Le sanctuaire Kamigamo jinja

March 11, 2013

Nozomi YAMAUCHI

Kamigamo jinja est un sanctuaire de religion shinto. Il se trouve au nord de la ville de Kyôto. Il est dédié au Dieu du tonnerre dont il écarte les malheurs. Il est vaste et on peut y admirer les beaux paysages à chaque saison.  Il y a des chevaux donc si on a de la chance, on peut les voir trotter dans le temple. Il fait partie du patrimoine mondial de l’ UNESCO. Il y a deux montagnes de sables mystérieuses qui sont le symbole de ce sanctuaire. On les appelle «tatesuna» en japonais. C’est un endroit saint. On dit que l’on peut se purifier en les regardant.

 

les pyramides de sable appelées tatesuna

 

A Kamigamo jinja, on célèbre des mariages aussi. Les mariages shinto sont aussi populaires que les mariages chrétiens.

 

un mariage shinto

 

Il y a également un marché où je vous recommande d’aller (renseignez – vous sur les dates : voir le site ci-dessous). De plus, tous les mois, ont lieu des fêtes religieuses et traditionnelles propres à ce temple. Si vous vous intéressez aux fêtes traditionnelles japonaises, faites votre possible pour y assister.

Près du temple Kamigamo jinja, se trouve la rivière Kamogawa. On peut s’y promener. En fin d’après-midi, on peut voir les reflets du soleil couchant à la surface de l’eau.  C’est très beau.

 

vue de la rivière Kamo

 

Près de Kamigamo jinja, il y a des restaurants donc après la visite du temple vous pourrez aller manger.

 

Comment y aller ?

En bus : depuis la gare de Kyôto, c’est direct jusqu’au temple. Il faut environ 40 minutes. Avec le bus numéro 4, descendez à l’arrêt «Kamigamojinjamae».

Avec le bus numéro 9, descendez à l’arrêt «Kamigamomisonobashimae».

En métro : descendez à la station Kitayama. Ce n’est pas loin, marchez environ 20 minutes ou prenez le taxi jusqu’au temple Kamigamo jinja.

Site du temple  : http://kamigamojinja.jp/

Le sanctuaire Shimogamo jinja

de Tomoyo Michishita

 

Kyôto est une ancienne capitale du Japon. Elle s’est déplacée de Nara à Kyôto en 794 à l’époque Heian. A cette époque-là, le bouddhisme était déjà très important donc il y a beaucoup de temples à Kyôto. Les Japonais ont construit des temples bouddhistes mais aussi des sanctuaires shinto.

Je vais vous présenter le sanctuaire «Shimogamo jinja» de religion shinto.

 

le sanctuaire Shimogamo jinja

 

C’est un sanctuaire shinto important situé dans l’arrondissement de Sakyô ku, à l’est de Kyôto. Son nom d’origine est «Kamo mioya jinja» et le nom du sanctuaire fait référence aux anciens habitants du quartier, le clan Kamo.

C’est un des plus anciens sanctuaires shinto du Japon et il fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis le 25 décembre 1994.

En général, l’expression Kamojinja en japonais concerne les sanctuaires Shimogamo jinja et Kamigamo jinja. Les sanctuaires Kamo sont traditionnellement reliés à Kyôto. Shimogamo est le plus ancien des deux, de 100 ans. Les Kamojinja ont fonction de protéger Kyôto contre les influences malignes.

Le nom de ce temple prend donc son origine dans le nom de la famille Kamo.

Il y a quatre bâtiments dans le temple et ils datent du VIième siècle. On ne sait pas qui l’a fait construire.

Comment y aller ?

Pour y aller en train : vous pouvez prendre la ligne Keihan et descendre à la gare de Demachiyanagi. Le temple est situé à 10 minutes de marche de la gare.

Pour y aller en bus : vous pouvez prendre les bus numéro 1, 4 ou 205  qui partent de la gare de Kyôto et descendre à l’arrêt de bus Shimogamojinjamae. Il faut environ 30 minutes de la gare de Kyôto.

Dans le temple Shimogamo jinja, il y a aussi une belle forêt d’origine appelée Tadasu no Mori. C’est un lieu de promenade. Cette forêt fait partie du sanctuaire.

pierre annonçant la forêt Tadasu no Mori

 

dans la forêt

 

grande allée dans le sanctuaire

 

 

Il y a beaucoup de fêtes dans ce temple pendant les quatres saisons, par exemple :

–       le 15 janvier, il y a la fête du riz.

