Les nouveaux desserts au matcha

January 30, 2019

par Natsumi Shiba, Takuma Tsukuda, Nozomi Sasaki

 

Aimez-vous le thé matcha (ou macha) ? Le thé matcha est venu de Chine il y a environ 800 ans. À cette époque-là, nous le buvions comme un remède.

C’est pendant la deuxième moitié du XVIe siècle que Sen no Rikyu, le maitre d’une école de l’art de la cérémonie du thé, a introduit le thé matcha au Japon. Aujourd’hui, les Japonais boivent rarement du thé matcha sauf pendant une cérémonie du thé traditionnelle ou lors d’une visite dans un temple. Le gout est un peu amer.

 

poudre de thé matcha

 

Au Japon, ces dernières années, on trouve de plus en plus de cafés appelés « café matcha ». Savez -vous qu’on peut manger des pâtisseries au gout matcha ?

La cuisine japonaise est populaire dans le monde entier pour son côté sain. En même temps, l’attrait du thé vert japonais « nihoncha » et du thé matcha commence à être reconnu dans le monde entier grâce à des marques américaines comme Häagen-Daz dès les années 90 avec les crèmes glacées et Starbucks avec le café matcha frappuccino, les crêpes au matcha, le café mélangé à du matcha (2001), etc.

On peut acheter de plus en plus de douceurs au gout matcha comme par exemple des gâteaux, du chocolat, de la glace, ou des choux à la crème dans les supermarchés ou les supérettes pour 300 yens (2 euros) environ. Les glaces au matcha sont très populaires sur les lieux touristiques.

Il y a beaucoup de cafés et salons de thé qui proposent des pâtisseries au matcha à Kyoto. Nous allons vous en présenter un.

  entrée du café Gion- Kitagawahanbei

 

Nous allons vous présenter le café Gion Kitagawahanbei où on peut déguster des desserts au matcha avec du thé. Bien sûr, les gâteaux au matcha et le thé sont délicieux et c’est comme un endroit secret donc nous vous recommandons d’y aller tôt.

 

une sorte « de café gourmand au matcha »  chez Gion Kitagawahannbei

(2600 yens (environ 20 euros).

Ce café est ouvert de 11h à 22h (mais le mardi de 11h à 18h). Le menu en soirée est différent du menu de midi.

Pour y aller, depuis la gare de Kyoto, en bus, il faut descendre à l’arrêt de bus Shijo-Kawaramachi, et marcher en direction du sanctuaire shinto Yasaka jinja pendant environ 10 minutes.

 

Si vous vous venez à Kyoto, goutez les desserts au matcha parce que Kyoto est l’endroit le plus célèbre au Japon pour le thé matcha !

Découvrez le gout authentique de ce thé vert spécial et en plus à Kyoto !

La boulangerie KiKi

par Kiyonari Sakamoto, Ryosuke Miyazono et Tadami Terada

 

Est-ce que vous connaissez la boulangerie qui s’appelle KiKi à Kyoto ? Elle est située au Nord-ouest de la ville, près du temple Ninna ji.  Il faut environ 6 minutes à pied pour y aller de la gare Utano du tramway de la ligne Keifuku (en direction de Arashiyama). Cette boulangerie a 9 ans. Autrefois, elle se trouvait près de la gare de Saiin (les trains Hankyū), au centre-ouest de la ville de Kyoto.

 

La boulangerie est un peu difficile à trouver car elle est située dans un sous-sol, mais l’intérieur et l’extérieur sont très clairs et très modernes.

 l’entrée de la boulangerie

 

  dans la boulangerie

 

Elle ouvre de 8 heures jusqu’à 20 heures tous les jours sauf le lundi. Il semble que le boulanger se lève avant 4 heures pour préparer son pain.

La boulangerie KiKi est très populaire parce qu’on y trouve des pains très variés mais aussi et surtout, des pains originaux et uniques.

Aujourd’hui, les pains les plus populaires sont le pain de mie, la tarte aux pommes et le pain appelé « shishamo-pan », qui est un pain fourré d’un poisson entier.

 

                                          le pain appelé « shishamo-pan »

 

Le pain au lotus est aussi très populaire auprès des jeunes femmes car il a peu de calories.

