Visiter Kyoto en kimono

February 3, 2020

Ami ISHIMARU et Mikoto OTA

Le kimono fait partie de la culture japonaise ancienne et contemporaine. Les Japonais sont très fiers de ce magnifique vêtement traditionnel. Encore aujourd’hui, le kimono continue d’être porté et aimé pour cette belle raison mais plus d’une façon quotidienne. Le kimono est devenu un vêtement d’apparat. Sa ligne s’accorde bien avec la silhouette des Japonais. Le kimono et ses motifs sont toujours adaptés aux saisons. De nos jours, porter un kimono est parfois aussi considéré comme un effet de mode. 

des jeunes filles en kimono visitant un temple
     

Les kimonos étaient portés tous les jours de l’Ère Heian à l’Ère Edo (794〜1868). De nos jours, les kimonos ne sont portés que pour des occasions spéciales comme un mariage, une fête, une remise de diplôme, etc.

des jeunes filles à la cérémonie de la majorité (20 ans)


  des jeunes filles à la cérémonie de la majorité (20 ans)

Les kimonos sont devenus obsolètes comme vêtements de tous les jours, mais ils sont toujours très importants pour les occasions formelles. Comme les kimonos ne sont portés que quelques fois par an, moins de gens en achètent et préfèrent les louer.

Un kimono de qualité coute cher. Les prix varient entre 200 000 yens et 5 millions de yens (entre 2 000 euros et 40 000 euros). Mais on peut trouver des kimonos bon marché entre 3 000 et 20 000 yens. (24 / 163 euros). Les kimonos bon marché sont des kimonos d’occasion ou des kimonos fabriqués à partir de tissus moins onéreux. Ils sont tissés avec des design simples et contemporains que la jeune génération préfère.

Il existe plusieurs types de kimonos.

On trouve les kimonos appelés « furisode », « yukata » pour les plus portés.
Un « furisode » est un kimono porté par les femmes qui ne sont pas encore mariées. On les reconnait à leurs manches longues, d’environ un mètre.
Un « yukata » est un kimono en coton fin. Il est beaucoup plus léger qu’un kimono normal. On peut le porter à la maison ou dans les auberges traditionnelles, comme vêtement de nuit. De nos jours, la plupart des gens portent des « yukata » pendant les festivals d’été. On ne porte pas de « yukata » pendant les évènements formels.

Nous allons vous présenter deux endroits où l’on peut louer un kimono. Vous pourrez ainsi vous promener dans Kyoto en portant un kimono vous aussi.

des jeunes filles en « yukata » à un festival d’été

des jeunes filles en « yukata » à un festival d’été

  1. Le magasin Kyoto kimono yumeyakata. C’est le plus grand magasin de location de kimonos de Kyoto avec de nombreux choix de tenues différentes. Le magasin a 5 étages.
    Il se trouve à 3 minutes à pied de la station de métro Gojo (sortie 1, ligne Karasuma). Vous pouvez y aller aussi avec les bus 5, 26 et 101 depuis la gare de Kyoto et c’est à 5 minutes à pied, vers l’est, de l’arrêt de bus Karasuma Gojo. Le magasin est ouvert de 10h00 à 18h30. Il existe plusieurs prix de location différents :
  • Le prix-unique, pour hommes et femmes : 3 500 yens (30 euros).
  • Le prix-couple : 6 500 yens (50 euros) pour les deux.
  • Le prix-enfant âgé de 3 à 7 ans, généralement de 5 000 yens, mais qui peut descendre à 3 500 yens si on réserve à l’avance.
    Les réservations peuvent être effectuées en anglais sur Internet et il y a un personnel qui parle français aussi !

C’est difficile de manger quand on porte un kimono. Nous vous recommandons donc de manger avant. Il est possible d’aller aux toilettes, mais il est recommandé de demander des conseils pour remettre en place soi-même le kimono à la personne du magasin qui vous a mis le kimono.

2. Le salon Uruwashiki
Ce salon « spécial kimono » est limité à 20 personnes par jour. Il se trouve à 3 minutes à pied des gares Nara Line Inari et Keihan Fushimi Inari. Il est ouvert de 9h00 à 19h00.
Le premier prix est un forfait de location de kimono pour hommes et femmes de 4 000 yens (35 euros). Pour un enfant, le prix est de 2 800 yens (25 euros). Si vous avez besoin d’être coiffé.e et maquillé.e, vous devez ajouter 2 500 yens (20 euros). Et si vous choisissez le plan à 5 000 yens, vous pouvez rendre le kimono le lendemain. Vous pourrez donc retourner à votre hôtel en kimono après une longue journée de visites.
Ici aussi, on peut réserver en ligne en anglais, et il y a un personnel qui parle anglais dans le magasin.

Il existe de nombreux autres magasins de location de kimono près des gares de Kyoto et de Kawaramachi, au centre-ville de Kyoto.

Les périodes les plus touristiques à Kyoto sont le début de décembre, au changement de couleurs des feuillages d’automne puis entre la mi-mars et la mi-avril, la période de floraison des cerisiers. Les périodes les plus calmes sont le moment de la saison des pluies en juin et les mois de janvier et février qui sont des mois très froids.

dans une jolie rue à Kyoto


dans une jolie rue à Kyoto

Le moment de fréquentation le plus populaire des sites touristiques se situe entre 10 heures et 14 heures. Si vous voulez éviter la foule le weekend, comme il y a souvent beaucoup de visiteurs, nous vous recommandons de faire du tourisme en kimono plutôt en semaine.

Au Japon, traditionnellement, les enfants portent leur premier kimono pendant la fête appelée « shichi-go-san », littéralement :  7 ans – 5 ans – 3 ans. Les petites filles à l’âge de trois et sept ans et les petits garçons, à trois et cinq ans.
Cette fête a lieu le 15 novembre mais certains parents devancent ou retardent un peu la date en fonction de leur calendrier. Les parents vont avec leurs enfants dans leur sanctuaire préféré ce jour-là. Ils prient pour une longue vie en bonne santé pour leurs enfants.