–       le 3 février, il y a la fête appelée Setsubun : on lance des haricots secs pour chasser les démons de chez soi et y faire entrer le bonheur. C’est une fête traditionnelle.

–       le 15 mai, il y a le festival Aoi dont la tradition est d’offrir des roses trémières pour décorer le temple et les participants, avec les feuilles des fleurs. C’est un des trois plus importants festivals de Kyôto.

–       en juillet, il y a la fête Mitarashi, petit temple au sein de ce sanctuaire. etc… .

 

dans le sanctuaire Shimogamo jinja

 

Toutes les fêtes sont très intéressantes parce qu’elles ont toutes lieu dans ce temple, chaque année depuis longtemps. C’est magnifique.

Et puis, le temple Shimogamo jinja est bien connu chez les jeunnes filles car il est dédié à l’amour. L’ amulette de l’amour est très mignonne.

 

 

l'amulette de l'amour

 

Il a la forme d’une rose trémière, «aoi» qui elle-même a la forme d’un coeur, alors elle est très populaire.

Les Japonais adore ce temple !! Pendant les festivals et pendant toute l’année, il y a beaucoup de visiteurs dans le temple. Si vous y allez, appréciez l’endroit comme les Japonais. Je vous conseille d’y aller en bus !! Ne prenez pas le taxi, c’est trop cher.

Le jardin botanique

de Nozomi Yamauchi

 

Au Japon, il y a quatre saisons. Les Japonais apprécient beaucoup la nature et aiment admirer les changements de chaque saison.

Dans la ville de Kyôto, il y a un jardin botanique où l’on peut aussi, par les plantes, profiter des saisons. Il se trouve au nord-est de la ville. Ce jardin, créé en 1924, est le plus grand jardin botanique du Japon. Sa superficie est de 240 000 mètres carrés. Il y a environ 12 000 espèces de plantes. Il y a beaucoup de très belles fleurs et d’arbres divers.

Le jardin est séparé en deux :

au nord du jardin, on peut admirer les plantes japonaises et je pense qu’on peut voir la beauté de la nature japonaise parce qu’il y a des plantes que les Japonais aiment depuis autrefois comme par exemple les différentes sortes de cerisiers. Au printemps, on peut admirer les cerisiers en fleurs, en juin, ce seront les fleurs des hortensia par exemple.

des fleurs de cerisiers

 

Il y a des plantes typiquement japonaises, comme par exemple, les «bonsai», qu’on appelle «l’art vivant». C’est la main de l’homme qui donne la forme à ces arbres minuscules et cela prend du temps et de la patience. Il sont ficelés très serrés. C’est un des passe temps favori des personnes âgées au Japon.

Sur ce site, http://www.pref.kyoto.jp/plant/11900005.html, vous pouvez voir des photos de «bonsai».  Vous pourrez y voir un peu de la culture du Japon !

au sud du jardin, il y a les plantes venues de l’étranger, par exemple, on peut contempler les différentes sortes de roses comme sur les photos ci-dessous.

 

des roses

 

des roses blanches

 

La serre se trouve au sud aussi.  Elle a ouvert en avril 1992. C’est la plus grande serre du Japon. On peut y admirer des plantes tropicales. L’architecture de cette serre ressemble au temple d’or (Kinkakuji) et aux montagnes de Kitayama. C’est bien digne de Kyôto !

Il y a des spectacles ou autres divertissements de temps en temps. Par exemple, les visiteurs pourront pratiquer l’art de l’arrangement floral «ikebana», une tradition typiquement japonaise.

Dans le jardin botanique de Kyôto, on peut se promener mais aussi pique-niquer (mais bien sûr, pas d’alcool). Il y a un restaurant aussi et près du jardin, il y a beaucoup de cafés.

 

Comment y aller ? Depuis la gare de Kyôto (京都駅), prenez le métro et descendez à la station Kitayama(北山駅, sortie 3. Vous le trouverez tout de suite sur votre gauche.

plan du métro

 

Tarifs : pour visiter le jardin uniquement, c’est 200 yens pour les adultes, 150 yens pour les lycéens et 80 yens pour les collégiens et écoliers. Le prix du billet d’entrée est multiplié par deux si on veut entrer dans la serre.

Heures d’ouverture : 9h – 16h (visite jusqu’à 17h) dans le jardin et 10h – 15h30 dans la serre (visite jusqu’à 16h). En été, il y a des jours où on peut entrer plus tôt.

