru    Téléphone : 075-212-5591

 

On vous recommande cette boutique et surtout n’oubliez pas de rapporter dans vos souvenirs de Kyôto, de l’encens japonais, pour parfumer votre voyage.

 

 

 

Le centre des arts de Kyôto : Kyoto Art Center

par Kazuki OHTAKI

 

Connaissez-vous le centre Kyoto Art Center ?

entrée principale de Kyoto Art Center

entrée principale de Kyoto Art Center

Ce centre des arts est né en avril 2000 à Kyôto. Le bâtiment était autrefois une école primaire. Dans le centre-ville de Kyôto, le nombre des enfants a diminué progressivement, et pour cette raison, l’école a été fermée et transformée en un centre d’art. De nos jours, le Kyoto Art Center est un endroit pour apprendre et voir du théâtre de , kyôgen, du rakugo, du théâtre plus occidental et plus contemporain aussi. Et il y a aussi des ateliers de travail. Certains ateliers sont ouverts à tout le monde même aux enfants et aux étrangers qui habitent au Japon. Surtout, dans le domaine de la culture traditionnelle japonaise, il y a des ateliers pour tout le monde. Il y a souvent des expositions artistiques, des cérémonies du thé et on peut entendre toutes sortes de musique comme par exemple des concerts de rock ou de musique orientale. Les spectacles de danse sont populaires. Comme au Japon, il y a souvent une distance entre l’art et les gens, ce centre veut au contraire les rapprocher. Donc, il y a beaucoup de raisons, très diverses d’y venir.

Qui a-t-il d’autre dans le centre Kyoto Art Center ?

Il y a une bibliothèque spécialisée sur les arts.

bibliothéque des arts

bibliothèque de Kyoto Art Center

Il y a aussi une salle de documentation regroupant toutes les informations sur les différents spectacles proposés et les ateliers de travail.

salle de documentation

salle de documentation

On trouve également une salle de repos et un terrain de sport que les gens du quartier utilisent de temps en temps.

terrain de sport utilisé par les joueurs de tennis

terrain de sport utilisé par les joueurs de tennis

De plus, dans ce centre des arts, il y a un petit restaurant ouvert à tout le monde.

petit restaurant du centre

petit restaurant du centre

Je vous recommande d’y aller pendant votre séjour à Kyôto. C’est ouvert tous les jours sauf au début et à la fin de l’année, de 10h à 22h. L’entrée est libre. Si cela vous intéresse, visitez le site : http://www.kac.or.jp/

Où se trouve le centre d’art Kyoto Art Center ?

plan de Kyoto Art Center

plan de de Kyôto : Kyoto Art Center

 

Kyoto Art Center est situé au centre ville, au sud et pas très loin du château Nijô et du palais impérial. Je pense que pour y aller facilement, c’est mieux de prendre le métro.

Kyoto Art Center
*Adresse : Takoyakushi kudaru yamabushiyama-machi 546-2, Muromachi-dôri, Nakagyô-ku, Kyôto
* Accès : 5 minutes à pied de la station de métro ou de la gare des trains Hankyû : ShijoKarasuma
* Tél. : 075-213-1000  en japonais et en anglais

 

Ce centre des arts est utile pour tout le monde. Dans ce centre, il y a les arts traditionnels de Kyôto mais aussi une présence de la culture de Kyôto plus moderne : on dit que ce centre est la porte de la vraie Kyôto.

 

Le style nouveau de Kyôto : SOU・SOU

par Kazuki OHTAKI

 

Savez-vous ce que veut dire SOU・SOU ?

En face de la boutique de SOU・SOU

au second plan de cette photo, vue sur l'immeuble des boutiques SOU・SOU

 

SOU・SOU est une marque de vêtements née à Kyôto et devenue un style populaire récemment chez les jeunes à Kyôto. Mais partout au Japon, on entend souvent parler de SOU・SOU (prononcez “SO-SO”) . C’est l’équivalent de “ Ah bon !” ou “Eh bien !”.

