Le gâteau « daïfuku »

February 13, 2017

par Haruna Suehiro et Miwa Wakamatsu

Le gâteau appelé « daïfuku » est un gâteau traditionnel typiquement japonais. Il est fait à base de riz bouilli, « mochi » (prononcé «motchi»), d’eau, de sucre et fourré de pâte de haricots rouges appelée « anko ». Il y a beaucoup de sortes de pâtisseries « daïfuku » différentes et ce n’est pas cher. Le nom officiel de « daïfuku » est  « daïfukumochi », mais on l’appelle souvent « daïfuku » en abrégé. On peut l’acheter dans des pâtisseries traditionnelles ou dans des supermarchés.

des gâteaux « daïfuku »

des gâteaux « daïfuku »

1. Histoire de ce gâteau

Autrefois, ce gâteau était appelé « harabutomochi 腹太餅 ». Ça veut dire « gros ventre » parce que le gâteau « harabutomochi » était indigeste et gros. On utilisait la pâte de haricots salée seulement.

En général, ce gâteau était un gâteau fait maison, mais en 1771 (à l’époque Edo), il a été vendu pour la première fois par une certaine madame Otama. Elle a créé le premier gâteau « daïfukumochi », exactement le même que celui d’aujourd’hui dit-on, mais elle a ajouté du sucre à la préparation de la pâte « anko ». En japonais, on écrit « 大腹餅 », et les kanji de « daïfuku  大腹 » veulent dire « gros ventre » aussi mais sont un peu differents.

Maintenant, le gâteau « daïfuku » est sucré et plus petit que le gâteau d’origine. En plus, on utilise encore d’autres kanji, « 大福 » qui signifient « bonne fortune » donc c’est un gâteau de bon augure.

2. Fabrication du gâteau « daïfuku »

Pour faire un gâteau « daïfuku », il faut commencer par bien mélanger la farine de riz et l’eau dans un bol. Vous mesurez la consistance de la pâte à une pâte à tarte ou au lobe de votre oreille !

Lorsque votre pâte se tient bien, divisez-la en plusieurs parts de 40 grammes et formez des boules. Et puis, étendez-la sur environ un ou deux centimètres d’épaisseur. Ensuite, plongez-la dans de l’eau bouillante jusqu’à ce qu’elle flotte. Si l’intérieur est encore blanc, augmentez la cuisson. Vous pétrissez les boules de pâte avant qu’elles refroidissent. Ajoutez un peu de sucre et bien pétrir à nouveau. Répétez ce processus en gardant la température de la pâte à 50-60 degrés. Si la température baisse, vous pouvez mettre sur feu doux. Puis, vous fourrez votre gâteau avec de la pâte de haricots rouges sucrés.

l’intérieur d’un gâteau « daïfuku »

l’intérieur d’un gâteau « daïfuku »

3. Types de gâteaux « daïfuku »

On vous a expliqué la fabrication du gâteau « daïfuku » traditionnel, mais il y a beaucoup de sortes différentes aujourd’hui, par exemple, à la fraise, à la crème fraîche ou aux plantes comme l’armoise. Le nom change suivant l’ingrédient utilisé.

Voici quelques exemples :

— le gâteau appelé « mamedaïfuku » qui est fourré avec de la pâte de haricots rouges mais il y a aussi des haricots rouges entiers que l’on peut voir à travers la pâte de « mochi » très fine comme sur la photo ci-dessous. C’est le plus populaire à Kyoto.

un gâteau « mamedaïfuku »

un gâteau « mamedaïfuku »

 

— le gâteau appelé « kōhakudaïfuku ». On utilise les kanji de rouge et blanc, comme cela : 紅白大福. Le blanc est un gâteau « daïfuku » classique, et le rouge (ou plutôt rose) est fait avec du colorant alimentaire. Le goût ne change pas, c’est celui du haricot rouge. Au Japon, on l’utilise pour la célébration d’une fête comme la cérémonie de fin d’études par exemple.

des gâteaux « kōhakudaïfuku »

des gâteaux « kōhakudaïfuku »

— le gâteau appelé « kusadaïfuku ». « kusa » se traduit littéralement par « herbe ». En fait, on mélange de l’armoise dans la pâte de riz ce qui donne sa couleur verte.

un gâteau « kusadaïfuku »

un gâteau « kusadaïfuku »

— le gâteau appelé « shiodaïfuku » est un gâteau salé. Le terme « shio » veut dire « sel » donc la pâte du gâteau a un goût salé. Il est très ressemblant au « daïfuku » normal. Quand vous l’achetez, faites attention de ne pas vous tromper.

un gâteau « shiodaïfuku »

un gâteau « shiodaïfuku »