Attention : le jardin est fermé pour les fêtes de fin d’année.

Site du jardin :  http://www.pref.kyoto.jp/plant/

 

Le diable de Kyôto : le tengu de Kurama.

par Kazuki OHTAKI

diable souhaitant la bienvenue à ses hôtes

Le tengu, qu’est-ce que c’est ?

toile représentant un diable

Le Japon, dit-on, est le pays où existent les dieux et les diables les plus nombreux. On pense qu’il y a huit millions de dieux et de diables au total et ça continue de nos jours. Le tengu est l’un des diables les plus populaires. On le rencontre souvent dans les films, le théâtre, la littérature et dans les publicités aussi. Cependant, traditionnellement, on pense qu’il n’est qu’un diable habitant les régions montagneuses et qu’il joue des tours aux gens qui le rencontrent dans la montagne. Mais au contraire, dans le folklore, on pense qu’il donne des super-pouvoirs qui peuvent rendre fort et brave. C’est parce qu’on croit que le tengu est un être qui relie les humains et les dieux. D’après cette croyance, le tengu est très important pour comprendre la culture japonaise.

 

Où est-ce qu’on peut voir le tengu à Kyôto ?

chemin pour aller au temple

A Kyôto, il y a un endroit remarquable illustrant la croyance au diable tengu, qui s’appelle Kurama. C’est un village de montagne au nord de Kyôto. Dans ce village, il y a le temple Kurama.

C’est un temple très connu pour la  relaxation et la méditation. De plus, le temple est relié à une vieille légende : au XIIe siècle, un jeune homme qui s’appelait Ushiwaka étudia les arts martiaux au temple Kurama pendant dix ans avec le diable tengu. Il devint général d’armée. On peut interpréter cela de plusieurs façons. Par exemple, on peut voir la représentation d’un ascète de la montagne dans ce temple, donc on peut penser que le tengu est cet ascète. En tout cas, le temple Kurama est un centre de bonne énergie.

 

Est-ce qu’il y a des endroits remarquables à Kurama ?

entrée du temple

A Kurama, il y a deux temples populaires et une source. Pour connaître l’histoire et la légende, il faut visiter les deux temples. Et pour se relaxer et apprécier la nature, la source de Kurama est conseillée. Cependant, la route à pied jusqu’à Kurama n’est pas facile. Elle est longue, elle monte et il faut mettre des chaussures de sport. C’est pour ça qu’on ne recommande pas Kurama aux personnes qui se déplacent avec difficulté ni aux personnes âgées.

 

Le temple Kurama

à l'intérieur du temple

Pour accéder à ce temple, il faut monter un très long escalier en pierre. Mais après la montée, un paysage merveilleux vous attend.

*Adresse : 1074 Hon-cho Kurama,Sakyô -ku, Kyôto, Japon

* Accès : 20 minutes à pied depuis la gare de  Kurama sur la ligne Heïzan-Dentetu
* Tél. : 075-741-2003
* Site internet : http://kanko.city.kyoto.lg.jp/detail.php?InforKindCode=1&ManageCode=1000050

 

Le temple shintô Yuki

C’est un temple qui déifie l’eau, c’est pourquoi il est populaire chez les gens qui utilisent l’eau dans leur travail.

*Adresse : 1073 Hon-cho Kurama,Sakyô -ku, Kyôto, Japon
* Accès : 25 minutes à pied depuis la gare Kihune sur la ligne Heïzan-Dentetu.
* Tél. : 075-741-1670
* Site internet : http://www.yukijinjya.jp

 

La source de Kurama

vue sur la montagne de Kurama

On prend un bain en plein milieu de la nature et on peut manger la délicieuse cuisine de Kurama.

Et si on réserve une chambre dans le petit hôtel à côté de la source, on profite pleinement de Kurama.

*Adresse : 1074 Hon-cho Kurama,Sakyô -ku, Kyôto, Japon
* Accès : 15 minutes à pied de la gare de Kurama sur la ligne Heïzan-Dentetu.
* Tél. : 075-741-2131
* Site internet : http://www.kurama-onsen.co.jp/

Le café-restaurant de tôfu Fujino

par Yuki KITA et Shiori MATSUTANI

1. Présentation du café-restaurant de tôfu Fujino

C’est un café qui est près du temple Kitanotenmangu (voir ci-dessous le point n°5) . Toute la nourriture y est cuisinée avec du tôfu. Le tôfu est un aliment d’origine chinoise, issu du caillage du lait de soja (en japonais “tonyu”) obtenu grâce à du chlorure de magnésium tiré du gypse, du jus de citron, du sel ou du vinaigre. On mange beaucoup de tôfu en Asie. Il existe sous de nombreuses formes (sèché, fumé, en feuille ou en bloc, aux herbes…). Il est très en vogue aujourd’hui dans les pays occidentaux, notamment chez les végétariens.

