La fête Gozan no okuribi

August 2, 2017

Momoka Shiba, Kaori Kido

 

 

À Kyoto, il y a beaucoup d’évènements durant toute l’année, en particulier, en été, il y a une grande variété de festivals et de fêtes ce qui rend Kyoto très animée.

Nous allons vous présenter une fête traditionnelle appelée Gozan no okuribi en japonais.

☆ La fête Gozan no okuribi, qu’est-ce que c’est ?

La fête appelée Gozan no okuribi (五山送り火) a un sens bien précis : « gozan 五山» signifie « cinq montagnes, « okuri 送り», envoyer, « bi 火» pour le feu. C’est une fête traditionnelle bouddhiste typique de Kyoto. On allume des feux sur les montagnes qui entourent Kyoto et les feux représentent des motifs ou des caractères chinois.

Il y a 5 caractères différents:

– <大 dai> , qui veut dire « grand » en japonais,
– <妙 myo> , c’est le nom d’un temple,
– <un dessin de bateau>,
– un deuxième <大② dai >
– et <un dessin de torii>, le portique rouge à l’entrée des sanctuaires shinto.

Les feux sont allumés par des bénévoles qui se sont entrainés pendant plusieurs séances avant ce jour.

☆ C’est quand ?

La fête a lieu le 16 aout de chaque année. Du 13 au 16 août, c’est la période appelée Obon en japonais pendant laquelle on prie pour nos ancêtres disparus. Pendant ces quatre jours, nous allons aussi prier, nettoyer et fleurir leur tombe dans notre pays natal.

☆ Pourquoi?

Pendant la période de la fête de Obon, on dit que l’âme de nos ancêtres revient du ciel pour venir nous rendre visite sur terre.
On va aussi au temple et dans un premier temps, on écrit son nom et le nom de sa maladie (si on est malade) sur une plaquette de bois que l’on peut obtenir sur place.
Dans un deuxième temps, on la donne aux bonzes du temple qui la bruleront le 16 dans la montagne la plus proche du temple. On dit que la maladie partira avec le feu et que l’on peut guérir dans les jours suivant la visite des ancêtres.
Les feux sur les montagnes servent à illuminer le chemin du retour des âmes au ciel.

 

                                                                          feu avec le caractère 大 

☆Attention !

1. On ne peut pas aller à la montagne Higashiyama le 16 aout.
2. Tous les gens de Kyoto sont invités à éteindre les lumières de 19h50 à 20h50 ce jour-là.
3. Les drônes sont interdits.

☆ C’est à quelle heure ?

Les feux ne s’allument pas tous en même temps. Il y a un décalage pour chaque horaire suivant le lieu du feu, de quelques minutes et ils sont allumés d’est en ouest.

Le premier feu à l’est de Kyoto, est le feu qui représente le premier caractère < 大① >. Il s’allume à 20h00. Le suivant, < 妙 > , à 20h05, puis, à 20h10, ensuite, le même caractère que le premier, < 大② >, à 20h15 et enfin le dessin qui représente un < torii > à 20h20. On le voit bien sur le dessin ci-dessous.

                                                       horaires des feux dans les cinq montagnes

☆ Où aller pour bien voir tous les feux ?

On ne peut pas les voir de n’importe où. Voici les quatre meilleurs endroits pour bien les voir :

1. depuis la tour de Kyoto (Shimogyo-ku),
2. près de la gare de Matsugazaki (Sakyo-ku, Matsugazaki),
3. de l’hôtel Nikko Princes Kyoto (Shimogyo-ku, Karasuma),
4. de l’hôtel Kyoto Hôtel Okura (Kawaramachi-Oike, Nakagyo-ku).

Chaque année, plus de cent mille personnes viennent regarder les feux des cinq montagnes à Kyoto.

La fête Gozan no okuribi est une des fêtes traditionnelles très célèbres et très populaires de Kyoto. C’est une bonne expérience pour ressentir la culture japonaise. Nous vous recommandons de venir visiter Kyoto ce jour-là et nous vous souhaitons une bonne visite !