Voici d’autres exemples de pains originaux :

  • Le pain « anchyobiori-bu no furansupan », avec des anchois et des olives. Il coute environ 1,4 euro.
  • Le pain « ichijiku to howaitochoko », avec des figues et du chocolat blanc. Il coute environ 1,2 euro.

à droite sur la photo, le pain « ichijiku to howaitochoko »

et à gauche, le pain « anchyobiori-bu no furansupan »

 

  • La brioche « mitsuringo to kibizatō », aux pommes trempées dans du miel avec de la cassonade. Elle coute environ 1,3 euro.

Il y en a d’autres tous aussi originaux.

Nous avons demandé au propriétaire de cette boulangerie, comment il trouvait de nouvelles sortes de pain. Il nous a expliqué qu’il a travaillé dans une entreprise de restauration (Le Saint-Marc) à Osaka, puis, a été apprenti dans la boulangerie FRIANDISE à Kyoto et c’est de ses expériences qu’il a beaucoup appris. Il s’inspire de recettes de cuisine française et italienne.

Il nous a dit que ce n’était pas toujours facile de réussir, qu’il réussissait une fois sur dix seulement. Mais il nous a dit aussi que c’était très important de toujours essayer. Maintenant, ses pains plaisent à ses clients.

De plus, il tient à faire des pains moelleux. Normalement, le pain français est dur, mais il veut le faire plus mou car il pense également que le toucher est aussi important. Il veut que son pain ait un beau son comme les tourtes. Mais pour lui, ce qui compte le plus, c’est le gout du pain et peu importe où on le produit !

 

La boulangerie KIKI produit beaucoup de pains rares, allez vous aussi, gouter à ses pains originaux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les gâteaux mitarashidango

Les gâteaux mitarashidango

 

Chigusa KANAI

Mao ABE

 

Au Japon, quand on visite des temples ou des sanctuaires, on fait aussi des voyages culinaires. Avez-vous remarqué que pour accéder à ces lieux, il y a de nombreuses petites échoppes qui vendent toutes sortes de bonnes choses à manger ? On peut ainsi gouter à des gâteaux, des glaces ou autres spécialités culinaires traditionnelles. C’est un grand plaisir parce qu’il y en a vraiment beaucoup, très différentes alors on peut vraiment se régaler.

 

Il y a beaucoup de gâteaux différents à Kyoto. On trouve donc beaucoup de magasins spécialisés en pâtisseries japonaises. Parmi toutes les pâtisseries typiquement japonaises, les gâteaux appelés « mitarashidango » sont célèbres. C’est une boulette de pâte de riz bouilli et pilé, appelée « dango » recouverte d’une épaisse sauce au soja sucrée, le tout sur une brochette de bois. En général, il y a quatre ou cinq boulettes sur chaque brochette.


les gâteaux mitarashidango

 

L’origine du nom « mitarashidango » proviendrait du nom d’un festival qui a lieu au sanctuaire Shimogamo jinja à Kyoto (au nord-est de Kyoto dans l’arrondissement de Sakyō-ku) depuis l’année 1100, le festival Mitarashisai (se prononce mitarashissaï). À cette époque, les gâteaux « dango » ne sont pas faits avec du riz mais avec des glands donc ils n’étaient pas doux. Ils étaient principalement destinés aux offrandes dans les temples. C’est après qu’ils sont devenus « les gâteaux mitarashidango » que l’on a commencé à manger avec de la sauce de soja.

 

le sanctuaire Shimogamo jinja

 

Plus tard, on a ajouté du sucre à la sauce de soja et on l’a épaissie, ce qui a fait sa grande popularité.

Nous vous avons présenté les gâteaux «  mitarashidango », mais il y a beaucoup d’autres sortes de pâtisseries sous forme de boulettes de riz bouilli à des gouts différents, sucrés mais aussi salés. Et ils sont très bons avec du thé vert japonais. Ces boulettes « dango » sont mangées, en particulier, pendant des fêtes ou des festivals de saison. On les achète souvent dans des magasins de pâtisseries japonaises mais également dans les supermarchés ou des dépanneurs. On peut en faire à la maison mais comme cela prend beaucoup de temps et demande beaucoup d’efforts, presque plus personne n’en fait soi-même.

