La Tour de Kyoto

August 2, 2017

 

Umon Naiki – Mizuho Taniguchi

 

 

Kyoto est la ville la plus traditionnelle du Japon avec ses nombreux temples et sanctuaires. Mais nous allons vous présenter un monument très moderne : la Tour de Kyoto.

 

                                                                   La Tour de Kyoto

 

Elle se trouve au sud de Kyoto en face de la gare de Kyoto. Elle a été construite en avril 1959 et rénovée en 2016. Elle mesure 131 mètres et c’est la construction la plus haute de la ville de Kyoto. On y trouve beaucoup de boutiques.

                                                               Des magasins de souvenirs

Au rez-de-chaussée par exemple, se trouvent des magasins de souvenirs divers. On peut y acheter des souvenirs originaux de Kyoto, des gâteaux typiquement japonais mais aussi des produits de beauté de Kyoto.

                                                               Des restaurants au sous-sol

Au sous-sol, on peut manger et boire. Il y a dix-neuf restaurants.

Au premier étage, on peut expérimenter la culture japonaise. On peut faire des sushi (boulettes de riz vinaigré avec une tranche de poisson cru ou de fruits de mer au dessus) et des objets de l’art traditionnel.

Nous allons vous présenter le magasin AKANEYA qui vend des objets traditionnels.

                                                       Le magasin AKANEYA (あかね屋)

Une caractéristique spéciale de ce magasin est que l’on peut décorer soi-même l’objet que l’on a choisi comme par exemple, un verre, une tasse, un éventail ou une clochette en verre, objet japonais typique de l’été. On la suspend près d’une fenêtre et on dit que le son de la clochette bougeant au gré du vent apporte une sensation de fraicheur !

 

                                                               Des clochettes en verre

 

                                                         Des objets que l’on peut décorer

 

Cela coute 13 euros (1 620 yens) pour la tasse et le verre. Décorer une clochette en verre ou un éventail coute 19 euros (2 500 yens). Attention, si l’objet a besoin d’une cuisson, pour fixer les couleurs par exemple, on ne peut pas le rapporter le même jour. On peut aussi faire des bracelets en pierre.

Au deuxième étage, il y a deux restaurants avec vue sur la la ville de Kyoto. On peut louer un kimono, le vêtement traditionnel japonais et le porter.

Ce qui est très important pour les touristes, c’est l’office du tourisme. Il se trouve au deuxième étage aussi.

Au troisième étage il y a des bureaux.

Du quatrième étage au huitième étage se trouve l’hôtel « Tower hotel ».

Au neuvième et dixième étage, il y a un restaurant d’où l’on a une vue panoramique de Kyoto.

Au onzième étage, il y a des ascenseurs pour se rendre sur la terrasse. De là, on peut voir aussi tout Kyoto et surtout l’architecture de la gare de Kyoto qui est très belle, mais aussi, divers temples célèbres, par exemple le temple Kiyomizu, le temple Toji et d’autres encore. Il y a une très belle vue. Le soir, les lumières de la ville de Kyoto sont belles et fantastiques.

 

                                                              L’entrée de la Tour de Kyoto

 

Récemment, le nombre d’attractions touristiques dans la Tour de Kyoto a augmenté. Il y a aussi de plus en plus de touristes à Kyoto. La Tour de Kyoto est l’endoit idéal pour découvvrir un peu de la culture japonaise et aussi pour la faire connaitre. On peut y aller très facilement car elle est juste en face de la gare de Kyoto. Il y a aussi beaucoup d’hôtels près de la Tour de Kyoto et on peut aller visiter, à environ sept minutes à pied, le temple Higashihongan ji.

 

Nous aimons beaucoup la Tour de Kyoto parce qu’il y a beaucoup de choses à voir, à faire et à déguster ! Nous vous conseillons de la visiter dès le premier jour de votre arrivée à Kyoto, et pourquoi pas descendre à l’hôtel de la tour. Pendant votre séjour à Kyoto, portez aussi un kimono ! C’est une expérience unique.

Le temple Byodo ji

Yachiyo TOKIOKA

Vous connaissez peut-être le temple Byodo in très connu situé à Uji, mais je vais vous présenter le temple Byodo ji qui se trouve à Kyoto dans l’arrondissement Shimogyo ku. On peut confondre car les deux noms se ressemblent.

« Byodo » signifie « égalité » (« ji » veut dire « temple » en japonais). Il appartient à la secte bouddhiste Shingon. La secte Shingon a été fondée par un moine et penseur très important nommé Kobōdaishi (774-835), à l’époque Heian.

