Un petit restaurant typique japonais

July 16, 2018

par Ruri YOSHIMURA et Aoi YAMAMOTO

 

le restaurant KOREDEMOKA

Connaissez-vous le restaurant KOREDEMOKA. Cela veut dire “grande quantité”. Ce restaurant existe depuis 10 ans. Il y a beaucoup de menus différents de plats traditionnels japonais et on peut gouter à beaucoup de sortes d’alcools traditionnels japonais. C’est un bon endroit pour venir se restaurer après une journée fatigante de visites ou de travail. On en sera satisfait. Ce restaurant contient seulement 14 places, donc il est un peu difficile d’y entrer. Il est situé derrière la gare de Saiin, à l’ouest de Kyoto.

Nous vous recommandons quatre menus à moins de 1 000 yens (environ 10 euros).

Le premier menu appelé GATSUMESHI qui comprend de la viande frite et bouillie, des nouilles chinoises ramen mais aussi du riz et des légumes, tout ça pour seulement 900 yens.

                           le menu GATSUMESHI, très populaire

Le deuxième menu appelé TORICHYASHUDON est un filet de poulet rôti et des pickles, pour 850 yens. La sauce est piquante et il y a aussi une soupe de style japonais.

          

  le menu 『TORICHYASHUDON』

Le troisième menu est appelé KARAAGEDON : c’est du poulet frit avec une sauce japonaise sur du riz. C`est une sauce traditionnelle japonaise qu’on utilise souvent à la maison. Il coute 750 yens.

                          

           le menu 『KARAAGEDON 』

Et enfin, le quatrième menu que nous vous recommandons est le menu OMURETSUMEN. Ce sont des nouilles dans une omelette. Ce menu coute 800 yens.

  le plat OMURETSUMEN

Bien sûr, il y a d’autres menus dans ce restaurant. Il y a aussi cinq sortes de menus-déjeuner à emporter.

les menus à emporter

Ce restaurant sert aussi beaucoup de boissons alcoolisées. Par exemple, des sakés japonais, alcools à base de riz mais aussi de pommes de terre et d’orge ainsi que des cocktails de fruits. Beaucoup d’étudiants et de salariés viennent ici.

C’est un restaurant très calme et vous pouvez apprécier le goût simple japonais. Le patron de ce restaurant est très sympa et accueillant. Vous serez sûrement satisfait parce que tous les menus sont volumineux.

Essayez de gouter, vous aussi, aux mêmes menus que choisissent beaucoup de Japonais.

                                           des sakés japonais

Ce restaurant a des prix très abordables. Allez-y avec vos amis pendant votre séjour à Kyoto ! Tout le monde y est très décontracté. Bon appétit !

Les gâteaux Kyōgashi

Chigusa KANAI-Mikoto OTA

 Kyōto est une ville très riche en pâtisseries diverses. On appelle les gâteaux de Kyōto, les gâteaux kyōgashi. Le kanji « kyō » est le premier kanji de « Kyōto » et le kanji « gashi » signifie « gâteau ».

 

 des gâteaux kyōgashi

À la fin de l’ère Muromachi, vers 1466 les gâteaux appelés namban ont influencé les gâteaux kyōgashi. Namban est une région du Portugal. Dans les douceurs appelées nambangashi on trouvait le gâteau castella (une sorte de génoise) et les bonbons kompeito de Namban.

le cake castella             

       

les bonbons kompeito

Les douceurs traditionnelles japonaises étaient peu sucrées mais elles sont devenues plus sucrées sous l’influence des douceurs venues de l’étranger, notamment du Portugal.

A Kyōto, autrefois, on mangeait des gâteaux pendant des fêtes spéciales souvent religieuses, dans les temples et les sanctuaires. Par exemple pour fêter la nouvelle année, à la Fête des petites filles (le 3 mars de chaque année) ou pour une cérémonie de mariage mais aussi pour apprécier une nouvelle saison. Ils étaient réservés aux gens aisés. On les dégustait en buvant du thé vert.

Les gâteaux kyōgashi font appel à nos cinq sens : le gout bien sûr, mais aussi la délicatesse de leur forme, la couleur qui réjouit la vue, la saveur de tous ces ingrédients qui caresse l’odorat, l’effet d’élasticité du gâteau qui satisfait le toucher du palais et le nom de chaque pâtisserie qui stimule l’oreille.