 

 d’autres sortes de brochettes « dango » 

 

Les gâteaux « mitarashidango » sont délicieux. Si vous venez à Kyoto, et que vous passez devant une pâtisserie traditionnelle, arrêtez-vous ! De plus, on vous recommande de visiter le sanctuaire Shimogamo jinja parce qu’il est très populaire et très beau. Il fait partie du patrimoine mondial, alors si vous visitez Kyoto, allez-y ! Et en sortant, n’oubliez pas de vous faire plaisir avec une brochette de « mitarashidango » !

Un petit restaurant typique japonais

par Ruri YOSHIMURA et Aoi YAMAMOTO

 

le restaurant KOREDEMOKA

Connaissez-vous le restaurant KOREDEMOKA. Cela veut dire “grande quantité”. Ce restaurant existe depuis 10 ans. Il y a beaucoup de menus différents de plats traditionnels japonais et on peut gouter à beaucoup de sortes d’alcools traditionnels japonais. C’est un bon endroit pour venir se restaurer après une journée fatigante de visites ou de travail. On en sera satisfait. Ce restaurant contient seulement 14 places, donc il est un peu difficile d’y entrer. Il est situé derrière la gare de Saiin, à l’ouest de Kyoto.

Nous vous recommandons quatre menus à moins de 1 000 yens (environ 10 euros).

Le premier menu appelé GATSUMESHI qui comprend de la viande frite et bouillie, des nouilles chinoises ramen mais aussi du riz et des légumes, tout ça pour seulement 900 yens.

                           le menu GATSUMESHI, très populaire

Le deuxième menu appelé TORICHYASHUDON est un filet de poulet rôti et des pickles, pour 850 yens. La sauce est piquante et il y a aussi une soupe de style japonais.

          

  le menu 『TORICHYASHUDON』

Le troisième menu est appelé KARAAGEDON : c’est du poulet frit avec une sauce japonaise sur du riz. C`est une sauce traditionnelle japonaise qu’on utilise souvent à la maison. Il coute 750 yens.

                          

           le menu 『KARAAGEDON 』

Et enfin, le quatrième menu que nous vous recommandons est le menu OMURETSUMEN. Ce sont des nouilles dans une omelette. Ce menu coute 800 yens.

  le plat OMURETSUMEN

Bien sûr, il y a d’autres menus dans ce restaurant. Il y a aussi cinq sortes de menus-déjeuner à emporter.

les menus à emporter

Ce restaurant sert aussi beaucoup de boissons alcoolisées. Par exemple, des sakés japonais, alcools à base de riz mais aussi de pommes de terre et d’orge ainsi que des cocktails de fruits. Beaucoup d’étudiants et de salariés viennent ici.

C’est un restaurant très calme et vous pouvez apprécier le goût simple japonais. Le patron de ce restaurant est très sympa et accueillant. Vous serez sûrement satisfait parce que tous les menus sont volumineux.

Essayez de gouter, vous aussi, aux mêmes menus que choisissent beaucoup de Japonais.

                                           des sakés japonais

Ce restaurant a des prix très abordables. Allez-y avec vos amis pendant votre séjour à Kyoto ! Tout le monde y est très décontracté. Bon appétit !

Les gâteaux Kyōgashi

Chigusa KANAI-Mikoto OTA

 Kyōto est une ville très riche en pâtisseries diverses. On appelle les gâteaux de Kyōto, les gâteaux kyōgashi. Le kanji « kyō » est le premier kanji de « Kyōto » et le kanji « gashi » signifie « gâteau ».

 

 des gâteaux kyōgashi

À la fin de l’ère Muromachi, vers 1466 les gâteaux appelés namban ont influencé les gâteaux kyōgashi. Namban est une région du Portugal. Dans les douceurs appelées nambangashi on trouvait le gâteau castella (une sorte de génoise) et les bonbons kompeito de Namban.

le cake castella             

       

les bonbons kompeito

Les douceurs traditionnelles japonaises étaient peu sucrées mais elles sont devenues plus sucrées sous l’influence des douceurs venues de l’étranger, notamment du Portugal.

A Kyōto, autrefois, on mangeait des gâteaux pendant des fêtes spéciales souvent religieuses, dans les temples et les sanctuaires. Par exemple pour fêter la nouvelle année, à la Fête des petites filles (le 3 mars de chaque année) ou pour une cérémonie de mariage mais aussi pour apprécier une nouvelle saison. Ils étaient réservés aux gens aisés. On les dégustait en buvant du thé vert.