De nos jours, surtout à Kyôto, on commence à imaginer un lien entre les vêtements étrangers et les vêtements traditionnels japonais. Dans l’histoire du Japon, les Japonais ont accueilli des cultures étrangères à plusieurs reprises et ont créé une culture nouvelle raffinée. Par exemple, au VIIIème siècle, à l’époque Heian, des Japonais ont rapporté de leurs voyages un peu de la culture chinoise. Dès lors, jusqu’au XVème siécle (époque Muromachi), elle a été peu à peu mélangée à la culture japonaise locale. Grâce à ces échanges, les Japonais ont créé leur propre culture. Par exemple, le théâtre Nô est créé à cette époque tout comme la cérémonie du thé. Et puis, au XIXème siècle, à l’époque Meiji, les Japonais se sont inspirés de la culture occidentale ; ils portaient des vêtements occidentaux en plus du kimono.

Cependant, à la fin de la Deuxième guerre mondiale, en 1945, on a assisté à une occidentalisation beaucoup plus importante dans les vêtements notamment. Ainsi, depuis les années 40 jusqu’à nos jours, les Japonais portent des vêtements de style occidental au quotidien. Et au contraire, ils portent les vêtements traditionnels d’autrefois à des occasions spéciales. Par exemple, aux jours de fête, pour aller voir un feu d’artifice ou à une cérémonie de mariage. On ne voit plus très souvent de personnes en kimono de nos jours.

vitrine d'une boutique de SOU・SOU

Ainsi, une nouvelle mode se crée qui repense la relation entre les vêtements étrangers et les vêtements traditionnels japonais. Heureusement, à Kyôto, ce mouvement qui mélange les cultures étrangères et la culture locale ne rencontre pas d’opposition. Dans ce contexte, je pense que SOUSOU est une marque de vêtements superbe. Les créateurs du style SOUSOU ont imaginé des chaussures à partir des tabi (chaussettes traditionnelles portées avec un kimono). Ainsi, le style SOUSOU ajoute une nouvelle valeur à la culture traditionnelle. Si cela vous intéresse, vous pouvez aller voir sur internet le site suivant : http://www.sousou.co.jp/

 

Où se trouvent les boutiques SOU・SOU ?

arcades de la rue Shinkyôgoku au centre-ville

Elles se trouvent au centre-ville de Kyôto. Dans le centre commerçant, il y a deux rues principales sous des arcades : Teramachi et Shinkyôgoku. Il y a sept boutiques de SOU・SOU dans la rue Shinkyôgoku (Une à Tôkyô et une à San Francisco aussi !). Ces sept boutiques se trouvent dans le même immeuble. Le quartier est devenu “le quartier de SOU・SOU”. De plus, dans ce quartier, on voit souvent des gens porter des vêtements de style SOU・SOU et il y a une atomosphère qui mélange les cultures étrangères et la culture de Kyôto.

Voici les 7 boutiques :

Boutique 1 : SOU・SOU Tabi

 *Adresse : P-91 bill, shijo agaru Shinkyogoku, Nakagyô-ku, Kyôto
* Accès : 5 minutes à pied de la station de métro Shijo Kawaramachi
* Tél. : 075-212-8005
 
 
 

Boutique 2 : SOU・SOU Isemomen

*Adresse :  579-8 Nakanomachi
* Tél. :   075-212-9324        
 
 
 
 
 

Boutique 3 : SOU・SOU le coq sportif

*Adresse : P-91 bill 1F
* Tél. :  075-221-0877                
 
 
 
 
 
 

Boutique 4 : SOU・SOU Shitsurai

*Adresse : 583-6 1F Nakanomachi
* Tél. :075-212-0604    
 
 
 
 
 

Boutique 5 : SOU・SOU Kei-i

*Adresse : 583-6 Nakanomachi
* Tél. : 075-213-2526
 
 
 
 
 

Boutique 6 : SOU・SOU Warabegi

*Adresse :565-16 Nakanomachi
* Tél. :075-212-8056               
 
 
 
 

 Boutique 7 : SOU・SOU Hôtei

*Adresse : P-91 bill au premier sous-sol
* Tél. : 075-212-9595  
 

Si vous venez à Kyôto, vous aussi, adoptez le style SOU・SOU et faites une visite dans les sept boutiques. Chaque boutique de vêtements SOU・SOU vaut le détour. Ils se distinguent des autres vêtements.Toutes les boutiques ouvrent de 11h à 20h.

