Des friperies à Kyoto

January 31, 2019

Daisuke Mizuma, Kensuke Matsuda, Shumpei Sawa

 

Nous allons vous présenter un pan de la vie moderne à Kyoto, des boutiques de vêtements d’occasion.

Il y a beaucoup de friperies au Japon maintenant. Nous avons essayé d’en trouver des originales et nous allons vous présenter leurs caractéristiques et l’ambiance que l’on trouve dans ces boutiques.

En général, on trouve dans ces friperies une majorité de pièces uniques dont beaucoup viennent d’Amérique, de toutes les tailles, en bon ou mauvais état, mais très bon marché. C’est tout le charme des friperies.

Le plaisir est de regarder chaque vêtement, chercher sa taille et essayer de trouver un trésor si possible en bon état.

 

Voici quelques friperies.

la friperieKYOTO JAM à Kawaramachi

C’est une chaine de friperies  qui comprend sept magasins, localisés à Osaka et à Kyoto. C’est la plus grande friperie que nous allos vous présenter. Il y a beaucoup de vêtements – jeans, blousons, T-shirts etc. – mais aussi des chaussures dont certaines en cuir. On trouve une grande variété de produits, pour tous les gouts.

 

des rayons de chaussures

Quand nous y sommes allés, il y avait beaucoup d’étrangers.

au magasin《HARAJUKU CHICAGO》KYOTO

à Teramachi dori

Vous, les touristes, vous vous demandez peut-être aussi si on peut trouver des kimonos d’occasion bon marché à Kyoto, eh bien oui, il existe de nombreux endroits où c’est possible.

La chaine de friperie Chicago est la plus populaire. Parmi tous les rayons de vêtements, la plus grande attraction est le rayon kimono au deuxième étage (= 1er étage en France). Cette chaine est celle qui offre le plus grand choix de kimonos, un choix d’environ 5 000 pièces.

Vous pouvez ainsi découvrir la culture japonaise au travers de vieux vêtements.

des kimonos Vintage

le magasin《Small Change》KYOTO à Teramachi dori

Les grandes friperies se trouvent principalement à Tokyo et seulement à Kyoto pour l’ouest du Japon. Il y a quatre magasins, à Tokyo, à Nagoya, à Fukuoka et à Kyoto.

On trouve des vêtements vintages pour hommes et pour femmes. Ce magasin est particulièrement riche aussi en accessoires. Par exemple, des sacs, des chapeaux, des lunettes de soleil. Il y a beaucoup de vêtements uniques et pratiques, donc vous pouvez trouver votre bonheur.

On trouve toutes sortes de clients dans les friperies, des étudiants bien sûr, des jeunes filles et garçons et également des touristes étrangers.

 

Nous aimerions que même les gens qui ne se sont pas intéressés par les vêtements d’occasion prennent plaisir à se rendre dans les friperies à Kyoto et pourquoi pas, trouver un vêtement original. Nous vous recommandons fortement d’aller y faire un tour pendant votre séjour au Japon.

Le Bistro Ponto

                                            Mizuho Taniguchi, Umon Naiki

 

Le Bistro ぽんと(Bistro Ponto) se trouve au centre-ville de Kyoto, près de la rivière Kamogawa. Ce bistro est situé dans le quartier Ponto-cho qui est un quartier animé le soir où l’on peut voir des Geiko (Geisha), quartier que l’on appelle « Kagaï ». C’est une rue très étroite en fait, où il y a beaucoup de restaurants et de bistros traditionnels japonais. Cette rue existe depuis environ 1 700 ans.

 l’entrée et la devanture de Ponto

 

Ce bistro a été fondé dans les années 70, alors il dure déjà depuis plus de 40 ans. Avant, c’était un endroit appelé Ochaya, c’est-à-dire, un lieu où on parlait, on jouait, on buvait en compagnie de jeunes filles artistes appelées Maiko (apprenties Geisha). Elles exécutaient aussi, pour les clients, des danses traditionnelles japonaises. Mais quand la patronne de cet Ochaya a dû fermer, son fils a décidé de le remplacer par un bistro et l’a appelé « Bistro Ponto ». C’est parce qu’à cette époque-là, dans le quartier de Ponto-cho, il n’y avait que des Ochaya ou des restaurants très chers. Il a voulu créer un « restaurant » où on peut entrer sans hésiter ni s’inquiéter du prix. Maintenant, c’est sa femme qui tient ce bistro.

On y trouve des plats traditionnels japonais comme des beignets de légumes, de poissons, connus sous le nom de « tempura » ou des petites brochettes de poulet rôti, des « yakitori », et aussi différentes sortes de sakés. Presque tous les plats sont à moins de 1000 yens. Avec 3 000 yens (environ 25 euros), on peut ressortir avec l’estomac bien rempli. Il est ouvert de 17 h à 22 h.