C’est très difficile de mettre un kimono seul.e. La plupart des personnes se font aider par des professionnels ou des professionnel.le.s. Il y a des cours, des manuels pour apprendre à mettre un kimono.

Voici quelques conseils lorsque vous portez un kimono :

  • Il faut marcher en faisant des petits pas.
  • C’est mieux de porter des « zori », une sorte de sandale avec une séparation au niveau du gros orteil. Ce sont les chaussures traditionnelles portées avec un kimono. Elles sont généralement en tissu, mais aussi en cuir ou en plastique.

N’hésitez pas vous aussi à louer un kimono et à visiter des endroits typiques de Kyoto dans cette tenue traditionnelle afin de ressentir la culture du Japon.
Essayez de faire cette expérience pour vous sentir proche des Japonais. Mais attention ! Une personne qui porte un kimono, c’est beau, mais porter un kimono longtemps, ça peut être un peu douloureux. Lorsque vous porterez un kimono pour la première fois, vous serez peut-être fatigué.e après plusieurs heures dans ce nouvel habit. Il est donc préférable de bien décider de votre parcours pour vous ménager.


Vous serez très photogénique avec votre kimono et cela restera un merveilleux souvenir de votre séjour à Kyoto.

Participer à une cérémonie du thé traditionnelle

par Ami ISHIMARU et Mikoto OTA

Connaissez-vous la cérémonie du thé traditionnelle japonaise ? C’est un véritable art où l’on prépare le thé devant les invités avant de le servir avec une petite sucrerie ou une pâtisserie appelée « wagashi (和菓子) » : « wa » signifie « japonais » et « kashi », « gâteau » en japonais.

un bol de thé vert de cérémonie avec des pâtisseries « wagashi »

Le thé vert que l’on utilise pour cette cérémonie est à l’origine un thé importé de Chine pendant la période Heian (794-1185). Dès la fin de la période Kamakura (1185-1333), du thé de Chine a été planté dans la préfecture de Kyoto, à Uji (宇治茶). La récolte des feuilles de thé s’est répandue dans les temples de Kyoto, puis dans d’autres endroits comme par exemple à Ise dans la préfecture de Mie, à l’ouest du Japon, près de Kyoto, et à Suruga dans la préfecture de Shizuoka, au centre du Japon, près du Mt.Fuji.

                 

Sennorikyu, un célèbre maître de thé de l’époque Azuchi-Momoyama (1568 -1603) a créé la cérémonie du thé traditionnelle appelée à l’époque « wabi cha (侘茶) ». Elle est à l’origine de la cérémonie du thé telle qu’on la pratique aujourd’hui. Elle met en valeur la culture japonaise traditionnelle. Pendant la période Meiji (1868-1912), la cérémonie du thé est un élément essentiel dans l’éducation des filles. L’image élégante de la cérémonie du thé est née de là.

Nous allons vous présenter deux endroits où vous pourrez participer à une telle cérémonie du thé.

1 À En

  enseigne de la maison de thé En

C’est à l’est de la ville de Kyoto. C’est facile à trouver parce que c’est près de la gare de Sanjyo (三条) (ligne des trains Keihan). À En, on peut assister à une cérémonie du thé. La cérémonie dure environ une heure et peut être appréciée par tous. L’expérience est possible à partir de 5 ans environ. Si vous êtes avec un très jeune enfant, c’est recommandé de demander une cérémonie privée. Vous pouvez aussi le demander si vous désirez une expérience en famille. Il faut réserver. Cela coute 2 500 yens (environ 20 euros)par personne. Pour y aller, depuis la gare de Kyoto, prenez le bus 206, et descendez à l’arrêt Chioninmae (知恩院前)(20 minutes environ) et il faut 5 minutes à pied jusqu’à En.

pendant une cérémonie du thé à En

2. Au temple Kodaï ji(高台寺)

Le temple Kodaï-ji est situé à Higashiyama-ku, à Kyoto, près de Gion. La cérémonie du thé dure environ une heure. Il faut réserver ici aussi. Cela coute 3 000 yens(environ 25 euros)pour une personne.

Vous pouvez aller au temple Kodaï ji depuis la gare de Kyoto avec le bus 206 (20 minutes). Il faut descendre à l’arrêt Higashiyamayasui(東山安井). C’est à 5 minutes.

pendant une cérémonie du thé dans le temple Kodaï ji

Les maitres de thé parlent anglais et expliquent le déroulement de la cérémonie. Par exemple, comment entrer dans la pièce, préparer le thé et comment le boire. C’est possible de poser des questions à tout moment. Pendant la cérémonie du thé, on nous sert également des sucreries spéciales.

pâtisserie « wagashi » servie avec le thé

Le thé servi dans un gros bol, a un gout amer et prononcé mais c’est délicieux. Les sucreries et les pâtisseries adoucissent l’amertume du thé dans la bouche.

Nous vous recommandons de porter des vêtements simples pendant la cérémonie pour pouvoir apprécier pleinement le calme.

La cérémonie du thé est chère car les ustensiles utilisés sont particuliers, comme par exemple pour les principaux, le petit fouet en bambou « chasen » pour mélanger le thé et le bol à thé « chawan ».

ustensils indispensables pour une cérémonie du thé

Nous, les Japonais, avons peu d’occasions de participer à une cérémonie du thé traditionnelle. Le prix est un peu élevé, mais c’est une bonne occasion d’approcher la culture japonaise dans un endroit calme. Nous pensons que cette expérience peut être merveilleuse.

Nous vous recommandons de participer à une cérémonie du thé si vous le pouvez, votre voyage au Japon sera encore plus merveilleux !

