L’encens japonais “okô”

April 25, 2009

par Yuki SUGASAWA

 

Définition et historique :

L’encens japonais, appelé «okô» est apparu dès l’an 3000 avant Jésus-Christ à l’époque de la Mésopotamie. Dans le monde entier, on trouve une grande variété d’encens faits à base de poudre d’écorce, de résine parfumée, de feuille, de racine, etc. Dans la tradition bouddhiste, on pense que l’odeur de l’encens peut purifier le coeur. L’encens japonais «okô» n’est pas vaporisé dans des brûle- encens comme dans les églises chrétiennes pendant les cérémonies religieuses mais brûlé dans des porte-encens.

 

boîte d'encens et porte-encens

Fabrication :

Au Japon, il existe des artisans d’encens. Ils sont appelés «kôshi» (香司), ce qui veut dire : «personne qui dirige l’odeur». C’est pour ainsi dire des maîtres d’odeur.
L’encens est fabriqué par un procédé traditionnel privilégiant la qualité et la technique qui donnent toute sa fierté à l’artisan. Aujourd’hui, on peut voir des «okô» produit industriellement. C’est un peu dommage.

Utilisation :

On trouve beaucoup d’encens japonais sous forme de bâtonnet d’environ 5 à 10 centimètres. Tout d’abord, vous préparez une sorte de soucoupe et vous y mettez un petit support pour faire tenir droit le bâtonnet. Après l’avoir allumé, on peut immédiatement sentir son odeur caractéristique. Je n’aime pas la fumée de cigarette, mais cette fumée est absolument différente ! Quand on respire le parfum de l’encens japonais, on peut «sentir» le Japon. C’est le même procédé pour l’encens de forme plate (voir photo).

Variétés :

On utilise un seul même mot : «okô» et pourtant il y a plusieurs produits différents et plusieurs façons de les utiliser. Par exemple, l’encens qui brûle, «shôkô» 焼香, le parfum solide pour le corps, «tokô» 塗香 qui sert de médicament.

On distingue aussi plusieurs formes : en forme de bâtonnets (voir photos), en spirale ou en poudre. L’encens peut changer de forme aussi suivant les saisons. Au printemps, on peut trouver de l’encens en forme de pétale et parfumé à la fleur de cerisier ou à la fraise etc. En été, on en trouve en forme de fleur de hortensia ou d’une autre fleur d’été. En automne, il y a toute une panoplie de différents feuillages d’automne. Et puis, on peut acheter à tout moment de l’année de l’encens en forme de pêche, de raisin ou de rose, etc. Il y a certainement votre parfum favori ! L’ encens japonais a une grande variété de couleurs mais en général des teintes plutôt sobres et dans des nuances foncées.

grande variété d'encens

 

Effets :

Quand vous respirez les fragrances de l’encens, le cerveau sécrète une substance qui a des vertus relaxantes. On appelle «l’alpha», «les endorphines». C’est un excellent calmant.

Où trouver de l’encens ?

Si vous vous intéressez à ce produit japonais venez à Kyôto ! On peut acheter de l’encens japonais dans beaucoup de magasins de souvenirs situés au centre-ville à Kawaramachi (河原町), ou dans le quartier touristique de Arashiyama (嵐山), au nord-ouest de Kyôto. Il y a beaucoup de variétés, et les artisans ou vendeurs peuvent vous conseiller. Moi-même, je vous recommande un beau magasin qui s’appelle : «Iwai» (井和井), rue Shinkyogoku à Kawaramachi.

 

magasin «Iwai»

 

 

 

 

 

paquet enveloppé avec le papier du magasin

 
 
 
 
C’est un très vieux magasin, très simple. Vous pouvez aussi y acheter des petits sachets en joli tissu parfumé à l’encens que l’on peut mettre dans son sac à main.On y trouve d’autres objets typiquement japonais aussi que l’on peut rapporter en souvenir. Dans ce magasin, l’encens est fabriqué conformément à la méthode «Feng shui» (風水). Une boîte de 10 bâtonnets coûte entre 300 et 500 yens. Les Japonais l’utilisent quand ils veulent se relaxer ou pour parfumer une pièce dans la maison.

 

porte-encens dans le magasin «Iwai»

 

 

 

porte-encens dans le magasin «Iwai»

 

Informations diverses :

Pour aller au magasin «Iwai»(井和井) grande variété d’encens : du carrefour Shijo-Kawaramachi, vous prenez la rue Shijo en direction de l’ouest et la rue Shinkyogoku est parallèle à la rue Teramachi. C’est une rue piétonne sous des arcades. Il faut environ 3 minutes à pied.

