Le sanctuaire Goo jinja

January 21, 2016

Pauline Masson

Le sanctuaire Goo jinja est un petit temple shinto qui se situe au sud du palais impérial, au centre de Kyoto, à l’ouest de la rivière Kamogawa.

Il se trouve plus précisément en face de la porte Hamaguri Gomon. En sortant de celle-ci, il faut traverser la rue et tout près se trouve le sanctuaire Goo jinja. Ce sanctuaire est dédié au sanglier.

« Go » signifie « protection », « O » « souverain » et « jinja » voulant dire « sanctuaire » en japonais.

Dès l’entrée, des statues en forme de sanglier appelées « komainoshishi » vous accueilleront ; dans beaucoup d’autres sanctuaires ce sont des statues de chien « komainu » en général.

Un peu d’histoire …

Wakeno Kiyomaro, un fonctionnaire haut placé de l’époque de Nara (710-794), et sa sœur Hiroshimu Hime luttèrent contre Yugeno Dokyo, un puissant disciple bouddhiste, aux côtés de la famille impériale.

La légende raconte qu’en 769, le bouddhiste Yugeno Dokyo essaya de succéder au trône impérial, situé à Nara à cette époque. Il dépêcha ce haut fonctionnaire Wakeno Kiyomaro  jusqu’au sanctuaire Usa Hachimangu, situé dans la ville d’Usa de la préfecture de Oita, (au sud-ouest du Japon) pour aller prier et demander conseil à propos de la succession de l’empereur Kanmu.

La réponse était qu’au Japon un vassal ne devenait jamais empereur, et que ceux qui tentaient de s’emparer du pouvoir devaient être éliminés.

Kiyomaro rapporta donc cette réponse et devint ainsi l’ennemi de Dokyo. Kiyomaro fut puni. On lui coupa les tendons d’Achille puis il fut exilé à Osuminokuni (l’actuelle Kagoshima, île japonaise située à l’extrême sud ouest du Japon).

Alors qu’il atteignit Bazennokuni à Oita, il se retrouva entouré d’environ 300 sangliers qui le guérirent de ses blessures et le guidèrent jusqu’au sanctuaire de Kagoshima. Cette légende est relatée dans le 8ème volume de Nihon Kouki, le livre de l’histoire du Japon, au chapitre traitant de la période 792-833.

On vient à Goo jinja pour prévenir des accidents physiques, pour guérir des maladies de jambes ou de dos ou pour s’assurer un voyage en toute sécurité.

 

  collection d'objets à l’effigie du sanglier


collection d’objets à l’effigie du sanglier

 


petites plaquettes en bois (appelés « ema ») peintes par des enfants

vieille pierre et arbre sacrés

vieille pierre et arbre sacrés

 

 statue du sanglier « komainoshishi» à l'entrée du sanctuaire

statue du sanglier « komainoshishi» à l’entrée du sanctuaire

entrée du sanctuaire

entrée du sanctuaire

 

autel principal

autel principal

 

  mur traditionnel exposant des tableaux qui représentent les anciens billets de monnaie japonaise de 10 yens, émis à partir de 1888


mur traditionnel exposant des tableaux qui représentent les anciens billets de
monnaie japonaise de 10 yens, émis à partir de 1888

 

 récit de Wakeno Kiyomaro


récit de Wakeno Kiyomaro

 

 

    petits papiers pour vénérer   sanglier

petits papiers pour vénérer
le sanglier

 lieu de prière pour guérir les jambes, les pieds


lieu de prière pour guérir les jambes, les pieds

 

Vous trouverez une salle de repos à l’entrée du sanctuaire, qui fait également salon de thé où vous pourrez y admirer une multitude de petits objets divers liés au sanglier. Des prospectus sur l’histoire du sanctuaire sont disponibles en anglais et en japonais. Comme tous les autres sanctuaires, Goo jinja propose de nombreux « omamori », des porte-bonheurs avec des pieds ou des sangliers représentés. Surtout si vous êtes nés l’année du sanglier, n’hésitez pas à y aller.

 

La visite du sanctuaire est gratuite et possible de 9h à 17h tous les jours.

La station de métro la plus proche est Karasuma-Marutamachi, sur la ligne Karasuma, la ligne nord-sud de Kyoto.