Le festival « Hanatōrō » à Kyoto

 par Haruna Suehiro, Aoi Shinmyo et Momona Tabata

 

« Hanatōrō » est une nouvelle attraction touristique : « hana » veut dire « fleur » et « tōrō », « chemin illuminé ». C’est un chemin éclairé par des lanternes dans des endroits très touristiques. Sur le pourtour des promenades ainsi créées, le patrimoine culturel, les temples, les sanctuaires sont mis en valeur. Cela crée une atmosphère originale. C’est une attraction touristique récente qui, d’une belle façon, attire les touristes pendant les saisons creuses notamment en hiver. Elle a commencé à avoir lieu en mars 2003 et est devenue une visite très populaire le soir à Kyoto. C’est très intéressant de visiter des sites la nuit.

Depuis, il existe un festival, en mars et en décembre, appelé le festival de « Hanatōrō ». Il a lieu à l’est de Kyoto, à Higashiyama (du 12 au 21 mars, de 18h à 21h30), et à l’ouest de Kyoto, à Arashiyama (du 11 au 20 décembre, de 17h à 20h30). Ce sont les dates pour cette année 2015. C’est gratuit.

Le thème de ce festival est « la lumière et les fleurs ». On met en valeur des paysages naturels comme une forêt de bambou, une rivière ou un bâtiment historique. Ce festival exprime le commencement de l’hiver avec des lumières et des fleurs sur une distance totale d’environ 5 kms. Le chemin est si beau que vous voulez vous y promener.

Dans ces promenades, il y a beaucoup de temples et de sanctuaires très anciens qui font partie du patrimoine culturel. Les chemins illuminés sont magnifiques. Beaucoup de gens y vont pour sentir la bonne atmosphère des lieux.

Des lieux typiques pendant ce festival.

Nous allons vous présenter quatre principaux endroits du festival.

1. La rue de lumières et de fleurs

 

rue de lumières et de fleurs

rue de lumières et de fleurs

Au nord de Arashiyama, il y a un chemin bordé de lanternes « rojiandons » où l’on peut imaginer un monde fantastique. De plus, on peut encore voir les feuilles jaunies et rougies de l’automne car à Kyoto, les feuillages d’automne sont les plus beaux à cette époque. C’est magnifique et impressionnant.

2. La promenade de la rue Ikebana

 

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promenade de la rue Ikebana

Cette promenade longe et traverse plusieurs endroits différents : au bord de la rivière Katsura, entre le palais Shigure et le temple Hōgen, dans la petite rue Chikurin, à côté du jardin Okōchisansō et entre le temple Jōjakkou et le temple Nison. L’art traditionnel de ikebana est l’art de l’arrangement floral japonais. Par association avec cet art, le chemin devient un arrangement floral grandeur nature. C’est très beau et très artistique.

3. Les illuminations du pont Togetsu

Le pont Togetsu se trouve au pied de la montagne Arashi, à Arashiyama. Pendant ce festival, il est illuminé. On est fasciné par sa beauté au milieu de la nature.

4. Les illuminations de la forêt de bambou

Du sanctuaire Nonomiya au jardin Okōchisansō, c’est au nord-est de Arashiyama, il y a une forêt de bambou qui s’appelle Sagano chikurin et où l’on peut se promener. Pendant le festival, elle est illuminée. C’est un endroit très calme et très beau. Pour s’y rendre, depuis la gare de Kyoto (ligne JR) ou depuis la gare de Kawaramachi au centre-ville (ligne Hankyu), il faut aller jusqu’à la gare de Arashiyama et c’est tout près. C’est indiqué.

Si vous êtes à Kyoto en décembre, ne manquez pas le festival « Hanatōrō » !! Vous verrez de magnifiques paysages et vous garderez un souvenir illuminé de Kyoto !!

Le festival de Gion

scène du festival

de Rie KAWAI, Mari KITAGAWA et Riho MAEDA

 

jeunes filles en yukata

Le festival de Gion, très connu au Japon, a été créé au VI siècle. Ce festival  fait partie des plus grandes fêtes de Kyoto avec  la  fête de Aoi et la fête de Jidai.

 

 

 

 

Chaque année, il a lieu du 1er au 30 juillet. Il est particulièrement animé du 14 au 17.

Le moment fort de ce festival est le grand défilé de chars le 17. Ce jour – là, tout le monde porte un “yukata” (une sorte de kimono en coton).