Les gâteaux kyōgashi font appel à nos cinq sens : le gout bien sûr, mais aussi la délicatesse de leur forme, la couleur qui réjouit la vue, la saveur de tous ces ingrédients qui caresse l’odorat, l’effet d’élasticité du gâteau qui satisfait le toucher du palais et le nom de chaque pâtisserie qui stimule l’oreille.

Nous allons vous présenter un gâteau et une sucrerie kyōgashi. Tout d’abord, le gâteau appelé sakamanjū.

 

deux gâteaux sakamanju

C’est le plus ancien du Japon et il est à l’origine de tous les autres gâteaux appelés manjū. Ces gâteaux sont faits à base de farine de blé et fourrés de pâte de haricots rouges.

un gâteau sakamanjū

La pâte du gâteau sakamanjū est aussi à base de farine de blé et de sucre qui a fermenté dans du saké. Ce gâteau est également fourré d’une pâte de haricots rouges sucrée. Comme il sent le sake, il a été nommé sakamanjū.

On sent très fort la bonne odeur du saké et aussi en le mangeant. Il est très différent des autres gâteaux manjū.

Ici, ce ne sont pas des gâteaux mais des sucreries appelées  goshikimame.

les sucreries gashikimame

Elles ont été produites pour la première fois en 1887. « goshikimane » signifie « pois de cinq couleurs ». Il était bien vu à cette époque d’en offrir à l’empereur Taisho (début du XX e siècle).

Cette sucrerie est saupoudrée d’un sucre coloré marron, vert, jaune, rouge, ou blanc :

  • la couleur marron représente l’eau,
  • le vert représente les arbres,
  • le rouge représente le feu,
  • le jaune, le sol,
  • et le blanc représente l’or.

La forme du pois symbolise la terre. On en mange pour la Fête des petites filles et la Fête de Setsubun à la veille du printemps selon le calendrier lunaire. Ces cinq couleurs signifient aussi le bonheur. Ils sont fabriqués de façon artisanale. Un paquet de 125 grammes coute environ 500 yens (environ 4 euros).

Aujourd’hui, les gâteaux kyōgashi peuvent être dégustés avec du thé vert, à tout moment, par exemple, quand nous avons des visiteurs.

Il y a beaucoup de sortes de confiseries et de gâteaux kyōgashi. Les gâteaux kyōgashi les plus chers peuvent couter jusqu’à 5 000 yens (environ 40 euros), une boîte de 10 gâteaux comme sur la photo 1. Ils sont vraiment spéciaux ! Les premiers prix sont d’environ 300 yens. On peut en acheter dans les magasins de souvenirs et les supermarchés.

Si vous venez à Kyoto, profitez non seulement des temples et des sanctuaires, mais aussi goutez les gâteaux kyōgashi. Ils seront toujours assortis à la saison. Tout en les dégustant, profitez des beautés de Kyoto.

Les nouilles soba au thé vert

Ami Ishimaru, Tomoko Ito, Yuka Masui

 

Kyoto regorge de traditions diverses et notamment gastronomiques. Il y a beaucoup d’aliments célèbres originaires de Kyoto. Quel est votre aliment préféré ? Est-ce que c’est la peau du lait de soja appelée Yuba, les pickles de Kyoto, les légumes de Kyoto appelés kyoyasai ou le thé vert matcha ?

Nous vous recommandons les nouilles appelées soba. Ce sont des nouilles faites avec de la farine de sarrasin. Celles que nous allons vous présenter ne sont pas communes.

Les nouilles soba sont nées en 1643, à l’époque Edo. Nous ne savons pas qui les mangeait au début, si c’était un plat populaire ou réservé à l’élite.

On trouvait aussi des nouilles soba de cinq couleurs que l’on mangeait à la fête des poupées appelée Hinamatsuri, le 3 mars de chaque année. Les cinq couleurs sont blanc, rouge, vert, noir et jaune :

  • les nouilles blanches contiennent moins de farine de sarrasin qui est une farine brun foncé,
  • les nouilles rouges sont pétries dans de la prune, de la perilla frutescens (« le basilic chinois ») et du carthame (une teinture),
  • les nouilles vertes sont pétries dans du thé vert,
  • les nouilles noires, dans du sésame et des algues,
  • et les nouilles jaunes, dans de l’œuf.