 

Voici l’adresse du sanctuaire :

385 Okakuencho, Karasuma-dori Shimochojacho Sagaru, Kamigyo-ku, Kyoto 602-8011

 

 

 

Le marché couvert de Nishiki à Kyoto

Nous allons vous présenter le marché couvert de Nishiki, à Kyoto. On y trouve toutes sortes d’aliments traditionnels et de goûts très divers ! Nous pensons que vous allez être intéressés.

entrée du marché couvert

rue Nishiki

Histoire du marché couvert de Nishiki

Il est né il y a 400 ans. En 1615, l’eau des puits était très précieuse. Grâce à l’eau d’une sorte de château d’eau de Nishiki, les habitants de ce quartier se servaient de cette eau, comme réfrigérateur, pour rafraîchir les aliments. En 1615, ce quartier a reçu l’autorisation, par un shogun de l’époque, d’y faire un marché et depuis, c’est devenu le marché couvert de Nishiki.

les 3 couleurs typiques des arcades

Le lieu du marché

Il est situé dans un rue d’environ 390 m de long et il compte 126 magasins. Les arcades, particulières à ce marché, tricolores (rouge, vert et jaune) ont été créés en 1993.

Des touristes japonais et étrangers et les habitants de Kyoto y vont pour acheter et déguster des aliments régionaux.

*Notre conseil pour faire une belle photo*

Quand vous prendrez une photo de ce marché, fixez votre attention sur le haut des arcades. En conséquense, vous pourrez prendre une meilleure photo.

Voici quelques magasins de Nishiki

Le magasin de pickles (tsukemono) de Kyoto appelé « Masugo »

On trouve des pickles faits avec des concombres, des gros radis blancs japonais, des aubergines (voir la photo) ….. etc . On les trouve à partir de 150 yens. On peut trouver aussi des pickles faits avec des légumes de Kyoto, légumes récoltés dans la préfecture de Kyoto.

magasin de pickles

Le magasin de poisson «Yamasho»

On trouve du chinchard, de la pieuvre, de l’anguille de mer …. etc. Tout le poisson est frais et on trouve aussi des plats de poisson cru appelé «sashimi».

poissonnier

*notre conseil*

Quand vous regardez ce magasin, vous trouverez un poisson à grosses dents appelé Hamo en japonais, très connu comme le poisson de Kyoto. C’est hyper bon. Nous vous conseillons de le goûter !

Dans ce marché, on trouve beaucoup de magasins d’aliments très différents. Il y a beaucoup de choix !

Si vous venez au marché de Nishiki, vous pourrez ressentir la culture japonaise avec tous ses différents aliments et produits traditionnels et garder un bon souvenir de Kyoto.

Pour aller au «marché couvert de Nishiki»

En train : avec la ligne Hankyu, allez jusquà la gare de Shijo Karasuma, puis prenez la rue Miyuki machi en direction du nord et allez jusqu’à la rue Nishiki koji. De là, tournez à gauche.

En bus : tous les bus qui vont au centre-ville : arrêt Shijo Karasuma puis prenez la rue Miyuki machi en direction du nord et allez jusqu’à la rue Nishiki koji. De là, tournez à gauche.

Le marché est ouvert en général de 9 heures à 18 heures environ.

Nazuna ASAOKA et Tsukasa YAMAGUCHI

 

Le festival de Gion

scène du festival

de Rie KAWAI, Mari KITAGAWA et Riho MAEDA

 

jeunes filles en yukata

Le festival de Gion, très connu au Japon, a été créé au VI siècle. Ce festival  fait partie des plus grandes fêtes de Kyoto avec  la  fête de Aoi et la fête de Jidai.

 

 

 

 

Chaque année, il a lieu du 1er au 30 juillet. Il est particulièrement animé du 14 au 17.

Le moment fort de ce festival est le grand défilé de chars le 17. Ce jour – là, tout le monde porte un “yukata” (une sorte de kimono en coton).

Le défilé

Le défilé dure 2 heures et a lieu au centre-ville.  Il commence à 9 heures juqu’à 11 heures du matin. Il part de Shijo Karasuma (accès par le métro ou le train Hankyu).
Des hommes et des femmes qui portent un costume traditionnel défilent en portant des chars de bois appelés “mikoshi” (sanctuaire portatif que l’on promène dans les rues) et certains jouent de la musique.

