Le temple Ryôan ji

March 10, 2013

de Yuki Kita et Sayaka Matsuda

 

Le temple

Le temple Ryôan ji est un temple de religion bouddhiste. Il a été construit à l’époque Muromachi en 1450 par un Samuraï qui s’appelait Katsumoto Hosokawa. Dans ce temple, il y a un jardin de style «karesansui» et un grand étang appelé «kyoyochi». Autrefois, il y avait beaucoup de constructions dans ce temple mais presque toutes ont été détruites dans des incendies. Il y avait vingt et un bâtiments mais aujourd’hui, il en reste seulement trois. Le temple Ryôan ji fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO à partir de 1994.

Le temple principal se trouve en haut d’un grand escalier en pierre. Dans les bâtiments sont exposés de vieux livres écrits en caractères chinois. Il y a un rayon de souvenirs aussi. On ne peut voir le jardin de pierres que de l’intérieur de ce bâtiment.

 

bâtiment principal du temple Ryôan ji

Le jardin de pierres

 

jardin de pierres karesansui

Le jardin de pierres de style karesansui est composé de petits cailloux et de quinze grosses pierres disposées adroitement de façon à ce qu’il soit impossible de les voir toutes en même temps. Dans ce jardin, il n’y a a pas d’eau.

Quand la reine Elizabeth 2 d’Angleterre est venue en 1975, elle a trouvé ce temple magnifique.

On ne sait pas qui a dessiné et fait ce jardin. On dit que les petits cailloux représentent l’océan et les grosses pierres, les montagnes.

La petite fontaine aux ablutions

 

petite fontaine aux ablutions

Le petit bassin destiné aux ablutions, «tsukubai», sert à se laver les mains et la bouche pour se purifier avant de «rencontrer les dieux» et avant d’ entrer dans le pavillon de thé. Ils représentent souvent un objet, ici, il a la forme d’une ancienne pièce de monnaie. On peut lire une inscription avec quatre caractères chinois 吾唯足知 : en français on pourrait traduire par : « Je connais uniquement la satisfaction maintenant ». Donc, on ne ressent ni plainte ni insatisfaction.

 

L’étang 

étang kyôyôchi

On peut admirer diverses fleurs qui nous enchantent par leurs belles couleurs à chaque saison : par exemple nous pouvons voir des camélias en hiver, les fleurs des cerisiers au printemps, des nénuphars en été et enfin, on peut également admirer les érables rouges en automne. On peut voir aussi les canards domestiques nager dans l’étang. Il y a aussi des carpes, des tortues d’eau et divers oiseaux.

 Informations pratiques 

 Horaires d’ouverture :  du 1er mars au 30 novembre, de 8h à 17h et du 1er décembre à la fin février : de 8h30 à 16h30. Tarifs pour la visite complète : 500 yens et 300 yens pour les moins de 15 ans.

Comment y aller ?

En bus

de la gare de Kyôto, prendre le bus n° 50, descendre à l’arrêt Ritsumeikanmae et marcher 7 minutes en direction de l’ouest.

du centre ville, de Kawaramachi, prendre le bus n° 59, descendre à l’arrêt Ryoanjimae et marcher 1 minute.

En train : si vous êtes à Arashiyama, prendre le train Keifuku et descendre à Ryoanjimichi.

Téléphone : (075) 463-2216

 

La rue des fantômes

de Rina Kagawa et Kyoko Imai

 

Il y a, au nord-ouest de Kyôto, une rue commerçante qui s’appelle Daishôgun. Daishôgun vient du nom d’un dieu du temple shinto, Daishôgunhachi jinja, situé dans cette rue commerçante. Pas loin passe le tramway Kitanohakubaichô donc c’est très pratique pour y aller.

Cette rue a d’étroites relations avec les fantômes dit-on, alors on l’appelle «la rue des fantômes» et les commerçants utilisent cette légende pour redonner de l’animation à cette rue. Ils y mènent des actions écologiques comme le recyclage par exemple. Cette rue est très ancienne et n’a presque pas changé depuis l’époque Heian, en794, l’année où Kyôto est devenue la capitale du Japon et quand elle s’appelait Heian Kyô. Bien ou mal, on dit que les fantômes habitent encore cette rue. Si vous croyez aux fantômes vous pourrez les apercevoir.