Les adeptes de ce groupe religieux pensent que tout le monde a la capacité de surmonter sa souffrance.

Le temple Byodo ji porte aussi le nom de Inaba Yakushi. Inaba est l’ancien nom de la préfecture de Tottori qui est située à l’ouest de la préfecture de Kyoto au bord de la mer du Japon. Autrefois, Inaba était un centre politique et religieux où se trouvait le sanctuaire Ichinomiya, qui avait une grande influence dans le Japon du 7ème siècle. Yakushi représentait le Dieu de la guérison.

paysage matinal près du temple Byodo ji

paysage matinal près du temple Byodo ji

paysage matinal près du temple Byodo ji

personne saluant en passant devant  le temple

 

Voici l’histoire de ce temple :

Yukihira Tachibana était un des nobles qui faisait partie de la cour de l’Empereur Murakami (926-967) et on dit que cet empereur était un réformateur et qu’il était très cultivé. La capitale du Japon était Kyoto à ce moment-là (de 794 à 1868). A cette époque l’Empereur avait un grand pouvoir politique. Ce noble s’est rendu dans la préfecture de Inaba, à Ichinomiya, sur l’ordre de l’empereur pour prier pour la paix.

Après avoir prié, sur le chemin du retour à Kyoto, il est tombé gravement malade. Alité, il a rêvé qu’ un moine parlait de retirer une statue de Bouddha de la mer et de souhaiter sa guérison. Aussitôt, il a fait chercher cette statue et une statue en bois, d’environ 165 cm, a été trouvée. Yukihira Tachibana a pris soin de cette statue et a prié pour sa complète guérison et s’est rétabli miraculeusement. Yukihira Tachibana a réaménagé sa maison en y installant cette statue et a prié d’une manière fervente. Ainsi sa maison est devenue un temple au 11ème siècle. C’est ainsi que l’on pense que cette statue de Bouddha a des dons de guérison encore aujourd’hui.

le lieu de prière du sancutuaire pour les visiteurs

le lieu de prière du sancutuaire pour les visiteurs

à droite sur la photo, la vitrine où brûlent les cierges

à droite sur la photo, la vitrine où brûlent les cierges

 

Le temple Byodo ji n’est pas grand mais il est très populaire. Il y a toujours beaucoup de monde qui vient prier Yakushi, surtout le matin, en semaine. En fait, les gens prient en allant à leur travail. On croit que si on prie Yakushi, on n’aura pas de cancer.

 un jeune homme sur le chemin de retour de son entraînement de kendo 


un jeune homme sur le chemin de retour de son entraînement de kendo

une planche de bois qui assure une bonne santé, touchez-la !

une planche de bois qui assure une bonne santé, touchez-la !

une statue de Emma, Dieu de l’enfer qui chasse le diable et donne une bonne santé

une statue de Emma, Dieu de l’enfer qui chasse le diable et donne une bonne santé

 

 

Dans ce temple, il y a quelques bancs (c’est très rare dans les temples au Japon). Si l’on est fatigué ou si on veut passer un moment calme, on peut toujours s’y asseoir.

 

à gauche, un cerisier qui va fleurir en avril et à droite, une fontaine en pierre pour se laver les mains afin de se purifier

à gauche, un cerisier qui va fleurir en avril et à droite, une fontaine en pierre pour se laver les mains afin de se purifier

 

Plusieurs fêtes ont lieu chaque mois dans ce temple et aussi un marché tous les 8 du mois. On y vend des choses faites à la main comme des sacs, du pain, des gâteaux, des bagues, des bracelets ou des colliers etc. On passe un moment agréable en bavardage.

Passer du temps dans les temples, pour prier ou juste pour jouir d’un moment agréable, fait partie de la vie quotidienne de beaucoup de Japonais.

 

le 8 du mois, les drapeaux rouges annoncent le marché

le 8 du mois, les drapeaux rouges annoncent le marché

un jour de marché au temple

un jour de marché au temple

un stand de sacs à main

un stand de sacs à main

Dans ce temple, il y a deux moines qui récitent les soutra et un homme bénévol pour les diverses tâches du temple. Il fait le lien entre les moines et les visiteurs. Par exemple, lorsqu’une personne écrit son souhait sur une grande bougie, elle la lui confie. Le lendemain matin très tôt, un des deux moines priera en allumant cette bougie. Cet homme salue toujours sympathiquement et il est très gentil.

  l’homme bénévol au temple


l’homme bénévol au temple

 

C’est un endroit intéressant. On peut passer un moment religieux et agréable dans une ambiance populaire très japonaise. De plus, on peut se procurer une amulette-porte bonheur.