 

dans la cuisine

 

Le menu est aussi écrit en anglais et en chinois. Le caractère spécial de ce bistro est qu’on peut manger sur la terrasse au-dessus de la petite rivière Misosogigawa. En fait, il y a plusieurs terrasses au-dessus de cette rivière. Ces terrasses s’appellent « Noryo-yuka », ce qui signifie « terrasse ou on évite la chaleur ». Comme son sens l’indique, on ne les trouve que pendant l’été (à partir du début de mai, jusqu’à la fin de septembre). Elles sont très populaires.

 

la vue de la terrasse

 

La patronne du Bistro Ponto dit que son bistro est un endroit international. C’est vrai, il y a beaucoup de clients étrangers et des étudiants japonais qui étudient des langues étrangères. Il y a beaucoup de Japonais qui ne peuvent pas parler anglais ni l’écrire correctement mais elle dit qu’on peut tous communiquer. Pour elle, « communiquer » n’est pas un mot synonyme de « parler une langue parfaitement ». Elle espère que son bistro restera toujours un endroit où les étrangers et les Japonais peuvent parler ensemble.

Ce bistro est très sympa pour les étrangers, et aussi pour les Japonais. Les plats sont délicieux. En plus les serveurs sont très ouverts ! En tous cas vous devez y aller absolument ! C’est sûr que vous pourrez gouter aussi la culture typique de Kyoto tout en étant au centre de Kyoto.

Le château de Nijo

Daiki Higashiyama

Kisara Tanaka

 

Le château de Nijo est un château situé au centre de Kyoto, dans l’arrondissement de Nakagyo-ku. Il a été construit par le shogun Ieyasu TOKUGAWA en 1603. Il a remporté la fameuse grande bataille de SEKIGAHARA qui a eu lieu à Gifu en 1600. Après cela, il a fait construire ce château pour y loger les jours de visite au palais impérial à Kyoto.

Le château de Nijo est très grand. Il fait partie du Patrimoine mondial depuis 1994. Il est très important pour tous les Japonais parce que c’est là que le dernier shogun a rendu le pouvoir politique ( Taiseihōkan).

 l’entrée du château

le bâtiment Ninomarugoten

le grand jardin du château

Ce château comprend six bâtiments de 33 pièces en tout, pour une surface de 1 500 m2 environ. On compte 800 tatamis, ce qui est beaucoup ! Le tatami est la natte en paille de riz qui recouvre le sol des pièces traditionnelles au Japon.. Elle sert encore aujourd’hui de mesure pour les appartements. Admirez le bâtiment principal du château !

Quand on marche dans le couloir du bâtiment appelé Ninomarugoten, on entend le bruit d’un chant d’oiseau qu’on nomme « uguisubari ». On dit qu’il prévenait ainsi lorsque les ennemis pénétraient dans le château.

On peut aussi voir plus de 3 000 splendides peintures sur les portes qui séparent les pièces. Elles ont été réalisées par les peintres de l’école Kano (1602~1674). Prenez le temps de les admirer.

 

Pendant les nuits d’automne il y a des illuminations. C’est magnifique !

 l’aquarium dans le jardin du château (pendant un temps limité)

pendant des illuminations

On peut aller au château de Nijo en train ou en bus (il y en a beaucoup). La gare la plus proche du château est la gare Nijo des lignes des trains JR, direction Arashiyama, la station de métro Nijojomae de la ligne Tozaï et l’arrêt de bus ( les bus N°9, 12, 50, 67 et 101), le plus proche du château est Nijojomae.

Le billet d’entrée coute 600 yens ou 350 yens suivant l’âge. On peut visiter le château de 8h45 à 16h.

Il y a une boutique de souvenirs et une salle de repos où on peut boire et manger des gâteaux traditionnels.

Si vous venez à Kyoto, allez visiter le château de Nijo. C’est un château que tous les Japonais veulent visiter pour son passé historique. Nous vous recommandons de vous y rendre vous aussi pour pouvoir bien ressentir la culture et l’histoire japonaises.

Le Musée international du manga de Kyoto

Momoka SHIBA – Kaori KIDO

 

 

Connaissez-vous les bandes dessinées japonaises que l’on appelle « manga » ? Le kanji de « man » « 漫 » signifie publique, et celui de « ga » « 画 », « dessin ». Au Japon, tout le monde lit des mangas, les enfants, les adultes aussi, les filles et les garçons. Il y en a pour tous les gouts !

Dans le commerce, un manga coute en moyenne 400 yens. Mais aujourd’hui, les mangas japonais sont lus par beaucoup de lecteurs du monde entier, comme par exemple pour les plus populaires, « Detective Conan” et “ One piece ».