Nous allons vous présenter un gâteau et une sucrerie kyōgashi. Tout d’abord, le gâteau appelé sakamanjū.

 

deux gâteaux sakamanju

C’est le plus ancien du Japon et il est à l’origine de tous les autres gâteaux appelés manjū. Ces gâteaux sont faits à base de farine de blé et fourrés de pâte de haricots rouges.

un gâteau sakamanjū

La pâte du gâteau sakamanjū est aussi à base de farine de blé et de sucre qui a fermenté dans du saké. Ce gâteau est également fourré d’une pâte de haricots rouges sucrée. Comme il sent le sake, il a été nommé sakamanjū.

On sent très fort la bonne odeur du saké et aussi en le mangeant. Il est très différent des autres gâteaux manjū.

Ici, ce ne sont pas des gâteaux mais des sucreries appelées  goshikimame.

les sucreries gashikimame

Elles ont été produites pour la première fois en 1887. « goshikimane » signifie « pois de cinq couleurs ». Il était bien vu à cette époque d’en offrir à l’empereur Taisho (début du XX e siècle).

Cette sucrerie est saupoudrée d’un sucre coloré marron, vert, jaune, rouge, ou blanc :

  • la couleur marron représente l’eau,
  • le vert représente les arbres,
  • le rouge représente le feu,
  • le jaune, le sol,
  • et le blanc représente l’or.

La forme du pois symbolise la terre. On en mange pour la Fête des petites filles et la Fête de Setsubun à la veille du printemps selon le calendrier lunaire. Ces cinq couleurs signifient aussi le bonheur. Ils sont fabriqués de façon artisanale. Un paquet de 125 grammes coute environ 500 yens (environ 4 euros).

Aujourd’hui, les gâteaux kyōgashi peuvent être dégustés avec du thé vert, à tout moment, par exemple, quand nous avons des visiteurs.

Il y a beaucoup de sortes de confiseries et de gâteaux kyōgashi. Les gâteaux kyōgashi les plus chers peuvent couter jusqu’à 5 000 yens (environ 40 euros), une boîte de 10 gâteaux comme sur la photo 1. Ils sont vraiment spéciaux ! Les premiers prix sont d’environ 300 yens. On peut en acheter dans les magasins de souvenirs et les supermarchés.

Si vous venez à Kyoto, profitez non seulement des temples et des sanctuaires, mais aussi goutez les gâteaux kyōgashi. Ils seront toujours assortis à la saison. Tout en les dégustant, profitez des beautés de Kyoto.

Les nouilles soba au thé vert

Ami Ishimaru, Tomoko Ito, Yuka Masui

 

Kyoto regorge de traditions diverses et notamment gastronomiques. Il y a beaucoup d’aliments célèbres originaires de Kyoto. Quel est votre aliment préféré ? Est-ce que c’est la peau du lait de soja appelée Yuba, les pickles de Kyoto, les légumes de Kyoto appelés kyoyasai ou le thé vert matcha ?

Nous vous recommandons les nouilles appelées soba. Ce sont des nouilles faites avec de la farine de sarrasin. Celles que nous allons vous présenter ne sont pas communes.

Les nouilles soba sont nées en 1643, à l’époque Edo. Nous ne savons pas qui les mangeait au début, si c’était un plat populaire ou réservé à l’élite.

On trouvait aussi des nouilles soba de cinq couleurs que l’on mangeait à la fête des poupées appelée Hinamatsuri, le 3 mars de chaque année. Les cinq couleurs sont blanc, rouge, vert, noir et jaune :

  • les nouilles blanches contiennent moins de farine de sarrasin qui est une farine brun foncé,
  • les nouilles rouges sont pétries dans de la prune, de la perilla frutescens (« le basilic chinois ») et du carthame (une teinture),
  • les nouilles vertes sont pétries dans du thé vert,
  • les nouilles noires, dans du sésame et des algues,
  • et les nouilles jaunes, dans de l’œuf.

C’était le début des nouilles soba au thé vert. Maintenant, nous ne mangeons plus guère ces différentes sortes de soba sauf les nouilles vertes. Les nouilles soba au thé vert sont connues comme une spécialité de Kyoto.