 

Je vous conseille la visite du temple Byodo ji pour changer des grands temples très touristiques et souvent très fréquentés.

 

Pour aller au temple Byodo ji :

-en métro, ligne Karasuma, il faut descendre à la station Gojo et prendre la sortie 1, c’est à 5 minutes à pied en direction du nord.

-en bus (vert), les bus n°5 ou n°26, il faut descendre à l’arrêt Karasuma Matsubara et c’est à 2 minutes environ en direction de l’est.

La ville de Uji

de Tsukasa Yamaguchi et Nazuna Asaoka

 

Quand un Japonais entend parler de Kyoto, il entend aussi Uji et il pense aussi au thé vert macha de Uji.

Uji est une ville située dans la préfecture de Kyoto. C’est un des meilleurs endroits au Japon où l’on récolte le thé macha.

Dans cette ville, il y a également un monument historique qui est aussi célèbre que le thé macha. Il s’appelle Byodo in hodo. C’est le Pavillon du Phénix qui se trouve dans le temple Byodo in. Il fait partie du Patrimoine culturel mondial.

Nous allons donc vous présenter deux choses typiques de Uji : le Pavillon Byodoin hodo et le thé macha.

 

Byodo in

le temple Byodo in

 

Ce temple a été fondé en 1052. Il  comprend de nombreuses salles et pagodes. Le trésor national japonais existe dans la construction primitive, datant de 1053, célèbre sous le nom de Hoodo qui tire son nom de sa forme, celle d’un phénix aux ailes déployées, et de deux de ces oiseaux en bronze doré, qui se font face, placés aux extrémités de l’arrête du toit du pavillon central et à l’arrière. La façade de cette construction donne sur un étang et le plan d’ensemble suit le style shinden zukuri, style caractéristique des résidences aristocratiques de l’époque Heian (794-1185). L’intérieur de la salle principale contient des objets d’art de qualité remarquable : la statue de Amida (nom japonais du bouddha Amitabha) qui en occupe le centre est une oeuvre authentique. Des réparations dans le bâtiment Hoodo ont été achevées en 1957.

 

 

Le thé macha (ou matcha)

Nous vous conseillons 2 salons de thé à Uji.

Le  1er salon de thé s’appelle Tsuen chaya. A l’origine, c’est une maison de thé datant de 1160.

 

le salon de thé Tsuen chaya

Au menu, on peut trouver des pâtisseries très japonaises comme des gâteaux traditionnels japonais (dango) mais aussi occidentales comme des glaces, des coupes glacées, etc, au goût macha.

une coupe glacée et une glace

Sur la photo ci-dessus, on peut voir une coupe glacée au macha avec de la mangue, de la pâte de haricots rouges et une brochette de dango et à droite, une glace au macha.

 

Le  2ème salon de thé s’appelle Uji kobo

le salon de thé Uji kobo

A l’origine, c’est aussi une maison de thé fondée en 1790. On peut y manger des desserts mais aussi des nouilles de sarrasin (soba) au goût macha.

une coupe glacée au macha

Nous vous conseillons de venir à Uji apprécier les jolis monuments tout en dégustant de bonnes choses.

Le grand portique Torii

de Anika IWAMA et Ayaka TAKEUCHI

 

Un torii est un portique qui sépare un sanctuaire du monde « normal ». Il est de couleur rouge vermillon. Il est supporté par deux poutres, deux pilliers et deux pierres comme sur le dessin ci-dessous.

 

 

 

Le santuaire Fushimi Inari

 

dessin du sanctuaire Fushimi Inari

 

 

C’est l’endroit typique à Kyoto où les torii sont très célèbres au Japon. 

Fushimi Inari est un sanctuaire shinto situé sur le mont Inari dans l’arrondissement de Fushimi dans la ville de Kyoto. Il y a le bâtiment principal et un autre appelé Ochaya qui est le bâtiment réservé aux invités de la cérémonie du thé. Ce sont des biens culturels importants au Japon.

Sur le mont Inari, on trouve 10000 portiques.

 

 

Senbon torii

 

le chemin aux 1000 torii

 

 

Ces torii ont été offerts par des croyants et consacrés au sanctuaire. On dit que si le torii est consacré les souhaits seront exaucés. Leur nom et la date de l’offrande sont inscrits sur le portique. Cette coutume a commencé à partir de la période Edo (1603–1868).

 

Visitez surtout l’endroit appelé Senbon torii (senbon signifie 1000) où l’on peut marcher sous 1000 torii, chemin célèbre dans ce santuaire.

En plus, c’est un lieu touristique populaire parce que c’est gratuit.

 

Venez, vous aussi, à Kyoto pour admirer le chemin aux mille torii !