 

la rue fantôme

Les fantômes «tsukumogami»

Il y a plusieurs sortes de fantômes : les «tsukumogami» sont les plus célèbres et apparaissent dans la rue fantôme. Ils «vivent» dans les vieux outils et animaux. Jadis, les Japonais pensaient que les dieux étaient présents dans toutes les choses de la nature. Par exemple, dans les montagnes, dans les rivières, dans les arbres et dans les étoiles. Les Japonais les redoutaient et les respectaient.

Des gens inventaient et faisaient beaucoup d’outils. Les outils se faisaient avec les choses de la nature. Les gens se servaient du bois des arbres et du sol où les dieux étaient présents et ils façonnaient leurs outils avec émotion. Donc, les Japonais pensaient que les âmes des humains se retrouvaient dans leurs outils. Pour cette raison, dans le passé, les Japonais prenaient soin des outils. Actuellement, c’est différent car aujourd’hui on ne connaît plus cette légende et on ne prend plus guère soin des outils.

Les vieux outils sont nés avec les hommes qui les utilisaient. On dit que les vieux outils se changent en fantômes par une combinaison de la nature et de l’homme.

Ils deviennent des fantômes après cent ans ou quatre-vingt-dix-neuf ans d’utilisation : «tsukumogami» signifie quatre-vingt-dix-neuf et «gami» pour kami qui veut dire dieu. On dit aussi que les fantômes des outils apparaissent quand on n’utilise plus ces outils.

Les gens avaient de l’attachement pour ces fantômes tout en en ayant peur donc, ils sont représentés joliment.

Aujourd’hui, dans la rue, on peut voir des représentations de «tsukumogami» variées.

En voici quelques unes que nous avons vues devant des magasins.

 

tsukumogami représentant une chouette et un renard

Le renard était vénéré comme l’animal protecteur des récoltes du riz depuis des temps immémoriaux au Japon et la chouette porte bonheur. Ils sont vêtus de vêtements usés.

tsukumogami de kappa

Les fantômes tsukogami de kappa porte le nom de fantômes particuliers qui vivent dans les rivières ou les marais.

Les fantômes «hyakkiyakô»

Les fantômes hyakkiyakô proviennent du folklore japonais. Dans un dictionnaire japonais, nous avons trouvé deux significations pour ce mot :

①    fantômes qui se promènent en pleine nuit

②    brigands qui font des farces

Dans le folklore, le sens de hyakkiyakô est le premier sens du dictionnaire. Et ce n’est pas faux car on dit que ces fantômes ont été réellement vus plus d’une fois dans le Kyôto ancien. Il existe des documents sur cette sorte de fantômes dans l’histoire du Japon. Ils «ont assisté» des personnages historiques comme par exemple Seimei Abeno (921-1005) qui était un spécialiste (onmyôji) des forces ésotériques traditionnelles japonaises appelées onmyôdô à l’époque Heian (794-1185) et Takamura Onono (802-853), poète, bureaucrate et érudit japonais du début de la même époque.

La rue de Hyakkiyakô

Le kanji de «ki» dans «hyakkiyakô» peut se lire aussi «oni» en lecture japonaise et «oni» veut dire ogre et vient de «on» qui signifie : les objets que les hommes ne peuvent pas voir, « hyakki », cent ogres et « yakô », la marche nocturne.

«hyakkiyakô» est donc la marche de cent ogres, dont on ne peut pas distinguer les formes, qui passent dans la nuit à des jours fixes, comme le premier jour de l’année par exemple.

Il y a beaucoup de tableaux qui représentent les ogres en marche dans les rues à Kyôto. On trouve les rouleaux de peintures au temple bouddhique «Daitoku ji» les plus vieux et les plus célèbres. Ce sont surtout les «tsukumogami» qui sont représentés.

Près de là aussi, se trouve le grand temple shinto «Kitanotenmangû». Ce temple organise chaque 25 du mois un marché aux puces qui vend des vieux outils.