Les stations thermales

Junko OYAMA

Savez-vous qu’il y a plus de trois mille stations thermales d’eau chaude naturelle au Japon ? On en trouve partout dans le pays surtout à Hokkaido, l’ile du nord du Japon.
On dit que les Japonais aiment bien prendre un bain et que plus de 50 % en prennent un tous les jours. Cela fait partie de la culture.

Comme il y a beaucoup de volcans au Japon, environ 1548, on trouve beaucoup de sources d’eaux chaudes naturelles qui jaillissent près de ces volcans dont le plus célèbre, le Mont Fuji (pas loin de Tokyo).

une station thermale en hiver, à Nagano

Pourquoi c’est très populaire ?

Depuis longtemps, les hommes ont remarqué les bienfaits apportés par ces eaux de source naturelles. Elles contiennent diverses qualités comme une certaine alcalinité ou acidité qui, en pénétrant dans le corps humain accélèrent la sécrétion d’hormones diverses.

Au Japon, autrefois, on pensait que les bains d’eau froide apportaient de la pureté à ceux qui s’y baignaient. À l’époque Edo (1630-1868) les médecins utilisaient déjà les bienfaits des eaux dans les soins. Le principal effet était de stimuler le corps. Lorsque l’on prend un bain, le pouls et le taux de sucre dans le sang augmentent pour redescendre ensuite petit à petit. Grâce à ce phénomène, on peut échapper au stress. Il y a beaucoup d’effets positifs sur la santé mais également sur la beauté. On peut avoir une peau ferme, dissiper les courbatures d’épaule, etc. On dit que la meilleure température de l’eau est de 42 degrés.

Au Japon, il n’y a pas de régions sans station thermale donc on peut en trouver partout. Un billet d’entrée coute entre 600 yens (5 euros ) et 1000 yens (9 euros environ) si vous restez la journée entière. Il y a d’autres stations plus luxueuses et plus chères, avec une partie hôtel. Ça peut couter entre 10 000 yens et 30 000 yens (80 ~250 euros).

Les enfants sont admis à partir de 1 an. Vous pouvez venir avec votre bébé mais ça dépend des stations thermales donc c’est mieux de téléphoner avant pour confirmer. Les Japonais y vont 5 à 6 fois par an en moyenne, avec des amis, en famille ou en couple. La tradition est de boire du lait après le bain. On en trouve toujours sur place.

Le bain

La salle du bain est séparée en deux : d’un côté, les femmes et de l’autre, les hommes. Il y a une marque pour l’indiquer devant les portes d’entrée. En général, le drapeau rose ou rouge est l’entrée des femmes, et le bleu pour l’entrée des hommes.

 entrée pour les hommes  entrée pour les femmes

baquet appelé « oke » utilisé pour s’asperger d’eau avant d’entrer dans le bassin du bain

Si vous allez dans une station thermale, voici quelques règles à respecter. Attention, si vous êtes malade, c’est recommandé de ne pas y aller. Et si vous avez des tatouages, et que vous avez bu un peu trop d’alcool, vous ne serez pas autorisé à entrer.

Quelques règles d’usage dans les stations thermales et les bains publics :

・Il faut ranger ses vêtements dans les casiers mis à disposition,
・il faut se laver avant d’entrer dans le bain dans l’espace réservé pour ça,
・si vous avez les cheveux longs, il faut les mettre en queue de cheval ou les tresser,
・avant d’entrer dans le bain, il faut ranger dans un coin le shampooing et le savon de douche que vous avez utilisés, 
・il ne faut pas mettre sa serviette de bain dans l’eau,
・il ne faut pas faire de bruit et respecter le calme,
・il ne faut pas rester trop longtemps dans le bain pour libérer la place,
・il ne faut pas salir l’endroit du bain,
・après le bain, il faut utiliser la salle à côté du bain pour s’essuyez et se rhabiller,

. on ne peut pas porter de maillot de bain,
・et enfin, on ne peut pas prendre de photos.

Attention, si vous prennez un bain trop longtemps, vous pouvez vous sentir mal. Et vous ne pouvez pas prendre un bain avec votre maillot de bain.

Si vous êtes à Kyoto, la station thermale d’Arashiyama est célèbre. Elle se trouve près de la gare de Arashiyama Hankyu. Ça coute environ 30 000 yens (250 euros environ) avec une nuit d’hôtel. Il y a deux bains, et un sauna.

Il y a également une station thermale à Kurama au nord-est de Kyoto. C’est une vieille station thermale mais elle est jolie. À la sortie de la gare, vous allez trouver la statue de Tengu, un fantôme légendaire avec un grand nez rouge. Vous pourrez aussi visiter le vieux temple de Kurama qui est très connu.

Les eaux thermales sont réputées bonnes pour la santé et contre le stress et la fatigue de la vie quotidienne. L’entrée est toujours payante et c’est parfois un peu cher …. mais si vous n’avez pas beaucoup d’argent, vous pouvez aller dans un bain public appelé « sentō ». C’est meilleur marché. Il y en a dans tous les quartiers. En général, ça coute entre 300 et 1000 yens (entre 3 et 9 euros) . C’est possible d’acheter le shampooing et une petite serviette sur place.

Dans tous les cas, ça restera un très bon souvenir de votre voyage au Japon.

Les jeunes filles MAIKO

 

Kisara Tanaka

Daiki Higashiyama

 

Une « Maiko » est une jeune fille apprentie Geiko (Geisha). C’est une artiste. Elle chante des chansons traditionnelles que seules ces artistes chantent. Elle danse également des danses très difficiles, très élégantes, appelées « Maï ».

Elle est populaire à la fois auprès des Japonais et des étrangers. Récemment, il semble qu’il y ait plus d’occasions d’en apercevoir. On aimerait que plus de touristes étrangers connaissent un peu mieux le monde de ces jeunes filles donc nous allons vous le présenter.

 

 une jeune Maiko

 

Le travail d’une Maiko consiste à accueillir et distraire les clients des restaurants que l’on nomme OCHAYA. Elle ne reçoit pas de salaire, seulement des pourboires qu’elle redonne à la personne qui s’occupe d’elle, souvent une ancienne Geiko.