Chimaki

pâtisserie traditionnelle

Voici une photo d’une pâtisserie typique  “chimaki” que l’on peut acheter pendant la fête. C’ est un gâteau de riz avec de la pâte de haricots rouges. Il est très populaire pendant cette fête.

Il est le symbole de cet évènement : le sanctuaire Yasaka jinja qui organise ce festival avait à l’origine, fait une promesse avec les citoyens pour échapper aux maladies. Et puis, ce gâteau est né.

Maintenant au Japon, il y a un «chimaki» que l’on peut manger, mais le «chimaki» de la fête du Gion n’est pas de la nourriture. Il est fait avec une feuille de bambou. Il est devenu un fétiche.

Si vous allez au festival de Gion, faites votre possible pour en acheter !! Vous garderez un excellent souvenir de ce jour-là.

Le café-restaurant さらさ(sarasa)

Par Kyoko KIMINAMI et Shiori MATSUTANI 

 

Nous allons vous présenter un café-restaurant qui se trouve au centre-ville de Kyôto, à Kawaramachi. Ce café est dans une maison traditionnelle réaménagée, une machiya (maison en bois typique des centres-villes japonais, qui servait autrefois de logement et d’atelier). A Kyôto, les machiya sont rares et très jolies. Il n’y en a plus beaucoup dans notre monde moderne donc ce café est charmant.

Ce caférestaurant s’appelleさらさ(se lit sarasa). Ce café comprend un rez-de-chaussée et un étage. C’est grand ; il y a des tables, des comptoirs, et des canapés. Il y a beaucoup de places mais nous vous conseillons d’arriver un peu à l’avance parce que cet endroit est très populaire surtout aux heures des repas. Ce café est ouvert de midi à vingt-trois heures.

plafond de la grande salle du café-restaurant

à l'intérieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce café, vous pouvez voir beaucoup d’affiches sur des concerts de musique, de cinéma ou des fêtes par exemple, des affiches pour des concerts actuels et anciens. Nous avons vu une affiche sur une vieille comédie japonaise. De plus, il y a des mangas. C’est intéressant pour les clients japonais mais aussi pour les touristes étrangers qui aiment les mangas. On peut les lire.

escalier raide, typique d'une machiya

mangas à disposition des clients

Pour vous rendre dans ce café-restaurant, vous allez au centre de Kyôto, à Shijo Kawaramachi. Vous pouvez y aller avec le train Hankyu jusqu’au Terminus, la gare Kawaramachi et si vous prenez un bus, descendez à l’arrêt Shijo Kawaramachi. Marchez jusqu’à la rue piétonne Shinkyôgoku, sous les arcades marchandes. C’est un peu difficile à trouver. Essayez de trouver l’enseigne du café comme point de respère. C’est écrit en hiragana : さらさ. Regardez la photo de l’enseigne ci-dessous, en haut à gauche.

entrée du café

la rue piétonne Shinkyôgoku sous les arcades

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici quelques menus de la carte du déjeuner : c’est un menu de week-end car selon les jours, les plats changent. Au déjeuner, il y a du riz, une salade, une soupe et autres, le tout dans une assiette composée. Exemples : des aubergines cuites à l’étouffée, du tôfu (pâté de soja) avec des prunes, de la bonite sèchée (okaka), des petites sardines bouillies sèchées (jyako), un oeuf sur le plat et comme une grosse chips à base de riz et de crevette (ebisen) (en rose sur les photos). Nous pouvons choisir les composants de notre assiette et une boisson.

 

une assiette composée

 

 

 

 

 

 

 

On peut choisir aussi du riz cantonais avec de la viande de porc, des crevettes, du chou chinois et du yuba (peau formée pendant la cuisson du lait de soja pour faire du tôfu).

 

Un autre choix de menu : du poulet frit avec de la sauce de poireau, du sésame et du gingembre.

 

une autre assiette composée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le café propose 3 boissons au choix pour un plat : un jus d’orange, un jus de pamplemousse ou un thé glacé.

C’était très bon ! Nous avons bien mangé et c’était copieux. Allez vous aussi au café-restaurantさらさ, vous serez enchantés !