Le défilé

Le défilé dure 2 heures et a lieu au centre-ville.  Il commence à 9 heures juqu’à 11 heures du matin. Il part de Shijo Karasuma (accès par le métro ou le train Hankyu).
Des hommes et des femmes qui portent un costume traditionnel défilent en portant des chars de bois appelés “mikoshi” (sanctuaire portatif que l’on promène dans les rues) et certains jouent de la musique.

Chimaki

pâtisserie traditionnelle

Voici une photo d’une pâtisserie typique  “chimaki” que l’on peut acheter pendant la fête. C’ est un gâteau de riz avec de la pâte de haricots rouges. Il est très populaire pendant cette fête.

Il est le symbole de cet évènement : le sanctuaire Yasaka jinja qui organise ce festival avait à l’origine, fait une promesse avec les citoyens pour échapper aux maladies. Et puis, ce gâteau est né.

Maintenant au Japon, il y a un «chimaki» que l’on peut manger, mais le «chimaki» de la fête du Gion n’est pas de la nourriture. Il est fait avec une feuille de bambou. Il est devenu un fétiche.

Si vous allez au festival de Gion, faites votre possible pour en acheter !! Vous garderez un excellent souvenir de ce jour-là.

La fête des fantômes

par Yuta NAKANO

1) Qu’appelle-t-on et où se trouve la rue des fantômes ?

La rue des fantômes se situe rue Taisyougun et se trouve dans le prolongement de la rue Ichijô à Kyôto. La rue est bien connue par les habitants de la ville. Ils l’appellent «la rue des fantômes» ou «la rue commerçante des fantômes», en japonais yokai syotengai 妖怪商店街 : yokai signifie fantôme et syotengai, magasin.

Il y a 30 magasins environ, parmi lesquels une boulangerie, une épicerie, une poissonnerie, une papeterie, un fleuriste, un antiquaire, une boutique de tsukemono (pickles) et une boutique de mochi (gâteau à base de riz préparé et passé au pilon). Chaque magasin a un fantôme comme mascotte. Ils sont très mignons et uniques. De plus, non seulement il y a des objets de première nécessité mais il y a aussi des objets relatifs aux fantômes !

T-shirts avec des motifs de fantômes

2) Pourquoi on l’appelle yokai syotengai ?

Le surnom donné à cette rue vient de la tradition qui disait que beaucoup de fantômes appelés tsukumogami, représentés par des instruments, marchaient souvent en pleine nuit dans la rue, il y a 1000 ans environ. On appelle leurs apparitions «hyakki yako», ce qui veut dire «cent fantômes marchent» : hyakki signifie cent fantômes, yako signifie sortir la nuit. De plus, dans d’autres régions, surtout à la campagne, des ogres apparaissent aussi. Au Japon, on croit que les instruments employés pendant longtemps deviennent les fantômes de ceux qui les ont utilisés. Une légende japonaise dit que “ les instruments âgés de plus de cent ans deviennent des fantômes et incarnent des personnes”.

Dans la religion traditionnelle japonaise, la religion shintô, signifiant « la voie du divin », on croit que toutes les choses ont une âme et que les huit millions de dieux qui existent ont différents visages dans tout le pays. Par conséquent les montagnes, les rivières, les arbres, le ciel etc. sont des dieux. La légende dit que les tukumogami sont proches d’eux.

baguettes et bijoux de fantaisie pour la fête des fantômes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

divers petits objets pour la fête des fantômes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

personnes déguisées à la fête des fantômes (elles ne parlent pas)

3) La fête des fantômes

On l’appelle «Mononoke ichi» モノノケ市. Mononoke signifie aussi fantôme. La fête a lieu cinq ou six fois par an au temple shintô Taisyogunhachi qui se trouve près de la rue Taisyougun. Beaucoup de gens s’y rassemblent pour vendre sur des étalages des objets relatifs aux fantômes. De plus, il y a un concert et une exposition de “fantômes” chaque année. On peut voir une momie de fantôme.

affiches annonçant la fête

 Les stands pendant la fête

bijoux de fantaisie, insignes, bagues, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

divers accessoires et petits objets

 

 

 

 

 

 

 

bouteilles de saké (20° environ)

 

vendeurs pendant la fête

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendeurs d'objets faits maison

 

 

 

Ils sont très gais et gentils !!