Elles ont la même forme que les nouilles habituelles, on les mange de la même manière avec des baguettes mais leur couleur est différente. Elles sont vertes. On les appelle « les soba au thé vert ». On peut les apprécier par la vue, l’odorat et le toucher. Avec cette couleur verte, elles sont belles, quand on les met dans la bouche, le goût du matcha stimule l’odorat, et la texture des nouilles soba est unique.

                                       les nouilles soba au thé vert

On peut en acheter aussi dans les supermarchés pour 300 yens (2 euros) environ. On peut les manger à la maison en famille.

Pour les préparer, c’est facile. Il faut faire bouillir les nouilles dans de l’eau bouillante pendant environ 4 minutes. Ensuite, les passer sous l’eau froide avant de les mettre sur une assiette.

                                 un paquet acheté dans un supermarché

Il y a beaucoup de restaurants de soba à Kyoto qui proposent des nouilles soba au thé vert.

Nous allons vous présenter le restaurant Nakamura Fujikichi. Cet endroit est très populaire et beaucoup de gens attendent toujours pour pouvoir y manger, donc nous vous recommandons d’y aller tôt.

                           entrée du restaurant Nakamura Fujikichi

 

               le menu « soba au thé vert » chez Nakamura Fujikichi

Ce menu coute, à la carte, 820 yens (environ 7 euros) et dans un menu, 1 100 yens (environ 9 euros). Bien sûr, les nouilles soba au thé vert sont délicieuses, mais les desserts au thé matcha sont également très bons.

On peut y manger de 10 h à 18 heures (dernière commande 17h30).

C’est un peu loin de Kyoto, il faut environ 40 minutes pour y aller mais si vous allez à Uji, c’est une bonne occasion de déjeuner dans ce restaurant.

Pour y aller,

– avec la ligne JR, prendre un train direction Uji, descendre à la gare de Uji et c’est à 1 minute à pied.

– avec la ligne Keihan, prendre un train direction Uji, descendre à la gare de Uji et c’est à 10 minutes à pied en direction du sud.

 

Les soba au thé vert sont avant tout faites pour être appréciées avec les cinq sens ! Si vous venez à Kyoto, goutez aux nouilles soba au thé vert ! Vous découvrirez une saveur nouvelle et différente de vos saveurs habituelles !

 

La gelée « warabimochi »

Ayaka Okuno – Junko Oyama

 

Kyoto, ancienne capitale du Japon, a gardé beaucoup de délicieuses traditions culinaires. Nous allons vous présenter un dessert en forme de gelée. Connaissez-vous la gelée appelée « warabimochi » ? C’est très populaire au Japon. C’est doux et sucré. Nous en mangeons souvent en été. Comme beaucoup de desserts japonais, c’est fait à base de riz.

 

un paquet de gelée « warabimochi » acheté dans un supermarché

À l’époque Heian (794-1185), l’empereur Godaigo aimait beaucoup cette douceur appelée « warabimochi ». Puis, à l’époque Muromachi (1336-1573), la cérémonie du thé est devenue très populaire, ainsi, on buvait le thé accompagné de cette gelée.

Autrefois, elle était vendue dans la rue par des marchands ambulants qui cherchaient les clients en criant :「la gelée « warabimochi » est très bonne ! Acheter de la gelée !」 Aujourd’hui, on n’en voit plus, mais on comprend que c’était très populaire.

La gelée est faite à partir d’une sorte de fougère, de sucre et d’eau. Autrefois, on la faisait soi-même mais aujourd’hui tout le monde l’achète toute prête. Aujourd’hui comme la farine de fougère est très chère, on utilise plus souvent l’amidon de la patate douce. En général, on mange la gelée « warabimochi », saupoudrée de farine de soja « kinako » ou recouverte d’un sirop de sucre noir.

 

la gelée « warabimochi »

 

On peut en acheter partout, dans tous les supermarchés et supérettes mais on en trouve peu en hiver car c’est un produit de l’été. Une barquette de gelée coûte environ 100 yens. Cette gelée ne coûte même pas 1 euro ! Quand on achète la gelée, il y a toujours un sachet de poudre « kinako » avec et il faut la consommer dans la journée. On mange ce dessert au goûter en général avec un thé.