 

 

 

 

 

Le centre des arts de Kyôto : Kyoto Art Center

par Kazuki OHTAKI

 

Connaissez-vous le centre Kyoto Art Center ?

entrée principale de Kyoto Art Center

entrée principale de Kyoto Art Center

Ce centre des arts est né en avril 2000 à Kyôto. Le bâtiment était autrefois une école primaire. Dans le centre-ville de Kyôto, le nombre des enfants a diminué progressivement, et pour cette raison, l’école a été fermée et transformée en un centre d’art. De nos jours, le Kyoto Art Center est un endroit pour apprendre et voir du théâtre de , kyôgen, du rakugo, du théâtre plus occidental et plus contemporain aussi. Et il y a aussi des ateliers de travail. Certains ateliers sont ouverts à tout le monde même aux enfants et aux étrangers qui habitent au Japon. Surtout, dans le domaine de la culture traditionnelle japonaise, il y a des ateliers pour tout le monde. Il y a souvent des expositions artistiques, des cérémonies du thé et on peut entendre toutes sortes de musique comme par exemple des concerts de rock ou de musique orientale. Les spectacles de danse sont populaires. Comme au Japon, il y a souvent une distance entre l’art et les gens, ce centre veut au contraire les rapprocher. Donc, il y a beaucoup de raisons, très diverses d’y venir.

Qui a-t-il d’autre dans le centre Kyoto Art Center ?

Il y a une bibliothèque spécialisée sur les arts.

bibliothéque des arts

bibliothèque de Kyoto Art Center

Il y a aussi une salle de documentation regroupant toutes les informations sur les différents spectacles proposés et les ateliers de travail.

salle de documentation

salle de documentation

On trouve également une salle de repos et un terrain de sport que les gens du quartier utilisent de temps en temps.

terrain de sport utilisé par les joueurs de tennis

terrain de sport utilisé par les joueurs de tennis

De plus, dans ce centre des arts, il y a un petit restaurant ouvert à tout le monde.

petit restaurant du centre

petit restaurant du centre

Je vous recommande d’y aller pendant votre séjour à Kyôto. C’est ouvert tous les jours sauf au début et à la fin de l’année, de 10h à 22h. L’entrée est libre. Si cela vous intéresse, visitez le site : http://www.kac.or.jp/

Où se trouve le centre d’art Kyoto Art Center ?

plan de Kyoto Art Center

plan de de Kyôto : Kyoto Art Center

 

Kyoto Art Center est situé au centre ville, au sud et pas très loin du château Nijô et du palais impérial. Je pense que pour y aller facilement, c’est mieux de prendre le métro.

Kyoto Art Center
*Adresse : Takoyakushi kudaru yamabushiyama-machi 546-2, Muromachi-dôri, Nakagyô-ku, Kyôto
* Accès : 5 minutes à pied de la station de métro ou de la gare des trains Hankyû : ShijoKarasuma
* Tél. : 075-213-1000  en japonais et en anglais

 

Ce centre des arts est utile pour tout le monde. Dans ce centre, il y a les arts traditionnels de Kyôto mais aussi une présence de la culture de Kyôto plus moderne : on dit que ce centre est la porte de la vraie Kyôto.

 

Le Musée international du Manga

de Rie KAWAI, Tsukasa YAMAGUCHI et Mari KITAGAWA

entrée du musée

Nous allons vous présenter le musée international du manga de Kyôto. Il a ouvert le 25 novembre 2006. Les mangas japonais sont bien connus des étrangers aussi. Par exemple, en France, il y a depuis 1999, un festival de mangas et de dessins animés japonais appelé Paris Manga, chaque année en février et octobre, à Paris Porte de Versailles. C’est la plus grande manifestation de ce genre en Europe.

Il y a beaucoup de mangas au Musée du manga de Kyôto, des anciens mangas et des nouveaux. Il y a aussi des mangas traduits en plusieurs langues étrangères comme l’anglais, le chinois et bien sûr le français !

Vous pouvez sentir la culture japonaise à travers les mangas. C’est le premier musée du manga au Japon. On peut y voir plus de 3 000 000 de mangas.

Nous allons vous présenter un manga très célèbre. Vous connaissez peut être « DRAGON BALL » ?

C’est un manga écrit par Akira Toriyama. «DRAGON BALL» est célèbre en France aussi nous pensons. L’histoire : Son Goku, le héros, est un garçon naïf doté d’une queue de singe et d’une force extraordinaire. Il vit seul dans une montagne. Un jour, il rencontre Bulma, une jeune fille qui est à la recherche des sept boules de cristal légendaires appelées Dragon Balls. Dispersées partout sur Terre, ces Dragon Balls, une fois réunies, font apparaître Shenron, le Dragon sacré, qui exauce le souhait de celui qui l’a appelé. Son Goku accepte d’aider Bulma à retrouver les boules magiques. Plus l’histoire avance et  de plus en plus d’ennemis apparaissent.