Les Maiko sont apparues il y a 300 ans durant l’époque Edo, vers 1700. On dit que ça a commencé dans un salon de thé à Kyoto. Elles offraient du thé et des gâteaux aux voyageurs et aux visiteurs des temples. Cependant, après plusieurs années, elles ont commencé à offrir de l’alcool et des repas tout en dansant et en minant des scènes de Nō, théâtre traditionnel dont les acteurs sont uniquement des hommes.

Il y a des critères stricts pour devenir Maiko : mesurer moins de 1,60 m, être mince et jolie. De plus, pour être une artiste accomplie, une Maiko doit suivre un apprentissage artistique. Cet apprentissage se fait de 16 ans à 20 ans.

Elles apprennent les traditions de Kyoto, son dialecte et à bien s’exprimer. Elles habitent dans une maison appelée OKIYA avec d’autres Maiko qui sont leurs aînées. La patronne de la maison, une ancienne Geiko, est appelée OKAMISAN. Elles vivent ensemble et sont toute la journée ensemble. Elles n’ont pas de temps libre pour elles. Ce sont des jeunes filles qui viennent de tout le Japon.

Après leurs leçons de chant, de danse, leur patronne les envoie dans les restaurants Ochaya qui les ont sollicitées. Elles dansent, chantent, servent et divertissent les clients.

 

jeunes filles portant des kimonos

 

Lorsqu’elles sortent, elles portent un magnifique kimono mais elles ne peuvent pas s’habiller seules. Elles sont donc aidées par leurs aînées. Puis elles sont maquillées et coiffées par des professionnels.

C’est difficile d’entrer dans un endroit où il y a des Maiko.

entrée, un peu cachée, d’un OCHAYA

 

On ne peut pas entrer la première fois sans une invitation. En général, cela se passe entre connaissances : un client donne une invitation à une de ses connaissances qui ainsi pourra entrer dans un restaurant Ochaya. Les clients règlent leurs notes à chaque fin de mois. Ce sont donc des clients riches comme des médecins, des patrons d’entreprises, etc… mais maintenant il y a des endroits où on peut entrer sans invitation. Nous vous recommandons d’y aller pour voir des Maiko. On peut en voir à Gion. Mais hélas, ça coute très cher, au minimum 35 000 yens(environ 280 euros). On y est déjà allé une fois. C’est cher mais amusant.
Gion est un quartier, à l’est de Kyoto, où habitent beaucoup de Maiko.

 rue typique de Gion

 

Et si vous voulez vous aussi, porter un kimono comme les Maiko, on trouve également dans ce quartier des magasins de location de kimonos. On peut réserver par Internet ou par téléphone, en japonais ou en anglais. On n’a besoin de rien. On choisit un kimono qui nous plait et quelqu’un nous habille et on nous maquille aussi. Un photographe nous prend en photo dans un studio. Seulement après on peut sortir à Gion ou visiter un temple, en kimono. La location coute un peu cher, environ 8 000 yens(environ 70 euros) pour une heure. Louer un kimono seulement, ce n’est pas trop cher, mais si vous choisissez en plus le forfait maquillage et séance photo, cela coute plus cher.

 

devenir une Maiko le temps d’une photo

 

Si vous venez à Kyoto, et si comme nous, vous vous intéressez aux Maiko, essayez de passer un bon moment en kimono pour ressentir un peu de la culture traditionnelle japonaise. On ne peut voir des Maiko qu’au Japon et surtout à Kyoto et spécialement dans le quartier de Gion.

La ficelle kyokumihimo

Par Aya Hoshino

De 794 à 1868, Kyoto fut la capitale du Japon et elle a été ensuite déplacée à Tokyo. Durant toute cette période, la famille impériale habitait à Kyoto et ainsi Kyoto était le centre politique du pays.

Tout au long de ses années, la culture japonaise s’enrichit de nombreux objets d’arts traditionnels de la vie quotidienne, objets que nous voyons et utilisons encore aujourd’hui comme par exemple, l’étoffe nishijin-ori tissée à Kyoto et l’éventail Kyosensu.

une étoffe nishijin-ori

                       un éventail kyosensu

La ficelle appelée kyokumihimo fait partie de ces objets traditionnels typiques de Kyoto. Elle est très belle et elle était offerte respectueusement à la famille impériale.

Je vais donc vous présenter la ficelle kyokumihimo « kyo 京 » est le premier kanji de « Kyoto », « kumi  組 » signifie « tricoter » et « himo  紐 » signifie « ficelle », ainsi littéralement, « la ficelle faite à Kyoto ».     

 

« Qu’est-ce que c’est, la ficelle kyokumihimo ? »

 

C’est une ficelle tricotée avec des fils de soie et de coton. Elle est arrivée au Japon, de Chine, à l’époque Nara (710-794). On l’utilisait pour vénérer les dieux et Bouddha, ou plus simplement pour renforcer les ceintures de kimono (obi) mais aussi comme ornement puis à d’autres tâches, à l’époque Heian (794-1185).

 

À l’époque Kamakura (1185-1333), on l’employait dans l’armure des casques des samouraïs ou comme ornement dans les cheveux.

     

  un casque de samouraï

Maintenant, elle est utilisée pour faire des cordelettes qui servent plutôt comme un accessoire. On l’a même vue dans des chaussures de la marque américaine Nike, combinée à la tradition japonaise, en 2001. La ficelle kyokumihimo évolue avec le temps.

 

« Tisser sa propre ficelle kyokumihimo »

Elle est très belle mais on imagine peut-être que c’est difficile de la faire. En fait, n’importe qui peut en faire une assez facilement. Il y a des lieux à Kyoto, où on peut faire l’expérience de tisser une ficelle kyokumihimo.