En train (ligne Hankyu), gare la plus proche : Shijo-Kawaramachi

Ouverture : jours ouvrables, de 10h30 à 21h00 et jours fériés, de 10h00 à 21h00

– Téléphone : 075-221-0314        – Site : http://www.kyoto-iwai.co.jp

Le magasin de gâteaux de Kyôto «Takumi»

Par Emi Kusunoki

A Kyôto, il y a beaucoup de magasins de gâteaux traditionnels mais ils sont dispersés dans toute la ville. Il faut beaucoup de temps pour pouvoir acheter une grande variété de gâteaux. Je vous conseille donc d’aller au magasin «Takumi» : vous pourrez y acheter environ 150 sortes de gâteaux différents, que vous auriez trouvés dans 50 magasins très connus de Kyôto.

Habituellement, quand on achète ces gâteaux dans les magasins traditionnels, ils sont vendus par boîte de 12. Dans la boutique «Takumi», on peut les acheter à la pièce, moins chers et avec une variété plus grande. Le magasin se trouve au premier sous-sol de la gare de Kyôto. Vous pourrez donc acheter aussi des souvenirs de votre visite à Kyôto juste avant de rentrer.

Si vous achetez des gâteaux à Kyôto, je vous conseille les gâteaux appelés «nama yatsuhashi» et «senju sembei».

«nama yatsuhashi» est  fait d’une pâte tendre à base de riz, fourrée d’une pâte de haricots sucrée. C’est un des gâteaux les plus populaires parmi les touristes. Un sur quatre en achète un dit-on. Il existe plusieurs parfums comme fraise, orange, chocolat, vin rouge etc… Essayez-les pour trouver votre préféré.

«senju sembei» sont deux biscuits avec une crème sucrée entre. C’est très bon ! J’aime beaucoup ce gâteau. Faites votre possible pour le goûter !

Informations :

Pour aller au magasin «Takumi», descendez au sous-sol de la gare de Kyôto par l’escalier roulant qui se trouve dans l’entrée centrale «Chuo guchi». Le magasin, très clair et très beau, se trouve juste derrière vous. Sa décoration est très japonaise.

  Sortie Chuo guchi en direction du premier sous-sol.

 

Descendez par l’escalier roulant !

Le magasin est très clair.
    Le magasin se trouve juste derrière vous !
Quand vous viendrez à Kyôto, allez-y s’il vous plaît !

Le Musée international du Manga

par Emi Kusunoki
Les mangas japonais sont très populaires dans le monde entier. À Kyôto, il y a le Musée International du Manga de Kyôto (Kyoto International Manga Museum). Il se trouve dans la rue Karasuma. Son directeur est Takeshi Yoro qui est un auteur célèbre japonais. Si on paye seulement 500 yens, on peut lire beaucoup de mangas japonais et de mangas traduits en français, en anglais, etc.! On peut s’asseoir sur un banc ou une chaise pour lire ou, s’il fait beau, on peut entrer dans le jardin et on peut lire, allongé sur la pelouse. Il y a aussi des livres d’images, donc les enfants aussi peuvent venir. On peut acheter des mangas et des gadgets au rez-de-chaussée.

En 2006, ce musée a été ouvert dans les anciens locaux d’une école primaire japonaise. On peut y sentir l’atmosphère d’une école japonaise, voir l’aménagement des classes, du bureau du directeur, de la pièce de réception de style japonais, etc. Au premier étage, il y a un très grand modèle de «Hinotori, ce mot veut dire «l’oiseau de feu». C’est un personnage d’une oeuvre de Osamu Tezuka qui est l’auteur de mangas célèbres tels que «Astro le petit robot», «Le Roi Léo» et «Blackjack». On peut voir cet oiseau à travers une vitre. Si vous voulez le regarder de manière plus proche, allez au premier étage !

Dans ce musée, on peut découvrir des expositions variées : par exemple, il y a des dessins de Hayao Miyazaki, le réalisateur de dessins animés tels que «Ponyo» et «Le voyage de Chihiro», sur les murs. Il y a aussi des expositions temporaires. En plus, des animations variées y sont organisées. On peut essayer de dessiner un manga et un manga en quatre cadres, voir des concerts, assister à des conférences, etc. On peut y regarder le «kamishibai» (c’est un spectacle traditionnel japonais : un homme raconte une histoire en montrant des feuilles cartonnées sur lesquelles sont dessinées des images, un peu comme dans un film) une ou deux fois par jour.