 

 

 

 

 

Une association s’occupe de l’animation de la rue des fantômes. Elle s’appelle Taisyogun Syotengai Yokai street Mononoke Ichi no Kai 大将軍商店街妖怪ストリート モノノケ市の会.

Venez visiter la rue des fantômes !!

Vous rencontrerez des personnes merveilleuses et des fantômes bien sûr !!!

 

La fête de Mitarashi

de Mizuka Yoshimura et Misaki Nishida

☆Le sanctuaire Shimogamo jinja☆

Nous allons vous présenter le festival de Mitarashi qui a lieu dans le sanctuaire Shimogamo jinja. Il se trouve dans l’arrondissement de Sakyo-ku, au nord-est de Kyôto. En général on l’appelle Shimogamo jinja («jinjya» signifie sanctuaire shinto en japonais), mais son nom officiel est Kamomioya jinja. Il fait partie des temples les plus anciens de Kyôto. On y trouve aussi des tombeaux très anciens. Shimogamo jinja fait partie du Patrimoine culturel mondial, depuis le 25 décembre 1994.

☆Le festival Mitarashi matsuri

bassin d'eau de Shimogamo

fond du bassin

on se trempe les pieds pour se préserver des maladies

Mitarashi matsuri : «matsuri» signifie festival ou fête en japonais. Au moment du festival de Mitarashi, on prie pour avoir une bonne santé. Cette tradition vient de l’époque Heian : à chaque changement de saison, les nobles priaient dans un sanctuaire shinto pour rester en bonne santé. A cette occasion, si vous trempez vos pieds dans l”étang de Mitarashi le jour appelé «doyôno ushinohi» (jour où l’on mange de l’anguille), vous pourrez vous préserver de tout virus ou maladie !

☆Accès☆

・Pour les personnes qui prennent le métro à partir de la station de métro de Kyôto : vous pouvez prendre le métro pour Kokusaikaikan et descendre à la station Kitaoji. Puis vous pouvez prendre le bus numéro 1 ou 205 et descendre à l’arrêt de bus Shimogamojinnjamae.
・Pour les personnes qui prennent le bus à partir de la gare de Kyôto : vous pouvez prendre le bus numéro 4 ou 25 et descendre à l’arrêt de bus Shimogamojinjamae. Il faut environ 35 minutes.
・Pour les personnes qui prennent le train de la ligne Keihan, aller jusqu’à Demachiyanagi, le terminus. Vous pouvez aller au temple de Shimogamo à pied. Il faut environ 10 minutes.

Attention!!!
Vous pouvez prendre un taxi mais c’est très cher ! Il vous en coûtera environ 2000 à 3000 yens depuis la gare de Kyôto ou du centre-ville.

☆Q&R☆

Q. Jusqu’à quelle heure peut-on aller au temple pour prier ?
R. Dans un sanctuaire shintoiste, il y a des heures d’ouverture d’été et d’hiver. L’été, on peut prier de 5h30 à 18h. L’hiver, on peut prier de 6h30 à 17h.
Q. Qu’est-ce qu’ on doit faire pour recevoir la bénédiction d’un bonze ?
R. C’est possible de le faire de 9h à 16h. Le temps de bénédiction dure de 20 minutes à 30 minutes. Le prix est de 10 000 yens. Mais c’est une petite cérémonie spéciale pour vous.
Q. On doit payer pour prier ?
R. On ne doit pas payer pour prier. Mais si vous voulez prier dans le «oidono» (la cuisine de Dieu), vous devez payer !!! Le prix d’une prière particulière est de 500 yens par personne. Si vous avez moins de 12 ans, vous devez payer 250 yens. Attention, cette prière est différente de la bénédiction.
Recevoir une telle bénédiction, c’est mieux que de prier dans le «oidono».

Trois grandes fêtes à Kyôto

de Masaya Ochiai, Jun Kajita et Masaya Tsujimura

 

A Kyôto, il y a beaucoup de fêtes très intéressantes durant toute l’année. Nous allons vous en présenter trois : la fête de Aoi , la fête de Gion et la fête de Obon.