Un des endroits où je suis allée, s’appelle Adachi-kumihimokan (安達くみひも館), qui est un lieu de tissage de cette ficelle et où l’on peut aussi en voir en exposition. C’est une galerie-atelier. Elle est située dans le centre de Kyoto, près du palais impérial de Kyoto. J’ai pu faire ma propre cordelette kyokumihimo. C’était très intéressant et plus facile que ce que je croyais. Ça m’a fait ressentir encore plus ma culture parce que mes ancêtres le faisaient déjà et ils nous ont sensibilisés à la beauté et à la délicatesse particulières, même dans les objets du quotidien. Et puis le temps est passé et l’art est resté !

 

  des bobines marudaï

Autrefois, l’utilisation de cette ficelle faisait donc partie de la vie quotidienne. On l’utilisait pour ficeler des objets ou pour nouer quelque chose. Aujourd’hui, c’est plus un ornement voire un bijou comme un bracelet par exemple.

 

                  

              des petites attaches

           

                des bracelets

  le bracelet que j’ai fait ….

« Comment se rendre à Adachi-kumihimokan ? »

De la gare de Kyoto, prendre le métro de la ligne Karasuma et descendre à la station Marutamachi. Ensuite, marcher dans l’avenue Karasuma-dori en allant au nord jusqu’à la rue Demizu-dori puis à l’ouest pendant environ 10 minutes.

Ce centre est ouvert de 9h00 à 16h00. Cela coute 500 yens pour les adultes et 300 yens pour les collégiens et les enfants, pour entrer et admirer l’exposition et si vous voulez tisser votre propre cordelette, cela coute 2 160 yens avec le droit d’entrée compris. La séance dure une heure.

Il faut réserver par téléphone ou par fax et compléter un formulaire que l’on trouve sur le site internet Adachi-kumihimokan. C’est en japonais donc si possible, faites-vous aider par une personne de votre entourage.

 

J’espère que les arts traditionnels japonais vous intéressent et plus particulièrement l’art de la ficelle kyokumihimo. Vous pouvez tisser votre cordelette vous-même en souvenir de votre séjour à Kyoto.

 

 

 

   

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

Faire ses propres souvenirs !

 

Kaori KIDO

Momoka SHIBA

Les Japonais adorent faire des expériences quand ils visitent un endroit nouveau. Si vous venez à Kyoto, vous pourrez faire vous-mêmes vos propres souvenirs. Aujourd’hui, il existe de nombreux magasins-ateliers à Kyoto où on peut faire soi-même des objets de la vie quotidienne. C’est très intéressant et on s’en souvient longtemps.

Nous allons vous présenter deux endroits où c’est possible de faire cette expérience à Kyoto.

Le premier endroit que nous allons vous présenter est la boutique appelée Zuikogama (瑞光窯) . Il y a un coin atelier où on peut faire de la poterie. On appelle cela, <To-gei陶芸> : « to » signifie « poterie » et « gei », « art ». C’est un endroit où l’on peut découvrir la céramique typique de Kyoto.

Vous pouvez acheter aussi des objets. Ce magasin est situé au sud du sanctuaire Yasaka jinja. On peut faire soi-même son propre objet comme une tasse ou un bol dans cet atelier. On y propose trois types de cours et on peut choisir sa formule préférée.

 plan du quartier du magasin-atelier

Dans le premier cours, on peut faire une tasse. C’est une séance d’environ 20 minutes et ça coute 2 050 yens (environ 15 euros). C’est le cours le moins cher des trois.

une tasse

Dans le deuxième cours, on peut faire une tasse ou un autre récipient de n’importe quelle forme, pendant environ 40 minutes et cela coute 3 130 yens (environ 24 euros)

Enfin, dans le troisième cours qui dure une heure, on peut faire deux choses pour 5 290 yens (environ 41 euros).

Il y a un « maitre potier » qui aide à réaliser ces objets. Mais attention, on ne peut pas les apporter avec soi le jour même ! Il faut environ un mois pour que cela arrive chez vous. Le personnel du magasin vous l’enverra chez vous. On écrit ses initiales sous l’objet qu’on a réalisé.

 

son bol à ses initiales

Ce n’est pas trop difficile à réaliser, et c’est intéressant. Cela fait de bons souvenirs de voyage !

Le second endroit que nous voulons vous présenter est la boutique-atelier Marumasunishimuraya (丸益西村屋). On peut faire ses propres baguettes à Kyoto. Nous allons vous expliquer comment faire.

1 Il faut choisir deux morceaux de bois de cyprès du Japon.

2 Les raboter et affûter les pointes.

étapes 1 et 2 pour faire une paire de baguettes

3 Puis, il faut badigeonner les baguettes avec de l’huile naturelle de noix pour qu’elles brillent.

4 Le magasin prépare des pochettes en tissu pour ranger les baguettes. Il faut juste les teindre à son gout.

étape 4 teinture de la pochette

 

Cela prend environ 3 heures. C’est facile à faire.

les baguettes et la pochette faites main

 

Le magasin Marumasunishimuraya vend des souvenirs de Kyoto. Il est ouvert tous les jours sauf du 1er au 3 janvier. Il y a deux séances par jour, une à neuf heures et une autre à quatorze heures.

Il faut réserver. C’est un peu difficile mais essayez de vous faire aider. On peut le faire aussi par Internet.

( https://www.marumasunishimuraya.co.jp/taiken/course/ohashi01/ )

Cela coute 3 240 yens ( environ 25 euros).

Pour y aller, c’est à environ 7 minutes à pied, vers l’ouest, de la station de métro Horikawaoike.

 

Il existe de nombreuses magasins et ateliers à Kyoto où on peut faire ses propres souvenirs tout en apprenant les traditions du Japon. C’est très intéressant et ça reste dans les mémoires. Vous aussi, faites vos propres expériences des choses traditionnelles si vous venez à Kyoto. Vous pouvez faire des cadeaux pour vos amis ou pour vous-mêmes.