Les couleurs de Kyôto

de Seika Kitade et Hiroki Ikeda

Kyôto est une ville historique donc très touristique. Pour qu’elle conserve son image de vieille cité historique, plusieurs règlements ont été créés pour ne pas détruire l’atmosphère de la ville.

En 2007, Kyôto a essayé de protéger son image de vieille cité historique en faisant écrire des arrêtés interdisant les couleurs rouge et jaune, parce que ce sont des couleurs trop vives. Ainsi, il y a beaucoup de bâtiments et d’enseignes de commerces avec des couleurs pâles.

Si vous venez à Kyôto, vous allez trouver des enseignes commerciales dont les couleurs sont très différentes des couleurs d’origine que nous trouvons dans le reste du Japon. Par exemple, l’enseigne de la boutique de vêtements UNIQLO est normalement sur fond rouge, mais à Kyôto, elle est sur fond blanc.

enseigne de la chaîne UNIQLO à Kyôto

enseigne UNIQLO dans le reste du Japon

 

Particulièrement, vous serez surpris avec les restaurants McDonald parce que le “M” de MacDonald est sur fond brun à Kyôto, alors que c’est sur fond rouge normalement.

enseigne de McDonald aux couleurs d'origine

McDonald à Kyôto

 

Prenez plaisir à vous promener en repérant les couleurs différentes des enseignes ! C’est très agréable de faire de la bicyclette à Kyôto pour voir les couleurs de Kyôto. Par exemple, justement, les voies réservées aux vélos sont de couleur vieux rose à Kyôto, les nouveaux tons de Kyôto maintenant. Mais, à l’origine, c’était bleu, pour la sécurité. On en voit un peu sur la photo ci-dessous, mais cette couleur n’est plus adaptée aux nouvelles couleurs de Kyôto, trop vive elle aussi.

Mais en bleu, comme c’était plus voyant, c’était moins dangereux. En tout cas, c’est particulier pour l’harmonie de la ville de Kyôto.

piste cyclable à Kyôto

 

Tout comme McDonald et UNIQLO, deux grandes marques très présentes aujourd’hui dans le paysage des villes, il y a d’autres enseignes de commerces dont les couleurs sont très différentes des autres régions du Japon comme par exemple la supérette Daily YAMAZAKI.

supérette Daily YAMAZAKI dans le reste du Japon

supérette Daily YAMAZAKI à Kyôto

 

Si vous voyagez au Japon, amusez-vous à retrouver les différences de couleurs avec celles de Kyôto !

La petite serviette “tenugui”

De  Mirai SAKAJIRI

 

C’est une pièce d’étoffe pour s’essuyer le corps ou que l’on porte souvent en coiffure au Japon. Jusqu’à l’époque Edo, elle n’avait pas la même longueur qu’aujourd’hui et on la faisait avec du chanvre. On se servait de cette «petite serviette» quand on faisait les travaux des champs (on portait des choses avec) mais aussi comme coiffure : elle indiquait alors que l’on acceptait de recevoir des visiteurs. Maintenant, elle est utilisée comme simple serviette, ou mouchoir. Il y a beaucoup d’articles de ménage dont une partie est faite avec ce tissu.

 

 

 

 

 

 

L’histoire de cette serviette appelée “tenugui”

Comme la culture du coton est devenue populaire à l’époque Edo, le «yukata» (sorte de kimono léger) et la serviette «tenugui», qui sont fabriqués dans cette matière, se sont répandus dans la vie quotidienne du peuple.

Après cette époque, cette pièce de tissu «tenugui» portant souvent le nom de famille d’acteurs de Kabuki, avait la faveur du public. C’était à la mode parce que les gens trouvaient que porter ce tissu était très coquet.

Jusqu’à la période Edo, on vendait ce morceau de tissu comme une simple pièce d’étoffe, mais Kyoden Santô (un peintre de l’art Ukiyoe (estampes en couleurs qui dépeignent la vie quotidienne du peuple, ou représentent des acteurs ou des paysages) organisa un concours de «tenugui» dans un temple du quartier de Ueno (à Tokyo) en 1784.

Suite à ce concours, les petites serviettes «tenugui » ont connu une popularité explosive et beaucoup de gens ont fabriqué ce carré d’étoffe en y imprimant des motifs variés particuliers. La profession ou la condition sociale ne comptait pas : chacun s’intéressait à cette nouvelle forme d’art : les peintres, les seigneurs, les courtisanes etc… .