Nous pensons qu’il n’y a aucun Japonais qui n’a jamais mangé de gelée « warabimochi » ! C’est très bon. Nous vous recommandons de goûter à cette douceur !

Les biscuits « sobabōro »

par Junko Oyama et Ayaka Okuno

 

Kyoto, ancienne capitale du Japon, a gardé beaucoup de traditions culinaires. Nous allons vous présenter des biscuits originaux. Connaissez-vous les biscuits appelés « sobabōro » ? Ce sont des petits biscuits en forme de fleur de prunier. Ils sont très connus au Japon.

 

À l’époque Muromachi (1336-1573), un missionnaire portugais a apporté au Japon ces biscuits pour la première fois. Ces biscuits s’appelaient « bōro », « biscuit », en portugais. C’étaient des petits biscuits ronds.

En 1587, un célèbre samouraï de l’époque, a organisé une grande fête dans le temple de Kitano, au nord de Kyoto, le temple des pruniers déjà à cette époque, et pour cette fête, il a fait faire ces biscuits en forme de fleur de prunier.

À l’origine, ils étaient faits avec de la farine de blé, du sucre et des œufs. Mais à l’époque Meiji (1868-1912), un magasin de nouilles de sarrasin, à Kyoto, a commencé à vendre ces biscuits mais en remplaçant la farine de blé par de la farine de sarrasin. Et depuis, ces biscuits sont très populaires et célèbres.

un paquet de biscuits « sobabōro » acheté dans un supermarché

Aujourd’hui, on ne les fait plus beaucoup à la maison, mais si vous aimez faire de la pâtisserie, voici une recette pour 30 biscuits environ.

Ingrédients :

– 100 grammes de farine de sarrasin,

– 30 g de farine de riz,

– 1,5 g de poudre à lever,

– 50 g de sucre,

– et un œuf.

La pâte se fait sans eau.

Recette :

D’abord il faut mélanger la farine de sarrasin avec la farine de riz, la poudre à lever, le sucre et l’œuf. Ensuite, on découpe des morceaux de la pâte obtenue de la taille qu’on veut et enfin, on les cuit au four. Ils ont une bonne odeur de sarrasin mais, attention si vous êtes allergiques au sarrasin, vous ne pourrez pas goûter à ces délicieux biscuits. On les déguste en buvant du thé japonais.

En général, ces gâteaux sont apppréciés par les personnes âgées car ils ont un goût ancien, mais nous les avons goûtés. C’est très bon.

des biscuits « sobabōro »

C’est la pâtisserie traditionnelle Kawamichiya qui a commencé à en vendre. Elle se trouve près de la station de métro shiyakushomae, au carrefour de Oike dori et Karasuma dori, devant l’hôtel de ville de Kyoto. Aujourd’hui, on peut en acheter partout, dans les supermarchés et même dans les supérettes. On peut trouver des boîtes de 100 grammes pour 300 à 1 000 yens environ (3 à 8 euros).

 

Si vous visitez Kyoto, nous vous recommandons d’acheter en souvenir, ces biscuits devenus des biscuits traditionnels japonais. Vous allez les aimer vous aussi.

Le gâteau roulé 『Kyobaum』

Saeka Kawahara – Aika Shinogi

 

Vous connaissez Kyoto, ses jolis temples, ses sanctuaires magnifiques, son thé matcha, mais est-ce que vous connaissez des pâtisseries que l’on peut manger à Kyoto ? Il y a beaucoup de gâteaux différents traditionnels, typiques de Kyoto mais également des gâteaux venus de l’étranger.

Nous allons vous présenter le gâteau roulé qui s’appelle Kyobaum (Kyo『京』de Kyoto et『baum』qui signifie « arbre » en allemand). Ce gâteau est en fait, le gâteau allemand appelé『baumkuchen』à la forme d’un tronc d’arbre coupé.

C’est Karl Joseph Wilhelm Juchheim qui a importé ce gâteau au Japon. C’est pendant une exposition sur l’Allemagne, à Hiroshima, le 4 mars 1919 que le gâteau baumkuchen est apparu au Japon pour la première fois, mais en ce qui concerne le gâteau kyobaum, c’est seulement depuis 2008.