En France, depuis 1974, il y a le Festival international de la bande dessinée à Angoulême, en janvier,  qui est maintenant très populaire. Beaucoup de Français aiment aussi les mangas.

À Kyoto, nous avons un musée du manga. Nous allons vous le présenter.

 

Le Musée international du manga de Kyoto a ouvert le 25 novembre 2006 et trois millions de personnes l’ont visité en 2017. Il y a environ 50 000 mangas et 250 000 documents sur les mangas japonais dans ce musée. On peut en prendre un et le lire sur la pelouse devant le musée.

 

la pelouse devant le musée

 

☆Dans le musée

Le bâtiment qui abrite ce musée maintenant était à l’origine l’école primaire Takiike, plus exactement, de 1869 à 1995. Il date du début de l’ère Showa. Les Japonais en visite au musée aiment y retrouver l’atmosphère d’une partie de leur enfance entre ces murs, une ambiance un peu rétro. Il a 3 étages avec des mangas à chaque étage.

Au 1er étage (= Rez de chaussée en France)

  1. Le Café du musée, le Café M-M ( emu-emu ). Le sens est « Manga – Museum ». Les menus originaux sont décorés avec le dessin de la mascotte mamyū. C’est la mascotte du musée.

la mascotte mamyū ( dessin de K )

Ici, on peut manger différents plats, des sandwichs ou simplement une glace. Il y a des illustrations et des signatures de dessinateurs connus sur les murs de ce café.

Le Café M-M ouvre de 11h à 18h (dernière commande 17h30).

un plat du Café M-M

 

  1. La Boutique du musée

La boutique propose un choix d’environ 1000 articles. On y trouve divers produits et documents sur les mangas et les dessins animés. Il y a des produits dérivés de la mascotte et des personnages des mangas, comme par exemple, des cartes postales, des reliures, des peluches et des figurines. Il y a également des mangas en version traduite mais seulement en anglais. Il n’y a pas, malheureusement, de traductions françaises de NARUTO et DRAGONBALL.

Il y a également des mangas étrangers, par exemple, « Le Phare de l’oubli » de Fabian Grégoire.

De temps en temps, il y a des auteurs de manga qui viennent présenter leur travail, par exemple, Tony Valente est venu. Il est l’auteur de « Les 4 princes de Ganahan ».

On peut acheter des mangas dans la Boutique. Venez chercher des souvenirs de vos mangas préférés. La Boutique ouvre de 10h à 18h.

la Boutique du musée

 

Au 2e étage (= 1er étage en France) : la Galerie principale

À cet étage, se trouvent des expositions qui montrent l’histoire du manga, comment ont été créés les mangas. Il y a des mangas sur la guerre, des histoires d’amour, etc… Par exemple, « Jump », « Ribon », « Nakayoshi ». Ce sont des mangas que les Japonais lisaient quand ils étaient enfants. On peut toucher, lire les mangas et s’asseoir où l’on veut, pour lire.

 

  • Accès au musée

Comme il n’y a pas de parking, nous vous conseillons d’y aller en bus ou en métro.

Le musée est à 300 mètres de la station de métro Karasuma Oike, à la jonction des 2 lignes du métro de Kyoto, la ligne Karasuma et la ligne To-Zai.

plan d’accès au musée 

 

☆Attention :

– on ne peut pas fumer dans le musée,

– on ne peut pas prendre de photos dans le musée,

– on ne peut pas manger ni boire dans le musée,

– et, il n’y a pas de parking.

 

☆Prix du ticket d’entrée au musée

Tarifs : adulte, 800 yens, collégien et lycéen, 500 yens, élève d’école primaire, 300 yens. Pour les enfants de moins de 7 ans, c’est gratuit.

☆Jours et heures d’ouverture du musée

Ouvert tous les jours, de 10h à 18h (entrée jusqu’à 17h30) sauf le mercredi. Attention, si le mercredi est un jour férié, le jeudi suivant devient férié.

 

L’univers du manga est merveilleux et tout le monde peut en profiter, des adultes aux enfants. Le Japon est vraiment le pays des mangas. Vous pouvez découvrir beaucoup de mangas différents dans ce musée et y passer un bon moment.

Si vous venez à Kyoto, allez au Musée international du manga de Kyoto !

 

Le château de Nijō

 

Chigusa KANAI – Mikoto OTA

 

Le château de Nijō

 

Kyoto est la ville la plus traditionnelle du Japon. Il y a beaucoup de temples, de sanctuaires et d’autres monuments dans cette ancienne capitale japonaise.