Plus intéressant encore, plusieurs fois par an, des personnes qui s’habillent comme des personnages de manga (cosplay) ou de dessins animés s’y réunissent. Peut-être aurez-vous la chance de les voir !

● Pour y aller…

…en métro : prenez le métro jusqu’à la gare de «Karasuma Oike» et sortez par la sortie numéro 2. Marchez 50 mètres ensuite en direction du nord.

…en bus : prenez un bus de ville (les bus verts), numéros 15, 51 ou 65, jusqu’à l’arrêt «Karasuma Oike».

● Tarifs

→ 500 yens par adulte   → 300 yens pour les collégiens et les lycéens  → 100 yens pour les élèves du primaire  → gratuit pour les petits enfants

La rue San jo

Par Eriko Nambu

 

La plupart des rues de Kyôto se prolongent d’est en ouest et du nord au sud de la ville. Il est donc très facile de se diriger et de trouver son chemin. Chaque rue a sa propre atmosphère. Il y a des rues très fréquentées, des rues tranquilles, des rues où l’on trouve beaucoup de vieux magasins, etc … .

Parmi toutes ces rues, je voudrais vous présenter ma rue préférée : la rue San jo.
Cette rue, le long de laquelle se trouvent encore beaucoup de petits magasins du Kyôto traditionnel, est plutôt tranquille. On peut y voir, par exemple, des magasins de kimonos, d’encens, de gâteaux japonais, etc … . Kyôto est une ville où l’on peut voir le Japon traditionnel mais aussi le Japon moderne et la fusion entre les deux. La rue San jo offre un grand mélange de cultures.

Je vous invite à entrer dans trois de ses boutiques.

Le premier magasin que je désire vous présenter s’appelle “Benridô”. Il se trouve dans la rue Tominokoji perpendiculaire à la rue San jo, à l’ouest de la rue Teramachi. C’est un magasin de cartes postales, situé dans une machiya, c’est à dire une vieille maison traditionnelle de Kyôto.
On peut donc y ressentir l’histoire et diverses émotions de cette charmante ville. Quatre années sont passées depuis l’ouverture de ce magasin. Quand on y entre, la première chose que l’on voit est un mur entier de cartes postales disposées artistiquement pour accrocher la vue. Il y en a plus de 1000 sortes. On peut voir des cartes classiques montrant une image traditionnelle japonaise ou un paysage mais on peut trouver aussi des reproductions de tableaux de Picasso ou Monet. Lorsque l’on regarde toutes ces cartes postales, on se croirait dans un musée.
Il n’ y a pas seulement des cartes postales mais il y a aussi des articles de papeterie comme du papier à lettre en petit format, très pratique pour écrire un petit message à des amis ou à sa famille. Comme maintenant, il est plutôt rare d’écrire sur du papier, à la main, je pense que c’est important de communiquer avec une jolie carte postale ou un petit messsage sur un joli papier.

 

la machiya abritant le magasin Benridô

 

à l'intérieur du magasin Benridô

 

Le deuxième magasin où je voudrais vous emmener s’appelle ”Wahuhu”. Il se trouve dans la rue Yanagibamba. C’est un magasin de tissus aux motifs typiquement japonais et d’accessoires : des sacs, des chapeaux, des pochettes, etc… . Les dessins des étoffes datent de 120 ans mais leurs couleurs restent toujours très modernes. On peut toucher les textiles et sentir leur douceur. Je vous recommande de les toucher vous aussi.

 

l'entrée du magasin Wahuhu

 

dans le magasin Wahuhu

 

Le troisième et dernier magasin dont je voudrais vous faire l’éloge s’appelle “Kyoto Design House”. Il se trouve dans la rue Takakura. Il est tenu par des créateurs de Kyôto. On y trouve des livres de poèmes en japonais, des petits sacs, des baguettes, des carrés de tissu servant à envelopper traditionnellement de menus objets (furoshiki) etc. Tous les articles sont uniques et de style traditionnel japonais.
Ces articles rappellent les vieilles traditions mais sont conformes au style de la vie moderne. Plus on les utilise et plus on les voit, plus ils nous deviennent familiers et plus ils deviennent familiers à notre époque aussi. Il y a beaucoup d’objets magnifiques.

