Le festival de Gion

April 18, 2007

par Kumiko Ishiyama et Kazue Hoshiba

 

Le festival de Gion, Gion matsuri en japonais

un kimono de cérémonie

Cette fête a lieu pendant le mois de juillet : présentation  des deux jours principaux.

un char vu de près

Beaucoup de monde vient voir ce spectacle. Les jeunes portent souvent un «yukata», un kimono d’été. Le long des rues, il y a de nombreux stands comme dans une fête foraine.

rue devenue piétonne pour le festival

Le 17 juillet est appelé «yamaboko junkô 山鉾巡行». Dès 7 heures du matin, 32 chars commencent une longue parade du coin des rues Shijo et Karasuma, «naginata boko» en tête.

Quelles sont les différences entre les chars appelés « hoko 鉾 » et « yama 山 » ?

«hoko 鉾» est un char construit avec de grosses poutres de bois, assemblées uniquement avec des cordes, sans aucun clou. Il est décoré et a la forme d’une montagne. Il est surmonté d’une grande hallebarde. Son poids varie de 4,8 à 12 tonnes. Du sol au toit, il mesure environ 8 mètres et la cîme de la hallebarde peut atteindre 25 mètres. Il peut transporter jusqu’à 40 personnes.

«Naginata boko» est le char principal. Il transporte chaque année un jeune garçon appelé «Tigo» qui inaugurera le départ du défilé en coupant une cordelette.

 

visite des chars avant le jour du défilé

«yama 山» est un char ou sanctuaire portable, beaucoup plus petit. Il pèse de 1,2 à 1,6 tonne. De 14 à 24 personnes le portent sur leurs épaules. Par exemple, on peut admirer le «koi yama 鯉山», char paré de tapisseries d’origine belge. Elles ont été produites en Flandre et ont pour sujet l’Iliade.

une tapisserie apparaissant sur un char

L’expression «koi yama 鯉山» vient du mot «koi» qui, en japonais, veut dire «carpe». La légende veut, qu’en Chine, il est difficile pour la carpe de remonter le cours d’une rivière. Chaque petite cascade est un obstacle à franchir. Lorsqu’elle réussit à le faire, la carpe devient un dragon.

Pendant le festival, on peut acheter des souvenirs. Chaque quartier ayant un char, vend un gâteau japonais à base de riz, appelé «timaki». C’est un porte-bonheur dont l’histoire est la suivante : autrefois, un homme fut accueilli dans une famille très pauvre. Pour les remercier, il leur a offert ce gâteau, qui avait le pouvoir d’éloigner les malheurs. Ce gâteau se portait alors à la ceinture.

Selon les quartiers, différents porte-bonheur existent, aux pouvoirs bénéfiques différents. Cherchez celui qui vous convient le mieux, s’il vous plaît !

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