Nous allons vous présenter le château de Nijō. Le château de Nijō est situé dans le centre de la ville de Kyoto.

entreé du château de Nijō

 

Connaissez-vous « Edo bakufu » ? Le mot « bafuku » signifie « shogunat » en japonais et « Edo » pour l’époque Edo (de 1603 à 1867). Le gouvernement samouraï établi par Tokugawa Ieyasu a été le premier shogunat de l’époque Edo et le dernier gouvernement samouraï au Japon. Il a duré 260 ans. Il a duré longtemps et n’a pas toujours été bien perçu par la population.

En 1867, au château de Nijō a eu lieu la restauration du régime impérial appelé « Taisei Hōkan », de l’Empereur Meiji et ainsi le shogunat d’Edo a pris fin. Le château de Nijō est donc un lieu historique très important.

Tokugawa Ieyasu a fait construire le château de Nijō en 1603. C’était sa résidence lorsqu’il se rendait à Kyoto.

Le château est composé de trois bâtiments principaux nommés Karamon, Ninomaru Goten et Honmaru Goten (« goten » signifie « palais »). Il y a aussi un jardin.

le bâtiment Karamon

le bâtiment Honmaru Goten

le bâtiment Ninomaru Goten

Karamon sous les projecteurs

 

Quand on marche sur le parquet des couloirs du château dans le palais Ninomaru Goten, on entend un bruit qui ressemble à un chant de rossignol du Japon. On appelle donc ce couloir, le couloir du rossignol. Ainsi, la nuit, si un intrus entrait dans le château, on l’entendait immédiatement. C’était l’alarme de l’époque !

Dans l’enceinte du château de Nijō, il y a le jardin Ninomaru de 7200 mètres carrés. On peut s’y promener dans une atmosphère calme. Les cerisiers fleurissent magnifiquement au printemps. Il y a aussi un étang.

l’étang dans le jardin  

 le jardin du château

On peut admirer les cerisiers en fleurs de la fin mars à la mi-avril pendant le festival « Nijō Castle Sakura Festival » qui a lieu chaque année.

Il y a un son et lumière qui représente un dragon passant à travers la porte et vient illuminer les 400 cerisiers en fleur. C’est magnifique !!

vue sur les illuminations des cerisiers en fleur

Outre les cerisiers, il y a une abondance de plantes diverses. Par exemple, des azalées et un arbre avec des petites fleurs oranges qui ressemblent à du lilas. Ces arbres à fleurs oranges  fleurissent en automne et les fleurs ont un parfum extraordinaire. Il n’y a pas toujours des fleurs tout au long de l’année dans le jardin du château.

En automne également, les feuillages d’automne sont illuminés. C’est très beau!

Dans le château, on trouve des boutiques de souvenirs.

Quelques détails pratiques :

Les visites du château commencent à partir de 8h45 et se terminent à 17h. (dernière entrée 16h). Le prix du ticket est de 600 yens pour voir l’intérieur du château. Les photos et les vidéos dans le palais principal Ninomaru Goten sont interdites.

Pour aller au château de Nijō, de la gare JR de Kyoto, il faut prendre les bus N° 9, 50 et 101 et descendre à Nijō Castle ou descendre à la station de métro du même nom (avec la ligne Tōzai), qui se trouve à proximité du château.

 

Le château de Nijō est un très bel endroit. Que diriez-vous d’avoir un moment de détente en vous promenant dans son jardin ? Tout en admirant les fleurs, essayer de ressentir l’histoire du Japon. Bonne visite ! Merci …

 

Le Musée du kaléidoscope

Tadami Terada et Ai Miyake

 

Kyoto est une ville très touristique où l’on peut apprécier et apprendre l’art traditionnel typiquement japonais comme les arts de la laque, de l’éventail, du papier japonais « washi », des poupées japonaises, du bambou, du kimono ou de la cérémonie du thé mais aussi l’art du cinéma, de la poterie et du tissage. Il y a de nombreux musées où l’on peut admirer tous ces arts et d’autres aussi.

Nous allons vous présenter le musée du kaléidoscope de Kyoto qui s’appelle «Kyoto mangekyo Museum » ; en anglais « Kaleidoscope Museum of Kyoto », « mangekyo » (se prononce « mannguékyo ») et signifie en japonais, « kaléidoscope ».

Ce musée est situé au centre de la ville de Kyoto, dans le quartier de Karasuma-oike dans la rue Anekoji, Il a été créé en 2004.

 

entrée du musée

Il y a beaucoup de types de kaléidoscopes dans ce musée, 300 kaléidoscopes différents et on peut en admirer et toucher environ 50. Les expositions sont renouvelées à chaque saison. En voici quelques exemples :

  • un kaléidoscope en maquette représentant le pont « Togetsukyo », le célèbre pont situé à Arashiyama, à l’ouest de Kyoto, avec en fond, un diorama.
 
kaléidoscope en forme de pont et diorama (dessin de Ai Miyake)

Le kaléidoscope est sur trois pilotis du pont et on voit sous le pont.