C’est un nouveau gâteau très populaire ici au Japon surtout auprès des Japonais qui ont envie de gouter à d’autres pâtisseries mais il est aussi apprécié par les touristes étrangers.

『Kyobaum』grand gâteau

 

『gâteau pour une personne』

 

Ce gâteau, rebaptisé Kyobaum est de plus en plus adapté aux goûts japonais. Aujourd’hui, on trouve des gâteaux :

-au thé matcha (thé vert en poudre) (la partie verte du gâteau sur la photo ci-dessus),

-faits à base de lait de soja avec un gout typique (partie blanche sur la photo).

On peut en acheter partout, dans de nombreux magasins et dans les boutiques de souvenirs des endroits touristiques comme les temples. On parle souvent de ce gâteau dans les réseaux sociaux

Il existe un café à Kyoto, à cinq minutes à pied, au nord-ouest de la gare de Karasuma des trains Hankyu (sortie Shi jo), dont la spécialité est le gâteau Kyobaum. Ce gâteau coute entre 1 160 et 1 750 yens (entre 9 et 13 euros) suivant la taille du gâteau. En général, il faut le manger très vite car il ne se garde pas longtemps. Attention s’il vous plait!

Si vous venez à Kyoto, goutez au gâteau mi allemand mi japonais Kyobaum ! Vous allez l’aimez !

Les gâteaux yatsuhashi

écrit par Ayaka Okuno et Junko Oyama

 

 

Connaissez-vous les gâteaux yatsuhashi ?

Ce sont des gâteaux traditionnels typiques de Kyoto. Ils sont très connus ici. Une légende dit que l’origine du nom de cette pâtisserie vient de Kengyo Yatsuhashi. C’était un musicien et compositeur et surtout un grand maître de koto à l’époque Edo, il y a environ 1 600 ans. Le koto est un instrument de musique traditionnel venu de Chine, une sorte de cithare japonaise.

Pour lui, même les petites choses étaient très importantes. Il pensait qu’un seul petit grain de riz était important. Il a enseigné comment faire un biscuit à base de riz à ses disciples. Après sa mort, on a continué à faire des gâteaux, en forme de koto, en son souvenir. Il est devenu célèbre dans les maisons de thé à Kyoto à partir de l’époque Edo. Il l’est encore aujourd’hui. Ces biscuits sont appelés yatsuhashi maintenant.

des biscuits yatsuhashi

Les biscuits yatsuhashi sont fait de la manière suivante.  D’abord il faut mélanger de la farine de riz avec du sucre et une sorte de cannelle appelée nikki. Puis, c’est cuit à la vapeur environ 15 minutes. Enfin, la pâte obtenue est étirée en une couche mince en forme de rectangle courbé. Puis, elle est cuite et coupée en petits rectangles. Avec presque la même recette, il y a aussi les gâteaux appelés namayatsuhashi comme sur la photo ci-dessous.

La pâte est très molle comme celle des gâteaux traditionnels à base de riz. La pâte classique est parfumée à la cannelle, mais maintenant, on trouve aussi des pâtes de gâteau aux gouts chocolat, sésame, fraise, pêche et matcha (thé vert en poudre).

Ces gâteaux sont fourrés avec de la pâte de haricots rouges (anko) pour le gout classique. Mais aujourd’hui, il y a aussi les mêmes parfums que ceux de la pâte du gâteau comme ci-dessus.

les gâteaux namayatsuhashi

On peut faire soi-même les biscuits durs et les gâteaux mous à la maison, mais en général, on les achète. Une boite de gâteaux coute entre environ 4 et 8 euros (entre 500 et 1000 yens).

Ces gâteaux sont des gâteaux typiques de Kyoto mais on en trouve aussi à Tokyo.

Si vous visitez Kyoto, nous vous recommandons de gouter les biscuits et les gâteaux yatsuhashi et d’en offrir comme cadeau-souvenir. On peut les garder environ dix jours. C’est délicieux. Vous allez les aimer vous aussi ! Nous, nous adorons les gâteaux au gout matcha !