La gare et la tour de Kyôto

Mariko IWANO, Rina KAGAWA et Midori KANEKO

 

1. La gare de Kyôto

entrée principale de la gare de Kyôto

 

La gare de Kyôto est l’une des plus grandes gare du Japon. La gare de Kyôto actuelle date de 1997. C’est l’architecte Hiroshi Hara qui a conçu les plans et sept autres architectes ont collaboré à sa construction. Comme Kyôto est une ville historique qui attire beaucoup de touristes, l’ancienne gare était trop petite donc, Kyôto a eu besoin d’une nouvelle gare. Certaines personnes étaient opposées à sa rénovation et pensaient que la nouvelle gare défigurerait le paysage, mais sinon, presque tout le monde était d’accord.

Dans la gare de Kyôto, il y a un lieu de rendez-vous qui s’appelle “lumière du temps (qui passe)” (toki no akari en japonais). C’est un monument qui imite la lumière de la ville de Kyôto et beaucoup de gens utilisent cet endroit comme lieu de rendez-vous.

 

lieu de rendez-vous dans la gare

 

 

les couleurs indiquent le moment de la journée

 

Il y a quatre compagnies de train différentes dans la gare de Kyôto.

a) La compagnie Japan Railways ou JR  (les chemins de fer du Japon) qui couvre l’ouest du Japon.

entrée principale sur les quais

 

vue de l'intérieur de la gare sur les lignes des trains

 

Il y a trois lignes :

・la ligne du Tokaidô. La région du Tokaidô regroupe les préfectures de Shizuoka, d’Aichi et de Gifu.

→ Sur cette ligne circulent les trains pour aller à Shiga ou à Osaka.

・la ligne de Sagano

→ Sur cette ligne circulent les trains pour aller à Arashiyama ou Kameoka.

・la ligne de Nara

→ Sur cette ligne circulent les trains pour aller à Nara.

Le quai nord a 558 mètres de long. C’est le plus long du Japon.

 

b) L’entreprise JR du Tokai (abrégé de Tokaidô).

entrée pour aller sur les quais des Shinkansen

 

Au Japon, les trains à grande vitesse s’appellent shinkansen.

c) Le chemin de fer du Kinki ( le Kinki, c’est une région où il y a six préfectures : Kyôto, Hyogo, Osaka, Mie, Shiga et Wakayama). C’est la ligne qui va de Kyôto à Nara. Elle est en concurrence avec la ligne JR ouest qui va à Nara.

les restaurants dans la gare

 

Et à côté de la gare de chemin de fer du Kinki, il y a un hôtel et un quartier commerçant qui est administré par l’entreprise du Kinki.

d) le métro de Kyôto

La ligne Nord-Sud, traverse la gare et a une station dans la gare de Kyôto. C’est dans cette station qu’il y a le plus grand nombre de passagers par jour.

 

2. Dans la gare de Kyôto

dans la gare

 

Dans l’immeuble de la gare de Kyôto, il y a un hôtel, un centre commercial qui s’appelle ISETAN, et le grand escalier. Le grand escalier a 171 marches, la longueur totale de cet escalier est de 35 mètres. Cet endroit-là, c’est un oasis et un havre de paix pour les couples, les touristes parce qu’il est très beau, la vue est très dégagée depuis l’escalier et on voit le ciel.

 

3. La tour de Kyôto

la tour de Kyôto vue du haut de la gare

La tour de Kyôto a été bâtie le 28 décembre 1964. Makoto Tanahashi a conçu cette tour. Elle  mesure 131 mètres et pèse 800 tonnes. Sa charpente n’est pas métallique comme la tour de Tôkyô ou la tour Eiffel. Cette tour est construite en un acier spécial qui forme un cylindre. C’est la première du monde qui est constituée ainsi, sans charpente métallique. Il y a un ascenseur et un escalier pour l’usage exclusif de la tour. Elle a été imaginée comme un phare pour éclairer la ville, et Kyôto représenterait la mer. Elle est très importante comme symbole de Kyôto.

L’intérieur du bâtiment : au deuxième sous-sol, il y a un grand bain public, et au rez-de-chaussée, il y a une boutique de souvenirs et le comptoir de billets pour entrer dans l’observatoire, tout en haut de la tour, d’où on peut avoir une vue panoramique de Kyôto. Du quatrième étage au huitième étage, il y a un hôtel qui s’appelle “Kyôto Tower Hotel”. Et enfin, au dixième étage, nous pouvons prendre un ascenseur pour aller à l’observatoire. Là, il y a beaucoup de restaurants.

vue du haut de la tour

 

vue de la tour

 

vue de nuit depuis la tour

 

4. La mascotte de la tour de Kyôto

mascotte de la tour de Kyôto

Pour le quarantième anniversaire de la tour, une mascotte a été créée. Elle s’appelle “Tawawachan”, ce qui veut dire, en japonais, qu’elle a l’apparence d’une tour.