Bien-sûr, depuis l’époque Heian, les villes ont changé leur configuration mais la rue Hyakkiyakô n’a presque pas changé depuis mille ans, donc elle conserve encore l’atomosphère d’alors.

 

Ainsi, la rue des fantômes subsiste encore aujourd’hui et subsistera dans l’avenir aussi. Les fantômes n’ont pas d’âge !!

Le temple Ryôan ji

de Yuki Kita et Sayaka Matsuda 

 

Le temple

Le temple Ryôan ji est un temple bouddhiste. Il a été construit à l’époque Muromachi en 1450 par un Samuraï qui s’appelait Katsumoto Hosokawa. Dans le temple, il y a un jardin de style «karesansui» et un grand étang appelé «kyoyochi». Autrefois, il y avait beaucoup de constructions dans ce temple mais presque toutes ont été détruites dans des incendies. A l’origine, il y avait vingt-et-un bâtiments mais aujourd’hui, il en reste seulement trois. Le temple Ryôan ji fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994.

Le temple principal se trouve en haut d’un grand escalier en pierre. Dans les bâtiments sont exposés de vieux livres écrits avec des caractères chinois. Il y a un rayon de souvenirs aussi. On ne peut voir le jardin de pierres que de l’intérieur de ce bâtiment.

 

bâtiment principal du temple Ryôan ji

Le jardin de pierres

 

jardin de pierres karesansui

 

Le jardin de pierres de style karesansui est composé de petits cailloux et de quinze grosses pierres disposées adroitement de façon à ce qu’il soit impossible de les voir toutes en même temps.

Dans ce jardin, il n’y a pas d’eau. Quand la Reine Elizabeth 2 d’Angleterre est venue en 1975, elle a dit qu’il était magnifique.

On ne sait pas qui a dessiné et fait ce jardin. Les petits cailloux représentent l’océan et les grosses pierres, les montagnes.

 

La petite fontaine aux ablutions

 

fontaine où l'on se purifie

Le petit bassin destiné aux ablutions, «tukubai », sert à se laver les mains et la bouche pour se purifier avant de «rencontrer les dieux» et avant d’entrer dans le pavillon de thé. Ils représentent souvent un objet, ici, il a la forme d’une ancienne pièce de monnaie. On peut lire une inscription avec quatre caractères chinois 吾唯足知 : en français on pourrait traduire : « Je connais uniquement la satisfaction maintenant » … donc, on ne ressent ni plainte ni insatisfaction.

 

L’étang 

 

étang kyôyôchi

 

Au bord ou dans cet étang, on peut admirer diverses fleurs qui nous enchantent par leurs belles couleurs à chaque saison : par exemple nous pouvons voir des camélias en hiver, les fleurs des cerisiers au printemps, des nénuphars en été et enfin, on peut également admirer les érables rouges en automne. On peut voir aussi les canards domestiques nager dans l’étang. Il y a aussi des carpes, des tortues d’eau et divers oiseaux.

 

Informations pratiques 

Horaires d’ouverture :  du 1er mars au 30 novembre, de 8h à 17h et du 1er décembre à la fin février, de 8h30 à 16h30. Tarifs pour la visite complète : 500 yens et 300 yens pour les moins de 15 ans.

Comment y aller ?

En bus :

de la gare de Kyôto, prendre le bus n° 50, descendre à l’arrêt Ritsumeikanmae et marcher 7 minutes en direction de l’ouest.

du centre ville, de Kawaramachi, prendre le bus n° 59, descendre à l’arrêt Ryoanjimae et marcher 1 minute.

En train : si vous êtes à Arashiyama, prendre le tramway Keifuku et descendre à Ryoanjimichi et marchez en direction du nord. C’est bien indiqué.

Téléphone : (075) 463-2216

Le temple Myôshin ji

par Yuki Kita et Shiori Masutani 

1. Présentation du temple Myôshin ji

C’est un temple bouddhiste qui pratique la méditation silencieuse, appartenant à l’école Myôshin ji du bouddhisme zen Rinzai situé à Kyôto. Il a été édifié en 1432. Les gens de Kyôto l’appellent «le palais impérial de l’ouest» et connaissent bien le temple Myôshin ji. Beaucoup de gens le visitent. Il y a 46 temples dans l’enceinte de Myôshin ji. On peut voir une salle de conférence et un bain classés ” Bien culturel” et la cloche Myôshin ji classée “Trésor national”. On trouve beaucoup d’autres choses magnifiques à voir. 