La fête de Aoi

Tout d’abord, nous vous présentons la fête de Aoi (fête de la rose trémière, 葵祭り Aoi Matsuri), dont le nom officiel est «la fête de Kamo». Elle a lieu au temple de Shimogamo et au temple de Kamigamo, le 15 mai de chaque année.

Son origine remonte à plus de 1400 ans. L’empereur Kimmei (539-571) s’ennuyait. Il faisait très mauvais : il pleuvait beaucoup, le vent souffait très fort. Les récoltes de grains étaient très mauvaises. Un diseur de bonne aventure, au sanctuaire Kamo, prédit que les dieux étaient en colère et lui dit : «Il faut faire une fête pour remercier les dieux, le 15 mai. Pendant la fête, des chevaux porteront une clochette et feront des compétitions et les hommes porteront une sorte de cloche (shishigashira).» L’empereur accepta et envoya des nobles faire des offrandes dans ces temples. Les tempêtes s’arrêtèrent et les récoltes furent bonnes.

Après la fondation de Kyôto, en 794, le premier empereur de Kyôto, Kammu (781-806) décida de créer ce festival et d’en faire une fête impériale. Mais c’est à l’époque Heian que cette fête est vraiment devenue très célèbre. Aujourd’hui, c’est une reconstitution du défilé de cette époque. Vous pourrez y admirer les costumes et vêtements traditionnels et découvrir ainsi la vie à la cour impériale de l’époque. Il y a aussi de nombreux chars tirés par des chevaux et des boeufs. Parce que cette fête se tient depuis si lontemps, nous devons continuer de l’organiser et perpétuer ainsi le souvenir de cette fête de la noblesse.

La fête de Gion

La deuxième fête que nous vous présentons est la fête de Gion, Gion Matsuri. C’est une fête traditionnelle plus populaire et une des fêtes les plus connues au Japon. Elle date d’environ 1100 ans. Elle a lieu du début à la fin du mois de juillet. Chaque année, plus de cent mille visiteurs viennent y participer. Le jour principal est le 17 juillet. Ce jour-là, 32 chars appelés «yama» (23) et «hoko» (9), décorés de magnifiques tapisseries, défilent dans la ville. La fête de Gion a été organisée pour honorer l’empereur Gozo. Au début de l’époque Heian, une épidémie de peste se propagea dans le pays en raison du manque d’hygiène et de la densité de la population. Les gens du peuple défilèrent dans la ville en priant pour apaiser la malédiction qui la frappait. Ce défilé devint une fête annuelle dès 970.

Les chars «hoko»
Un char pèse près de 10 tonnes en moyenne. Sa hauteur est d’environ 25 mètres. Chaque année, on assemble les pièces de bois pour le reconstruire. On n’utilise pas de clou, seulement des cordes. Même s’il bouge, il ne s’écroule pas parce que sa construction lui laisse de la souplesse. Il faut 180 personnes pour bâtir un «hoko» et il faut environ 35 personnes pour le tirer, pendant la parade.

Les chars «yama»
Chaque char pèse environ 1.4 tonne en moyenne. Le char appelé «yama» est porté sur les épaules. Il faut environ 20 personnes pour le porter. Il est décoré de poupées, de branches de pin, etc. C’est très beau.

Cette fête traditionnelle a connu des changements. On a souvent dit que la fête de Gion était traditionnelle, ce qui peut signifier qu’elle est toujours la même depuis son origine. Mais son contenu a souvent changé au cours du temps. Il n’y a vraiment que certains des chars «yama» et «hoko» qui gardent la signification originale de cette fête. D’autres ont désormais d’autres inspirations : par exemple l’un d’eux représente une légende de Chine. Il était interdit aux femmes de participer à la fête de Gion à l’époque Edo. Cette règle existe toujours mais on commence à permettre aux femmes d’y participer. C’est ainsi que la fête de Gion change.