La pâtisserie mitarashidango

Michika DOI-Wakana DOI-Maasa WADA

 

 

Kyoto est une ville très touristique. Avec la venue d’étrangers de plus en plus nombreux chaque année, aujourd’hui, les pâtisseries japonaises commencent à être un peu connues dans le monde entier. Parmi toutes les pâtisseries japonaises, nous allons vous présenter les gâteaux appelés mitarashidango.

les kanji de mitarashi

les kanji de mitarashi

 

Voici le sens des kanji de « mitarashi» que l’on peut voir sur la photo ci-dessus. Le premier kanji « 御» sert de préfixe honorifique. Le deuxième kanji, « 手», veut dire « main » et le dernier kanji, « 洗 », est tiré du verbe « laver » et « dango » signifie « boulette ».

 

Histoire des boulettes dango
On pense que les Japonais ont commencé à manger des gâteaux roulés en boulette, il y a environ 15 000 ans, de l’époque Jomon à l’époque Yayoi. À ce moment-là, on trouvait beaucoup de châtaignes dans la nature. On les écrasait dans de l’eau, puis on formait une boule avant de les manger.
Dans les années 1600, au début de l’époque Edo, ces boulettes formées avec de la châtaigne que l’on appelait dango, sont apparues piquées sur une brochette de bambou, généralement des brochettes de quatre boulettes. Ce fût l’occasion d’émettre la nouvelle pièce de 4 sens, la monnaie de l’époque. Dans les années 1700, au second tiers de l’époque Edo, les boulettes sucrées sont devenues très populaires auprès du peuple. De plus, un nouveau proverbe est apparu qui disait <Des boulettes dango plutôt que des fleurs !> . Cela signifiait que les fleurs ne pouvaient que flatter la vue, tandis que les gâteaux dango remplissaient le ventre !

Les gâteaux mitarashidango
L’origine connue de cette pâtisserie est liée au sanctuaire Shimogamo situé dans l’arrondissement de Sakyo ku au nord de Kyoto. Ce temple est près de la gare Demachiyanagi sur la ligne Keihan.
Le nom de la pâtisserie vient du festival Mitarashi, qui se déroule dans ce sanctuaire. On a repris la forme des boulettes d’autrefois mais les brochettes mitarashi dango étaient composées de cinq boulettes.
Il existe deux théories sur l’origine de cette forme.
– La première théorie est que la forme d’une boulette venait de la forme d’une bulle d’eau de l’étang de Mitarashi du sanctuaire. Après la première bulle, quatre bulles supplémentaires sont montées à la surface de l’eau. On a donc gardé l’image des cinq bulles.
– L’autre théorie est que mitarashi dango représente une forme humaine : quatre boulettes pour le corps et la cinquième pour la tête.
Aujourd’hui, on trouve principalement des brochettes de quatre boulettes dans le commerce et au temple, à des occasions exceptionnelles, des brochettes de cinq boulettes.
Maintenant, cette pâtisserie est faite à base de riz bouilli nappé d’une sauce sucrée et salée.

Voici une recette pour faire cette pâtisserie.

Ingrédients

Pour le nappage :
– deux cuillères à soupe de sauce de soja,
– une cuillère à soupe de mirin (alcool de riz sucré et épais utilisé dans la cuisine japonaise),

– quatre cuillères à soupe de sucre,

– une cuillère à soupe de fécule de pomme de terre,

– et 100 ml d’eau.

Pour les boulettes dango :

– 200 g de farine de riz
– 160 ml d’eau

La sauce de Mitarashi

nappage des boulettes

Recette
Le nappage :

1. Mettre les ingrédients de la sauce dans une casserole comme sur la photo ci-contre.
2. Faire chauffer et mélanger.
3.Laisser refroidir.

 

Les boulettes dango :
1. Mettre la farine de riz et l’eau dans un bol et pétrir.
2. Utiliser le creux de la main pour faire les boulettes.
3. Plonger les boulettes dans de l’eau bouillante.
4. Dès qu’elles flottent, les mettre dans une passoire.
5. Mettre les boulettes sur des piques à brochettes, comme sur la photo ci-dessous, où on peut voir les brochettes avec quatre boulettes dango.
6. Napper avec la sauce.

 

boulettes de riz bouilli

 

brochettes de 4 boulettes 

boulettes nappées de sauce

 

Aujourd’hui, on peut facilement trouver ces gâteaux mitarashidango dans les supermarchés ou les supérettes et bien sûr dans les magasins de pâtisseries japonaises. Une brochette coute entre 80 et 120 yens (autour de 1 euro).