Il y a beaucoup de biens classés “Bien culturel” et de jardins naturels dans ce temple, c’est pour ça que nous y sommes allées.

2. La cloche

C’est la plus ancienne cloche estampillée du Japon. Elle a été faite sur l’île de Kyushu en 698. Maintenant, elle est gardée dans une salle de conférence.

bâtiment ou se trouve le bain "akechiburo"

3. Le bain “akechiburo”  

Nous avons visité le bain appelé “akechiburo”  parce que nous voulions voir un bain à l’ancienne. “akechiburo”  est un ancien bain public sur le modèle des bains de vapeur turcs qui date de1587.

La baignoire

salle de bain ancienne

Au centre, il y a un grand bassin et un lieu pour se laver. Au Japon, on se lave avant d’entrer dans la baignoire donc il y a toujours un lieu pour se laver avant d’entrer dans un bain.

Ce bain a été créé à l’époque Azuchi Momoyama (1573 -1600) pour célébrer un office en l’honneur de l’âme de Mitsuhide Akechi qui était un grand shogun (les shogun étaient les grands généraux de l’époque). Il y a aussi un lieu pour se reposer.

Un lieu pour se reposer

salle de repos après le bain

Il n’y a plus de salle de bain traditionnelle dans les maisons modernes donc c’est précieux et très charmant. Nous avons été très émues.

Pour visiter cet ancien bain public, le billet coûte 500 yens pour un adulte, 300 yens pour un collégien, lycéen ou étudiant et 100 yens pour un écolier. Les visites sont possibles de 9h10 à 15h40, toutes les 20 minutes et entre 12h00 et 13h00, seulement une fois.

4. Faire de la méditation au temple

On peut pratiquer la méditation zen (“zazen” en japonais) au temple Myôshin ji. On appelle les séances publiques de méditation zen en groupe «taishûzendou» ou «zendoue». Il n’est pas nécessaire de réserver.

La première possibilité : il y a une séance de méditation tous les samedis à 17h30 et tous les dimanches à 9h00 (sauf les jours fériés et les mois de janvier, août et décembre). Cela coûte 1000 yens.

La deuxième possibilité : les 6,7 et 8 de chaque mois, pendant 3 jours de 6h00 à 7h30 (sauf les jours fériés et les mois de janvier, août et décembre). Cela coûte 500 yens.

Si vous allez au temple Myôshin ji, vous pourrez vous aussi être émus !

Adresse du temple : 64, Myôshin-ji, Hanazono, Ukyo-ku, Kyôto  

Tél : 075 – 461- 52 -26

Pour y aller : depuis la gare de Kyôto, prenez le bus numéro 26 et descendez à l’arrêt Myôshinjikitamonmae ou avec le train jusqu’à la gare de Hanazono et c’est tout près.

 

 

 

La fête des fantômes

par Yuta NAKANO

1) Qu’appelle-t-on et où se trouve la rue des fantômes ?

La rue des fantômes se situe rue Taisyougun et se trouve dans le prolongement de la rue Ichijô à Kyôto. La rue est bien connue par les habitants de la ville. Ils l’appellent «la rue des fantômes» ou «la rue commerçante des fantômes», en japonais yokai syotengai 妖怪商店街 : yokai signifie fantôme et syotengai, magasin.

Il y a 30 magasins environ, parmi lesquels une boulangerie, une épicerie, une poissonnerie, une papeterie, un fleuriste, un antiquaire, une boutique de tsukemono (pickles) et une boutique de mochi (gâteau à base de riz préparé et passé au pilon). Chaque magasin a un fantôme comme mascotte. Ils sont très mignons et uniques. De plus, non seulement il y a des objets de première nécessité mais il y a aussi des objets relatifs aux fantômes !

T-shirts avec des motifs de fantômes

2) Pourquoi on l’appelle yokai syotengai ?