C’était le début des nouilles soba au thé vert. Maintenant, nous ne mangeons plus guère ces différentes sortes de soba sauf les nouilles vertes. Les nouilles soba au thé vert sont connues comme une spécialité de Kyoto.

Elles ont la même forme que les nouilles habituelles, on les mange de la même manière avec des baguettes mais leur couleur est différente. Elles sont vertes. On les appelle « les soba au thé vert ». On peut les apprécier par la vue, l’odorat et le toucher. Avec cette couleur verte, elles sont belles, quand on les met dans la bouche, le goût du matcha stimule l’odorat, et la texture des nouilles soba est unique.

                                       les nouilles soba au thé vert

On peut en acheter aussi dans les supermarchés pour 300 yens (2 euros) environ. On peut les manger à la maison en famille.

Pour les préparer, c’est facile. Il faut faire bouillir les nouilles dans de l’eau bouillante pendant environ 4 minutes. Ensuite, les passer sous l’eau froide avant de les mettre sur une assiette.

                                 un paquet acheté dans un supermarché

Il y a beaucoup de restaurants de soba à Kyoto qui proposent des nouilles soba au thé vert.

Nous allons vous présenter le restaurant Nakamura Fujikichi. Cet endroit est très populaire et beaucoup de gens attendent toujours pour pouvoir y manger, donc nous vous recommandons d’y aller tôt.

                           entrée du restaurant Nakamura Fujikichi

 

               le menu « soba au thé vert » chez Nakamura Fujikichi

Ce menu coute, à la carte, 820 yens (environ 7 euros) et dans un menu, 1 100 yens (environ 9 euros). Bien sûr, les nouilles soba au thé vert sont délicieuses, mais les desserts au thé matcha sont également très bons.

On peut y manger de 10 h à 18 heures (dernière commande 17h30).

C’est un peu loin de Kyoto, il faut environ 40 minutes pour y aller mais si vous allez à Uji, c’est une bonne occasion de déjeuner dans ce restaurant.

Pour y aller,

– avec la ligne JR, prendre un train direction Uji, descendre à la gare de Uji et c’est à 1 minute à pied.

– avec la ligne Keihan, prendre un train direction Uji, descendre à la gare de Uji et c’est à 10 minutes à pied en direction du sud.

 

Les soba au thé vert sont avant tout faites pour être appréciées avec les cinq sens ! Si vous venez à Kyoto, goutez aux nouilles soba au thé vert ! Vous découvrirez une saveur nouvelle et différente de vos saveurs habituelles !

 

La gelée « warabimochi »

Ayaka Okuno – Junko Oyama

 

Kyoto, ancienne capitale du Japon, a gardé beaucoup de délicieuses traditions culinaires. Nous allons vous présenter un dessert en forme de gelée. Connaissez-vous la gelée appelée « warabimochi » ? C’est très populaire au Japon. C’est doux et sucré. Nous en mangeons souvent en été. Comme beaucoup de desserts japonais, c’est fait à base de riz.

 

un paquet de gelée « warabimochi » acheté dans un supermarché

À l’époque Heian (794-1185), l’empereur Godaigo aimait beaucoup cette douceur appelée « warabimochi ». Puis, à l’époque Muromachi (1336-1573), la cérémonie du thé est devenue très populaire, ainsi, on buvait le thé accompagné de cette gelée.

Autrefois, elle était vendue dans la rue par des marchands ambulants qui cherchaient les clients en criant :「la gelée « warabimochi » est très bonne ! Acheter de la gelée !」 Aujourd’hui, on n’en voit plus, mais on comprend que c’était très populaire.

La gelée est faite à partir d’une sorte de fougère, de sucre et d’eau. Autrefois, on la faisait soi-même mais aujourd’hui tout le monde l’achète toute prête. Aujourd’hui comme la farine de fougère est très chère, on utilise plus souvent l’amidon de la patate douce. En général, on mange la gelée « warabimochi », saupoudrée de farine de soja « kinako » ou recouverte d’un sirop de sucre noir.