2. Le tôfu, quel goût ça a et quels sont ses bienfaits ?

Le tôfu se présente souvent en bloc carré, blanc et très tendre. Il n’a pas beaucoup de goût mais on peut sentir quand même un peu le goût du soja. Nous aimons en manger parce que c’est bon pour la santé. Comme il ne contient pas beaucoup de calories, beaucoup de personnes qui sont à la diète en mangent. Le tôfu est beaucoup utilisé pour son apport en protéines qui remplace la viande sur le plan nutritionnel.

Quand  nous sommes allées dans ce café-restaurant, nous avons voulu manger de tout parce que le tôfu, c’est délicieux.

Voilà ce que nous avons mangé :

exemple de menu de tôfu (1050 yens)

C’est un plateau où il y a beaucoup de variétés de tôfu et une salade de pois. C’est très coloré, très joli et c’est bon.

exemple de dessert au tôfu : Parfait de kinako et du thé vert macha

kinako, c’est de la poudre de soja grillé. Dans cette coupe de glace, il y a une boule à la vanille et une boule au kinako. C’est doux. C’est super ! C’est accompagné d’un verre de thé vert macha (500 yens). Le macha est une poudre très fine de thé vert moulu et broyé entre deux pierres. Il est utilisé pour la cérémonie du thé japonaise. La région la plus réputée pour son macha est Nishio, dans la préfecture d’Aichi ; le macha de Nishio est appelé nishiocha.

3. D’autres suggestions de menus :

*le bol de riz avec du tôfu et des légumes (900 yens)

* le Parfait au macha avec des boules de glace au macha (750 yens)

*les boissons : café, thé, thé japonais, macha, jus d’orange etc. (500 yens)

4. Avec qui et à quelle occasion on peut aller au café de tôfu Fujino ?

Nous avons vu beaucoup de familles dans le café. Le tôfu se mange facilement et les enfants peuvent en manger. Le café est très silencieux donc nous pensons que cela convient aux familles mais, avec des amis, seul(e) ou avec son ou sa petite amie, c’est aussi très agréable.

5. Qu’est-ce qu’on peut faire dans les environs ?

On peut visiter le temple Kitanotenmangu qui est juste à côté. Il a été construit en 947 par le gouvernement de l’époque Heian (794-1185) et aujourd’hui encore, on y célèbre Michizané Sugawara, un noble qui était un homme politique et le conseiller de l’Empereur Uda de cette époque. Il était très célèbre pour son intelligence. On l’appelle «le Dieu des études» aujourd’hui, c’est pourquoi il est très connu dans le monde des étudiants et des écoliers. Ce temple porte bonheur dans les études.

Informations pratiques

Ouverture du café-restaurant de tôfu Fujino : tous les jours de 9h à 18h

Adresse du café-restaurant : Onmaedôrinishi, Imakouzi, Kamigyô-ku, Kyôto

Adresse du temple Kitanotenmangu : Bakuro-chô, Kamigyô-ku, Kyôto

Comment y aller ?

Depuis la gare de Kyôto, prenez le bus numéro 50 et descendez à l’arrêt Kitanotenmangumae. Devant le temple Kitanotennmangu, il y a presque toujours des taxis. Le café-restaurant est à 3 minutes à pied à l’ouest du temple.

 

 

 

Le temple Kurama

Yuta Nakano

1)    Présentation du temple

Le temple Kurama se situe près du sommet de la montagne de Kurama, qui mesure 569 mètres et se trouve au nord de Kyôto. Il protège la partie nord de Kyôto depuis 1200 ans. Son enceinte est très grande, entourée par une forêt primitive et à ses pieds, des vallées. On y honore un dieu qui s’appelle Visyamonten 毘沙門天 , un dieu indien qui protège les trésors. Son vrai nom est Vaiśravata en sanskrit. En général on croit qu’on pourra devenir riche, si on croit en lui.