Le surnom donné à cette rue vient de la tradition qui disait que beaucoup de fantômes appelés tsukumogami, représentés par des instruments, marchaient souvent en pleine nuit dans la rue, il y a 1000 ans environ. On appelle leurs apparitions «hyakki yako», ce qui veut dire «cent fantômes marchent» : hyakki signifie cent fantômes, yako signifie sortir la nuit. De plus, dans d’autres régions, surtout à la campagne, des ogres apparaissent aussi. Au Japon, on croit que les instruments employés pendant longtemps deviennent les fantômes de ceux qui les ont utilisés. Une légende japonaise dit que “ les instruments âgés de plus de cent ans deviennent des fantômes et incarnent des personnes”.

Dans la religion traditionnelle japonaise, la religion shintô, signifiant « la voie du divin », on croit que toutes les choses ont une âme et que les huit millions de dieux qui existent ont différents visages dans tout le pays. Par conséquent les montagnes, les rivières, les arbres, le ciel etc. sont des dieux. La légende dit que les tukumogami sont proches d’eux.

baguettes et bijoux de fantaisie pour la fête des fantômes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

divers petits objets pour la fête des fantômes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

personnes déguisées à la fête des fantômes (elles ne parlent pas)

3) La fête des fantômes

On l’appelle «Mononoke ichi» モノノケ市. Mononoke signifie aussi fantôme. La fête a lieu cinq ou six fois par an au temple shintô Taisyogunhachi qui se trouve près de la rue Taisyougun. Beaucoup de gens s’y rassemblent pour vendre sur des étalages des objets relatifs aux fantômes. De plus, il y a un concert et une exposition de “fantômes” chaque année. On peut voir une momie de fantôme.

affiches annonçant la fête

 Les stands pendant la fête

bijoux de fantaisie, insignes, bagues, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

divers accessoires et petits objets

 

 

 

 

 

 

 

bouteilles de saké (20° environ)

 

vendeurs pendant la fête

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendeurs d'objets faits maison

 

 

 

Ils sont très gais et gentils !!

 

 

 

 

 

Une association s’occupe de l’animation de la rue des fantômes. Elle s’appelle Taisyogun Syotengai Yokai street Mononoke Ichi no Kai 大将軍商店街妖怪ストリート モノノケ市の会.

Venez visiter la rue des fantômes !!

Vous rencontrerez des personnes merveilleuses et des fantômes bien sûr !!!

 

Au temps de l’époque Edo ~Eiga mura, le village du cinéma~

Par Akiko Matsuda et Sakura Yonaha               

entrée du village du cinéma Eiga mura

Kyôto est une ancienne capitale du Japon. Nous étudions le français à l’université des Etudes étrangères de Kyôto et il y a aussi des étudiants étrangers qui apprennent la culture japonaise dans notre université.

Nous allons vous présenter un site touristique où l’on peut sentir la culture traditionnelle japonaise. C’est le Village du cinéma appelé Eiga mura : « eiga » signifie « cinéma » et « mura » veut dire « village ». En arrivant devant le parc Eiga mura, on peut déjà voir un mur blanc très long, comme dans les résidences de l’époque Edo (1603-1867). Il y a une grande entrée lorsque vous pénétrez à l’intérieur du parc. Comme il y a beaucoup de touristes étrangers, il y a des brochures en 6 langues : par exemple, en chinois, en coréen et bien sûr en anglais. 

brochures sur Eiga mura : 6 choix de langue

Il y a un endroit avec une télévision où l’on peut regarder le film Koumon Mito  qui montre la poursuite des bandits par Mitukuni TOKUGAWA (seigneur féodal de cette époque), film très connu de tous les Japonais.

Dans le parc, des acteurs jouent des scènes de la vie de cette époque dans un décor historique. Vous pouvez voir une rangée de maisons de l’époque Edo. Les bâtiments sont en bois. Sont reconstitués : un bain public, Yoshiwara qui est un lieu où les hommes achetaient du plaisir donné par des femmes, un salon de thé, une garnison de Shinsengumi (police des samuraïs). Certains de ces décors ont servi dans des films.