  • des kaléidoscopes en forme de vase en terre (kyoyaki) qui mesurent un mètre de haut ! Quand on regarde dans le vase, on peut voir une lumière aux couleurs vives.
 en forme de vase (dessin de Ai Miyake)

 

  • Un kaléidoscope en forme de boîte à musique  : on peut regarder dans le kaléidoscope en écoutant de la musique très belle. Le kaléidoscope est dans la boîte. On tourne la manivelle qu’il y a sur le côté pour actionner le kaléidoscope et pour avoir la musique. On met les yeux à gauche (sur la photo).

en forme de boîte à musique (dessin de Ai Miyake)
  • Un kaléidoscope en forme de projection kaléidoscopique. La vue dans le kaléidoscope est projetée en grand, sur un mur qui devient un grand écran. Il y a une projection une fois toutes les heures. C’est fantastique.

   une projection kaléidoscopique (dessin de Tadami Terada)
  • Un kaléidoscope en forme de Maiko et il s’appelle « Maiko 2003». Une Maiko est une jeune apprentie Geisha. Le kaléidoscope est dans ses yeux.

  Maiko 2003 (dessin Ai Miyake)

On tourne le peigne «kanzashi » richement décoré qui se trouve dans ses cheveux. C’est un peigne typique qui orne la coiffure japonaise traditionnelle.

Jusqu’à la fin février, on peut admirer des kaléidoscopes en forme de Pavillon d’or et de Tour de Kyoto. Les kaléidoscopes sont faits par des artisans japonais.

Mais attention, on ne peut pas prendre de photos pour ne pas abîmer les objets.

Dans ce musée, il y a une boutique de souvenirs. On peut acheter des kaléidoscopes et on en trouve en porte-clefs aussi. On peut en faire soi-même également. On achète le kit pour 520 yens (4 euros environ) et on nous aide à le monter. Il y a un café-restaurant à côté de la boutique. On peut déjeuner ou manger des gâteaux. On peut parler avec les employés du musée. Ils sont très gentils.

 

Accès au musée :

En métro : avec la ligne Karasuma (la ligne nord-sud) ou avec la ligne Tōzai (la ligne est-ouest), descendre à la gare de Karasumaoike, sorties 3-1 ou 3-2. Puis il faut marcher 3 minutes en direction de l’est.

En train Hankyu, descendre à la gare Hankyu Karasuma, sorties 18, 21 ou 22. Puis, marcher 10 minutes en direction du nord-est.

En bus de ville de Kyoto (les bus verts) si vous êtes près de la gare de Sanjo-Keihan : prendre la ligne 15 ou 51 et descendre à Karasumaoike. Mais on pense que le métro est mieux parce que c’est plus rapide et moins cher. Depuis la gare de Kyoto, le ticket de métro coûte 210 yens et il faut 5 minutes pour y aller.

Tarifs d’entrée au musée

tarif adulte, à partir de 16 ans : 300 yens (environ 2 euros)
tarifs collégien et enfant de plus de 5 ans : 200 yens (1 euro 50), pour les plus jeunes, c’est gratuit.
Ce musée ouvre du mardi au dimanche, de 10h à 18h.

 

Si vous vous intéressez aux kaléidoscopes ou aux musées un peu originaux, allez dans ce musée !! C’est un endroit intéressant à visiter à Kyoto et de plus, ce n’est pas cher et on peut admirer beaucoup de kaléidoscopes différents et très spéciaux. On vous recommande cette visite !

Le temple Mibu dera

par  Hikaru NAKAZONO

Kyoto est la ville la plus traditionnelle du Japon avec ses nombreux temples comme le temple Kiyomizu dera, le Pavillon d’or, le Temple d’argent, et beaucoup d’autres moins connus ! Je vais vous présenter le temple bouddhiste Mibu dera.

 

Le temple Mibu dera a été construit en 991 par un moine bouddhiste nommé Kaiken qui venait du Temple Mii à Shiga à côté de Kyoto.

le temple Mibu dera

À l’origine, il s’appelait Jizo in (地蔵院 ), nom donné par l’empereur Shirakawa en 1080. Ce temple dépend de la secte bouddhiste japonaise appelée Risshu. En 1259, un grand incendie va le détruire mais il va être reconstruit par Tairano Masahira, une personne du peuple.

On va prier dans ce temple pour sa santé, pour la réussite d’ examens ou l’obtention d’un bon travail. Moi, par exemple, quand j’étais en troisième au collège, j’y suis allée pour prier à la réussite de mon examen d’entrée au lycée et … je l’ai réussi !