La fête de Obon

La troisième fête que nous allons présenter s’appelle Gozan no okuribi ( 五山送り火 ) plus connue sous le nom de Daimonji (大文字) ou le festival de Obon. C’est une des grandes fêtes boudhistes traditionnelles de Kyôto qui marque la fin de l’été pour honorer les âmes des défunts. Chaque année, le 16 août, à partir de 19 heures 30, dès la nuit tombée, des feux sont allumés sur cinq collines qui entourent la ville de Kyôto. Au Japon, dans la religion bouddhiste, on croit que les âmes des ancêtres viennent nous visiter pendant l’été. Ainsi, le 16 août, le dernier jour de l’été, les feux les aident à repartir dans l’autre monde et nous leur faisons une dernière fête. On pense que cette coutume a commencé en 794 mais en réalité, il n’y a pas d’archives certaines parce qu’elle a commencé comme une tradition populaire et non par les généraux de cette époque.
Les feux sont alimentés par des petits morceaux de bois «gomaki» diposés en un tas de 150 cm environ. On peut trouver ces petites bûches pour 300 yens dans les temples bouddhistes, avant le festival. On peut y inscrire un voeu qui, croit-on, se réalisera ou le nom de sa maladie pour en guérir par exemple. De plus les charbons de bois servant à allumer les feux, jouent un rôle de talisman et peuvent exorciser le mal. Le feu se trouvant sur la montagne Higashiyama par exemple est aussi large que la montagne, soit environ 80 m sur 160 m de long. Il faut pour chaque feu, environ 200 à 600 bûches. Ils sont très grands et se dessinent dans le ciel de la nuit très clairement.

Voici quelques endroits d’où l’on peut bien les voir :
*Pour voir les feux des montagnes de Higashiyama et de Nishigamosenyama, le meilleur endroit est de la gare de Demachiyanagi (ligne Keihan).
*Celui de Matsugasaki, allez aux alentours de la digue de Koyagawa.
*Celui de Kitayama, rendez-vous près du Temple d’or, au niveau de la rue Nishioji.
*Celui de Torii, vous pourrez bien le voir depuis les alentours du pont Togetsu ou du pont Matsuo à Arashiyama.

1.http://www.kyoto-np.co.jp/kp/koto/aoi/aoi.html
2.http://www.kyoto-np.co.jp/kp/koto/gion/gion.html
3.http://www.kyokanko.or.jp/3dai/daimonji.html

Les feux “Gozan no Okuribi”

de Haruka Mori et Naho Nishikimi

 

Le 16 août de chaque année, au nord de la ville de Kyôto, des grands feux, en forme de kanji, (caractères chinois) sont allumés : on les appelle “Gozan no okuribi”. C’est un des rîtes de la fête de Obon qui marque la fin de cette fête. Ces feux sont allumés pour aider le retour dans l’au-delà des âmes de nos ancêtres disparus, venus nous rendre visite sur terre (dès le 13 août).
Sur cinq montagnes, entourant Kyôto, des volontaires accompagnés de bonzes vont former des tas de petites bûches qui seront embrasées, le 16 au soir, dernier jour de la fête des morts, pour accompagner les âmes défuntes. Chaque feu doit durer 30 minutes.

On ne connait pas l’origine exacte de cette cérémonie appelée “Gozan no okuribi”. Cette fête fait partie des quatres plus grandes fêtes de Kyôto avec le festival de Gion (qui dure pendant un mois, pour, à l’origine, honorer les récoltes et repousser les épidémies), la fête de Aoi (défilé de personnes en costumes de l’aristocratie de l’ère Heian) et la fête de Jidaï (grande parade en costumes de l’Epoque Meiji à l’Epoque Heian).

Des 5 feux, les plus connus au Japon sont les 2 qui représentent le caractère «大»(se lit dai) appelé “daimonjiyaki”. Les 4 autres sont : “hidaridaimonji” , “funagata”, “torii” et “myôhô”. Ces cinq grands feux sont allumés à tour de rôle avec un petit temps de différence de 5 ou 10 minutes.

1.  Les feux “daimonjiyaki” (signifie “grand”)

Le 1er des deux feux “avec le kanji «大» est allumé sur le Mont Nyoigatake, dans l’arrondissement Sakyoku Daimonjiyama au nord-est de Kyôto, à 20 heures précises. Pour bien le voir, il est bon de se rendre le long de la rivière Kamogawateibô, dans la rue Karasuma, depuis le pont Misonobashi.