Vous pouvez prendre des photos. Vous pouvez parfois voir des figurants, des femmes en kimono de l’époque ou des samuraïs. Si vous voulez les prendre en photo, vous pouvez leur demander. Vous pouvez voir aussi des expositions ou des vrais tournages de films si vous avez de la chance. Vous pouvez y assister librement, mais vous ne devez pas déranger.

Il y a plusieurs activités gratuites possibles. Par exemple, vous pouvez étudier le cinéma et le dessin animé dans la salle de la culture du cinéma et dans le musée des dessins animés Toei. De plus, vous pouvez apprendre le combat d’épée comme dans les films historiques, regarder des spectacles de Ninja (espions de l’époque) et voir des saltimbanques de l’époque Edo. Les figurants peuvent aussi vous servir de guide dans le village et vous pouvez aussi porter des vêtements d’époque vous aussi. Nous pensons que cela peut être un souvenir agréable pour vous.

Le parc est très grand. Il y a des aires de repos et des endroits pour manger au Village du cinéma.                                 

théâtre de kabuki, Nakamura za

                     

pont traditionnel en bois

Voici six endroits où vous pouvez prendre de belles photos : le vieux pont traditionnel, le décor du film « Mitokoumon »,  la rue Yoshihara, le pousse-pousse, le théâtre de kabuki Nakamura za et la Maison des Ninja.

Un souvenir populaire

Nous avons interviewé un vendeur de souvenirs et il nous a expliqué que les souvenirs les plus populaires auprès des touristes étrangers étaient : les sceaux des Maiko (jeunes Geisha), les sabres, les porte-clés du Temple d’or, les parapluies traditionnels en papier « wakasa », les cartes postales, les gâteaux et les éventails.

Si vous venez à Kyôto, après vos visites dans les temples shintô ou bouddhistes, visitez aussi le Village du cinéma !

Pour visiter Eiga mura, vous pouvez acheter un billet à la réception ou au distributeur à l’entrée du parc :

tarif adulte : 2 200 yens, tarifs élève et étudiant : 1 300 yens, tarif enfant de moins de 4 ans : 1100 yens et tarif groupe (plus de 25 personnes) : réduction possible.

Pour y aller :

De la gare de Kyôto, prenez le bus numéro 71, 72 ou 73 et c’est tout près.

Depuis l’université de Gaidai, vous prenez le bus 91 ou 75.

La grande statue “jizô” du temple Suzumushi dera

de Saori Shimada

 

Le temple Suzumushidera date de 1723 : «sumushi» signifie grillon en français et «tera» veut dire temple (la transformation du «t» en «d» forme la liaison entre les 2 mots). Dans ce temple, on peut voir et entendre beaucoup de grillons dont le chant évoque le son d’un grelot. On peut les voir toute l’année.

Mais ce temple est aussi très connu pour ces statues votives souvent de formes humaines très simples que l’on trouve en général dans les jardins et les cours des temples ou au bord des chemins. On les appelle «jizô».

Description d’un «jizô»

le grand "jizô" au temple Suzumushi dera

En général un «jizô» est de religion bouddhiste. Il représente le dieu protecteur des enfants. «jizô» signifie «bébé» donc la statue porte toujours des vêtements rouges parce que le rouge signifie la couleur de la vie et elle protége des malheurs aussi.
Ici, à Suzumushidera, un des «jizô» de ce temple a une double vertu. En général, un «jizô» n’a qu’une seule qualité donc le grand «jizô» de ce temple est unique au Japon.
Le grand «jizô» que vous voyez au centre de la photo ci-dessus, a une double vertu parce que son pouvoir se prolonge jusque chez vous, pour exaucer votre vœu.

Pendant la venue au temple, les visiteurs sont rassemblés dans une pièce et écoutent un discours dit par un supérieur de ce temple bouddhique, sur la vie. Ensuite chacun fait un vœu devant ce grand «jizô». Pour cela, on joint les mains tout en serrant le porte-bonheur jaune du temple, on donne son adresse et son nom «à ce grand jizô» et enfin on fait un voeu. Il est très important de ne faire qu’un seul voeu et après, de toujours porter sur soi son porte-bonheur. Vous le trouverez au temple. Si vous avez un vœu à faire, allez à Suzumushidera, ainsi votre vœu se réalisera.