 

Voilà, notre petite promenade dans San jo est terminée mais bien sûr il y a beaucoup d’autres magasins admirables le long de cette longue rue qu’est San jo.
Elle a vraiment beaucoup de charme et je vous conseille de la découvrir à pied. Vous pourrez également goûter les spécialités japonaises tout en vous promenant.

Le café-restaurant “IYEMON SALON”

Par Mirai Tadano et Kyoko Terada

 

Quand vous viendrez à Kyôto, où mangerez-vous ? Nous vous conseillons le café-restaurant appelé “IYEMON SALON” ! C’est un café-restaurant, dont le concept a été élaboré par Suntory et la société «Cafe Company». Ce café est ouvert à partir du 22 juin 2008. Il propose un nouveau style de vie mettant en valeur les vertus du thé, les plaisirs qu’il apporte et qui font partie de la culture des Japonais depuis longtemps. La base est la culture traditionnelle du thé japonais mais dans une vision moderne.

 

devanture du café-restaurant

 

vue sur le jardin intérieur

 

 

au comptoir

 

le thé iyemon

Que signifie «IYEMON»?

IYEMON est le nom d’une boisson au thé vert très populaire au Japon qui est produite par la firme japonaise «Suntory» à partir d’un thé de la célèbre marque Fukujuen.

 

plat proposé à Iyemon salon

 

 

 

 

 

Ce café-restaurant offre trois possibilités :

– boire du thé dans la salle du café,
– manger un bon repas accompagné de thé,
– profiter d’un espace-dégustation de thé privé, pour vous et vos amis.

Au café, on peut boire divers thés bien sûr mais on peut aussi manger de bons plats. Ils sont préparés avec des légumes frais de chaque saison, du riz et des assaisonnements. C’est parfait pour le petit déjeuner, le déjeuner ou le dîner.

Si vous venez avant 15h, pour y déjeuner, on vous offre le thé de la semaine. La sélection change chaque semaine. Outre cela, vous pouvez aussi goûter les desserts. Il y en a, à la japonaise et à l’occidentale.

 

Si vous voulez boire un thé japonais en toute simplicité, n’hésitez pas à aller dans ce café ! Vous y passerez de bons moments et vous comprendrez mieux l’importance du thé dans la vie des Japonais.

 

terrasse du café-restaurant

 

Informations diverses :

– Ouvert tous les jours de 8h à 24h, dernière commande : repas 23h, boisson 23h30.

– Nombre de places : 120 places, y compris la terrasse, les salons privés et le comptoir.

– Adresse : au coin de la rue Karasuma et de la rue Sanjo à Kyôto.

Le Musée international du Manga

Par Ayaka Nakai et Ai Fukumitsu

Le Musée International du Manga se trouve près du carrefour des rues Karasuma et Oike, au centre de Kyôto. C’est une rue très commerçante. Les bâtiments du musée sont très beaux, et il y a des terrasses avec une pelouse.

En avril 2003, la ville de Kyôto a reçu une proposition de la part de l’université Seika concernant l’établissement d’un musée international du manga à Kyôto. Alors, la mairie a étudié ce projet avec cette université et finalement, le Musée International du Manga de Kyôto a été construit et s’est ouvert en novembre 2006. Ce musée a été aménagé dans les bâtiments de l’ancienne école primaire Tatsuike. Comme cet endroit est vraiment pratique parce qu’il est bien desservi par les transports en commun et que cette école a une valeur historique, les habitants de Kyôto ont été très contents du travail accompli.

Présentation du musée

Les mangas japonais sont particulièrement appréciés au Japon mais aussi à l’étranger. Alors ce musée joue un rôle important pour faire connaître cette nouvelle forme de culture japonaise et sa transmission aux générations futures. Dans le bâtiment, on a conservé le décor de l’école primaire, école traditionnelle. On y a juste ajouté un «mur de mangas». Lorsque nous avons marché dans le couloir et que nous avons entendu les bruits du plancher, nous nous sommes souvenues de notre enfance. C’était émouvant et sympathique.

1. Le «mur de mangas»

Environ 50,000 volumes sont disponibles sur les 140 mètres d’étagères du mur de mangas. Les personnes de tous âges peuvent choisir et lire des ouvrages parmi cette large sélection.

Premier niveau : mangas pour garçons.
Deuxième niveau : mangas pour filles.
Troisième niveau : mangas pour jeunes.