Voici son profil :

*Sexe : féminin.

*Caractère : tranquille.

*Un point attirant : elle est mince et toute blanche.

*Goût : aime regarder la ville de Kyôto.

*Mot favori : “magokoro”(magokoro veut dire « sincérité »).

*Son type d’homme favori : les hommes grands.

*Caractéristique : sait jouer du koto (cithare japonaise à treize cordes dont on pince les cordes avec les ongles).

Un biscuit en forme de tête de renard

de Yuka Kikuchi

Si vous visitez Kyôto, je vous conseille d’aller au temple de Fushimi Inari. Ce sanctuaire shinto est la branche principale de sa secte et c’est le plus populaire parmi les 3200 sanctuaires shinto, vénérant Inari, le dieu de la fertilité, prenant la forme d’un renard.

 

le renard veillant à la porte du sanctuaire Fushimi Inari

le sanctuaire

 

 

Voici des photos du sanctuaire : le bâtiment construit de manière symétrique est très beau. C’est pour cela que l’on dit que les Français préfèrent les temples shinto. Constatez-le vous-même en le visitant !

Mais ce que je veux vous présenter aujourd’hui, ce n’est pas le temple lui-même, en fait. C’est un biscuit en forme de tête de renard. Beaucoup de magasins où on le vend se trouvent à mi-chemin du temple de Fushimi Inari et de la gare de Fushimi Inari (sur la ligne de chemin de fer Keihan). Mais je veux vraiment vous conseiller d’acheter ce biscuit au magasin «Hôgyokudô ». On peut y voir les artisans le fabriquer puis l’emballer, tout à la main.

conditionnement des biscuits

 

préparation des biscuits

 

Ils font et vendent plusieurs sortes de biscuits : aux légumes secs, aux petits pois ou avec des graines de potiron, etc. Ces biscuits sont vraiment durs donc faites bien attention si vous avez des problèmes de dents !!

Parmi tous ces biscuits, celui, en forme de tête de renard est le plus connu. Son goût est doux et un peu salé car le pâtissier ajoute de la miso (de la pâte de soja fermentée) dans la pâte. Il n’est pas très dur et plutôt léger.

 

biscuit en forme de tête de renard

Les artisans sont vraiment gentils et accueillants : essayez de leur parler si vous parlez en japonais (même un tout petit peu). Si vous avez de la chance, ils vous feront peut-être profiter des gâteaux cassés (et donc invendables mais très bons bien sûr).

Voici l’URL du magasin :

http://maps.google.co.jp/maps?hl=ja&q=%E4%BA%AC%E9%83%BD%E5%B8%82%E4%BC%8F%E8%A6%8B%E5%8C%BA%E6%B7%B1%E8%8D%89%E4%B8%80%E3%83%8E%E5%9D%AA%E7%94%BA%EF%BC%92%EF%BC%97%E7%95%AA%E5%9C%B0%E3%81%AE%EF%BC%97&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wl (22/01 / 2011)

En plus …

Adresse du magasin : 京都市伏見区深草一ノ坪町27番地の7 (27-7 Fukakusaichino tsubo-chô, Fushimi-ku, Kyôto-shi)

Heures d’ouverture du magasin : 7h30 -19h00 (7 jours sur 7)

Le temple Tôfuku ji

par Shohei TOMINAGA et Yusaku TAKAHASHI

le bâtiment Hojo teien et son jardin

 

Le temple Tôfuku ji, à Kyôto, est le temple principal de la secte bouddhiste Rinzai shû. Il a été construit en 1236, a complètement brûlé et a été reconstruit au XIVème siècle selon les plans d’origine. La porte principale «Sanmon» est considérée comme un trésor national. Nous sommes allés pour la première fois dans le jardin situé dans ce temple qui s’appelle «Hojo teien». C’est vraiment un très joli jardin. Il porte aussi le nom de «Hassô no niwa». Il a été dessiné par Shigemori Sanrei , un artiste japonais de l’ère Showa. C’est une oeuvre très représentative de la simplicité zen : il y a quatre jardins situés aux quatre points cardinaux du bâtiment principal.
  le jardin du sud

 

le jardin du nord

Le jardin du sud est composé de quatre pierres formant quatre îlots (où, dit-on, habiterait un ermite) appelés «Hôrai, Hôjô, Eisyu et Koryô» disposés sur du sable symbolisant la mer. En plus, on y trouve de petites montagnes artificielles symbolisant les cinq montagnes qui entourent Kyôto «Gozan : “go” signifie 5 en japonais et “zan” veut dire montagne».