Les environs du temple de Suzumushidera sont très calmes donc c’est possible de se relaxer.

Pour aller au temple Suzumushidera :

En train : prenez la ligne Hankyû, descendez à la gare de Matsuo. Ensuite vous marchez environ 15 minutes au sud.

En bus :

  • de ville (les bus verts) : prenez le bus numéro 28 en direction de Daikakuji, descendez à l’arrêt Matsuotaisha et c’est à 15 minutes à pied.
  • de Kyôto (les bus marron) : prenez les bus numéro 73 ou 83 en direction de Suzumushidera, descendez au Terminus et c’est à 3 minutes à pied.
    Voici les coordonnées du temple :
    Adresse : 京都府京都市西京区松室地家31
    Tél :075 – 381 – 3830

Le temple Ryôan ji

de Saori Shimada

Le temple

entrée est du temple

Le temple Ryôan ji a été construit en 1450 à l’ère Muromachi. Il est situé au nord-ouest de Kyôto pas loin du Temple d’or. Son jardin zen (aménagé en 1499), très célèbre, fait 22 mètres de long d’est en ouest et 15 mètres de large du sud au nord. Il comporte essentiellement des cailloux, du sable et des pierres ornementales appelées «karesansui», que l’on appelle aussi un jardin sec. Le jardin tout entier est nommé «karesansui». Le tout représente des montagnes et des rivières.

Le jardin

Il compte 15 pierres. On ne peut pas toutes les voir d’un seul coup d’oeil. Ce jardin a été dessiné sur une pensée zen (religion bouddhiste) dont la philosophie est d’orienter son coeur en se concentrant sur une seule chose à la fois. On ne sait pas qui a imaginé et créé ce jardin «karesansui».
Pour l’Orient le chiffre 15 signifie la perfection et le chiffre 14 signifie l’imperfection. Le mur entourant ce jardin est fait avec de l’argile.
Nous pouvons trouver beaucoup d’explications sur la signification de ce jardin sec. Par exemple : le sable représente la mer, les pierres sont les îles. Une autre explication est que les 15 pierres expriment une nuit de pleine lune. Mais on peut l’interpréter plus simplement en appréciant le calme et le charme du jardin. Quand vous voulez vous relaxer et si vous avez besoin de silence, allez au temple Ryôan ji. Vous pourrez ainsi avoir une «expérience zen». Dans ce temple il y a aussi un étang très célèbre. A chaque saison, il est très différent. Regardez la photo ci-dessous, c’est une vue prise en automne !

 

L’étang du temple

Il y a aussi un joli parc où vous pouvez vous promener.

 

vue sur l'étang

 

Comment aller au temple Ryôan ji ?

En bus de ville (les bus verts) :

  • depuis la gare de Kyôto (ligne JR), prenez le bus numéro 50, descendez à l’arrêt Ritumeikandaïgakumae et c’est à 7 minutes à pied en direction de l’ouest.
  • depuis la gare de Sanjyo (ligne Keihan), prenez le bus numéro 59, descendez à Ryoanjimae.
  • depuis la gare de Shijo Omiya (ligne Hankyu), prenez le bus numéro 55, descendez à l’arrêt Ritumeikandaïgakumae, ensuite marchez environ 7 minutes en direction de l’ouest.

Les feuillages d’automne

de Mirai Sakajiri

 
 
Allons voir les feuillages d’automne !

Au Japon, les arbres et montagnes se colorent de jaune et rouge en automne, et tout le monde va les admirer dans beaucoup d’endroits réputés pour la beauté de ce spectacle saisonnier. On boit le thé de cérémonie, on fait des photos : chacun a sa manière goûte ce moment. La plupart de ces endroits se trouvent à Kyôto parce qu’il y a beaucoup de temples.

 

Arashiyama

Je vais vous présenter des temples situés à Arashiyama. C’est aussi un site bien connu pour ses feuillages d’automne. Voici donc deux temples du quartier de Arashiyama, à l’ouest de la ville de Kyôto.