Dans le temple Mibu dera, il y a plusieurs bâtiments, dont celui du temple Mibugawa Inari do. Le dieu de ce temple s’appelle Mibugawa Daimyoshin ou Inari Myoshin, c’est le dieu des récoltes. On va prier pour avoir de bonnes récoltes.

Il y a également la tour Sentaibutsutō. Cette tour a été construite en 1988. Il y a 1 000 statues d’Amitābha et de jizō, (le protecteur des enfants et des voyageurs), de l’époque Muromachi (1392~1573) installées en cône.

     

                la tour Sentaibutsutō                                les statues des «jizō», 

En 1300, Dogyo, un moine bouddhiste a créé un genre de spectacle comique en un acte, appelé kyōgen, généralement joué sur la même scène que les pièces de théâtre Nō. Ce genre s’appelle Mibu Onenfutsu kyōgen. C’est différent des spectacles comiques en général. Les acteurs jouent silencieusement avec un orchestre traditionnel accompagnant les pièces de Nō, aux sons d’une cloche, d’une flûte et d’un tambour (hayashi), en portant un masque.

Tous les printemps, en avril et mai, il y a la fête appelée Mibu Onenfutsukaï dans ce temple. Le premier spectacle a eu lieu en 1300, et puis pendant plus de 700 ans, sans interruption. Ce spectacle a lieu également en février et en octobre. En 1976, il a été enregistré Propriété culturelle folklorique immatérielle.

Mais le temple Mibu dera est sutout connu pour son histoire. A la fin de l’époque Edo (1603~1867), une organisation de défense appelée Shinsen gumi, composée de samouraïs, était chargée de surveiller les anti-shogounaux. Puis, en 1868, ce groupe a combattu dans la bataille Boshin senso contre les membres du nouveau gouvernement de l’époque.

Le groupe Shinsen gumi est très populaire et vraiment célèbre auprès des Japonais, en particulier, les fondateurs du groupe Isami Kondo et Kamo Serizawa, mais aussi, Toshizo Hijikata et Soji Okita.

 

       

       Isami KONDO                               Toshizo HIJIKATA

 

Soji OKITA

Les personnes qui ont essayé de renverser le shogounat pour établir un nouveau pouvoir politique se sont rassemblés à Kyoto et ont causé une grande agitation. Alors, des anciens samouraïs y sont allés pour maintenir l’ordre public. Et puis, ils ont été sous la protection de Katamori Matsudaïra.

                          

  Katamori MATSUDAIRA                                  Kamo SERIZAWA

Sur le côté est du temple (le bâtiment appelé Mibu duka), se trouve une statue de Isami Kondo et les tombes de Kamo Serizawa et des autres membres du groupe armé Shinsen gumi. Pour les voir, il faut un ticket d’entrée de 200 yens (1euro 50).

le buste de Isami KONDO

On peut visiter la résidence Yagi où se réunissait le groupe et on peut écouter le récit historique du groupe Shinsen gumi (en japonais seulement). L’entrée coûte 1 000 yens (7 euros 50).

 

la résidence Yagi

Dans le temple Mibu dera, en plus des seize spectacles de kyōgen, chaque année, il y a plusieurs autres évènements.

  • En janvier, se tient une réunion appelée « Shoshue », Des moines bouddhistes viennent expliquer les enseignements du bouddhisme. C’est ouvert à tous.
  • En février, il y a la fête appelée « Setsubunkai yakuyoke daihoe ». On prie pour ne pas avoir de malheur et pour la bonne fortune.
  • En mars et en septembre, il y a la fête appelée « Higane hōyō ». On enseigne et on écoute un texte bouddhique (« higan »), qui nous est personnellement destiné.
  • En avril, il y a la fête appelée « Hanamatsuri ». On célèbre la naissance de Cakyamuni, le fondateur du bouddhisme en Inde.
  • En juillet il y a également une cérémonie pour honorer l’âme des membres de Shinsen gumi, Cette cérémonie est gratuite.
  • Du 10 au 16 août, a lieu la fête appelée « Manto kuyoue ». On illumine les mille statues du temple pour célébrer les esprits de nos ancêtres.
  • La nuit du 31 décembre, on peut assister à la fête bouddhiste « Joya no kanetsuki » pour fêter l’arrivée de la nouvelle année. On fait sonner la grande cloche 108 fois. On dit que c’est le nombre de nos désirs pendant une année. Tout le monde est invité à faire sonner une fois la cloche du temple.

Le temple Mibu dera se trouve au centre de Kyoto près de Shi jo Omiya. On peut y aller depuis la gare de Kyoto avec le bus numéro 28, direction Arashiyama, et descendre à l’arrêt Mibuderamichi, puis on marche 3 minutes jusqu’au temple.