 

Comment utiliser les petites serviettes “tenugui” ?

Autrefois, on utilisait ces petites serviettes, lorsqu’elles étaient usées, comme torchons, comme couches et également, comme chiffons à essuyer. Aujourd’hui, c’est très différent, la pièce de tissu «tenugui» moderne est utilisée non seulement pour essuyer le corps et les mains mais aussi pour envelopper des objets, comme coiffure, ou pour faire la publicité d’un magasin par exemple. Il y a donc beaucoup de façons de les utiliser.
Autrefois, les hommes et les femmes en faisaient une coiffure mais chacun dans un style différent et particulier. Les femmes l’utilisaient aussi de manière différente selon leur âge.
Actuellement, la manière d’utiliser ce morceau de tissu varie de plus en plus : par exemple on en fait un couvre-livre, un foulard ou bien on s’en sert pour envelopper la boîte dans laquelle on porte son repas de midi. La façon de l’utiliser est toujours liée directement à la vie quotidienne.
Maintenant, il y a beaucoup de dessins, traditionnels comme les saisons mais aussi plus coquets, plus modernes.

 

Quelques articles de ménage faits à partir de tissus typiques :

une pochette "kintyaku"

On met dans cette pochette, des petits objets. Au Japon, on l’emporte surtout le jour de la fête de l’été, quand on porte un «yukata».

l'intérieur du porte-monnaie

un porte-monnaie "Gamaguchi"

C’est un porte-monnaie typiquement japonais.

un "furoshiki"

Un “furoshiki” est un carré de tissu servant à envelopper et à transporter de menus objets.

 

 

 

 

 

Ces photos viennent du site http://www.raak.jp/top.html

L’art du verre

de Megumi Iritani

Travailler le verre

À Kyôto, il y a beaucoup de magasins qui vendent des petits objets en verre, comme par exemple des bibelots, des verres, des petites boîtes à bijoux mais aussi des petites clochettes. Elles émettent un petit son (un petit tintement) quand il y a du vent. Au Japon, on les suspend à la fenêtre ou au dehors de la maison, pendant l’été. On peut ainsi «entendre» la présence du vent et en ressentir sa fraîcheur, en écoutant le son de cette petite cloche que l’on appelle «furin» en japonais.

 

la clochette "furin"

 

autre clochette d'été pour "entendre" le vent

 

Savez-vous qu’il existe aussi des musiciens qui font de la musique avec ces clochettes ? Regardez le site internet du groupe KAZAOTO (風音) :

http://www.lifeact.jp/kazaoto/
Ces musiciens jouent dans une salle qui s’appelle «Furin house» à Kyôto. Si vous voulez écoutez leur musique, très relaxante, alors allez-y ! Pour cela, il faut marcher environ 2,5 km de la gare JR de Kyôto, près du temple Kyomizu. Vous pourrez aussi acheter beaucoup de sortes de clochettes «furin» ou pourquoi pas, les fabriquer vous-même.

boîte à bijoux en verre

 

 

 

 

 

 

 

dans la même boîte à bijoux

Voici un autre petit objet en verre, très populaire à Kyôto : «tombodama». C’est une petite boule en verre, comme des yeux de libellule. «tombo» veut dire «libellule» en japonais et «tama» veut dire «boule». On la porte comme un bijou.
Si vous voulez fabriquer cette jolie boule de verre, vous pouvez aller au magasin «Glass Studio Ark». Mais si vous êtes âgé(e) de moins de 10 ans, ce ne sera pas possible, c’est dommage et si vous avez moins de 16 ans, ce sera possible mais avec vos parents.
Pour aller dans ce magasin, marchez 2 minutes depuis la gare de «Rakusai guchi», sur la ligne Hankyû ou bien marchez 15 minutes depuis la gare de «Mukumachi», sur la ligne JR. Il faut réserver avant d’y aller. Voici l’adresse internet du magasin : http://www.jplampwork.com/ark.htm
Si vous vous intéressez aux objets en verre, cherchez bien dans Kyôto. Vous trouverez certainement quelque chose que vous aimez !

bijoux en verre