Hôgon in

Voici tout d’abord le temple Hôgon in, à Arashiyama bien sûr. Son jardin et ses bâtiments sont souvent utilisés pour des représentations théâtrales historiques et pour des prises de vue de cinéma.

Il a été construit par Yoriyuki Hosokawa en 1461 mais il a été détruit pendant la guerre de Onin, de 1467 à 1477. Il a été reconstruit : les travaux ont duré 20 ans et se sont terminés en 1593.

Ce temple est bien connu pour son jardin, appelé « shishiku». Beaucoup de gens le visitent, particulièrement en automne. Ce jardin, construit à l’époque Nara, (de 710 à 784) (ou Edo (de 1603 à 1867)), a la forme d’un cercle, qui permet de voir différents paysages.

En automne, le temple est ouvert le soir et est illuminé. Dans l’allée principale d’accès au temple, les feuilles commencent à changer de couleur vers la fin novembre. En décembre, le spectacle est à son comble.

Jôjakkou ji

Ryoi Suminokura a construit ce temple en 1596 sur l’emplacement d’une ancienne villa de Sadaie Fujiwara : c’est un poète de l’époque Heian (de 794 à 1185) très célèbre. Cette villa est appelée «shigure tei».

En automne, toutes les montagnes environnantes sont recouvertes d’arbres aux feuilles jaunies et rougies. L’ambiance est très solennelle.
On s’y promène en grimpant et en descendant les différents versants des collines.

Le petit tramway “randen”

de Mirai Sakajiri

«Randen» est le nom populaire désignant la ligne de tramway principale pour aller à Arashiyama : Arashiyama Honsen (au nord-ouest de Kyôto).

l'unique rame du tramway "randen"

La gare de départ est Shijô Ômiya et le terminus est la gare de Arashiyama. (voir carte ci-dessous)

Le tarif du billet – 200 yens pour les adultes et 100 yens pour les enfants – est unique pour tout le trajet.
Cette année, on a fêté le 100e anniversaire de la compagnie ferroviaire Keifuku, la voie ferrée électrique.

autre vue du tramway "randen"

 

Voici une carte du parcours du tramway (en anglais) : en rouge, la ligne principale, la ligne A et en noir, la ligne B. Les deux lignes se rejoignent à la gare de Katabiranotsuji (A9-B1).

 

carte du tramway "randen"

 

La ligne A part de Shijô Omiya (A1), près du centre de Kyôto jusqu’à la gare de Arashiyama. Elle dessert beaucoup d’endroits très touristiques comme :

1 : Arashiyama

(descendre au Terminus, la gare de Arashiyama)

C’est un endroit célèbre pour ses cerisiers en fleurs et les feuillages d’automne. Chaque printemps et automne, beaucoup de touristes visitent ce lieu et prennent des photos. Dès le Moyen Age, la noblesse composait des poèmes sur le thème des cerisiers en fleurs de Arashiyama, pour leur beauté.

2 : Uzumasa Eigamura

(descendre à la gare de Uzumasakôryuji)

Uzumasa Eigamura est un parc d’attraction qui a ouvert en 1975 avec pour thème le cinéma. Il vaut la peine d’être visité. Vous pouvez y voir un spectacle de Ninja mais aussi des comédiens habillés avec des costumes de princesse, de Geisha ou de Maiko (apprentie Geisha). Le billet d’entrée coûte 2200 yens pour les adultes, 1300 yens pour les collégiens et lycéens, et 1100 yens pour les enfants à partir de 4 ans. C’est ouvert de 9 h à 17 h, de mars à novembre et de 9 h à 16 h, de décembre à février.

La ligne B, la ligne de Kitano, part de Katabiranotsuji (B1) et le terminus est la gare de Kitanohakubaïcho (B9) (à l’angle de Nishioji dori / Imadegawa dori).

Chaque printemps, vous pouvez voir beaucoup de cerisiers en fleurs depuis le tramway entre les gares de Utano et Narutaki. Vous pouvez aussi visiter les sanctuaires de Miyôshin ji, Ryôan ji et Ninna ji pour les plus connus.

“Randen” est une petite ligne de tramway très pratique, pas chère et très sympathique pour visiter Kyôto.
Je vous la recommande pour sentir l’atmosphère de Kyôto !