 

Ce temple est moins connu par les touristes donc c’est calme et c’est très bien. On peut y apprendre l’histoire et la culture japonaises. Je vous recommande cette visite.

Le sanctuaire Goo jinja

Pauline Masson

Le sanctuaire Goo jinja est un petit temple shinto qui se situe au sud du palais impérial, au centre de Kyoto, à l’ouest de la rivière Kamogawa.

Il se trouve plus précisément en face de la porte Hamaguri Gomon. En sortant de celle-ci, il faut traverser la rue et tout près se trouve le sanctuaire Goo jinja. Ce sanctuaire est dédié au sanglier.

« Go » signifie « protection », « O » « souverain » et « jinja » voulant dire « sanctuaire » en japonais.

Dès l’entrée, des statues en forme de sanglier appelées « komainoshishi » vous accueilleront ; dans beaucoup d’autres sanctuaires ce sont des statues de chien « komainu » en général.

Un peu d’histoire …

Wakeno Kiyomaro, un fonctionnaire haut placé de l’époque de Nara (710-794), et sa sœur Hiroshimu Hime luttèrent contre Yugeno Dokyo, un puissant disciple bouddhiste, aux côtés de la famille impériale.

La légende raconte qu’en 769, le bouddhiste Yugeno Dokyo essaya de succéder au trône impérial, situé à Nara à cette époque. Il dépêcha ce haut fonctionnaire Wakeno Kiyomaro  jusqu’au sanctuaire Usa Hachimangu, situé dans la ville d’Usa de la préfecture de Oita, (au sud-ouest du Japon) pour aller prier et demander conseil à propos de la succession de l’empereur Kanmu.

La réponse était qu’au Japon un vassal ne devenait jamais empereur, et que ceux qui tentaient de s’emparer du pouvoir devaient être éliminés.

Kiyomaro rapporta donc cette réponse et devint ainsi l’ennemi de Dokyo. Kiyomaro fut puni. On lui coupa les tendons d’Achille puis il fut exilé à Osuminokuni (l’actuelle Kagoshima, île japonaise située à l’extrême sud ouest du Japon).

Alors qu’il atteignit Bazennokuni à Oita, il se retrouva entouré d’environ 300 sangliers qui le guérirent de ses blessures et le guidèrent jusqu’au sanctuaire de Kagoshima. Cette légende est relatée dans le 8ème volume de Nihon Kouki, le livre de l’histoire du Japon, au chapitre traitant de la période 792-833.

On vient à Goo jinja pour prévenir des accidents physiques, pour guérir des maladies de jambes ou de dos ou pour s’assurer un voyage en toute sécurité.

 

  collection d'objets à l’effigie du sanglier


collection d’objets à l’effigie du sanglier

 


petites plaquettes en bois (appelés « ema ») peintes par des enfants

vieille pierre et arbre sacrés

vieille pierre et arbre sacrés

 

 statue du sanglier « komainoshishi» à l'entrée du sanctuaire

statue du sanglier « komainoshishi» à l’entrée du sanctuaire

entrée du sanctuaire

entrée du sanctuaire

 

autel principal

autel principal

 

  mur traditionnel exposant des tableaux qui représentent les anciens billets de monnaie japonaise de 10 yens, émis à partir de 1888


mur traditionnel exposant des tableaux qui représentent les anciens billets de
monnaie japonaise de 10 yens, émis à partir de 1888

 

 récit de Wakeno Kiyomaro


récit de Wakeno Kiyomaro

 

 

    petits papiers pour vénérer   sanglier

petits papiers pour vénérer
le sanglier

 lieu de prière pour guérir les jambes, les pieds


lieu de prière pour guérir les jambes, les pieds

 

Vous trouverez une salle de repos à l’entrée du sanctuaire, qui fait également salon de thé où vous pourrez y admirer une multitude de petits objets divers liés au sanglier. Des prospectus sur l’histoire du sanctuaire sont disponibles en anglais et en japonais. Comme tous les autres sanctuaires, Goo jinja propose de nombreux « omamori », des porte-bonheurs avec des pieds ou des sangliers représentés. Surtout si vous êtes nés l’année du sanglier, n’hésitez pas à y aller.

 

La visite du sanctuaire est gratuite et possible de 9h à 17h tous les jours.

La station de métro la plus proche est Karasuma-Marutamachi, sur la ligne Karasuma, la ligne nord-sud de Kyoto.