Nous étions très excités de relire ce manga. Nous l’aimons bien et pensons qu’il est  simplement super. Nous vous conseillons de lire ce célèbre manga au Japon !!

<Histoire du musée>

Le musée se trouve dans les bâtiments de l’ancienne école appelée  “Ryuike” qui date de l’époque Meiji (1868-1912). Cette école a été fondée en 1889 et a été fermée en 1995. Il reste une partie de l’école dans le musée que l’on peut visiter aussi.

Si vous venez à Kyôto, faites votre possible pour aller au musée du manga !! Allons-y ensemble !

<Pour y aller>: de la station de métro Oike Karasuma, sortie 2, à 2 minutes à pied le long de la rue Karasuma. C’est ouvert de 10 heures à 18 heures (fermé le mercredi et durant les fêtes de fin d’année). Le billet, tarif adulte coûte 800 yens, tarif collégien et lycéen, 300 yens, et tarif  écolier, 100 yens.

 

Le café Karafuneya-coffee

Par Tomoyo Michishita

En règle générale, au Japon, nous ne mangeons pas de dessert en fin de repas, mais aujourd’hui, on peut trouver des menus de restaurant qui en proposent au déjeuner et au dîner. Ainsi, nos habitudes alimentaires ont tendance à changer. Nous avons pris l’habitude de manger des glaces dès les années 1870 à l’époque Meiji dit-on. Les échanges avec d’autres cultures alimentaires ont apporté cette nouvelle habitude. Elle n’est donc pas très, très ancienne ! En fait, nous mangeons des glaces, des gâteaux etc dans l’après-midi, à l’heure du goûter.

Connaissez-vous le café qui s’appelle « Karafuneya- coffee » ?

Ce café a été fondé en 1970, à Kyôto. Je vous le conseille ! Je pense qu’il est un « trésor de parfaits » !! parce qu’ il y a beaucoup de choix de parfaits glacés sur la carte comme on peut le voir sur les photos ci-dessous.  

      

 

Ce café fait partie d’une chaîne, mais il n’y en a pas beaucoup : six à Kyôto, deux à Osaka et un à Hyôgo. Celui que je vous présente est le café principal, le plus ancien. Il est ouvert de 9 heures à 1 heure du matin tous les jours (dernière commande, minuit 15).

Si vous venez en métro, descendez à la station Kyôto shiyakusho mae (ligne Tozai) ou Oike Karasuma (ligne Karasuma). Le café se trouve au coin de la rue Sanjo et de la rue Kawaramachi. Il est au centre-ville. 

 

plan pour aller au café

 

La spécialité est le café découvert par les Hollandais. Ce café est préparé dans de l’eau froide.

Le café servi au café Karafuneya-coffee a un très bon arôme. Sous la ville de Kyôto se trouve une grande nappe d’eau souterraine très claire et pure, par conséquent, on peut faire du bon café à Kyôto. Le café commence à prendre racine dans la vie quotidienne au Japon !

Bien sûr, les glaces sont aussi une des spécialités de ce café !! Les desserts proposés se marient bien avec du café.

parfait vanille-caramel

 

Beaucoup d’étrangers y viennent pour manger des coupes de glace à la japonaise. La devise de ce café est d’offrir des desserts de style japonais. Par exemple, on peut déguster des parfaits glacés au matcha (le matcha est la poudre de thé vert utilisée lors de la cérémonie du thé traditionnelle). On peut donc découvrir aussi la culture japonaise à travers des desserts.

Bien-sûr, le contenu des parfaits glacés est différent de ceux que l’on mange en France. Au Japon dans une coupe glacée, par exemple, en plus des boules de glace, il peut y avoir aussi de la crême fouettée, des fruits, du chocolat, une crème caramel ou des céréales.

parfait au chocolat

 

D’autres différences se trouvent dans le verre utilisé au Japon qui est plus grand que celui utilisé en France et bien sûr les parfums. A Kyôto, ils sont typiques de Kyôto comme le parfum matcha donc c’est un parfum très courant ici. On peut en trouver dans beaucoup de cafés. Un parfait glacé coûte environ 1000 yens (environ 10 euros).