Le jardin du nord est formé de pierres et de mousses disposées d’une façon géométrique, dessin très moderne pour l’époque. Isamu Noguchi, sculpteur japonais estime que ce jardin est proche de l’oeuvre de Piet Mondrian, peintre abstrait hollandais (1872-1944).

le jardin de l’ouest

 

le jardin de l'est

Le jardin de l’ouest : des arbustes d’azalées et de la terre sablonneuse forment des carreaux. Des pierres qui sont croisées symbolisent une rizière.

Le jardin de l’est est formé de colonnes de pierres qui symbolisent les étoiles de la «Grande Ourse». Ces colonnes sont entourées de terre sablonneuse exprimant les nuages. Leur hauteur varie pour exprimer l’intensité de la clarté des étoiles : haute, elle montre une étoile très brillante, basse elle indique une étoile peu scintillante. Sanrei a construit ces jardins aussitôt après la reconstruction du temple qui avait totalement brûlé. Il a mis 17 ans pour finir son oeuvre. Il a fait ce travail bénévolement pour célébrer ce temple dont les finances étaient alors au plus bas.

Ensuite, nous sommes allés voir l’endroit que l’on appelle Tûten bashi, un pont recouvert d’un toit. Il fut détruit par un typhon et reconstruit. Maintenant, il a une armature en béton. Il est entouré de nombreux érables alors, en automne, le spectacle des feuilles rouges y est magnifique et très populaire. Malheureusement, nous y sommes allés en été mais le verdoiement de la nature est beau aussi. Par ce pont, on accède à un autre trésor culturel classé et célèbre : «Kaizan dô». Son jardin est aussi très beau et original.

le pont Tûten bashi
 
 
 

«Kaizan dô»

 

dans le jardin «Kaizan dô»

Il y a beaucoup de temples au Japon qui sont magnifiques. Les étrangers ne les connaissent pas tous mais les Japonais non plus. On présente souvent les temples aux étrangers mais nous voudrions aussi que les Japonais les connaissent mieux.

Comment y aller :

    • par le train : ligne JR (Nara) ou ligne Keihan. Descendre à la gare Tofukuji, puis 10 minutes à pied.
    • par les bus de ville 202, 207 et 208.

Droit d’entrée (hors jardins) :

– 400 yens par adulte, 300 yens pour les enfants

Le musée “Le Dit du Genji”

par Ai Kitagawa et Saeko Syuhara

Le musée «Le Dit du Genji» (Genji monogatari), situé à Uji, une petite ville proche de Kyôto, présente le monde magnifique des peintures en rouleaux de la cour impériale, qui dépasse l’espace et des milliers d’années. Ce musée est le seul musée dédié à la culture de l’époque Heian et au roman «Le Dit du Genji», chef d’oeuvre de la littérature japonaise.

●Qu’est-ce que «Le Dit du Genji (源氏物語)»?

«Le Dit du Genji» est un roman écrit au début du XIème siècle et qui reste très populaire au Japon depuis cette époque. Il raconte les pérégrinations amoureuses et la prospérité de Genji, un prince qui éprouve de l’amour pour les femmes.

Au Japon, on lit ce roman depuis mille ans. L’original n’existe plus mais il y a beaucoup de manuscrits. À notre époque, il parait sous la forme de mangas et de traductions libres en langue moderne. Au musée, on trouve plus de trois milles livres sur ce sujet.

Qui est l’auteure du roman «Le Dit du Genji »?

L’auteure du roman «Le Dit du Genji» est Murasaki Shikibu (紫式部). Elle est née en 973. Son père était chef d’une région et aussi écrivain à l’époque Heian. Son grand-père était poète. Elle a perdu sa mère quand elle était petite, alors elle a grandi en subissant l’influence de son père. Adulte, elle a perdu aussi son mari et cela l’a rendue triste. Alors, elle a cherché à se distraire pour oublier son chagrin. C’est ainsi qu’elle a commencé à écrire «Le Dit du Genji». Son vrai nom n’est pas connu. On l’appelle Murasaki Shikibu en raison d’un autre titre qu’elle avait donné au livre «Le Dit du Genji » : 《Murasaki no monogatari 紫の物語》.

Le musée “Le Dit du Genji” : qu’est-ce qu’on peut y voir ?

 

 

Le musée est séparé en plusieurs salles dont la salle consacrée à l’époque 《Heian (平安).