 

Voici l’adresse du sanctuaire :

385 Okakuencho, Karasuma-dori Shimochojacho Sagaru, Kamigyo-ku, Kyoto 602-8011

 

 

 

Le marché couvert de Nishiki à Kyoto

Nous allons vous présenter le marché couvert de Nishiki, à Kyoto. On y trouve toutes sortes d’aliments traditionnels et de goûts très divers ! Nous pensons que vous allez être intéressés.

entrée du marché couvert

rue Nishiki

Histoire du marché couvert de Nishiki

Il est né il y a 400 ans. En 1615, l’eau des puits était très précieuse. Grâce à l’eau d’une sorte de château d’eau de Nishiki, les habitants de ce quartier se servaient de cette eau, comme réfrigérateur, pour rafraîchir les aliments. En 1615, ce quartier a reçu l’autorisation, par un shogun de l’époque, d’y faire un marché et depuis, c’est devenu le marché couvert de Nishiki.

les 3 couleurs typiques des arcades

Le lieu du marché

Il est situé dans un rue d’environ 390 m de long et il compte 126 magasins. Les arcades, particulières à ce marché, tricolores (rouge, vert et jaune) ont été créés en 1993.

Des touristes japonais et étrangers et les habitants de Kyoto y vont pour acheter et déguster des aliments régionaux.

*Notre conseil pour faire une belle photo*

Quand vous prendrez une photo de ce marché, fixez votre attention sur le haut des arcades. En conséquense, vous pourrez prendre une meilleure photo.

Voici quelques magasins de Nishiki

Le magasin de pickles (tsukemono) de Kyoto appelé « Masugo »

On trouve des pickles faits avec des concombres, des gros radis blancs japonais, des aubergines (voir la photo) ….. etc . On les trouve à partir de 150 yens. On peut trouver aussi des pickles faits avec des légumes de Kyoto, légumes récoltés dans la préfecture de Kyoto.

magasin de pickles

Le magasin de poisson «Yamasho»

On trouve du chinchard, de la pieuvre, de l’anguille de mer …. etc. Tout le poisson est frais et on trouve aussi des plats de poisson cru appelé «sashimi».

poissonnier

*notre conseil*

Quand vous regardez ce magasin, vous trouverez un poisson à grosses dents appelé Hamo en japonais, très connu comme le poisson de Kyoto. C’est hyper bon. Nous vous conseillons de le goûter !

Dans ce marché, on trouve beaucoup de magasins d’aliments très différents. Il y a beaucoup de choix !

Si vous venez au marché de Nishiki, vous pourrez ressentir la culture japonaise avec tous ses différents aliments et produits traditionnels et garder un bon souvenir de Kyoto.

Pour aller au «marché couvert de Nishiki»

En train : avec la ligne Hankyu, allez jusquà la gare de Shijo Karasuma, puis prenez la rue Miyuki machi en direction du nord et allez jusqu’à la rue Nishiki koji. De là, tournez à gauche.

En bus : tous les bus qui vont au centre-ville : arrêt Shijo Karasuma puis prenez la rue Miyuki machi en direction du nord et allez jusqu’à la rue Nishiki koji. De là, tournez à gauche.

Le marché est ouvert en général de 9 heures à 18 heures environ.

Nazuna ASAOKA et Tsukasa YAMAGUCHI

 

Le festival de Gion

scène du festival

de Rie KAWAI, Mari KITAGAWA et Riho MAEDA

 

jeunes filles en yukata

Le festival de Gion, très connu au Japon, a été créé au VI siècle. Ce festival  fait partie des plus grandes fêtes de Kyoto avec  la  fête de Aoi et la fête de Jidai.

 

 

 

 

Chaque année, il a lieu du 1er au 30 juillet. Il est particulièrement animé du 14 au 17.

Le moment fort de ce festival est le grand défilé de chars le 17. Ce jour – là, tout le monde porte un “yukata” (une sorte de kimono en coton).

Le défilé

Le défilé dure 2 heures et a lieu au centre-ville.  Il commence à 9 heures juqu’à 11 heures du matin. Il part de Shijo Karasuma (accès par le métro ou le train Hankyu).
Des hommes et des femmes qui portent un costume traditionnel défilent en portant des chars de bois appelés “mikoshi” (sanctuaire portatif que l’on promène dans les rues) et certains jouent de la musique.

Chimaki

pâtisserie traditionnelle

Voici une photo d’une pâtisserie typique  “chimaki” que l’on peut acheter pendant la fête. C’ est un gâteau de riz avec de la pâte de haricots rouges. Il est très populaire pendant cette fête.

Il est le symbole de cet évènement : le sanctuaire Yasaka jinja qui organise ce festival avait à l’origine, fait une promesse avec les citoyens pour échapper aux maladies. Et puis, ce gâteau est né.

Maintenant au Japon, il y a un «chimaki» que l’on peut manger, mais le «chimaki» de la fête du Gion n’est pas de la nourriture. Il est fait avec une feuille de bambou. Il est devenu un fétiche.

Si vous allez au festival de Gion, faites votre possible pour en acheter !! Vous garderez un excellent souvenir de ce jour-là.