 

 

Si vous venez à Kyoto, n’hésitez pas à en manger plusieurs fois et à comparer leur gout !

Le thé macha

de Hikaru NAKAZONO, Sakura NISHIMURA et Chika OKAMURA

 

 

Nous allons vous présenter le thé traditionnel japonais appelé macha.

Connaissez-vous le thé macha ? Dans le dictionnaire Larousse 2016, il est orthographié matcha. C’est une sorte de thé vert en poudre. Les Japonais boivent souvent du thé vert mais ne boivent pas souvent du thé macha. C’est un thé vert spécial pour la cérémonie du thé traditionnelle.

Le thé macha est plus cher que les autres sortes de thé vert. Ce sont des feuilles de thé différentes. Kyoto est célèbre pour ces plantations de thé vert. Beaucoup des touristes japonais et étrangers en visite à Kyoto, goutent le thé macha.

Il y a environ 800 ans, une nouvelle façon de faire le thé est apparue de Chine. À cette époque, le thé était une denrée très précieuse donc seulement les personnes riches pouvaient en boire.

 

du thé macha servi avec un gâteau wagashi

 

On peut boire le thé macha dans un salon de thé traditionnel. Kyoto étant une ville traditionnelle, il y en a beaucoup.

Nous allons vous expliquer comment boire le thé macha.

Comme sur la photo ci-dessus, il est toujours servi avec une pâtissserie traditionnelle appelée wagashi. Il est recommandé de la manger avant de boire le thé. Comme la pâtisserie est sucrée, elle enlève le gout amer du thé, voilà pourquoi il est recommandé de manger la pâtisserie avant de boire le thé macha.
Tout d’abord, ce thé se boit dans un grand bol. Le bol a un dessin sur le devant. C’est incorrect de mettre sa bouche sur le dessin, alors, quand on boit, on le tient avec les deux mains et on le tourne à droite deux fois. On boit le thé en une ou deux gorgées. Enfin, on boit les dernières gouttes du thé qui restent au fond du bol en émettant un bruit. Boire ou manger en faisant du bruit n’est pas impoli au Japon. Cela indique que vous avez fini de boire. C’est aussi et surtout pour montrer que ce thé est très bon.
Lorsqu’on a fini de boire, on tourne le bol à gauche une fois, et on le repose avec la main droite. Le gout du thé macha est un peu amer et il est servi sous forme de mousse.

Récemment, on trouve beaucoup de desserts au gout macha comme des gâteaux, des glaces, des parfaits au macha. C’est très populaire, des enfants aux adultes, dans tout le Japon parce que le gout de ce thé est très doux ici et très bon. Il y a beaucoup de restaurants qui ont des desserts au macha sur leur carte de menu, à Kyoto.

Voici un salon de thé que nous vous recommandons. Il s’appelle Saryo Suisen et se trouve près de la gare Hankyu-shijokarasuma. C’est à dix minutes à pied de la gare, en direction du sud entre la rue Shijo et la rue Gojo.

 

le salon de thé Saryo Suisen

 

Dans ce salon de thé, on peut boire du thé vert et du thé macha, et on peut manger des parfaits avec différents parfums, de la glace, des gâteaux et des gâteaux traditionnels wagashi.

Nous allons vous présenter trois desserts :

– le premier dessert est un macha latte.

 

un macha latte

C’est une boisson au lait avec du thé macha. On le sert avec la mousse du lait sculptée différemment chaque jour. Si on veut, on ajoute du sucre et on le mélange avec la mousse. On le boit chaud. C’est un peu amer mais c’est très bon. C’ est populaire parce que la forme de la mousse est toujours très jolie.

– le deuxième dessert est un parfait au macha.

 

un parfait au macha

Sous la boule de glace au macha, de l’agar-agar, un morceau de génoise au macha, des haricots rouges, des boulettes de riz bouilli, de la crème au macha et un biscuit en décoration. On peut le déguster en combinant deux ingrédients comme par exemple, le biscuit avec la crème au macha ou une boule de riz avec la glace au macha. Tous les mélanges sont très bons.

– le troisième dessert est de la glace pilée au macha.