2. le feu “myôhô” (妙法 : 妙 signifie «miraculeux» et法 signifie «doctrine»)

Ce feu est allumé à 20h10 sur le Mont Mantôrô et le Mont Daikokuten dans l’arrondissement Sakyoku Matsugasaki, toujours au nord-est de Kyôto. Rendez-vous dans la rue Kitayama dori, depuis le pont Takanobashikita pour bien le voir.

3. Le feu “funagata” (en forme de bateau)

Ce troisième feu est allumé sur le Mont Myôkenzan dans l’arrondissement de Kitakunishigamo Funayama, au nord de la ville de Kyôto, à 20heures 15. On peut bien le voir depuis les alentours du pont Misonobashi.

4. Le feu “hidaridaimonji” (le «daïmonji de gauche», au nord-ouest de Kyôto)

Ce feu prend place sur le Mont Daioyama dans l’arrondissement de Kitakudaioyama, à 20 heures 15. On peut le voir depuis Nishioji dori, au carrefour Waratenjin au Nord.

5. Le feu “torii” (en forme de torii qui est un grand portique que l’on retrouve devant les temples shinto)

Ce 5ème et dernier feu est allumé à 20 heures 20 sur le Mont Mandala, au nord-ouest de Kyôto dans l’arrondissement de Ukyoku saga toriihon. Vous pourrez le voir depuis Arashiyama, près de la rivière Katsura, près de Kôsawa.

 

Pendant les dernières chaudes journées d’été, diverses cérémonies ont lieu lors de cette fête de Obon, comme par exemple des feux d’artifice, des danses, des lâchers de lanternes sur les rivières etc.

Le festival de Gion

par Kumiko Ishiyama et Kazue Hoshiba

 

Le festival de Gion, Gion matsuri en japonais

un kimono de cérémonie

Cette fête a lieu pendant le mois de juillet : présentation  des deux jours principaux.

un char vu de près

Beaucoup de monde vient voir ce spectacle. Les jeunes portent souvent un «yukata», un kimono d’été. Le long des rues, il y a de nombreux stands comme dans une fête foraine.

rue devenue piétonne pour le festival

Le 17 juillet est appelé «yamaboko junkô 山鉾巡行». Dès 7 heures du matin, 32 chars commencent une longue parade du coin des rues Shijo et Karasuma, «naginata boko» en tête.

Quelles sont les différences entre les chars appelés « hoko 鉾 » et « yama 山 » ?

«hoko 鉾» est un char construit avec de grosses poutres de bois, assemblées uniquement avec des cordes, sans aucun clou. Il est décoré et a la forme d’une montagne. Il est surmonté d’une grande hallebarde. Son poids varie de 4,8 à 12 tonnes. Du sol au toit, il mesure environ 8 mètres et la cîme de la hallebarde peut atteindre 25 mètres. Il peut transporter jusqu’à 40 personnes.

«Naginata boko» est le char principal. Il transporte chaque année un jeune garçon appelé «Tigo» qui inaugurera le départ du défilé en coupant une cordelette.

 

visite des chars avant le jour du défilé

«yama 山» est un char ou sanctuaire portable, beaucoup plus petit. Il pèse de 1,2 à 1,6 tonne. De 14 à 24 personnes le portent sur leurs épaules. Par exemple, on peut admirer le «koi yama 鯉山», char paré de tapisseries d’origine belge. Elles ont été produites en Flandre et ont pour sujet l’Iliade.

une tapisserie apparaissant sur un char

L’expression «koi yama 鯉山» vient du mot «koi» qui, en japonais, veut dire «carpe». La légende veut, qu’en Chine, il est difficile pour la carpe de remonter le cours d’une rivière. Chaque petite cascade est un obstacle à franchir. Lorsqu’elle réussit à le faire, la carpe devient un dragon.

Pendant le festival, on peut acheter des souvenirs. Chaque quartier ayant un char, vend un gâteau japonais à base de riz, appelé «timaki». C’est un porte-bonheur dont l’histoire est la suivante : autrefois, un homme fut accueilli dans une famille très pauvre. Pour les remercier, il leur a offert ce gâteau, qui avait le pouvoir d’éloigner les malheurs. Ce gâteau se portait alors à la ceinture.

Selon les quartiers, différents porte-bonheur existent, aux pouvoirs bénéfiques différents. Cherchez celui qui vous convient le mieux, s’il vous plaît !