— et enfin, le gâteau appelé « ichigodaïfuku » : « ichigo » veut dire « fraise ». Il y a donc une fraise entière dans le gâteau.

un gâteau « ichigodaïfuku »

un gâteau « ichigodaïfuku »

Ces cinq sortes différentes de gâteaux sont fabriquées depuis longtemps, mais aujourd’hui, il y a aussi beaucoup d’autres sortes tout aussi originales. Comme par exemple avec de la prune « umedaïfuku » en jus ou en nectar, le « purindaïfuku », « purin » pour « pudding », le « chocolatedaïfuku », « chocolate » pour « chocolat » ou le « fruitsdaïfuku » fourré avec d’autres fruits pour remplacer la fraise avec de l’orange, du kiwi, du raisin, de la figue ou du melon etc. C’est bon et très mignon.

un gâteau « daïfuku à l’orange »

un gâteau « daïfuku à l’orange »

un gâteau « daïfuku au kiwi »

un gâteau « daïfuku au kiwi »

 un gâteau « chocolatdaïfuku »

un gâteau « chocolatedaïfuku »

 

Sur la photo de l’étal du magasin ci-dessous, on peut voir des gâteaux enveloppés dans une feuille d’arbre. C’est le « sakuramochi 桜もち ». Le terme « sakura » veut dire cerisier en français. Il est different du gâteau « daïfuku » mais il est aussi à base de farine de riz et de pâte de haricots rouges. Le « mochi » est coloré en rose avec du colorant alimentaire comme la couleur des fleurs de cerisier. Ce gâteau est enveloppé dans une feuille de cerisier ! Vous pouvez le manger avec la feuille. C’est bon, donc goûtez-y aussi !

un gâteau « sakuramochi »

un gâteau « sakuramochi »

 

4. Où est-ce qu’on peut en acheter ?

A Kyoto, il y a beaucoup d’endroits où l’on peut acheter ces gâteaux traditionnels. On va vous présenter deux pâtisseries. D’abord, la pâtisserie Demachifutaba.

la pâtisserie Demachifutaba

la pâtisserie Demachifutaba

l’étalage des gâteaux

l’étalage des gâteaux

 

C’est une des pâtisseries les plus connues à Kyoto. Elle a été fondée en 1899. C’est une boutique ancienne et beaucoup de clients qui habitent à Kyoto mais aussi des touristes japonais, vont y acheter ces gâteaux tous les jours. On les achète depuis l’extérieur, devant la boutique.

Le gâteau le plus populaire est le gâteau appelé « mamedaïfuku », parce que la pâte de riz est fine et douce et la pâte de haricots rouges est lisse et de bonne qualité. On utilise des haricots qui viennent de Hokkaïdo. Et c’est un gâteau assez gros puisqu’il pèse 70 grammes ! Il coûte 180 yens et les autres coûtent entre 180 et 250 yens environ.

Cette pâtisserie se trouve au nord de la ville de Kyoto. Pour y aller, il faut prendre les bus numéro 4 ou 205 de la gare de Kyoto, ou les bus numéro 37 ou 205 de l’arrêt Shijō-Kawaramachi et descendre à l’arrêt Kawaramachi-Imadegawa. Et puis il faut marcher en direction de Shijō-Kawaramachi et tout de suite vous trouverez la pâtisserie sur votre droite. Si vous y allez, achetez-en vous aussi et goûtez-les !

La deuxième pâtisserie que nous voulons vous présenter s’appelle Yōrōken. Cette pâtisserie a été fondée en 1931. Elle vend des « daïfuku » aux fruits, au chocolat, au thé vert « matcha » etc. Les ingrédients dans le gâteau changent selon les saisons. Ça coûte environ 300/400 yens. C’est un peu cher mais c’est original ! Elle est située à l’ouest de Kyoto, près de la gare de Saiin dans la rue Shijō dori.

Pour y aller, il y a deux façons :

・la première, vous prenez le train de la ligne Hankyu depuis la gare de Shijō-Kawaramachi et vous descendez à la gare de Saiin. Puis il faut marcher environ 3 minutes en direction de l’est.

・la deuxième, vous prenez les bus numéro 3, 28 ou 205 et descendez à l’arrêt Nishiōjishijō. Il faut marcher environ 5 minutes en direction de l’est.

 

la pâtisserie Yōrōken

la pâtisserie Yōrōken

l’étalage des gâteaux

l’étalage des gâteaux

 

Si vous vous intéressez aux gâteaux traditionnels japonais, nous vous recommandons ces gâteaux et ces deux pâtisseries. C’est très bon avec un thé vert mais aussi avec du café.

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