Cette salle a pour thème principal :

– «Heian kyô (平安京), ancienne capitale du Japon de 794 à 1869», (aujourd’hui Kyôto),

–  et «Hiraku Genji (光源氏), nom du héros principal du roman».

Vous pourrez y voir aussi :

– un résumé du roman «Le Dit du Genji» et le charme des peintures en rouleaux de la cour impériale (源氏物語と王朝絵巻)》sont présentés en images haute définition.


– une sorte de calèche de l’époque et des costumes de la dame d’honneur de la cour impériale (牛車と女房装束). Cette voiture symbolise le monde magnifique que l’on trouve dans le livre «Le Dit du Genji». Les divers costumes présentés《Jyuni Hitoé (十二単)》,《Jyuni Hitoé (十二単)》étaient des costumes féminins de l’époque Heian, réservés aux femmes nobles.
– la culture de la cour impériale et les fêtes annuelles (王朝文化と年中行事)
– une reproduction d’un logement de la noblesse de l’époque Heian avec des costumes, des meubles de cette époque et un paravent.
 

On y présente aussi divers jeux de la noblesse :

– “hentugi” (偏つぎ), jeu avec des cartes avec des caractères chinois
– “sugoroku” (双六), jeu avec un damier

– “sugorokuban” (双六盤) » (différent du jeu de tric-trac actuel)


La salle appelée « le petit pont de planches (架け橋)》

Le roman est composé de 3 parties. Les deux premières se passent à Heiankyô (平安京) mais la troisième à Uji (宇治). Le chemin entre les deux villes est vraiment bien raconté : on part de Heiankyô, on passe la rivière Kamogawa, franchit un sentier de montagne, traverse la rivière de Uji pour finalement arriver dans cette ville, où le roman s’achève.

La salle consacrée à la ville de Uji (宇治)

Cette salle a pour thème Uji jyujyo (宇治十帖), qui est la troisième partie du roman. Elle présente les personnages et l’histoire. On peut comprendre même si on n’a jamais lu le livre.
  Trois scènes sont présentées :
– 《Kaoru no kaimami (薫の垣間見)》que l’on peut traduire par «Kaoru jette un regard furtif sur les femmes» ;
– 《Kangen no utage (管弦の宴)》 qui veut dire « un festin de musique orchestrale» ;
– 《Niounomiya et Ukihune (匂宮と浮舟)》, noms de deux personnages.

 

L’espace audiovisuel

Ici, on peut voir des images illustrant 《Uji jyujyo (宇治十帖)》, troisième partie du roman «Le Dit du Genji》composé en tout de 54 livres. Les explications sont données en quatre langues : japonais, anglais, coréen et chinois.

La salle historique

On y trouve une présentation de l’auteure du roman mais aussi l’histoire de Uji, reproduite en infographie sur des panneaux. Il y a aussi une présentation d’un temple célèbre à Uji, qui s’appelle 《Byodoin (平等院)》 et d’autres vestiges historiques.

La Bibliothèque

Elle comporte plus de trois milles livres sur « Le Dit du Genji », livres que l’on peut consulter ou lire sur place. Il y a aussi des DVD.

La Médiathèque

On peut faire des jeux avec les ordinateurs, visionner des costumes de l’époque Heian par exemple (100 yens le tirage si on en veut ). On peut aussi y faire des jeux de devinettes sur le roman «Le Dit du Genji».


La boutique du musée et Le café du musée

A la boutique du musée, on peut y acheter des livres sur «Le Dit du Genji», des encens, des gâteaux et bien d’autres choses.
Au café, on peut y boire du café et du thé vert mais aussi y manger des gâteaux japonais.

●Informations diverses sur le musée

Heures d’ouverture : de 9 h à 17 h (entrée possible jusqu’à 16 h 30)
Fermeture : les lundis et du 28 décembre au 3 janvier.

Tarifs : adulte 500 yens, enfant 250 yens

● Comment y aller?

En train

– avec la ligne Keihan, «京阪» et la ligne Uji «宇治», descendez à la gare d’Uji. Il faut 8 minutes à pied.
・avec la ligne JR et la ligne Nara «奈良», descendez à la gare Uji. Il faut 15 minutes à pied.