En 796, le temple Kurama a été édifié par Isendo Fujiwarano 藤原伊勢人 (haut fonctionnaire à l’époque Heian) mais il a subi cinq incendies jusqu’à maintenant, il est donc nouveau par rapport aux autres temples.

En ce qui concerne la religion qui y est pratiquée, autrefois le temple Kurama appartenait à la secte Tendai (secte bouddhiste, originaire de Chine, implantée au Japon à l’époque Heian) mais après la deuxième guerre mondiale, il s’en est séparé et a fondé une nouvelle secte shintô qui s’appelle Kuramakokyo. En 1949, il est devenu le temple principal de cette secte dans laquelle on honore Visyamonten.

Maintenant, cette secte Kuramakokyo a plusieurs dizaines de milliers de membres et plusieurs sections locales appelées sueji 末寺. Chaque section locale a son propre nom. Par exemple, une des sections locales de Kurama se trouve au centre de la ville de Kyôto. Son nom est Sensyoin 千照院.

section locale de Kuramakokyo, Sensyoin 千照院, à Kyôto

2)    Le trésor de la nature

La nature dans la montagne de Kurama est très riche et représentative de Kyôto. Elle est protégée par le temple depuis longtemps comme sa terre, donc la forêt d’origine n’a pas changé. Les cyprès du Japon y sont nombreux, presque tous sont très vieux et ont plus de 1000 ans. On peut y respirer un air frais et goûter aux paysages qui changent à chaque saison.

3)    Akiko Yosano

La montagne de Kurama est bien connue comme étant un lieu célébré par la poétesse et écrivaine Akiko Yosano 与謝野晶子. Elle est née en 1878 à Osaka et décédée en 1942. Son oeuvre principale est un recueil poétique qui s’appelle Midaregami みだれ髪. Elle aimait beaucoup ce lieu, y passait ses vacances et y composait des poèmes. Dans l’enceinte, on peut voir l’imitation de son cabinet de travail appelé tohakutei 冬柏亭. C’est un cabinet de travail, mais cela ne ressemble pas à un cabinet de travail. Akiko Yosano l’a construit pour composer des poèmes. Elle a recouvert le plancher d’un tatami et l’atmosphère est très douce. Cela ressemble presque à un endroit de relaxation ou à une charmante chambre d’hôtel.

4)    Les fêtes

Au temple Kurama, plusieurs fêtes ont lieu et quelques unes de ces fêtes sont fixées depuis longtemps. Par exemple, ces deux fêtes :

(a)Uesakusai 五月満月祭 : on se rassemble dans le temple lors de la nuit de pleine lune au mois de mai et on prie la lune en agitant une lumière comme pendant un concert.

(b)Kurama no himatsuri 鞍馬の火祭 : cette fête du feu a lieu le 22 octobre. C’est l’une des plus grandes fêtes de Kyôto. Les habitants tiennent une torche et parcourent leur quartier toute la nuit. Tout le monde peut y participer.

Et il y a  d’autres fêtes encore.

 Allez visiter le temple Kurama !!

Admirez les paysages changeant à chaque saison, s’il vous plaît !!!

 

La fête de Mitarashi

de Mizuka Yoshimura et Misaki Nishida

☆Le sanctuaire Shimogamo jinja☆

Nous allons vous présenter le festival de Mitarashi qui a lieu dans le sanctuaire Shimogamo jinja. Il se trouve dans l’arrondissement de Sakyo-ku, au nord-est de Kyôto. En général on l’appelle Shimogamo jinja («jinjya» signifie sanctuaire shinto en japonais), mais son nom officiel est Kamomioya jinja. Il fait partie des temples les plus anciens de Kyôto. On y trouve aussi des tombeaux très anciens. Shimogamo jinja fait partie du Patrimoine culturel mondial, depuis le 25 décembre 1994.

☆Le festival Mitarashi matsuri

bassin d'eau de Shimogamo

fond du bassin

on se trempe les pieds pour se préserver des maladies

Mitarashi matsuri : «matsuri» signifie festival ou fête en japonais. Au moment du festival de Mitarashi, on prie pour avoir une bonne santé. Cette tradition vient de l’époque Heian : à chaque changement de saison, les nobles priaient dans un sanctuaire shinto pour rester en bonne santé. A cette occasion, si vous trempez vos pieds dans l”étang de Mitarashi le jour appelé «doyôno ushinohi» (jour où l’on mange de l’anguille), vous pourrez vous préserver de tout virus ou maladie !