Au café Karafuneya-coffee, si on réserve à l’avance, on peut manger un parfait glacé géant.

parfait géant

Et puis, on peut réserver une salle pour un banquet, une réunion ou une soirée, par exemple la soirée du Nouvel An.

Des personnes de tous les âges viennent au café Karafuneya-coffee. Les Japonais aiment beaucoup les coupes glacées. Toute l’année nous mangeons des glaces mais en particulier en été parce qu’il fait très chaud.

On peut y manger des plats aussi.

plat proposé à Karafuneya-coffee

 

Quand vous viendrez à Karafuneya-coffee, vous pourrez voir un peu la vie des Japonais tout en dégustant de délicieuses glaces et vous pourrez boire un bon café à la japonaise grâce à la bonne eau de Kyôto. A bientôt ! 

Le style nouveau de Kyôto : SOU・SOU

par Kazuki OHTAKI

 

Savez-vous ce que veut dire SOU・SOU ?

En face de la boutique de SOU・SOU

au second plan de cette photo, vue sur l'immeuble des boutiques SOU・SOU

 

SOU・SOU est une marque de vêtements née à Kyôto et devenue un style populaire récemment chez les jeunes à Kyôto. Mais partout au Japon, on entend souvent parler de SOU・SOU (prononcez “SO-SO”) . C’est l’équivalent de “ Ah bon !” ou “Eh bien !”.

De nos jours, surtout à Kyôto, on commence à imaginer un lien entre les vêtements étrangers et les vêtements traditionnels japonais. Dans l’histoire du Japon, les Japonais ont accueilli des cultures étrangères à plusieurs reprises et ont créé une culture nouvelle raffinée. Par exemple, au VIIIème siècle, à l’époque Heian, des Japonais ont rapporté de leurs voyages un peu de la culture chinoise. Dès lors, jusqu’au XVème siécle (époque Muromachi), elle a été peu à peu mélangée à la culture japonaise locale. Grâce à ces échanges, les Japonais ont créé leur propre culture. Par exemple, le théâtre Nô est créé à cette époque tout comme la cérémonie du thé. Et puis, au XIXème siècle, à l’époque Meiji, les Japonais se sont inspirés de la culture occidentale ; ils portaient des vêtements occidentaux en plus du kimono.

Cependant, à la fin de la Deuxième guerre mondiale, en 1945, on a assisté à une occidentalisation beaucoup plus importante dans les vêtements notamment. Ainsi, depuis les années 40 jusqu’à nos jours, les Japonais portent des vêtements de style occidental au quotidien. Et au contraire, ils portent les vêtements traditionnels d’autrefois à des occasions spéciales. Par exemple, aux jours de fête, pour aller voir un feu d’artifice ou à une cérémonie de mariage. On ne voit plus très souvent de personnes en kimono de nos jours.

vitrine d'une boutique de SOU・SOU

Ainsi, une nouvelle mode se crée qui repense la relation entre les vêtements étrangers et les vêtements traditionnels japonais. Heureusement, à Kyôto, ce mouvement qui mélange les cultures étrangères et la culture locale ne rencontre pas d’opposition. Dans ce contexte, je pense que SOUSOU est une marque de vêtements superbe. Les créateurs du style SOUSOU ont imaginé des chaussures à partir des tabi (chaussettes traditionnelles portées avec un kimono). Ainsi, le style SOUSOU ajoute une nouvelle valeur à la culture traditionnelle. Si cela vous intéresse, vous pouvez aller voir sur internet le site suivant : http://www.sousou.co.jp/

 

Où se trouvent les boutiques SOU・SOU ?

arcades de la rue Shinkyôgoku au centre-ville

Elles se trouvent au centre-ville de Kyôto. Dans le centre commerçant, il y a deux rues principales sous des arcades : Teramachi et Shinkyôgoku. Il y a sept boutiques de SOU・SOU dans la rue Shinkyôgoku (Une à Tôkyô et une à San Francisco aussi !). Ces sept boutiques se trouvent dans le même immeuble. Le quartier est devenu “le quartier de SOU・SOU”. De plus, dans ce quartier, on voit souvent des gens porter des vêtements de style SOU・SOU et il y a une atomosphère qui mélange les cultures étrangères et la culture de Kyôto.