Le temple Daigo ji

par Ikue Hagimori

dans le temple

dans le temple

 

Le temple Daigo ji est un temple qui se situe au sud de Kyôto. Il a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1994. En 874, un moine bouddhiste, nommé Shobo, a fondé ce temple, qui était encore de petite taille à ce moment-là. Dès lors, il a été préservé par les autorités qui ont aidé ce temple à grandir. Maintenant, c’est un des temples ayant une des plus grandes surfaces de terrain, à Kyôto. Au printemps, un grand nombre de touristes le visitent pour regarder les cerisiers en pleine floraison.

le bâtiment "kondo"

 

le bâtiment "Kondo"

Le bâtiment appelé “Kondo” est un bâtiment qui se trouve au cœur du temple et où sont intallées des statues de Bouddha. Il a été construit en 926, mais a été détruit deux fois par le feu. En 1600, il a été reconstruit et conservé dans l’état jusqu’à maintenant.

La pagode à quatre étages “Gojunoto”

la pagode à 5 étages

la pagode à 5 étages

Lorsqu’on avance sur le chemin du temple, on voit immédiatement la pagode à quatre étages. Sa construction a commencé en 936 et a été achevée 15 ans plus tard. Puisque elle est très ancienne, on ne peut pas y entrer. Sa hauteur est de 38 mètres.

 

 

                

le bâtiment “Sanbo in”

Dans le temple Daigo se trouve un bâtiment entouré d’un jardin magnifique. Il s’appelle “Sanbo in”. Il a été fondé par un grand moine bouddhiste en 1115. Ce bâtiment a été construit avec des techniques très traditionnelles. “Sanbo in” est connu pour son jardin : une pièce d’eau entourée de vert (des arbres et de la mousse) et des pierres. Dans un silence très agréable, chacun peut laisser son imagination vagabonder ou réfléchir avec sérénité. Attention ! Dans ce bâtiment, il est interdit de prendre des photos.

Pour se rendre à ce temple :

Gares les plus proches :

– en train : la gare de Yamashina (ligne JR ) par la ligne de Biwako ou la gare Kosai ou Rokujizo par la ligne de Uji
– en métro : la station Daigo par la ligne Tôzai

Heures d’ouverture :

– de mai à début décembre, de 9 hà 17 h et de décembre à février, de 9 h à 16h

Tarifs :

– pour le âtiment “Kondo” et la pagode : 600 yens   – pour entrer au jardin ‘”Sanbo in”: 600 yens

Le temple Yogen in

de Chiaki Horiguchi

 

 

entrée du temple Yogen in

L’entrée, dans le temple se fait par une petite porte. On y accède par une pente douce. Après avoir payé 500 yens par adulte au guichet, on reçoit un petit historique du temple et une carte postale. Huit illustrations différentes composent la série de cartes postales mais on ne peut pas choisir celle qui nous est donnée. Elles reproduisent des peintures faites pour le repos des âmes des samouraïs, par Sotatsu Tawaraya, peintre du début du XVIIe siècle. Sa façon de peindre est particulière et vivante. Chaque illustration est le pendant d’une autre : deux éléphants blancs, deux lions, deux “kirin” (sorte de licorne, animal chimérique de la mythologie chinoise) et un pin. Attention, il est interdit de prendre des photos à l’intérieur du bâtiment.

Une employée passe une cassette comportant des explications sur le bâtiment. Malheureusement, cette cassette est enregistrée uniquement en japonais mais ce temple vaut la peine d’être visité pour ses peintures magnifiques sur les portes coulissantes intérieures et l’histoire de son plafond. Celui-ci est composé de planches qui viennent du château de Fushimi, près de Kyôto. Il est appelé “plafond de sang” et les traces de sang qui tâchent les planches sont réelles et datent de 1600. Elles proviennent de 384 samouraïs, à qui on avait ordonné de garder le château de Fushimi et qui ont préféré se donner la mort plutôt que de se rendre. A cette époque-là, on n’a pas pu se débarasser de leurs dépouilles tout de suite. Leur sang et leur trace ne se sont pas effacés. Par endroits, on distingue nettement les formes de personnes.

Le couloir du bâtiment a été construit selon la technique du <uguisu bari <(uguisu=rossignol en japonais). Chaque fois qu’une personne marche dans le couloir, le plancher émet un bruit imitant le chant d’un oiseau. Plus cette personne essaie de marcher tranquillement, plus les planches grincent fort. Cette installation avait pour but d’empêcher les espions (ninja) de s’introduire dans le bâtiment.

Le jardin de ce temple est célèbre, lui aussi. L’ambiance du jardin change avec les plantes qui y poussent à chaque saison. On peut y ressentir la beauté de la nature tout au long de l’année. Ce petit temple est situé juste à côté du grand temple Sanjusangendo.

Pour y aller : 5 mn à pied de la station Shichijo avec la ligne Keihan ; 1 mn à pied de l’arrêt de bus Hakubutsukansanjusangendomae ; 20 mn à pied de la gare de Kyôto.