Le musée compte 250 000 articles dans ses sous-sols. Bien sûr, on peut aussi les regarder.

2. La bibliothèque pour enfants, au premier niveau

Dans cette bibliothèque, on trouve les mangas et livres d’images que les enfants aiment. C’est ouvert à tous, en semaine. Les samedi, dimanche et jours fériés, c’est ouvert exclusivement aux enfants de moins de 12 ans, accompagnés de leurs parents.

Il est possible de lire partout des mangas, dans l’enceinte du musée : si vous voulez profiter de la pelouse, vous pouvez aussi y lire votre manga favorit, allongé dans l’herbe, si cela vous dit.

Une réceptionniste vous accueillera, en anglais, si vous avez besoin d’aide.

Même si vous n’aimez pas beaucoup les mangas, que vous soyez étranger ou japonais, nous vous recommandons de venir visiter le Musée International du Manga de Kyôto, au moins une fois. Vous pourrez ainsi mieux comprendre cette nouvelle forme d’expression culturelle, dans une ville où la culture traditionnelle japonaise est et reste très dynamique.

Informations complémentaires :

・Heures d’ouverture : de 10h à18h (entrée jusqu’à 17h30)  (*L’heure de fermeture est retardée selon la saison.)
・Jours de fermeture : le mercredi, lors des fêtes du Nouvel An et trois fois par an pour entretien. (**Pour plus d’informations, consulter le site internet ou contacter le musée par téléphone.)
・Tarifs d’entrée : Adultes 500 yens, collégiens ou lycéens 300 yens, primaires 100 yens. (***Les expositions spéciales donnent lieu à des tarifs d’entrée additionnels.)

・Adresse : Karasma Oike, Nakagyo-ku, Kyoto 604-0846, Japon (ancienne école Tatsuike).
・Tél : 075-254-7414 ・Site : http://www.kyotomm.jp

Le café “Gion Koishi”

par Mana Hayashi

 

Gion Koishi est un petit café très célèbre à Kyôto, près du temple Yasaka jinja : c’était et c’est toujours aussi un magasin de bonbons.

 

devant le café-restaurant

Bien sûr, on y trouve des bonbons traditionnels japonais. Ils sont durs , sucrés, avec toujours un goût naturel. On peut y déguster aussi beaucoup de friandises faites à base de sucre noir, provenant de l’île d’Okinawa. Gion Koishi utilise seulement du sucre en provenance de cette île du sud du Japon. On peut acheter ces friandises comme souvenir d’un voyage à Kyôto. Cela fait toujours un cadeau très apprécié. Elles sont excellentes.

On peut aussi y manger des glaces. Le café Gion Koishi sert aussi de la glace pilée arrosée de sirop, appelée «kakigori» en japonais, jusqu’ en septembre. C’est une bonne idée pour mieux supporter la chaleur de l’été à Kyôto.

dessert traditionnel

Le café offre aussi d’autres plaisirs comme par exemple, un parfait glacé délicieux et très populaire auprès des clientes japonaises. Il est fait de glaçons pilés appelés «kakigori», accompagnés d’une crème glacée très riche, de fruits des saisons, et de crème chantilly. Ce parfait est excellent !

parfait glacé koishikokuto

Avant d’entrer dans le café, vous pourrez admirer, dans la vitrine, des reproductions parfaites en plastique des différents desserts du menu, comme c’est la tradition au Japon.

Si vous voulez faire l’expérience du goût japonais, vous devez absolument aller au café Gion Koishi.

Le sanctuaire Mikane

par Chiaki Horiguchi

 

le portique doré du sanctuaire Mikane

Un torii “recouvert d’or” s’élève dans un quartier résidentiel, près du croisement des rues Horikawa et Oike. Un torii est un portique en bois qui marque l’entrée d’un sanctuaire et qui est rouge vermillon en général parce que cette couleur est celle de l’exorcisme. Alors, pourquoi celui-ci est-il doré ? Le deuxième caractère chinois du nom du temple signifie “argent” dans le sens de monnaie. Voilà la raison pour laquelle cet endroit est devenu à la mode, ces dernières années. A l’origine, ce sanctuaire shinto était dédié aux gens qui se servaient d’outils agricoles, d’épées et de métaux. Maintenant il est dédié à l’argent. On y vient pour vénérer le dieu des biens et des placements financiers. Ces derniers temps, il paraît que des employés de maisons de titres lui rendent visite. Il protège aussi les déménagements et a valeur d’ex-voto pour les gens qui prennent une direction néfaste (d’après le principe chinois des cinq éléments) et pour les voyages. C’est une caractéristique de nombreux dieux japonais : protéger de toute chose ayant un rapport avec sa mission première.