Voici les 7 boutiques :

Boutique 1 : SOU・SOU Tabi

 *Adresse : P-91 bill, shijo agaru Shinkyogoku, Nakagyô-ku, Kyôto
* Accès : 5 minutes à pied de la station de métro Shijo Kawaramachi
* Tél. : 075-212-8005
 
 
 

Boutique 2 : SOU・SOU Isemomen

*Adresse :  579-8 Nakanomachi
* Tél. :   075-212-9324        
 
 
 
 
 

Boutique 3 : SOU・SOU le coq sportif

*Adresse : P-91 bill 1F
* Tél. :  075-221-0877                
 
 
 
 
 
 

Boutique 4 : SOU・SOU Shitsurai

*Adresse : 583-6 1F Nakanomachi
* Tél. :075-212-0604    
 
 
 
 
 

Boutique 5 : SOU・SOU Kei-i

*Adresse : 583-6 Nakanomachi
* Tél. : 075-213-2526
 
 
 
 
 

Boutique 6 : SOU・SOU Warabegi

*Adresse :565-16 Nakanomachi
* Tél. :075-212-8056               
 
 
 
 

 Boutique 7 : SOU・SOU Hôtei

*Adresse : P-91 bill au premier sous-sol
* Tél. : 075-212-9595  
 

Si vous venez à Kyôto, vous aussi, adoptez le style SOU・SOU et faites une visite dans les sept boutiques. Chaque boutique de vêtements SOU・SOU vaut le détour. Ils se distinguent des autres vêtements.Toutes les boutiques ouvrent de 11h à 20h.

Le café Engawa

entrée du café Engawa

1. Savez-vous ce qu’est un engawa, dans une maison japonaise ?

C’est une plate-forme étroite dressée un peu au-dessus du sol, donnant sur l’extérieur ou un jardin, généralement en bois, devant une porte-fenêtre ou les volets des pièces dans les maisons traditionnelles japonaises.

dans le café Engawa

Nous allons vous présenter un café appelé Engawa et dans ce café, il y a un engawa et un petit jardin japonais. C’est un endroit magnifique. Ce café a été installé dans une kyômachiya rénovée.

2. Qu’est-ce qu’une kyômachiya ?

C’est une maison en bois, typique des centres-villes japonais, qui servaient de logement et d’atelier ou de magasin aux habitants pendant des siècles, notamment à Kyôto. Les kyômachiya sont rares et très jolies. Il n’y en a plus beaucoup dans notre monde moderne donc ce café est très charmant. On peut s’y sentir à l’aise. Il est populaire chez les jeunes et chez les étrangers. La patronne parle bien anglais donc les étrangers peuvent y aller sans souci. La spécialité du café Engawa est le namafu .

3. Le namafu : c’est une nourriture qui est faite à partir de gluten. On ajoute une solution salée à la farine de blé et on la pétrit pour en faire une pâte. Quand elle devient visqueuse, on la met dans un sac d’étoffe et on la plonge dans l’eau. Durant cette opération l’amidon s’écoule, le gluten reste. On le cuit à la vapeur et on obtient ce qu’on appelle le namafu. Le gluten, c’est une protéine qu’on trouve dans la farine de blé.

Le père de la patronne de ce café tient un magasin de namafu. Il fait des namafu originaux spécialement pour ce café, par exemple, le namafu au goût de caramel, au thé houjicha et au yomogi .

4. Le thé houjicha : c’est un thé vert torréfié typiquement japonais.

5. Le yomogi, : c’est une herbe dont le nom latin est comositae asteraceae. C’est nutritif et a un parfum délicieux.

Sur les photos, on peut voir ce que nous avons mangé dans ce café :

le Parfait Engawa (750 yens)

le Parfait Engawa : c’est une coupe glacée servie dans un bol avec une boule de glace à la vanille, du namafu au goût caramel, un gâteau au fromage maison et une biscotte de namafu. C’est doux.

le Parfait Wafu (780 yens)

– le Parfait Wafu : c’’est un bol de glace aussi avec une boule de glace au goût macha,  du namafu au goût yomogi, un gâteau au macha maison, des haricots rouges et une biscotte de namafu.