☆Accès☆

・Pour les personnes qui prennent le métro à partir de la station de métro de Kyôto : vous pouvez prendre le métro pour Kokusaikaikan et descendre à la station Kitaoji. Puis vous pouvez prendre le bus numéro 1 ou 205 et descendre à l’arrêt de bus Shimogamojinnjamae.
・Pour les personnes qui prennent le bus à partir de la gare de Kyôto : vous pouvez prendre le bus numéro 4 ou 25 et descendre à l’arrêt de bus Shimogamojinjamae. Il faut environ 35 minutes.
・Pour les personnes qui prennent le train de la ligne Keihan, aller jusqu’à Demachiyanagi, le terminus. Vous pouvez aller au temple de Shimogamo à pied. Il faut environ 10 minutes.

Attention!!!
Vous pouvez prendre un taxi mais c’est très cher ! Il vous en coûtera environ 2000 à 3000 yens depuis la gare de Kyôto ou du centre-ville.

☆Q&R☆

Q. Jusqu’à quelle heure peut-on aller au temple pour prier ?
R. Dans un sanctuaire shintoiste, il y a des heures d’ouverture d’été et d’hiver. L’été, on peut prier de 5h30 à 18h. L’hiver, on peut prier de 6h30 à 17h.
Q. Qu’est-ce qu’ on doit faire pour recevoir la bénédiction d’un bonze ?
R. C’est possible de le faire de 9h à 16h. Le temps de bénédiction dure de 20 minutes à 30 minutes. Le prix est de 10 000 yens. Mais c’est une petite cérémonie spéciale pour vous.
Q. On doit payer pour prier ?
R. On ne doit pas payer pour prier. Mais si vous voulez prier dans le «oidono» (la cuisine de Dieu), vous devez payer !!! Le prix d’une prière particulière est de 500 yens par personne. Si vous avez moins de 12 ans, vous devez payer 250 yens. Attention, cette prière est différente de la bénédiction.
Recevoir une telle bénédiction, c’est mieux que de prier dans le «oidono».

Le jardin botanique

De Ai Fukumitsu, Kyoko Terada et Ayaka Nakai

 

Si vous venez à Kyôto, qu’est-ce que vous voulez visiter ? Et si vous avez du temps pendant que vous êtes dans cette belle ville, qu’est-ce que vous voulez y faire ? C’est bien de visiter les monuments historiques, bien sûr, mais je vous propose aussi d’aller visiter son jardin botanique.

Le jardin botanique de Kyôto a ouvert le 1er janvier 1924. Mais de 1946 à 1958, il a été fermé par les armées alliées, présentes au Japon. Il a réouvert ses portes au mois d’avril 1961.

On y trouve environ 12 000 espèces différentes de végétaux, formant un ensemble de 120 000 plantes. On y trouve aussi des parterres fleuris à chaque saison, un jardin de style occidental, une serre pour les plantes tropicales et la forêt naturelle «Nakaragi», etc…

Si vous voulez voir des plantes célèbres au Japon, c’est possible en toute saison :

Au printemps : les cerisiers, les magnolias, les pêchers, les abricotiers, etc.

 

allée fleurie

 

En été : les hortensias, les iris, les lotus sacrés, etc.

 

parterre fleuri

 

En automne : les érables, les ginkgos, etc.

En hiver : les pruniers, les camélias, etc.

Le jardin botanique de Kyôto est surtout connu pour ses cerisiers (500), ses pruniers (150) et pour le spectacle des feuilles rougies par l’automne. Bien sûr, le jardin de style occidental est aussi très beau. Nous vous recommandons la roseraie. Certaines roses portent le nom de lieux très connus à Kyôto.

 

des roses blanches

 

En plus, vous pouvez aller dans la forêt de Nakaragi pour y prendre un bon bol d’air ou vous reposer sur les grandes pelouses, au centre du jardin.

 

pelouse centrale

 

forêt naturelle Nakaragi

Ce jardin a beaucoup d’attraits. Faites votre possible pour y aller et profitez-en bien !