 

L’éventail « Kyo-sensu »

Momoka Shiba – Kaori Kido

 

L’artisanat traditionnel japonais et notamment l’artisanat issu de Kyoto jouit depuis longtemps d’une grande popularité dans le monde grâce à sa réputation de haute qualité. Nous allons vous présenter l’éventail, un produit de l’artisanat japonais.

un éventail classique

 

☆L’éventail

En japonais, « éventail » se dit « sensu » et le préfixe « kyo » correspond au kanji « kyo » de Kyoto : 京扇子. L’éventail est un accessoire traditionnel japonais typique.

 

☆Qu’est-ce qu’on appelle un éventail « kyo-sensu » exactement ?

L’éventail « kyo-sensu » est né à Kyoto et date de l’époque Heian (794-1185). Encore aujourd’hui, il est fait d’une façon artisanale. C’était un accessoire réservé aux nobles de la cour impériale à l’époque Heian. Après l’époque Edo (1603-1867), tout le monde a pu utiliser un éventail, plus seulement les personnes fortunées. Puis, ils ont été commercialisés dans toutes les régions du Japon. L’éventail « kyo-sensu » est robuste et élégant. Aujourd’hui, 90% de la production des éventails japonais est un produit de Kyoto.

 

Le plus souvent, l’éventail est en forme de demi-cercle mais il y a d’autres formes, par exemple en forme de cœur ou en forme du Mont Fuji pour les plus originaux ! C’est très léger, donc facile et pratique à transporter quand on sort. Maintenant, dans les magasins, on en trouve de beaucoup de couleurs différentes et plus modernes.

un éventail en forme de coeur

 

un éventail en forme du Mont Fuji

 

☆Son utilisation

Autrefois, les Japonais utilisaient un éventail uniquement pendant des cérémonies officielles comme une cérémonie de mariage où pendant une pièce comique mimée (Rakugo), les comédiens s’en servaient pour jouer, etc.

Quand il fait chaud, bien sûr, on l’utilise et on peut en faire un soi-même.

 

☆Comment faire un éventail de Kyoto « kyo-sensu » ?

Voici un petit mode d’emploi :

1 – coller deux feuilles de papier japonais washi «和紙» ensemble,

2 – faire sécher et couper selon la forme voulue,

3 – plier en faisant des plis réguliers,

4 – percer un trou entre les deux feuilles de papier,

5 – souffler dans les trous,

6 – mettre une tige de bambou entre les deux feuilles de papier et c’est fini !!

les matériaux pour un « éventail maison »

 

Aujourd’hui, nous utilisons tous les jours un éventail pendant les grandes chaleurs de l’été. On peut en trouver entre 1 000 et 8 000 yens (de 10 à 60 euros). Tout le monde en utilise un, des adultes aux enfants, hommes et femmes.

On trouve quelques boutiques spécialisées à la vente d’éventails à Kyoto.

un magasin d’éventails « kyo-sensu »

 

À Kyoto, il reste encore quelques artisans qui font des éventails « kyo-sensu » mais cependant, le manque de successeurs est un problème pour l’avenir.

 

Si vous voulez acheter un éventail « Kyo-sensu », vous pouvez en trouver dans tous les magasins de souvenirs, à Kyoto. Bien sûr, on trouve aussi des éventails faits en Chine pour 100 yens mais ce n’est pas un produit typique de Kyoto ! C’est dommage ! Si vous venez à Kyoto, acheter un éventail fait sur place, c’est une bonne idée de cadeau-souvenir !!

La poterie «kyōyaki »

par Mizuho Fukuda et Sonoko Watanabe

 

Au Japon, la poterie est une vieille tradition. Ainsi, il y a plusieurs poteries de styles différents. À Kyōto aussi, il y a une culture de la poterie.

 

Le mot «kyōyaki 京焼 » est le nom générique des poteries de Kyoto, celles qui sont produites à partir de la fin du XVIe siècle. Le premier kanji est celui de Kyōto et «yaki » signifie « cuisson ». Par la suite, un nouveau style de poterie appelée « kiyomizuyaki 清水焼 » est apparu, et est devenu le nom le plus utilisé pour les poteries de Kyōto. Autrefois, il y avait un énorme marché de la poterie venant de partout au Japon.

À la fin du XVIe siècle, la vogue de la cérémonie du thé à Kyōto a eu pour effet la naissance de la poterie kyōtoïte. Cette poterie était offerte aux membres du palais de l’empereur, aux seigneurs féodaux, aux experts de la cérémonie du thé, et aux bonzes des temples bouddhistes.

Au XVIIe siècle, il y avait de nombreux experts des poteries «kyōyaki » ou « kiyomizuyaki », et aujourd’hui encore, ces poteries représentent une part de l’artisanat traditionnel de Kyōto.

Voilà un vase de style traditionnel de la poterie « kyōyaki ».

La poterie «kyōyaki » se caractérise par la diversité de ses couleurs et de ses styles. Autrefois, les potiers vivaient à la campagne et utilisaient la terre de leur région pour faire de la poterie. Mais la poterie «kyōyaki » était différente. Comme elle vient de Kyōto, on ne trouvait pas de terre utilisable pour la poterie. Ainsi, les potiers l’importaient d’autres régions à des prix bas, et l’adaptaient à leurs techniques.

Les potiers kyōtoïtes faisaient des porcelaines aussi qui sont également appelées «kyōyaki ».

Sur les photos ci-dessus, nous pouvons voir deux styles très différents de poterie «kyōyaki ».

 

À Kyōto, il y a une école de poterie, et aujourd’hui encore, il existe des jeunes potiers et potières qui font ce style de poterie mais avec de nouveaux design.

Voici par exemple, ci-dessus, une photo d’ œuvres d’une jeune potière.

Depuis la naissance de la poterie kyōtoïte, les potiers de «kyōyaki » ont reconverti une partie de leur maison en atelier. Il n’y avait pas d’espace pour construire des ateliers avec des grands fours à poterie dans Kyōto.