6. Le macha : c’est une poudre très fine de thé vert qui a été moulu entre deux pierres. Elle est utilisée pour préparer le thé lors de la cérémonie du thé japonaise. La région la plus réputée pour son macha est Nishio, dans la préfecture d’Aichi ; le macha de Nishio est appelé Nishiocha.

le canapé de biscottes de namafu (350 yens)

le canapé de biscottes de namafu : la biscotte de namafu est servie avec un bol de sauce à base de tomate et un bol de crème de fromage.

la friture de namafu (650 yens)

la friture de namafu  : c’est du namafu frit, servi avec une sauce. La sauce a le goût de la prune ume et du gingembre. C’est bon ! C’est servi avec du namafu de yomogi et des radis blancs japonais.

7. ume : ume signifie “prunier” mais aussi “prune” en japonais. En général, elle a un goût acide mais peut aussi avoir un goût sucré.

Dans ce café, il n’y a pas que des desserts, on peut aussi manger des plats comme du osashimi de namafu (400 yens) un plat traditionnel de la gastronomie japonaise composé de tranches de poisson cru, généralement consommé avec du wasabi (raifort) et de la sauce de soja. On peut aussi manger des pommes de terre frites pour 500 yens ! Etc.

Informations pratiques

Ouverture : de 8 heures du matin à 10 heures du soir (fermé le jeudi)

Numéro de téléphone : 075-353-1650

Adresse : 208, Ayazaimo-ku, Nishiiru, Yanaginobamba, Ayanokôji, Shimogyô, Kyôto

Comment y aller ?

Depuis la gare de Kyôto, en métro, prenez la ligne Karasuma, descendez à Shijô-Karasuma et prenez la sortie 3. Vous trouverez le café Engawa à 3 minutes à pied à l’est de la station de métro.

Shiori MATSUTANI et Yuki KITA

Le sceau “hanko”

Par Emi Kusunoki

 

Le sceau “hanko” ou “inkan” est un petit objet en forme de tube de 6 à 7cm de longueur et de 1 cm de diamètre, produit dans des matières variées comme l’ambre, l’ivoire, ou le plastique etc, qui sert de signature.

le sceau côté nom

Le prix d’un sceau va de 100 à plus que 100000 yens ! L’usage que l’on fait du sceau détermine sa matière, sa forme et son prix : le sceau officiel est plus cher que les autres. En général, les Japonais achètent leurs sceaux dans des magasins spécialisés. On peut changer de sceau sauf le sceau officiel qui fait office de signature personnelle. Quand on change son nom de famille (par exemple quand une femme se marie), on doit obligatoirement changer de sceau. Ceux des hommes et des femmes sont identiques. Les enfants ont des “hanko” aussi, mais leurs parents les gardent jusqu’à ce qu’ils soient lycéens car à partir de 16 ans, au Japon, on est déjà, en partie responsable : on peut travailler etc, mais la majorité est à 20 ans.

Le nom de la personne à qui appartient le sceau, apparaît sur une extrêmité et est gravé à l’envers comme ci-dessous.
Tous les adultes ont un “hanko”, voire même plusieurs. On les utilise pour des papiers officiels comme un acte de mariage, des papiers administratifs, ou à d’autres moments moins importants comme sur un bon de livraison.

choix de sceaux pour des prénoms étrangers

 

choix de sceau dans un magasin

Au deuxième étage du magasin touristique Kyôto Handicraft Center, qui se trouve à Sakyo ku, les étrangers aussi peuvent acheter un sceau corrrespondant à leur prénom. On y trouve des prénoms gravés et retranscris avec des caractères chinois (des kanji). Par exemple, Ann , c’est「安」en kanji parce que「安」se prononce de la même façon. Le prénom Isabel, c’est「衣座辺留」, etc … Il y a beaucoup d’autres choix de prénoms.

Je vous conseille d’y aller et de chercher le sceau de votre prénom !

Pour aller à Kyoto Handicraft Center

…en train
Prenez la ligne Keihan, allez jusqu’à la gare de Jingumarutamachi et marchez en direction de l’est pendant 10 minutes.

…en métro
Prenez la ligne Tozai sen, allez jusqu’à la gare de Higashiyama et marchez en direction du nord pendant 12 minutes.

…en bus
Prenez un bus de ville (les bus verts), numéros 11, 31, 65, 93, 201, 202, 203, 204 ou 206, et descendez à l’arrêt Kumanojinja, en direction de l’est pendant 2 minutes.