 

la gelée « warabimochi »

 

On peut en acheter partout, dans tous les supermarchés et supérettes mais on en trouve peu en hiver car c’est un produit de l’été. Une barquette de gelée coûte environ 100 yens. Cette gelée ne coûte même pas 1 euro ! Quand on achète la gelée, il y a toujours un sachet de poudre « kinako » avec et il faut la consommer dans la journée. On mange ce dessert au goûter en général avec un thé.

Nous pensons qu’il n’y a aucun Japonais qui n’a jamais mangé de gelée « warabimochi » ! C’est très bon. Nous vous recommandons de goûter à cette douceur !

Les biscuits « sobabōro »

par Junko Oyama et Ayaka Okuno

 

Kyoto, ancienne capitale du Japon, a gardé beaucoup de traditions culinaires. Nous allons vous présenter des biscuits originaux. Connaissez-vous les biscuits appelés « sobabōro » ? Ce sont des petits biscuits en forme de fleur de prunier. Ils sont très connus au Japon.

 

À l’époque Muromachi (1336-1573), un missionnaire portugais a apporté au Japon ces biscuits pour la première fois. Ces biscuits s’appelaient « bōro », « biscuit », en portugais. C’étaient des petits biscuits ronds.

En 1587, un célèbre samouraï de l’époque, a organisé une grande fête dans le temple de Kitano, au nord de Kyoto, le temple des pruniers déjà à cette époque, et pour cette fête, il a fait faire ces biscuits en forme de fleur de prunier.

À l’origine, ils étaient faits avec de la farine de blé, du sucre et des œufs. Mais à l’époque Meiji (1868-1912), un magasin de nouilles de sarrasin, à Kyoto, a commencé à vendre ces biscuits mais en remplaçant la farine de blé par de la farine de sarrasin. Et depuis, ces biscuits sont très populaires et célèbres.

un paquet de biscuits « sobabōro » acheté dans un supermarché

Aujourd’hui, on ne les fait plus beaucoup à la maison, mais si vous aimez faire de la pâtisserie, voici une recette pour 30 biscuits environ.

Ingrédients :

– 100 grammes de farine de sarrasin,

– 30 g de farine de riz,

– 1,5 g de poudre à lever,

– 50 g de sucre,

– et un œuf.

La pâte se fait sans eau.

Recette :

D’abord il faut mélanger la farine de sarrasin avec la farine de riz, la poudre à lever, le sucre et l’œuf. Ensuite, on découpe des morceaux de la pâte obtenue de la taille qu’on veut et enfin, on les cuit au four. Ils ont une bonne odeur de sarrasin mais, attention si vous êtes allergiques au sarrasin, vous ne pourrez pas goûter à ces délicieux biscuits. On les déguste en buvant du thé japonais.

En général, ces gâteaux sont apppréciés par les personnes âgées car ils ont un goût ancien, mais nous les avons goûtés. C’est très bon.

des biscuits « sobabōro »

C’est la pâtisserie traditionnelle Kawamichiya qui a commencé à en vendre. Elle se trouve près de la station de métro shiyakushomae, au carrefour de Oike dori et Karasuma dori, devant l’hôtel de ville de Kyoto. Aujourd’hui, on peut en acheter partout, dans les supermarchés et même dans les supérettes. On peut trouver des boîtes de 100 grammes pour 300 à 1 000 yens environ (3 à 8 euros).

 

Si vous visitez Kyoto, nous vous recommandons d’acheter en souvenir, ces biscuits devenus des biscuits traditionnels japonais. Vous allez les aimer vous aussi.

Le gâteau roulé 『Kyobaum』

Saeka Kawahara – Aika Shinogi

 

Vous connaissez Kyoto, ses jolis temples, ses sanctuaires magnifiques, son thé matcha, mais est-ce que vous connaissez des pâtisseries que l’on peut manger à Kyoto ? Il y a beaucoup de gâteaux différents traditionnels, typiques de Kyoto mais également des gâteaux venus de l’étranger.

Nous allons vous présenter le gâteau roulé qui s’appelle Kyobaum (Kyo『京』de Kyoto et『baum』qui signifie « arbre » en allemand). Ce gâteau est en fait, le gâteau allemand appelé『baumkuchen』à la forme d’un tronc d’arbre coupé.