Les potiers travaillaient toujours à la main et ainsi, leurs productions coûtaient plus cher. Un bol pour le thé coûte environ 2 500 yens (environ 20 euros), et un bol que l’on utilise pendant une cérémonie du thé coûte environ 10 000 yens. Les prix sont très différents. Cela peut aller de 5 000 à 300 000 yens environ.

Comme les potiers de «kyōyaki » ont leur atelier à la maison, ces ateliers ont des petits fours et sont privés donc on ne peut pas les voir.

Mais si cela vous intéresse, près du carrefour de la rue Gojō dori et de la rue Higashi-ōji dori, se trouve le Musée commémoratif de Kanjirō Kawaï 河井寛次郎記念館. On peut visiter sa magnifique maison-atelier et ses fours. Il a fait beaucoup de poteries « kyōyaki ». Il est décédé en 1966 à l’âge de 76 ans et après, son habitation avec son atelier ont été reconvertis en musée. Le musée est ouvert tous les jours sauf le lundi, à la mi-août, et autour des fêtes de fin d’année. Les heures d’ouverture sont de 10h à 17h. Le ticket d’entrée est un peu cher (1 000 yens ) mais c’est magnifique.

Il y a environ 300 maisons de potiers qui font de la poterie «kyōyaki ». Il y a beaucoup de maisons célèbres, par exemple, pour le style traditionnel, il y a la maison Raku Kitchizaemon 樂 吉左衛門 ou la famille Raku 樂家, et Eïraku Zengorō 永楽 善五郎. Près du temple Kiyomizu dera清水寺, il y a la maison Miura Chikusen 三浦 竹泉.

Voilà quelques œuvres de ces potiers célèbres.

Il y a un autre musée, le Musée Raku 樂美術館 près du carrefour de la rue Ichijō dori et de la rue Horikawa dori. Le musée est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10h à 16h30. Dans le musée, il y a des œuvres de la famille Raku 樂家 et des documents historiques sur cette famille. La poterie Rakuyaki existe depuis environ 450 ans.

 

Chaque année, du 7 au 10 août, à l’extrême est de la rue Gojō dori, il y a un festival de la poterie. Ce festival a commencé au début du XXe siècle. L’origine de ce festival vient des potiers kyōtoïtes qui vendaient, à prix bas, les produits qu’ils n’avaient pas pu vendre dans leur magasin. Maintenant, beaucoup de jeunes potiers viennent de partout au Japon pour présenter et vendre leurs œuvres.

 

Aujourd’hui, les styles de poterie «kyōyaki » sont vraiment divers.

Voilà les poteries « kyōyaki » vendues au magasin «Seïgadō Tōen 清雅堂陶苑 ».

 

Le magasin Seïgadō Tōen où on vend les poteries des photos ci-dessus, se trouve dans la rue Matsubara, très proche du temple Kiyomizu dera.

 

Chaque maison et chaque potier a son propre style, et les couleurs sont différentes selon les maisons. Si vous venez à Kyōto, visitez les boutiques de poterie « kyōyaki » ou « kiyomizuyaki ». Beaucoup se trouvent près du temple Kiyomizu dera. Vous trouverez sûrement un bol, une tasse ou une jolie assiette à votre goût à rapporter en souvenir de Kyōto !

Les kimonos japonais

Chika Okamura, Hikaru Nakazono, Sakura Nishimura

 

Nous allons vous présenter un vêtement traditionnel japonais appelé kimono. Vous connaissez certainement le kimono ? C’est le costume traditionnel du Japon. Autrefois, c’était un vêtement ordinaire. Mais savez-vous qu’il y a plusieurs sortes de kimonos ?

Les Japonais ont porté un kimono à partir de l’époque Jomon (5000~3000 avant Jésus-Christ). Il se portait comme une robe ou comme un pantalon comme sur le dessin ci-dessous.

                                                                             les premiers kimonos

 

À l’époque Heian (794-1185), un kimono était fait d’une pièce de tissu cousue droite, pas ajustée au corps, ainsi il pouvait changer de forme. On pouvait également superposer plusieurs kimonos les uns sur les autres et jouer avec la combinaison des couleurs.

                                                             le kimono à partir de l’époque Heian

 

À l’époque Kamakura (1192~1336), non seulement les femmes, mais aussi les hommes portaient un kimono. E il se portait sur les champs de bataille par les Généraux également.

À l’époque Edo (1603~1867), on mettait un kimono à manches courtes appelé kosode (se prononce kossodé) avec un pantalon large, porté également dans certains arts martiaux et appelé hakama comme l’uniforme des samuraï.

La technique de fabrication d’un kimono s’est améliorée avec le développement de l’uniforme des samuraï tout en prenant de la valeur dans le métier. À l’époque Meiji (1868~1912), le Japon a été influencé par l’Occident. Le gouvernement japonais ordonnait aux bureaucrates et aux militaires de porter des vêtements occidentaux en public. Alors, quand des personnes civiles portaient un kimono, ils portaient un kimono sur lequel était cousu le symbole de leur famille. On appelait cette marque montsuki .

 

 

                                                                      un kimono pour homme

Le symbole de la famille (les deux petits ronds blancs sur la photo ci-dessus) était cousu sur la veste qui recouvrait le kimono.

 

Nous allons vous présenter un peu plus les différences entre plusieurs kimonos.

Le kimono appelé furisode

Maintenant, le kimono appelé furisode (se prononce fourissodé) est porté seulement par les jeunes femmes célibataires, à une cérémonie de mariage ou à la cérémonie qui fête l’arrivée à la majorité (le deuxième lundi de janvier). C’est l’habit le plus respectueux. Autrefois un kimono était le vêtement de tous les jours. Les manches du kimono furisode sont plus longues que celles des autres kimonos. Il était porté par des danseuses à l’époque Edo. Agiter les manches était une manifestation d’amour.