Informations pratiques :

– Heures d’ouverture : de 9h à 17h (tous les jours) – Fermeture annuelle : du 28 décembre au 4 janvier

Tarif : adulte, 200 yens, lycéen, 150 yens, et moins de 15 ans, 80 yens.

grand jet d'eau

Le temple d’argent Ginkaku ji

de Ayaka Nakai et Ai Fukumitsu

 

 Le «temple d’argent,  Ginkaku ji ou Jisho-ji

Le «Temple d’argent», Ginkaku ji (銀閣寺) en japonais , porte en réalité le nom de Tozan Jisho ji (慈照寺). Le Shogun Yoshimasa Ashikaga a consacré huit ans de sa vie à sa construction avec tout son sens du «beau», de la beauté. Plusieurs constructions forment l’ensemble de ce qui était une villa à l’origine : le «Palais de l’éternité» (Tsune no gosho), terminé dès 1482, le hall de prière personnel de Yoshimasa Ashikaga en 1486, le très beau jardin du temple… . En mars 1489, a été commencée la construction du Pavillon d’argent (dont le nom officiel est Kannon hall) mais Yoshimasa Ashikaga est tombé malade en octobre et est mort le 7 janvier 1490, sans jamais voir ce bâtiment achevé.

Devant le bâtiment principal du temple se trouve un très beau jardin dont le nom est littéralement «mer de sable d’argent» (Ginshadan) fait de sable blanc, dont le tracé très précis, exprime les vagues. Beaucoup de personnes viennent admirer le spectacle de la lumière de la lune éclairant le jardin, lumière qui se reflète sur le sable de manière irrégulière et mystérieuse mais aussi sur le grand cône de sable (rappelant le Mont Fuji) qui se trouve au milieu.

Si vous allez au Pavillon d’argent, je vous conseille de suivre le “Chemin des philosophes” (Tetsugakuno michi). Il est nommé ainsi en souvenir d’un vieux philosophe qui s’y promenait en réfléchissant. Au printemps, le long d’un ruisseau, les cerisiers sont en fleurs et forment comme un tunnel. En automne, c’est le spectacle des feuilles jaunies qui vous enchantera.

 

Pour plus d’nformations :
Heures d’ouverture du temple :
– en été, du 1er mars au 30 novembre, de 8 h 30 à 17 h
– en hiver, du 1er décembre au 28 février, de 9 h à 16 h 30

Tarif : 500 yens

Arrêt de bus : Ginkakujimichi (Vous pouvez, par exemple, depuis la Gare de Kyôto, prendre le bus numéro 5 )

Trois grandes fêtes à Kyôto

de Masaya Ochiai, Jun Kajita et Masaya Tsujimura

 

A Kyôto, il y a beaucoup de fêtes très intéressantes durant toute l’année. Nous allons vous en présenter trois : la fête de Aoi , la fête de Gion et la fête de Obon.

La fête de Aoi

Tout d’abord, nous vous présentons la fête de Aoi (fête de la rose trémière, 葵祭り Aoi Matsuri), dont le nom officiel est «la fête de Kamo». Elle a lieu au temple de Shimogamo et au temple de Kamigamo, le 15 mai de chaque année.

Son origine remonte à plus de 1400 ans. L’empereur Kimmei (539-571) s’ennuyait. Il faisait très mauvais : il pleuvait beaucoup, le vent souffait très fort. Les récoltes de grains étaient très mauvaises. Un diseur de bonne aventure, au sanctuaire Kamo, prédit que les dieux étaient en colère et lui dit : «Il faut faire une fête pour remercier les dieux, le 15 mai. Pendant la fête, des chevaux porteront une clochette et feront des compétitions et les hommes porteront une sorte de cloche (shishigashira).» L’empereur accepta et envoya des nobles faire des offrandes dans ces temples. Les tempêtes s’arrêtèrent et les récoltes furent bonnes.

Après la fondation de Kyôto, en 794, le premier empereur de Kyôto, Kammu (781-806) décida de créer ce festival et d’en faire une fête impériale. Mais c’est à l’époque Heian que cette fête est vraiment devenue très célèbre. Aujourd’hui, c’est une reconstitution du défilé de cette époque. Vous pourrez y admirer les costumes et vêtements traditionnels et découvrir ainsi la vie à la cour impériale de l’époque. Il y a aussi de nombreux chars tirés par des chevaux et des boeufs. Parce que cette fête se tient depuis si lontemps, nous devons continuer de l’organiser et perpétuer ainsi le souvenir de cette fête de la noblesse.