 

de la glace pilée au macha

 

Ça a le goût du macha et du lait. Les boulettes vertes, qu’on voit sur la photo ci-dessus, sont à base de riz bouilli. Il y a aussi des haricots rouges et du warabimochi, fait à base d’eau, d’amidon et de sucre. C’est très froid mais très bon. Il y a beaucoup de glace dans le bol. On mange ce dessert surtout en été parce que c’est très froid.

Dans le salon de thé, il y a une boutique de souvenirs où l’on peut acheter des gâteaux et des biscuits au macha etc. On peut ainsi se faire plaisir et faire plaisir en offrant et rendre heureux nos proches.

 

la boutique de souvenirs

 

Le thé macha est un thé traditionnel populaire au Japon. Quand on connait l’histoire de ce thé et comment le boire, on peut l’apprécier plus. Si vous venez au Japon, à Kyoto, goutez le thé macha et nous vous recommandons d’aller au salon de thé Saryou Saryo Suisen. C’est une expérience très intéressante et délicieuse !

Les légumes Kyōyasai de Kyoto

Shiori Imaya – Ayaka Takeda

 

 

Connaissez-vous les légumes appelés kyōyasai (se prononce kyōyassaï )?

Le kanji «kyo 京» est celui de Kyoto et «yasai 野菜 » signifie «légumes». Ce sont des légumes de la ville de Kyoto et récoltés dans la ville de Kyoto.

Il y a beaucoup de légumes kyōyasai, par exemple le radis japonais de Shogoin, le navet shogoinkabu, la carotte kintokininjin, etc.

Nous allons vous en présenter trois : les légumes appelés kamonasu, kujōnegi et manganzitōgarashi.

 

le légume appelé kamonasu ≪賀茂ナス≫

C’est une aubergine : ≪kamo 賀茂≫ est le nom du lieu de récolte dans Kyoto et ≪nasu なす≫ veut dire aubergine en japonais. C’est un légume typique parmi les légumes de Kyoto. Il est rond et de couleur violet foncé. Il apparait dès 1684 dans la littérature mais on ne connait pas sa vraie origine. Il est récolté de mai jusqu’à aout. Cette aubergine est toujours utilisée dans la cuisine de Kyoto l’été.

 

                                                                 des aubergines de Kyoto

 

le légume appelé kujōnegi 九条ネギ

C’est un poireau : ≪kujyo 九条≫ est le nom du lieu de récolte dans Kyoto et ≪negi ネギ≫ signifie poireau en japonais. C’est le légume le plus ancien importé de Chine, il y a 1300 ans. De la plantation traditionnelle jusqu’à la récolte, cela prend environ 1 an et 2 mois. C’est très long. Il a un gout sucré. On dit que la partie blanche de ce poireau combat les bactéries. Au Japon, il y a une vieille coutume : quand une personne a attrapé un rhume, elle enroule ce légume autour de son cou pour se soigner et guérir plus vite du coup de froid.

                                                                          des poireaux de Kyoto

 

le légume appelé manganzi tōgarashi 万願寺とうがらし

C’est un piment : ≪Manganzi 万願寺≫ est le nom de l’arrondissement de Kyoto d’où viennent ces légumes et ≪tōgarashiとうがらし≫ veut dire piment en japonais.

Le piment manganzitōgarashi est récolté de début de mai à fin septembre. À la différence d’un piment classique, il n’est pas piquant. Il est long, environ 15 centimètres. Sa chair est épaisse, douce et facile à manger parce qu’il y a moins de grains à l’intérieur. On l’appelle aussi le roi du piment.

Le piment tanganzitōgarashi a beaucoup de vertus. Par exemple, il favorise une bonne circulation du sang, il contient beaucoup de fibres et il est riche en vitamine C. On peut le manger cru, mais on le fait habituellement revenir à la poêle.

                                                                    les piments de Kyoto

Ces légumes font partie des ingrédients de la cuisine traditionnelle de Kyoto. On peut les acheter dans n’importe quel supermarché. Ils sont plus chers que les autres légumes parce qu’ils ont une valeur en plus due à la rareté et ils sont bio.

 

Si vous venez à Kyoto, goûtez aux légumes kyōyasai si l’occasion se présente.