C’est Karl Joseph Wilhelm Juchheim qui a importé ce gâteau au Japon. C’est pendant une exposition sur l’Allemagne, à Hiroshima, le 4 mars 1919 que le gâteau baumkuchen est apparu au Japon pour la première fois, mais en ce qui concerne le gâteau kyobaum, c’est seulement depuis 2008.

C’est un nouveau gâteau très populaire ici au Japon surtout auprès des Japonais qui ont envie de gouter à d’autres pâtisseries mais il est aussi apprécié par les touristes étrangers.

『Kyobaum』grand gâteau

 

『gâteau pour une personne』

 

Ce gâteau, rebaptisé Kyobaum est de plus en plus adapté aux goûts japonais. Aujourd’hui, on trouve des gâteaux :

-au thé matcha (thé vert en poudre) (la partie verte du gâteau sur la photo ci-dessus),

-faits à base de lait de soja avec un gout typique (partie blanche sur la photo).

On peut en acheter partout, dans de nombreux magasins et dans les boutiques de souvenirs des endroits touristiques comme les temples. On parle souvent de ce gâteau dans les réseaux sociaux

Il existe un café à Kyoto, à cinq minutes à pied, au nord-ouest de la gare de Karasuma des trains Hankyu (sortie Shi jo), dont la spécialité est le gâteau Kyobaum. Ce gâteau coute entre 1 160 et 1 750 yens (entre 9 et 13 euros) suivant la taille du gâteau. En général, il faut le manger très vite car il ne se garde pas longtemps. Attention s’il vous plait!

Si vous venez à Kyoto, goutez au gâteau mi allemand mi japonais Kyobaum ! Vous allez l’aimez !

Les gâteaux yatsuhashi

écrit par Ayaka Okuno et Junko Oyama

 

 

Connaissez-vous les gâteaux yatsuhashi ?

Ce sont des gâteaux traditionnels typiques de Kyoto. Ils sont très connus ici. Une légende dit que l’origine du nom de cette pâtisserie vient de Kengyo Yatsuhashi. C’était un musicien et compositeur et surtout un grand maître de koto à l’époque Edo, il y a environ 1 600 ans. Le koto est un instrument de musique traditionnel venu de Chine, une sorte de cithare japonaise.

Pour lui, même les petites choses étaient très importantes. Il pensait qu’un seul petit grain de riz était important. Il a enseigné comment faire un biscuit à base de riz à ses disciples. Après sa mort, on a continué à faire des gâteaux, en forme de koto, en son souvenir. Il est devenu célèbre dans les maisons de thé à Kyoto à partir de l’époque Edo. Il l’est encore aujourd’hui. Ces biscuits sont appelés yatsuhashi maintenant.

des biscuits yatsuhashi

Les biscuits yatsuhashi sont fait de la manière suivante.  D’abord il faut mélanger de la farine de riz avec du sucre et une sorte de cannelle appelée nikki. Puis, c’est cuit à la vapeur environ 15 minutes. Enfin, la pâte obtenue est étirée en une couche mince en forme de rectangle courbé. Puis, elle est cuite et coupée en petits rectangles. Avec presque la même recette, il y a aussi les gâteaux appelés namayatsuhashi comme sur la photo ci-dessous.

La pâte est très molle comme celle des gâteaux traditionnels à base de riz. La pâte classique est parfumée à la cannelle, mais maintenant, on trouve aussi des pâtes de gâteau aux gouts chocolat, sésame, fraise, pêche et matcha (thé vert en poudre).

Ces gâteaux sont fourrés avec de la pâte de haricots rouges (anko) pour le gout classique. Mais aujourd’hui, il y a aussi les mêmes parfums que ceux de la pâte du gâteau comme ci-dessus.

les gâteaux namayatsuhashi

On peut faire soi-même les biscuits durs et les gâteaux mous à la maison, mais en général, on les achète. Une boite de gâteaux coute entre environ 4 et 8 euros (entre 500 et 1000 yens).

Ces gâteaux sont des gâteaux typiques de Kyoto mais on en trouve aussi à Tokyo.

Si vous visitez Kyoto, nous vous recommandons de gouter les biscuits et les gâteaux yatsuhashi et d’en offrir comme cadeau-souvenir. On peut les garder environ dix jours. C’est délicieux. Vous allez les aimer vous aussi ! Nous, nous adorons les gâteaux au gout matcha !