                                                                                       le furisode

 

Le yukata

Les Japonais portent plus souvent un yukata. C’est de la même forme qu’un kimono. En général, on porte un yukata pendant un festival d’été ou pour faire du tourisme dans Kyoto. On le porte aussi lorsque l’on est dans un hôtel traditionnel appelé ryokan.

 

Nous allons vous présenter les quatre grandes différences entre un kimono et un yukata.

  • D’abord, les sous-vêtements sont différents. Quand on porte un kimono, on met des sous-vêtements spéciaux appelés nagajyuban. Mais, quand on porte un yukata, on porte des sous-vêtements ordinaires sur lesquels, on met le yukata.
  • Ensuite, on ne les porte pas aux mêmes cérémonies. Par exemple, le kimono se porte le jour du Nouvel An, d’un mariage, d’une cérémonie d’entrée dans une école, d’une cérémonie de fin d’études par exemple. L’été ou dans une auberge traditionnelle, pour se détendre, on porte un yukata.
  • Puis, les matières premières sont différentes. Pour faire un kimono, on utilise du coton, de la laine et beaucoup de soie pour les plus chers. Les yukata sont uniquement en coton. C’est donc beaucoup moins cher qu’un kimono et on peut le porter plus simplement.
  • Enfin, ce que les Japonais appellent un kimono est une pièce chère et se porte très rarement. Un kimono coûte entre 2 300 euros (300 000 yens) et 5 500 euros (700 000 yens). Un yukata coûte entre 38 euros (5 000 yens) et 115 euros (15 000 yens) environ. En général, il est vendu avec des chaussures spéciales appelées geta et des chaussettes blanches et bien sûr une ceinture.

                                                           une famille en yukata qui va à un festival d’été

 

À présent, on ne porte presque plus de kimono et comme nous l’avons vu, on le porte essentiellement pour une sortie exceptionnelle. Beaucoup de Japonais ne possèdent plus de kimono à la maison. C’est devenu une tenue spéciale suivant les saisons et l’âge.

Ancienne capitale impériale (de 794 à 1868), Kyoto est aujourd’hui, surtout, une ville très touristique et c’est ici, que l’on a le plus de chance de voir des personnes porter un kimono ou un yukata. Alors, il y a beaucoup de magasins de location de kimonos ou de yukata. Beaucoup de touristes japonais et étrangers font du tourisme en portant ce vêtement traditionnel.

Nous voudrions vous présenter la maison de location Wargo. On trouve des boutiques à Tokyo, Osaka, Ishikawa et aussi à Kyoto. À Kyoto, il y a dix boutiques de location. Les plus faciles d’accès sont situées près de la gare de Kyoto et des destinations touristiques comme le sanctuaire Yasaka jinja, le temple Kiyomizu dera, c’est pour cela que nous l’avons choisie.

Il y a beaucoup de tissus au design différent donc il y en a pour tous les gouts. Des équipes de professionnels vous aident à mettre le kimono ou le yukata. On vous recoiffe aussi et on vous met dans les cheveux un peigne traditionnel ( kanzashi ) de votre choix. La tenue comprend également un petit sac, une ceinture (obi) et d’autres menus objets. Louer un yukata ou un kimono ça coûte 45 euros (5 900yens). Le service d’aide pour mettre le yukata ou le kimono, mais aussi le peigne dans les cheveux, la ceinture et comment porter le sac sont compris dans le prix. On peut réserver à l’avance par Internet. Ce n’est pas très cher et c’est populaire. Si on le souhaite, on peut avoir une photo avec le personnel de la boutique. Ce service est gratuit.

 

Enfin, vous êtes prêts pour aller vous promener dans Kyoto !

 

 

    

au temple Kiyomizu temple

 

Nous vous recommandons de faire du tourisme à Kyoto en portant un kimono ou un yukata. Ce sera une expérience inoubliable et originale pour vous ! Comme ça, vous pourrez apprécier encore plus la culture japonaise. 

 

Le Conte du Genji

écrit par Junko OYAMA  et Ayaka OKUNO

 

 

Connaissez – vous le Conte du Genji que l’on appelle aussi en français Le Dit du Genji ou le Genji mono gatari ou le Roman de Genji ?

L’histoire a été écrite par Murasaki Shikibu, il y a environ 1000 ans à l’Époque Heian. C’est l’histoire de Hikaru Genji, un jeune prince fictif. Il est très beau et il tombe souvent amoureux. C’est le récit de ses histoires d’amour.

 

 

 

 

 

 

un livre original

L’auteure du Comte du Genji, Shikibu Murasaki, est une femme. Elle a dû donc prendre un pseudonyme pour pouvoir écrire. À cette époque, une femme dépendait et suivait son époux sinon, elle allait à l’encontre des bonnes manières. C’était très mal vu qu’une femme soit plus connue que ses parents ou son mari. Ainsi, Shikibu Murasaki n’est pas connue de son vrai nom.

 

 

 

 

 

 

 

la cour impériale

 

En ce temps là, tous les aristocrates voulaient lire et connaitre les histoires d’amour de Hikaru Genji. Nous-mêmes, des siècles plus tard, au collège ou au lycée, nous étudions le Conte du Genji. C’est un conte très célèbre et merveilleux. On peut apprendre la vie de l’aristocratie et la culture de l’époque Heian.

 

 

 

 

 

 

 

quand la cour se déplace

 

Mais c’est très difficile de lire le conte original pour les Japonais d’aujourd’hui parce qu’il y a beaucoup de vocabulaire ancien et de contenu compliqués. On préfère une langue plus moderne.

Ce conte a été traduit dans beaucoup de langues étrangères. C’est René Sieffert qui a traduit Le Conte du Genji en français. C’est la seule traduction complète en français et elle est dotée d’une excellente réputation. Si vous vous intéressez au Japon ancien,  nous vous recommandons de lire Le Dit du Genji. C’est un conte qui vous séduira !

 

Source des photos : http://codh.rois.ac.jp/