Certaines personnes expliquent le sanctuaire aux visiteurs et aux touristes. Ce sont seulement des personnes habitant dans le voisinage, elles ne sont pas employées par le sanctuaire.

La surface de ce sanctuaire n’est pas grande, si on la compare à d’autres. L’ambiance y est familiale. Dans un coin de l’enceinte du sanctuaire, vous trouverez beaucoup de petites planches de bois (ex-voto)  sur lesquelles sont écrits des voeux. Tous les voeux écrits ont un rapport avec l’argent bien sûr : “Je veux que mon argent de poche soit augmenté”. “Je veux gagner à la loterie.”. “La charité, s’il vous plaît !” etc. De même que pour la couleur du torii, il semble que le désir d’argent soit un désir plus fort que celui de l’exorcisme. Il y a aussi des ex-voto sur lesquels sont écrits des messages de cette sorte : “J’ai gagné à la loterie. Je vous remercie de tout mon coeur”. On raconte que la chance advient aux personnes qui avaient acheté leur billet avec de l’argent lavé à l’eau du sanctuaire. Il paraît que ce sanctuaire porte bonheur. Si vous allez y prier, peut-être réaliserez-vous votre rêve de fortune !

Ce temple se trouve tout près du château de Nijô, au coeur de Kyôto. Pour y aller, c’est à 10 mn à pied de la station de métro et de la gare Nijojo.

Le festival de Gion

par Kumiko Ishiyama et Kazue Hoshiba

 

Le festival de Gion, Gion matsuri en japonais

un kimono de cérémonie

Cette fête a lieu pendant le mois de juillet : présentation  des deux jours principaux.

un char vu de près

Beaucoup de monde vient voir ce spectacle. Les jeunes portent souvent un «yukata», un kimono d’été. Le long des rues, il y a de nombreux stands comme dans une fête foraine.

rue devenue piétonne pour le festival

Le 17 juillet est appelé «yamaboko junkô 山鉾巡行». Dès 7 heures du matin, 32 chars commencent une longue parade du coin des rues Shijo et Karasuma, «naginata boko» en tête.

Quelles sont les différences entre les chars appelés « hoko 鉾 » et « yama 山 » ?

«hoko 鉾» est un char construit avec de grosses poutres de bois, assemblées uniquement avec des cordes, sans aucun clou. Il est décoré et a la forme d’une montagne. Il est surmonté d’une grande hallebarde. Son poids varie de 4,8 à 12 tonnes. Du sol au toit, il mesure environ 8 mètres et la cîme de la hallebarde peut atteindre 25 mètres. Il peut transporter jusqu’à 40 personnes.

«Naginata boko» est le char principal. Il transporte chaque année un jeune garçon appelé «Tigo» qui inaugurera le départ du défilé en coupant une cordelette.

 

visite des chars avant le jour du défilé

«yama 山» est un char ou sanctuaire portable, beaucoup plus petit. Il pèse de 1,2 à 1,6 tonne. De 14 à 24 personnes le portent sur leurs épaules. Par exemple, on peut admirer le «koi yama 鯉山», char paré de tapisseries d’origine belge. Elles ont été produites en Flandre et ont pour sujet l’Iliade.

une tapisserie apparaissant sur un char

L’expression «koi yama 鯉山» vient du mot «koi» qui, en japonais, veut dire «carpe». La légende veut, qu’en Chine, il est difficile pour la carpe de remonter le cours d’une rivière. Chaque petite cascade est un obstacle à franchir. Lorsqu’elle réussit à le faire, la carpe devient un dragon.

Pendant le festival, on peut acheter des souvenirs. Chaque quartier ayant un char, vend un gâteau japonais à base de riz, appelé «timaki». C’est un porte-bonheur dont l’histoire est la suivante : autrefois, un homme fut accueilli dans une famille très pauvre. Pour les remercier, il leur a offert ce gâteau, qui avait le pouvoir d’éloigner les malheurs. Ce gâteau se portait alors à la ceinture.

Selon les quartiers, différents porte-bonheur existent, aux pouvoirs bénéfiques différents. Cherchez celui qui vous convient le mieux, s’il vous plaît !