La fête de Gion

La deuxième fête que nous vous présentons est la fête de Gion, Gion Matsuri. C’est une fête traditionnelle plus populaire et une des fêtes les plus connues au Japon. Elle date d’environ 1100 ans. Elle a lieu du début à la fin du mois de juillet. Chaque année, plus de cent mille visiteurs viennent y participer. Le jour principal est le 17 juillet. Ce jour-là, 32 chars appelés «yama» (23) et «hoko» (9), décorés de magnifiques tapisseries, défilent dans la ville. La fête de Gion a été organisée pour honorer l’empereur Gozo. Au début de l’époque Heian, une épidémie de peste se propagea dans le pays en raison du manque d’hygiène et de la densité de la population. Les gens du peuple défilèrent dans la ville en priant pour apaiser la malédiction qui la frappait. Ce défilé devint une fête annuelle dès 970.

Les chars «hoko»
Un char pèse près de 10 tonnes en moyenne. Sa hauteur est d’environ 25 mètres. Chaque année, on assemble les pièces de bois pour le reconstruire. On n’utilise pas de clou, seulement des cordes. Même s’il bouge, il ne s’écroule pas parce que sa construction lui laisse de la souplesse. Il faut 180 personnes pour bâtir un «hoko» et il faut environ 35 personnes pour le tirer, pendant la parade.

Les chars «yama»
Chaque char pèse environ 1.4 tonne en moyenne. Le char appelé «yama» est porté sur les épaules. Il faut environ 20 personnes pour le porter. Il est décoré de poupées, de branches de pin, etc. C’est très beau.

Cette fête traditionnelle a connu des changements. On a souvent dit que la fête de Gion était traditionnelle, ce qui peut signifier qu’elle est toujours la même depuis son origine. Mais son contenu a souvent changé au cours du temps. Il n’y a vraiment que certains des chars «yama» et «hoko» qui gardent la signification originale de cette fête. D’autres ont désormais d’autres inspirations : par exemple l’un d’eux représente une légende de Chine. Il était interdit aux femmes de participer à la fête de Gion à l’époque Edo. Cette règle existe toujours mais on commence à permettre aux femmes d’y participer. C’est ainsi que la fête de Gion change.

La fête de Obon

La troisième fête que nous allons présenter s’appelle Gozan no okuribi ( 五山送り火 ) plus connue sous le nom de Daimonji (大文字) ou le festival de Obon. C’est une des grandes fêtes boudhistes traditionnelles de Kyôto qui marque la fin de l’été pour honorer les âmes des défunts. Chaque année, le 16 août, à partir de 19 heures 30, dès la nuit tombée, des feux sont allumés sur cinq collines qui entourent la ville de Kyôto. Au Japon, dans la religion bouddhiste, on croit que les âmes des ancêtres viennent nous visiter pendant l’été. Ainsi, le 16 août, le dernier jour de l’été, les feux les aident à repartir dans l’autre monde et nous leur faisons une dernière fête. On pense que cette coutume a commencé en 794 mais en réalité, il n’y a pas d’archives certaines parce qu’elle a commencé comme une tradition populaire et non par les généraux de cette époque.
Les feux sont alimentés par des petits morceaux de bois «gomaki» diposés en un tas de 150 cm environ. On peut trouver ces petites bûches pour 300 yens dans les temples bouddhistes, avant le festival. On peut y inscrire un voeu qui, croit-on, se réalisera ou le nom de sa maladie pour en guérir par exemple. De plus les charbons de bois servant à allumer les feux, jouent un rôle de talisman et peuvent exorciser le mal. Le feu se trouvant sur la montagne Higashiyama par exemple est aussi large que la montagne, soit environ 80 m sur 160 m de long. Il faut pour chaque feu, environ 200 à 600 bûches. Ils sont très grands et se dessinent dans le ciel de la nuit très clairement.

Voici quelques endroits d’où l’on peut bien les voir :
*Pour voir les feux des montagnes de Higashiyama et de Nishigamosenyama, le meilleur endroit est de la gare de Demachiyanagi (ligne Keihan).
*Celui de Matsugasaki, allez aux alentours de la digue de Koyagawa.
*Celui de Kitayama, rendez-vous près du Temple d’or, au niveau de la rue Nishioji.
*Celui de Torii, vous pourrez bien le voir depuis les alentours du pont Togetsu ou du pont Matsuo à Arashiyama.

1.http://www.kyoto-np.co.jp/kp/koto/aoi/aoi.html
2.http://www.kyoto-np.co.jp/kp/koto/gion/gion.html
3.http://www.kyokanko.or.jp/3dai/daimonji.html